Il y a plus de vingt-cinq ans, un ministre de la Culture aussi mémorable que différent en tous points du pionnier du titre inaugurait la « fête de la musique ». La première année, ce fut remarquable : ici, sur une place, un violon ; plus loin, dans un jardin public, un duo de guitares, et cent mètres plus loin, au détour d’une rue, une flûte traversière… le temps d’un après-midi et d’une soirée, une promenade dans Paris devenait un moment magique.

Malheureusement, depuis, l’événement a suivi la loi de Gresham, et d’une année à l’autre, les choses se sont gâtées. La mauvaise musique, rythmée et amplifiée, a chassé la bonne, et les mélomanes n’ont eu bientôt pratiquement plus d’autre choix, pour ne pas se sentir totalement exclus de leur propre fête, que de s’enfermer dans les amphithéâtres des conservatoires.

Depuis, la « fête de la musique » a ceci de commun avec la « fête de la grenouille » que celle que la fête est censée honorer en est en réalité la première victime.

Ce soir-là, je suis allé entendre une musicienne de mes connaissances qui se produisait avec deux comparses dans le 14e arrondissement de Paris, dans une église à la magnificence insoupçonnable de l’extérieur, au beau milieu d’un hôpital tenu par des religieuses. Une épinette, une flûte traversière et une harpe, trois instrumentistes qui eurent la bonne idée de jouer en solo et en duo mais sans jamais associer l’épinette à la flûte traversière moderne, pour des raisons qui n’échapperont pas aux connaisseurs. Un agréable petit concert dans un havre de paix.

La soirée se termina dans un restaurant proche où une table avait été réservée : un établissement sympathique et « branché », accueillant pour la circonstance, sur le trottoir de sa devanture, un groupe afro-quelque chose, pas affreux du tout mais un peu trop sonorisé à notre goût. C’est le genre de moment où je me dis, mon Dieu, qu’ai-je fait pour mériter encore une paire de baffles !

Nous avons eu droit de façon récurrente à un sifflement menaçant, auquel un des membres de la prestation mettait fin sans hâte et de façon très provisoire, en tournant un bouton. Le reste du temps, entendu à l’extérieur et à quelque distance, ce concert pop devait être bien agréable. Le problème est que nous étions à quelques mètres des haut-parleurs. Heureusement, pour communiquer, nous avions des serviettes en papier et un stylo.

Au moment où je commençais à savourer l’appétissante carte, j’appris qu’en raison de l’heure tardive (22 h), ce serait charcuterie et fromage pour tout le monde. Je me contentai donc du fromage, pour des raisons déjà connues de mes lecteurs, agrémenté de pain et de vin rosé, comme un ersatz d’eucharistie pour cette cène au Larsen.

À un moment, j’entendis le chanteur, talentueux au demeurant, prononcer distinctement à plusieurs reprises « Guantalamera » (avec un « l »). Une rapide vérification sur le Web m’a permis de constater qu’il n’était pas le seul à déformer ce mot, comme si le nom du lieu auquel cette célèbre chanson fait référence pouvait encore rester inconnu d’une partie du public (pourtant, même moi, qui n’ai pas la télévision et ne lis pas les journaux…)

Une animation bien plus douteuse encore m’attendait devant la station de métro, déjà mal fréquentée en temps normal. À l’étage inférieur, je me retrouvai au milieu d’une faune que j’ai le bonheur de ne pas côtoyer quand je vais faire mes courses.

Plus préoccupant, j’appris le lendemain qu’outre les nombreuses déprédations et voies de fait auxquelles toute « fête » populaire donne aujourd’hui prétexte, un jeune Juif avait été victime d’un pogrom dans Paris.

Est-il encore de nos jours un événement qui ne se retourne pas tôt ou tard contre les Juifs ?




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Comme je l’ai écrit dans mon précédent article, les professeurs de philosophie, dans les lycées, assènent généralement des clichés spécistes du style « l’animal n’agit que par instinct », « l’animal ne sait pas qu’il existe »... Qui n’a jamais entendu ce genre de propos au cours de sa scolarité ? Sans doute ces inepties font-elles partie du programme, ne serait-ce que de manière non-officielle...

En fait, cette notion même, « l’animal », censée englober les amibes, les vers de terre et tous les grands singes y compris nos ancêtres, par opposition à « l’homme » c’est-à-dire à « nous », est une absurdité totale. Ce besoin d'affirmer encore et toujours notre prétendue supériorité...

Ce que les hommes veulent, en fait, ce n'est pas la connaissance, c'est la certitude. – Bertrand Russell
Avec l'aimable autorisation du site SPH Trop souvent encore, la « philosophie », du moins dans sa forme dévoyée d’instrument éducatif censé offrir aux lycéens une opportunité de réfléchir aux « grandes questions » et de s’ouvrir l’esprit, reste un instrument de conditionnement. Tout se passe comme si son objet était avant tout d’achever le travail de désensibilisation des esprits vis-à-vis des animaux, commencé dès l’enfance. Tout se passe comme s’il s’agissait avant tout de préparer les jeunes à s’intégrer docilement dans une société qui met les animaux dans des camps de concentration.
De ce point de vue, le programme de philosophie de classe de terminale est le complément des dissections de grenouilles obligatoires en classe de cinquième (les diverses industries qui exploitent cruellement les animaux et leurs relais médiatiques font le reste).

Je pourrais presque conclure ici mon procès de la discipline scolaire dite philosophie, mais je vois déjà d’ici comment on me reprocherait de m’attacher à un point de détail...

Revenons donc à l’aspect le plus global de cette matière moyennement louable. 
En général, au premier cours, on commence par la question « Qu’est-ce que la philosophie ? »

Je me souviens avoir appris que la philosophie consistait à chercher les réponses à trois questions (les « grandes énigmes ») : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Trois questions dont il me semble toujours pertinent de montrer la stupidité, comme je vais m’y employer ici et maintenant.

Naturellement, à ce stade de l’initiation à la pensée, on est censé se demander si l’on existe vraiment : Qui me prouve que j’existe ? Et si j’étais le rêve d’un autre ? Etc., etc. C’est le point de départ à partir duquel Descartes développe son « cogito ». Or, se demander si l’on existe, ce n’est pas, comme on le croit trop souvent, le signe de l’intelligence supérieure et unique de l’être humain, c’est en réalité passablement débile. Mais passons.

J’ai un sujet à proposer pour les prochaines épreuves du bac, le commentaire de la citation suivante :

C’est peut-être en se demandant s’ils existaient vraiment que les hommes en sont venus à refuser à d’autres êtres le droit d’exister. – Marcoroz

« Qui sommes-nous ? » Poser cette question suppose que l’on a déjà établi un « nous », ce qui est incompatible avec la prétendue absence de préjugé de départ (la fameuse tabula rasa). Qui est donc ce « nous » ? Celui qui parle ? Il faudrait qu’il soit atteint d’une telle mégalomanie qu’il se prenne pour un roi ! Ou bien, qu’il souffre d’un dédoublement de la personnalité. Sa famille ? Son clan, sa tribu ? La conscience humaine est censée avoir dépassé ce stade égocentrique, au moins depuis Moïse… La race blanche ? Certains en sont encore là, mais ils sont désormais peu nombreux, il me semble. L’ensemble des êtres qui se meuvent sur la terre ? Première nouvelle !

J’ai sauté un degré ? J’ai oublié un élément dans cet élargissement progressif du champ de la conscience ? Mais oui, mille excuses : l’espèce, « notre » espèce, autrement dit le genre humain (notons au passage que la classification habituelle de l'Homo sapiens en biologie est de plus en plus contestée).

Mais alors, si le genre humain est déjà une notion acquise, à quoi rime la question ? Et si l’on fait abstraction de tout acquis, comme on est censé le faire à ce stade, pourquoi « nous » et pourquoi « qui » ? Pourquoi « Qui sommes-nous » plutôt que « Qui suis-je », mais aussi, pourquoi « Qui sommes-nous » plutôt que « Que sommes-nous » ?

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’au fond, celui qui pose la question est déjà tellement persuadé d’en connaître la réponse qu’il inclue inévitablement la réponse dans la question. « Qui » fait référence à une personne, par opposition à un objet. Or, si « nous » savons être des personnes, si c’est là un présupposé, la question n’a plus lieu d’être.

« D’où venons-nous ? » Pour le « nous », voir ce qui précède. Quand on commence à construire de travers, toute la suite de l’édifice ne peut qu’être également construite de travers, c’est fatal. Maintenant, cette idée que nous viendrions de quelque part : et pourquoi donc ?

La question s’entend-elle d’un point de vue spatial, géographique ? Géographiquement parlant, tous les êtres humains sont originaires de l’Est de l’Afrique. Parfaitement, les scientifiques le savent bien, « nous » sommes des grands singes d’Afrique, plus proches génétiquement des chimpanzés et des bonobos que ces derniers ne sont proches des orangs-outans (pour ne pas parler des babouins).

« Où allons-nous ? » De la même manière, pourquoi irions-nous nécessairement quelque part ? Autre présupposé contenu dans cette question et dans la précédente, l’idée d’une trajectoire fatale, d’un temps composé d’un passé, d’un présent et d’un futur. Si vous me dites que celui qui pose ces trois questions possède nécessairement la notion du temps et n’a pas besoin de prétendre hypocritement qu’il ne la tient pas pour acquise à ce stade, je ne peux vous répondre qu’une chose : l’affaire est entendue, ces trois questions n’ont pas lieu d’être, retournons illico vaquer à nos occupations matérielles et économiques. Rompez !

Enfin, ces trois questions présupposent aussi qu’elles ont une réponse et que cette réponse peut être trouvée. On le voit, elles sont bien entachées de présuppositions. Si la philosophie consiste à répondre à ces trois questions, on voit dès lors qu’elle ne sert à rien – ou pire, elle sert à égarer. Finalement, la meilleure réponse à ces questions, c’est encore celle de Pierre Dac : « en ce qui me concerne, je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne ».

En réalité, la philosophie ne se réduit heureusement pas à ces trois questions débiles. Tout dépend d’abord des choix pédagogiques. Il est discutable de privilégier Platon, saint Augustin, Descartes, Marx et Heidegger par exemple, au détriment de Plutarque, Montaigne, Nietzsche et Adorno.

Ensuite, ces trois questions, il serait bon de les désavouer une bonne fois pour toutes au profit des trois questions de Kant : Que puis-je savoir ? Qu’est-il permis d’espérer ? Que dois-je faire ?

« Que puis-je savoir ? » Cette question n’est pas orientée, contrairement aux trois précédentes. La réponse peut même éventuellement être « rien ». On trouvera difficilement une objection au « je », qui désigne celui qui pose la question (je questionne, donc je suis – ou si lon préfère, je minterroge donc je puis ou ne puis pas). C’est une vraie question ouverte.

« Qu’est-il permis d’espérer ? » Là encore, rien n’est imposé ni exclu a priori. La réponse peut aussi, éventuellement, être « rien ». L’espoir lui-même n’est pas exigé, c’est l’espoir d’un espoir. Notons aussi l’absence du « je » (qui aurait pu également être évité dans la formulation de la question précédente...)

« Que dois-je faire ? » Ici, retour du « je », mais pour la bonne cause. L’action n’est pas exclue du champ de la philosophie. Celui qui questionne se sait sujet d’action ? Pourquoi pas… Ici intervient la notion de devoir, alors que les deux questions précédentes suggèrent une limitation possible des droits. Qu’il n’y ait pas de droits sans devoirs, c’est le fondement même de toute morale.

Kant lui-même et les autres penseurs systématiques qui lui ont succédé ont-ils fait le meilleur usage possible de ce questionnement ? C’est une autre histoire.


Illustration
: avec l'aimable autorisation de la Société Protectrice des Humains, www.virtualsined.com/sph



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Dans les années quatre-vingt-dix, un pavé signé d’un obscur petit professeur de philosophie norvégien, « Le Monde de Sophie », a connu un succès aussi admirable qu’immérité. La clé de ce succès se résumait à l'idée de présenter un manuel de philosophie sous la forme d’un roman, ou plutôt d’une sorte de conte dans lequel la vie quotidienne d’une petite fille, grossièrement tournée en parcours initiatique, servait de fil conducteur.

En réalité, l’enseignement de la philosophie proposé à travers le livre en question restait, sur le fond, d’une banalité aussi désespérante que la narration qui en était le prétexte. N’est pas Lewis Carroll qui veut.

Par la suite, l’auteur de cet indigent best-seller n’a pas trouvé d’autre moyen de renouveler son exploit commercial médiatique que de prendre part à la curée ayant suivi la conférence de Durban. Dans un torchon paru dans la presse locale, Baader Gaader s’en est pris avec une violence inattendue, à travers l’État d’Israël, au « peuple élu ». Comme tout adepte du « nouvel antisémitisme », il y a mis les précautions d’usage qui lui permettaient de se revendiquer « anti-sioniste ».

Pouvait-on vraiment être surpris ? En réalité, il existe entre les deux productions scripturales de ce monsieur un lien certain. À qui a des difficultés à l’apercevoir, je ne peux que conseiller la lecture de mon article « Pour eux, c’est toujours Treblinka », ou mieux encore, de l’ouvrage de Charles Patterson auquel cet article faisait référence.

Pour faire court, Gaader, dans son « Monde » comme volonté de décérébration, avait consciencieusement repris à son compte ces assertions grossières auxquelles toute « Éducation nationale » qui se respecte veille à ce que pas un seul élève n’échappe : « L’animal agit par instinct », « l’animal ne sait pas qu’il existe », « l’animal ne sait pas qu’il va mourir », etc. Quant aux philosophes qui, au cours, de l’Histoire, n’ont pas suivi cette tendance, il les avait négligés ou ignorés. Nietzsche, un des plus grands génies de la pensée des « temps modernes », était même carrément oublié !

Je reviendrai dans un prochain article sur cette curieuse discipline scolaire que les apprenti-socialisés découvrent en phase classe terminale et que l’on appelle la « philosophie ». Ce qu’il importe de comprendre ici, c’est qu’entre 1991 et 2006, le bonhomme triste sire n’a pas changé. Il est simplement passé de la négation des animaux en tant qu’êtres sensibles à la négation des Juifs en tant que peuple porteur d’une vocation particulière, c’est-à-dire de la justification implicite des abattoirs à celle des camps d’extermination.





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Je reviens de Prague, capitale de la Tchéquie, où j’ai passé quelques jours de détente avec ma compagne.

Je pourrais évoquer le magnifique patrimoine architectural de cette ville et publier de belles photos, mais mon blog n’a pas vocation à ressembler à un carnet de voyage ni à un guide touristique. Je vous propose donc un autre style d’aperçu de cette remarquable cité.

 

Prague, c’est une ville où les employés municipaux balayent les feuilles mortes à l’aide d’un outil silencieux et qui ne dégage aucun gaz nocif : une sorte de large brosse surmontée d’un long manche, je ne sais pas si vous voyez...

...et où certains jours, quand il commence à faire chaud, un camion-citerne répand une bruine pour rafraîchir les passants ! J’ai aussi apprécié l’effort de la municipalité en matière de tri sélectif.

Il paraît que l’air est nettement plus pollué à Prague qu’à Paris. C’est possible. Difficile à dire. Plus de sulfates, moins de nitrates ? La vue était plutôt bien dégagée : pas de smog visible en cette fin de mai.

Prague, c’est aussi une capitale où un musée juif n’a pas besoin de sas de sécurité ni de portique de détection. C’est une ville où il n’est pas nécessaire d’interdire le stationnement devant les synagogues, ni d’y poster des policiers.

C'est là qu’on voit qu’en République Française”, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas.

Paradoxalement, la seule influence islamique que nous ayons pu constater se limite à la décoration de deux synagogues de style mauresque (pourtant construites par des Juifs ashkénazes).

Quant aux rares femmes en hijab que nous avons pu croiser, c’étaient des touristes.

D’ailleurs, s’il est une chose qui nous a choqués, c’est le comportement de certains touristes. Il y a ceux qui prennent la pose pour la photo souvenir dans le fameux cimetière juif, une main appuyée sur une pierre tombale et le sourire idiot aux lèvres. Il faut vraiment n’avoir aucun sens du sacré. Pire encore, ceux qui ne se gênent pas, malgré l’interdiction signalée à l’entrée, pour prendre des photos (au flash) dans l’ancienne synagogue Pinkas, transformée en mémorial de la Shoah (les murs sont recouverts des noms de près de 80 000 Juifs de Bohême et de Moravie morts à Terezin et à Auschwitz).

J’ai renoncé à aller visiter Terezin : l’excursion durait cinq heures. Or, manger sur place me paraissait inconvenant (surtout si c’était pour voir d’autres touristes se croire à Eurodisney et savourer leur sandwich ou siroter leur soda entre deux photos-souvenir) ; d’un autre côté, en revenir à 14h30 sans avoir déjeuné n’était pas non plus pour moi une perspective envisageable. En ce moment, j’ai besoin de me nourrir...

La capitale de la Bohême, on y mange remarquablement bien, et pour pas très cher. Même en choisissant un restaurant ou une brasserie au hasard, nous n’avons jamais eu de mauvaise surprise. Essayez donc de faire de même à Paris, pour voir !

Le premier jour, nous avons déjeuné au Radost FX, un établissement à vocation multiple : c’est un bar, une boîte de nuit (réputée pour ses soirées de gays et de lesbiennes) mais aussi un restaurant végétarien ! Avec des sièges spacieux à souhait et un décor très rococo. Et si je vous dis que nous avons été servis par deux jolies jeunes femmes en tenue très sexy ? Mmmmm...

J’ai constaté qu’à toute heure, chaque jour de la semaine, le trafic était fluide. Automobiles particulières, taxis, motos, autobus et tramways se croisent harmonieusement. Qu’est-ce que j’ai oublié ? Les piétons ? Nous en étions, et nous avons trouvé les automobilistes plutôt civils dans l’ensemble. Pourquoi une telle différence avec Paris, par exemple ?

Quant au métro, que nous avons pris à différentes heures de la journée, en semaine comme le week-end, il est très rapide et agréable, parfaitement propre et sans mauvaises odeurs. Pas de mendiants, pas d’importuns, personne pour vous casser les pieds ou les oreilles toutes les trois stations. Pas non plus d’immenses affiches publicitaires provocantes. Et vous savez quoi ? Les Tchèques, avant de monter dans le wagon, laissent d’abord les autres passagers descendre !



 


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Le Blog de Marcoroz

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