En matière déthique, plutôt que de réécrire ce que le docteur Schweitzer a déjà si magnifiquement exprimé, je propose ici quelques citations de ce grand homme, agrémentées de quelques photos de mon album.


Pour plus de détails, on pourra lire, avec profit, le texte dont ces citations sont extraites:

              sur
 http://www.tribunal-animal.com/consciences/conscients/schweitzer.htm

 
(tous droits réservés pour les photos)

« Un homme nest réellement éthique que lorsquil obéit au devoir impérieux dapporter son assistance à toute vie ayant besoin de son aide, et quil craint de lui être dommageable. »
 
 
« Il ne se demande pas dans quelle mesure telle ou telle vie mérite la sympathie par sa valeur propre, ni jusquà quel point elle est capable déprouver de la sensibilité. Cest la vie en tant que telle qui est sacrée pour lui. »
 

Duo-2.jpg  « Il narrache pas étourdiment des feuilles aux arbres ni des fleurs à leur tige et fait attention de ne pas écraser inutilement des insectes. Si par une nuit d'été il travaille sous sa lampe, il préfère laisser sa fenêtre fermée et étouffer un peu, plutôt que de voir une hécatombe dinsectes aux ailes roussies sabattre sur sa table. »
 

« Si, en sortant sur la route après la pluie, il y aperçoit un ver de terre qui sy est fourvoyé, il se dit que le ver dessécherait au soleil faute dêtre remis à temps sur un sol meuble où il pourra se terrer: il lenlève donc du goudron mortel pour le porter dans lherbe. Si en passant devant une mare il y voit un insecte qui sy débat, il prend le temps de lui tendre une feuille ou un fétu de paille comme planche de salut. »
 

« Il na pas peur de faire sourire de sa sentimentalité. Cest le sort de toute vérité, avant davoir été reconnue comme telle, dêtre tournée en ridicule. Jadis, le fait de croire que les hommes de couleur étaient vraiment des hommes et devaient être traités humainement passait pour une folie. Or la folie est devenue vérité. »
 

« Aujourd'hui, on considère comme exagéré de prétendre quun des devoirs imposés par léthique rationnelle est de respecter ce qui vit, même dans ses formes inférieures. Mais un jour, on sétonnera quil ait fallu autant de temps à lhumanité pour admettre que les déprédations insouciantes causées à ce qui vit sont incompatibles avec léthique. »


« Là où un insecte est sauvé dune mare, une parcelle de vie sest consacrée à une autre parcelle de vie et lantinomie de la vie cesse. Chaque fois que je me dévoue dune façon quelconque à une autre vie, mon vouloir-vivre limité fait lexpérience de son unité avec l'infini, où la vie forme un tout. Jy puise un réconfort qui me préserve contre le danger de périr de soif dans le désert de la vie. » 
 

« Chaque fois que je détériore une vie quelconque, il faut que je me pose clairement la question de savoir si c'est nécessaire. Jamais je ne devrai mautoriser à aller au-delà de ce qui est indispensable, même dans les cas apparemment insignifiants.

 Le cultivateur qui a fauché des milliers de fleurs sur son pré pour nourrir ses vaches doit éviter darracher machinalement, en rentrant chez lui, les fleurs qui poussent au bord de la route, car il commet ainsi une atteinte à la vie, sans y être obligé par la force de la nécessité. »
 

« En tirant daffaire un insecte en détresse, je ne fais rien dautre que d'essayer de payer quelque chose de la dette toujours renouvelée des hommes à légard des bêtes. »
 

« Lorsquun animal est contraint dêtre utilisé pour les besoins de lhomme, chacun de nous doit se préoccuper des souffrances qui en résultent pour lui. Nul ne doit permettre doccasionner une douleur que rien ne peut justifier, dans toute la mesure où il peut lempêcher. »
 

« La grande lacune de léthique jusqu'à présent est qu'elle croyait navoir affaire quà la relation de lhomme à légard des humains. Mais en réalité, il sagit de son attitude à légard de lUnivers et de toute créature qui est à sa portée. »
  Puceron-1.jpg  

 « Lhomme nest moral que lorsque la vie en soi, celle de la plante et de lanimal aussi bien que celle des humains, lui est sacrée, et quil sefforce daider dans la mesure du possible toute vie se trouvant en détresse. »

 

 




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Dans mon article précédent, j’avais fait allusion à la mort de Michel Baroin, en 1988. C’est en enquêtant sur cet événement que Dominique Lorentz, initialement conseillère en communication, a découvert une affaire d’État et est devenue presque malgré elle journaliste d’investigation. Ses découvertes l’ont amenée à écrire un livre, Une guerre (Les Arènes, 1997), dans lequel elle établissait notamment un lien entre l’« accident » d’avion du PDG de la GMF et le rôle de celui-ci dans les affaires atomiques franco-iraniennes. Notons cependant que, selon d’autres sources, c’est en décidant de se porter candidat aux élections présidentielles de 1988 que l’ancien Grand-Maître du Grand-Orient de France aurait signé son arrêt de mort.

Poursuivant ses recherches, Dominique Lorentz a fait d’autres révélations édifiantes dans un gros ouvrage, Affaires atomiques (Les Arènes, 2001). Enfin, elle a publié plus récemment un essai (Des sujets interdits, 2007) relatant les tuiles qui lui sont arrivées à partir du jour où elle a voulu se faire éditer : les portes qui se fermaient mystérieusement devant elle, le cambriolage de son appartement, des menaces de mort, l’impossibilité de retrouver un emploi… Tout cela pour avoir percé à jour des secrets parmi les mieux gardés, et surtout, pour avoir voulu les partager avec le public. Là est sans doute le plus remarquable, chez cette femme courageuse et tenace : car d’habitude, ceux qui savent se taisent.

Naturellement, il se trouvera toujours des fort-en-thèmes pour contester les dires de Dominique Lorentz et pour mettre en doute la rigueur de son travail de recherche. Quelques citations seront peut-être la meilleure réponse à de telles critiques :



« Elle n’avait pas le droit d’écrire sur ces sujets. Ce sont des sujets interdits. »
 (le Quai d’Orsay)
 
« Je ne peux pas éditer ça. Je ne veux pas m’engager là-dedans. Il ne faut pas casser la machine. » (le PDG de Fayard)  
« Je ne veux pas emmerder Chirac. » (le PDG de Gaumont) 
« On ne fait rien là-dessus. On ne touche pas à cette histoire. C’est du TNT. »
 (un rédacteur en chef de « L’Express »)
 

Après avoir lu des ouvrages aussi éclairants, il devient plus difficile de parler de politique : on s’aperçoit que tout ce que l’on croyait savoir était faux, et cela vous rend plus humble et plus modeste ; et dès lors, les opinions entendues à gauche et à droite sur tel ou tel sujet, qu’il s’agisse du nucléaire, du terrorisme, de l’Iran, du Proche-Orient ou de la mondialisation, paraissent généralement insipides, voire grotesques.
Quand on commence à comprendre le jeu auquel se livrent depuis plusieurs décennies ceux qui, dans le monde, sont en position de se prendre pour de grands stratèges, la notion même de théorie du complot n’a plus beaucoup de sens ; et l’on comprend mieux pourquoi tous ceux qui nous dirigent ont tout intérêt à abêtir la population à grand renfort d’émissions de TV stupides, de spectacles idiots, de débats truqués, de gadgets de toutes sortes et de fausses préoccupations centrées sur des sujets que l’on fait croire d’autant plus essentiels qu’ils sont accessoires.

 

 


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