Comment j’ai ouvert les yeux sur la barbarie de l’islam

par Phyllis Chesler (traduit de l'anglais par Marcoroz)

Article paru dans The Times of London le 7 mars 2007

J’ai été prisonnière à Kaboul. Je m’étais fiancée avec un musulman afghan qui était charmant, séduisant et occidentalisé et dont j’avais fait la connaissance dans une université américaine. Le purdah auquel j’ai eu droit était relativement chic, mais une existence de femme séquestrée en permanence n’était pas ma tasse de thé – pas plus que l’hostilité des hommes envers les femmes sur la place publique, qu’elles soient voilées en totalité, voilées en partie ou non voilées.

À notre atterrissage à Kaboul, un fonctionnaire de l’aéroport m’avait confisqué en douce mon passeport américain. « Ne t’inquiète pas, ce n’est qu’une formalité », m’avait assuré mon mari. Ce passeport, je ne l’ai jamais revu. Plus tard, j’ai appris qu’on procédait habituellement de cette manière avec les épouses étrangères – probablement pour qu’il leur soit impossible de repartir. Du jour au lendemain, mon mari, un homme avec qui j’avais eu des discussions sur Camus, sur Dostoïevski, sur Tennessee Williams et sur le cinéma italien, est devenu pour moi un étranger. Il s’est mis à me traiter de la même manière que son père et son frère aîné traitaient leurs épouses : avec distance, et avec un soupçon de dédain et de gêne. DROITS MARCOROZ

Pendant les deux années que nous avions déjà vécues ensemble, mon futur mari n’avait jamais mentionné une seule fois le fait que son père puisse avoir trois femmes et 21 enfants. Il ne m’avait pas non plus avertie que je serais censée vivre comme si j’avais été élevée en Afghanistan, ce qui voulait dire que je devrais passer la plus grande partie de mon temps cloîtrée en compagnie d’autres femmes, ne sortir que sous escorte masculine et passer mes journées à attendre le retour de mon mari, à rendre visite à d’autres femmes de sa famille ou à me faire confectionner de nouveaux vêtements (très chics au demeurant).

Aux États-Unis, mon mari était fier de fréquenter une rebelle-née, adepte de la libre-pensée. En Afghanistan, au contraire, à partir du moment où je critiquais le traitement réservé aux femmes et aux pauvres, je faisais de lui un suspect et un homme vulnérable. Il se moquait de mes réactions horrifiées, mais je savais bien ce que je voyais et ce que j’entendais. Je voyais ces pauvres femmes en tchador contraintes de s’asseoir à l’arrière de l’autobus et obligées, au bazar, de céder leur place dans la queue à tous les hommes qui arrivaient. MARCOROZ

J’ai été témoin des souffrances et des rivalités entre co-épouses et entre demi-frères qu’entraînent les mariages polygames arrangés et les fiançailles avec des petites filles. J’ai vu à quel point la subordination et la séquestration des femmes engendraient un profond éloignement entre les sexes, avec pour conséquences la violence conjugale, le viol conjugal et une pratique aussi généralisée que niée de l’homosexualité et de la pédérastie chez les hommes, comme cela s’observe dans les prisons. J’ai vu comment les femmes frustrées, négligées et privées d’éducation maltraitaient leurs belles-filles et leurs domestiques, et comment on interdisait aux femmes de prier dans les mosquées et de consulter les médecins qui étaient des hommes (c’était le mari qui décrivait les symptômes, en l’absence de sa femme).
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Pris individuellement, les Afghans étaient courtois et charmants ; mais l’Afghanistan, tel que je l’ai connu, était un bastion de l’analphabétisme, de la pauvreté et de la malhonnêteté, où proliféraient des maladies que l’on soigne ailleurs. C’était aussi un Etat policier, une monarchie féodale et une théocratie, où régnaient la terreur et la paranoïa. L’Afghanistan n’avait jamais été colonisé. Dans ma belle-famille, on disait : « Même les Britanniques n’ont jamais réussi à occuper notre pays. » J’ai donc été obligée d’en arriver à la conclusion que la barbarie afghane était une création locale et qu’il n’était pas possible de la mettre sur le compte de l’impérialisme occidental. MARCOROZ

Bien avant l’arrivée des talibans, j’ai appris à ne pas idéaliser les pays du Tiers-monde et à ne pas prendre leurs horribles tyrans pour des libérateurs. J’ai aussi appris que l’apartheid sexuel et religieux dans les pays musulmans était indigène, qu’il n’était pas le résultat d’un quelconque crime occidental – et que de telles « coutumes tribales » pittoresques étaient un mal non pas relatif mais absolu. Bien avant que les hommes d’Al-Qaïda ne décapitent Daniel Pearl au Pakistan et Nicholas Berg en Irak, j’ai compris qu’il était dangereux pour un Occidental, et plus particulièrement pour une femme, de vivre dans un pays musulman. Rétrospectivement, je pense que mon soi-disant féminisme occidental a pris forme dans ce pays d’Orient, si beau et si traître. MARCOROZ

Cela n’a pas empêché nombre d’idéologues et d’intellectuels occidentaux, entre autres les féministes, de me diaboliser et de faire de moi une réactionnaire, une raciste et une « islamophobe » parce que j’affirmais que le plus grand apartheid sexuel et religieux du monde était celui de l’islam, et non pas d’Israël, et que si les Occidentaux ne s’opposaient pas moralement, économiquement et militairement à cet apartheid, non seulement nous aurions le sang d’innocents sur nos mains, mais nous ne tarderions pas à subir la charia en Occident. J’ai été conspuée, menacée, boycottée et traitée en indésirable à cause de ces idées hérétiques – et parce que je dénonçais l’épidémie de violence entre musulmans dont, de façon insensée, on rend rituellement responsable ce tout petit pays qu’est Israël. REPRODUCTION INTERDITE SANS AUTORISATION

Mes idées ont cependant été favorablement reçues par les personnes les plus braves et les plus éclairées qui soient. Des personnalités musulmanes laïques de premier plan et des dissidents de l’islam – d’Égypte, du Bangladesh, d’Iran, d’Irak, de Jordanie, du Pakistan, de Syrie, et des exilés venus d’Europe et d’Amérique du Nord – se sont réunis pour participer à une conférence historique en Floride et m’ont invitée à présider la session d’ouverture. DROITS MARCOROZ

Ibn Warraq, qui présidait la conférence, a déclaré : « Ce qu’il nous faut maintenant, c’est un âge des Lumières dans le monde musulman. Faute d’un examen critique, l’islam restera dogmatique, fanatique et intolérant et continuera de réprimer les droits de la personne humaine, l’individualité, l’originalité et la vérité ». La conférence a donné lieu à une déclaration appelant à ce nouvel âge des « Lumières ». Dans cette déclaration, il a été proclamé que l’ « islamophobie » était une notion fausse, que l’islam était appelé à connaître « un avenir noble en tant que conviction religieuse personnelle et non pas en tant que doctrine politique » et qu’il fallait que l’islam « cesse d’être prisonnier des ambitions d’hommes assoiffés de pouvoir ». DROITS MARCOROZ

Il est temps que les intellectuels occidentaux qui se prétendent antiracistes et attachés aux droits de la personne humaine rejoignent ces dissidents. Pour cela, il est nécessaire d’adopter un barème universel en matière de droits de l’homme et de renoncer à notre penchant pour ce relativisme multiculturel qui justifie et même idéalise la barbarie islamiste, le terrorisme totalitaire et la persécution des femmes, des minorités religieuses, des homosexuels et des intellectuels. Notre refus abject de trancher entre la civilisation et la barbarie et entre le rationalisme éclairé et le fondamentalisme théocratique est fatal aux victimes de la tyrannie islamique. MARCOROZ

Ibn Warraq a écrit un ouvrage caustique, intitulé Defending the West: A Critique of Edward Said’s Orientalism. Les intellectuels occidentaux auront-ils, eux aussi, le courage de défendre l’Occident ?CE TEXTE ET SA TRADUCTION SONT DES OEUVRES D'AUTEUR


Phyllis Chesler est professeur émérite en Psychologie, en Etudes Féminines et en Psychothérapie à la City University of New York, expert près les tribunaux et auteur d'une douzaine d'ouvrages dont le best-seller mondial
Les femmes et la folie (Payot, 1975, rééd. 2006) et Le nouvel antisémitisme
(Eska, 2005).
 

Avec l'aimable autorisation de l'auteur

© 2007 - Phyllis Chesler
 
© 2008 - Marcoroz pour la traduction

 


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par Ghislain Zuccolo

Cochons payeurs : les réalités d'une filière de production moderne

photo cochonLa production porcine actuelle est constituée à 98 % d'élevages intensifs en bâtiment. Les porcs engraissés vivent parqués à vie dans des boxes étroits et à l'environnement appauvri. Les truies sont maintenues bloquées en stalles individuelles ; les cochons sont engraissés sur béton ajouré, sans litière, sans aucune activité possible, sans
possibilité de fuir une agression. Ces animaux sont contraints photo cochond'inhaler l'ammoniac qui émane de la fosse à déjections au-dessus de laquelle ils vivent. Afin de limiter les agressions qui résultent de ces conditions d'élevage, les cochons sont souvent plongés dans la pénombre. On pratique des mutilations sur les porcelets pour limiter les atteintes physiques entre animaux : on leur coupe à vif les dents et la queue.

Cochons élevés en plein air : sauvez une espèce en voie d'extinction

La flambée du prix des céréales affecte aussi dramatiquement la vie des animaux d'élevage. Pour les élevages alternatifs de cochons qui grandissent sur paille ou en plein air, ces coûts pèsent tragiquement sur une filière de production fragile.

Confrontés à la difficulté à valoriser leur production de qualité, de plus en plus de producteurs de porcs élevés en plein air cessent leur activité.

La crise alimentaire menace une filière d'élevage attentive au bien-être des animaux. Nous pouvons réagir et épargner à des milliers d'animaux une existence sordide en élevage intensif.

Si vous consommez de la viande de porc : nous vous demandons de bien vouloir redoubler de vigilance lors de vos achats. Il est urgent d'agir en choisissant de la viande de porc labellisée « agriculture biologique » ou « porc fermier élevé en liberté ou en plein air ».


Ghislain Zuccolo est Directeur de la Protection Mondiale des Animaux de Ferme (
www.pmaf.org)



NdM : Naturellement, le mieux est encore de ne pas manger de porc du tout. Les raisons de s'abstenir de consommer du porc ne manquent pas, même en dehors de toute considération religieuse. De façon plus générale, on ne peut pas valablement lutter contre la souffrance animale ni contre la dégradation de l'environnement tout en consommant de la viande.


Photos : PMAF et Fondation Brigitte Bardot




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Il y a quelques jours, mon hébergeur, Over-blog, apparemment sollicité par certains mouvements qui prétendent lutter contre le racisme, a bloqué pendant 12 heures le fonctionnement du « blog Drzz » et a menacé l’administrateur de fermer son site en raison d’un commentaire jugé « illicite ».

Suite à de nombreuses protestations, le blog a été remis en service, mais l’administrateur s’est vu contraint de retirer le commentaire incriminé.

Ce commentaire, en voici l’intégralité (j’ai simplement corrigé quelques fautes de français et de ponctuation et amélioré la présentation) :


Commentaire N°12 posté par Jean le 17/06/2008 à 11:16:08

Je soutiens lavis de [nom d’un autre internaute].

Arrêtons de faire semblant. De faire semblant de croire que les élus ne savaient pas naguère ; ceux-là même qui viennent passer plusieurs jours par semaine dans leurs circonscriptions à voir les gens du peuple. De faire semblant [de croire] que les juges et les flics sont sous-informés. De faire semblant de croire quil nous manquerait encore un bidule juridique pour que (Ô miracle) jaillisse toute la lumière.

La mentalité arabe, il y a bien longtemps quelle est connue... parlez-en aux Pieds-Noirs, aux Juifs séfarades, à ceux qui les ont côtoyés.

Alors quoi ?

Une élite corrompue et médiocre, peu renouvelée, avait de plus en plus de mal à imposer son autorité à une société faite de gens de plus en plus instruits, libres, mieux formés à résister aux mythes et [aux] croyances.

Pour sauver leur « fromage », il leur a fallu abattre lécole et les valeurs éducatives sur lesquelles reposait le fondement de cette civilisation. Et pour être sûr que le piège fonctionnerait, on a confié ce travail de sape et de destruction à grande échelle aux marxistes les plus archaïques.

Ensuite ce fut le chômage de masse voulu, organisé de toutes pièces et son corollaire, lassistanat et la fiscalité confiscatoire.

Pour terminer cette entreprise de laminage et dabêtissement généralisé de la population, notre élite gouvernementale a entrepris de couvrir le territoire dune immigration sans précédent, rapide et massive... et malléable !

Du jamais vu dans le monde.

Une immigration choisie depuis lorigine.

Chez les Arabes et les Noirs, il existe des gens fort capables et cultivés… Ceux-là, on nen a pas voulu. Je les ai vus parfaire leur formation aux USA, pas en France.

Chez nous, nous navons pas fait entrer des Slaves, pauvres, chrétiens, ayant faim de travail et dassimilation…
Non ! Nous sommes allés chercher des gens de très bas niveau, des arriérés de la brousse, paumés dans leurs traditions dun autre âge…
Un sous-prolétariat historiquement bas de gamme, nayant jamais rien engendré pour le progrès de lHomme, sans espoir, dont la dilution dans le reste de la population napportera aucune plus-value. Des gens très éloignés de nous, pour être sûr quils ne pourront pas sadapter à une société moderne. Et on tient absolument à les maintenir dans leur « culture » dorigine.

[L]a démographie et [le] flux ininterrompu à ce jour ont fait le reste : la substitution de population a commencé.

Foutez le camp… On ne vit quune fois.

Le pays est mort.


L
es propos qui précèdent ne reflètent que le point de vue de leur auteur. On peut ne pas trouver crédible la théorie du complot qui nous est présentée ici. Pour ma part, je ne suis pas sûr que le pays en question soit « mort » davantage que ses voisins, et je n’ai pas encore le projet de le quitter. Je ne suis pas non plus un « fan » du « blog Drzz », dont certaines orientations me déplaisent profondément. Là n'est pas la question.

Une telle censure est absolument inadmissible, surtout si l’on sait, par exemple, que sur certains sites hébergés par la même plate-forme, qui se font une spécialité de dénoncer un complot « sioniste » mondial ou un « génocide » en « Palestine », on accuse « Israël et les Juifs » [sic] de mener une entreprise susceptible de « détruire l'humanité » [re-sic]. Ceux qui publient de tels propos, parfois depuis des mois et des mois, voire depuis plusieurs années, ne sont pas inquiétés ni censurés le moins du monde.

Le moins qu’on puisse dire est que, dans cette affaire, l’équipe d’Over-blog a employé deux poids et deux mesures. Le regrette-t-elle à présent ? L’avenir le dira.




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