Partager l'article ! Expériences, immigrés, racisme et projection: Je ne sais plus par quelle opportunité, à un moment donné (cela fait longtemps), j’avai ...
Je ne sais plus par quelle opportunité, à un moment donné (cela fait longtemps), j’avais glissé dans la conversation que j’étais opposé aux expérimentations sur les animaux (je le suis toujours). Aussitôt, mon hôte m’avait interrompu : « Et sur qui
veux-tu qu’on les fasse, les expérimentations, sur des immigrés ? »
Il me semble qu’il avait dit plus exactement « sur des travailleurs immigrés » (à cette époque, les deux mots étaient souvent accolés l’un à l’autre, vous souvient-il ?).
Toujours est-il que l’on comprenait très bien à quelle catégorie particulière d’immigrés il faisait allusion.
Il importe de souligner que je n’avais pas encore eu la possibilité d’expliquer quelle alternative à l’expérimentation animale je proposais.
Au reste, on n’allait même pas se soucier de le savoir.
Il importe
aussi de préciser que rien, sans doute, dans la réputation de mon contradicteur, dans ses fréquentations ni dans ses lectures, n’aurait permis de le soupçonner d’être raciste. Ses sympathies
politiques n’allaient certainement pas au Front National, mais plutôt au Parti Socialiste par exemple.
Cette idée qu’un traitement qui serait criminel s’il était infligé à des citoyens quelconques, pourrait devenir plus acceptable s’il était réservé à des individus caractérisés par une certaine origine géographique ou ethnique, il ne la revendiquait pas du tout, puisque c’était à moi qu’il l’attribuait. Et cependant, cette idée, c’est bien de son esprit, et non du mien, qu’elle avait surgi. De quoi s’agissait-il sinon d’une projection, au sens freudien du terme ?
Ce qui me semble intéressant dans une projection comme celle-ci, c’est la façon dont son auteur révèle inconsciemment son propre côté sombre, alors même qu’il prétend ridiculiser, voire démasquer son interlocuteur.
Les exemples de projection de ce genre sont aujourd’hui très courants autour de nous, surtout chez les prétendus « antiracistes » et autres donneurs de leçons.
La deuxième carrière d'Adolf Hitler (Renaud Camus)
Jérusalem, Israël, Jésus et Ismaël (Léon Rozenbaum)
Contrer la propagande arabe (Emmanuel Navon)
Pour en finir avec les mensonges... (Guy Millière)
Error Target... (Charles-Emmanuel Guérin)
Le nouvel enseignement du mépris (Guy Konopnicki)
L'esprit du nouvel antisémitisme (Shmuel Trigano)
Les Juifs sont-il partout ? (Benoît Rayski)
Les fourriers de la solution finale (Shmuel Trigano)
La non-violence à l'épreuve ... (Jean Szlamowicz)
De la compassion à la rage... (Fabrice Hadjadj)
L'éthique du respect de la vie (Albert Schweitzer)
La philosophie des droits des animaux (Tom Regan)
Le maire, les tours et les bétonneurs (Didier Rykner)
Sucre, la drogue du peuple (News-26)
POUR SION JE NE ME TAIRAI PAS !
POUR JÉRUSALEM JE NE RESTERAI PAS SILENCIEUX ! (Isaïe 62:1)
ton exemple est bien choisi. je suis effarée par ce que j'entends parfois de gens qui s'autoproclament non-racistes. Et d'ailleurs je ne comprends pas qu'on puisse ainsi se pretendre tel et le simple fait de l'énoncer est significatif.
Enfin, il y aurait des pages à écrire sur le sujet. Je me laissais aller...
Laisse-toi aller de temps en temps ! :-)
Sinon, on plaint les travailleurs immigrés d'autrefois, et on dit qu'ils étaient exploités, et maintenant on les plaint parce qu'ils n'ont pas de travail, comme beaucoup de français de souche d'ailleurs ! il y a une victimisation systématique, et une culpabilisation du français qui est parfois pesante !