Je reviens d’Israël, ce petit pays magnifique, peuplé de gens merveilleux, un îlot de civilisation et d’humanité. Comment peut-on ne pas aimer Israël ?

Nombre de correspondants permanents qui, comme Charles Enderlin, dénoncent les « colonies » juives et critiquent le soutien américain à Israël entre deux whiskies sirotés dans les salons feutrés de l’American Colony (ça ne s’invente pas) aiment aussi Israël, j’en suis sûr.

Seulement, ils aiment Israël comme des poux aiment l’hôte qu’ils parasitent et dont ils se nourrissent.

Moi, j’aime Israël comme on aime ses parents, sa famille, ses amis ou sa bien-aimée. C’est là toute la différence.


Jérusalem, une ville déchirée, nous disent certains magazines bariolés. Déchirée par qui ? Certainement pas par ses propriétaires légitimes. Qui donc a occasionné maintes destructions dans la cité du roi David, sinon les Mésopotamiens, les Romains et les Arabes ? Qui donc s’est rendu coupable de massacres à Jérusalem, sinon les Croisés ? Qui, aujourd’hui, détruit les vestiges antiques, qui cherche à travestir l’histoire de Jérusalem et qui refuse la coexistence pacifique avec les autres peuples et les autres religions, sinon les musulmans ?

 

Dans la vieille ville de Jérusalem, sitôt entré dans le quartier musulman, on remarque autour de soi une agitation bruyante et hystérique qui fait contraste avec le calme du quartier chrétien et l’ambiance agréable et sécurisante du quartier juif. J’ai vu un garçon arabe d’une huitaine d’années qui était tout content d’avoir réussi à frapper par surprise, à l’aide d’un rouleau de papier, une femme occidentale (enceinte), et qui prenait la fuite avec ses camarades.

Pour oublier l’incident, ma compagne et moi-même avons gagné le toit de l’hospice autrichien, d’où l’on peut admirer la ville. Nous n’avons pas manqué de remarquer que même de là-haut, le quartier musulman se distinguait aussi par la saleté de ses habitants (voir photo).

 

Les soldats de Tsahal, la seule armée de la région à avoir inscrit dans ses règlements une clause morale de désobéissance obligatoire, ce sont la plupart du temps de jeunes appelés comme Guilad Shalit, pris en otage par les terroristes et maintenu dans l’isolement total au mépris de toutes les lois et conventions du monde entier. Ce sont aussi des jeunes filles, comme cette belle brune rencontrée dans un autocar de ligne, qui retournait dans sa famille le temps d’un week-end.

 

Dans le même autocar, une jeune musulmane en hijab, montée à la gare routière de Jérusalem, voyageait seule, tranquillement. Elle est descendue à Meggido. Je me suis dit que si j’étais allé moi-même, coiffé d’une kippa, prendre un car à quinze kilomètres plus à l’est, je ne serais pas allé loin, et il aurait sans doute fallu ensuite identifier les restes de mon cadavre grâce à mes vêtements ou à mon ADN.

 

Terminons sur une note plus joyeuse, à l’image de ces admirables Israéliens courageux et travailleurs qui aiment les belles choses, qui mordent la vie à pleines dents et qui sourient à la vie. Joyeux, humains et aimant la vie, tous les Juifs israéliens que j’ai croisés, à commencer par tous mes cousins et cousines et par les amis que j’y ai rencontrés.

Alors que leurs ennemis vouent parfois un véritable culte à la mort – un fait qui, à lui seul, justifierait qu’on la leur donne sans états d’âme – les Juifs, au contraire, aiment et respectent la vie, plus que tout autre peuple. « J’ai placé devant toi la vie et la mort, tu choisiras la vie », est-il écrit. Alors, vive la vie, vivent ceux qui aiment la vie, vivent ceux qui aiment leurs enfants, vive Israël !

 

 



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