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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 21:44


C’était il y a une vingtaine d’années. Je venais de faire la connaissance d’une jeune femme que je trouvais plutôt attirante, mais j’allais me rendre compte assez vite que cela n’irait pas bien loin, même au plan amical.

Un jour, la conversation étant tombée sur les Juifs (comme cela ne manque jamais d’arriver très rapidement entre deux personnes qui le sont), elle exprima la vision passablement dépréciative qu’elle avait de notre peuple. D’un air sévère, elle me déclara que les chrétiens lui paraissaient plus charitables que les juifs. Les œuvres caritatives dont elle avait connaissance étaient chrétiennes, jamais juives. Où étaient, chez les Juifs, les Abbé Pierre et les Mère Teresa ?

Je lui demandai si elle avait entendu parler du CASIP, de l’OSE... Réponse négative.

Israel-235aJe lui demandai alors si elle savait que des médecins comme Rony Brauman et des intellectuels comme André Glucksmann avaient été parmi les tout premiers à attirer l’attention sur le drame des « boat people » et à se mobiliser.

Elle me répondit qu’elle ne le savait pas.

Je lui demandai si elle avait connaissance que le gouvernement israélien, au temps de Menahem Begin, avait sauvé plus de trois cents réfugiés vietnamiens naufragés en mer de Chine, les avait installés en Israël et leur avait même offert la nationalité israélienne.

Elle admit qu’elle l’ignorait.

Je lui demandai si elle savait qu’après un récent tremblement de terre dévastateur en Arménie, le premier avion à avoir atterri à Erevan pour apporter des secours et des médicaments était un avion israélien (alors même que l’Union Soviétique n’avait pas encore rétabli des relations diplomatiques avec Israël).

Elle reconnut qu’elle n’était pas au courant.

À
chaque fois, c’était le même aveu d’ignorance.

Cette anecdote m’est revenue à l’esprit alors que je prenais connaissance de l’aide dépêchée par Israël en Haïti, suite au séisme que l’on sait.

Les journalistes de la radio et de la presse écrite, en France, insistent sur l’aide que l’Union européenne et la France entreprennent d’acheminer.

Rabbi-Pierre.jpgIls mentionnent éventuellement l’aide apportée par les États-Unis ou par « d’autres pays » qui ne sont pas nommés (ou pas toujours).

Certains ont eu le front de prétendre que les secouristes français étaient arrivés les premiers, ou qu’ils étaient les plus nombreux (d’autres ont parlé des Américains).

Les mêmes qui nous rebattent les oreilles jour après jour à propos d’Israël et de Gaza se sont soudain abstenus de parler du pays dont l’effort était le plus appréciable.

En réalité, plus de deux cent cinquante Israéliens étaient déjà sur place jeudi 14 janvier. Combien de Français ? Une centaine tout au plus, et avec moins de matériel et de médicaments.

Compte tenu des liens historiques et linguistiques existant entre Haïti et la France, et non Israël, de la proximité de deux « départements français d’outre-mer » et du rôle que la France croit pouvoir se donner au niveau international, la France aurait mieux fait de faire profil bas, car il n’y avait vraiment pas de quoi pavoiser.

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commentaires

$penderz 29/01/2010 16:46


En 2010, la France .....elle est ou?


Marcoroz 20/04/2011 21:51



En 2011, je ne connais pas encore la réponse...


 


 ...mais voici où est Israël en
2011...  



Patricia 29/01/2010 16:32


@ creepy

En réponse à ton commentaire, je partage l'avis de Marcoroz qui est que tu n'as certainement pas bien lu son article ou à peine survolé ce qui, malheureusement, provoque un malentendu.

Je suis chrétienne-catholique et je fais partie, ainsi que tu l'écris, de ces nombreux chrétiens qui partagent avec beaucoup d'affection la richesse de la tradition juive.

Il n'en demeure pas moins que je fais une GRANDE différence entre la France Chrétienne et son gouvernement, ses médias et toute la clique de veules en tous genres. Je ne suis pas de celles qui font
l'amalgame entre la France d'honneur et la France vendue et, n'en déplaise au sieur Besson, il y a ENCORE une France de Souche, d'Histoire, de Langue et de Coeur.

Honte à nos dirigeants et aux médias de tous bords qui, successivement, détruisent l'entité Française.

En 2004, la France comptait 11% ayant une opinion défavorable des juifs (dont 6% d'antisémites).

En 2008, la France compte 20% ayant une opinion défavorable des juifs (dont environ 7% d'antisémites).

Cherchez l'erreur et dites : " Merci nos gouvernants, merci nos médias, merci nos déformateurs !"

Shabat shalom !


$penderz 28/01/2010 23:07


"Jamais personne n'a trompe tout le monde, et jamais tout le monde n'a trompe personne".
Et puis, etre compris n'est pas vraiment necessaire...


Marcoroz 28/01/2010 10:33


Israël en Haïti, en chiffres et en photos: http://endirectdejerusalem.com/wordpress/?p=762


Marcoroz 08/12/2010 14:43



P.S. (08/12/2010) : http://www.youtube.com/watch?v=lesQzPt-U_s&feature=player_embedded



Marcoroz 23/01/2010 19:12


Ci-après un complément utile à mon article :


Marcoroz 23/01/2010 19:12



Extraits d'un article de la MENA :

Haïti, 6e jour depuis la secousse principale. Un reportage de CNN sur place, conduit par la spécialiste des affaires médicales de la chaîne :


Dans un hôpital de campagne sous-équipé, un jeune-homme souffre d’une infection généralisée.


· CNN à un médecin américain : Si vous ne lui trouvez pas un meilleur hôpital cette nuit, que va-t-il lui arriver
?


· Le médecin : Il va mourir !


· Le Dr. Jennifer Furin, de l’École Médicale d’Harvard : Je suis ici depuis jeudi, personne, à part l’équipe médicale
israélienne n’a accepté nos patients.


· La journaliste de CNN, maintenant dans l’hôpital israélien (très excitée) : Je suis abasourdie, juste abasourdie, c’est un
autre monde, comparé aux autres hôpitaux ! Mon dieu, de l’imagerie, ils ont des machines ici, ils ont des salles d’opération ! Ils n’ont rien de tout cela dans les petits hôpitaux que j’ai
visités.


· CNN s’adressant à nouveau au Dr. Furin dans l’hôpital sous-équipé : Les Israéliens ont installé un hôpital de campagne, est-ce
que les Américains, le gouvernement américain, ont installé un hôpital de campagne ?


· Dr Furin : Non, actuellement pas encore.


· CNN : Alors les Israéliens, qui viennent de l’autre bout du monde... ?


· Dr Furin : C’est une chose frustrante, je ne peux pas réellement l’expliquer.


· Un autre médecin US, s’approchant spontanément de la caméra : Oui c’est quelque chose qui peut vous embarrasser d’être
américain.


· Dr Furin : (...) les patients rescapés meurent lentement dans ces hôpitaux (les autres), nous sommes désespérés.


Avant de consulter les media anglo-saxons, sur l’invitation de ma rédaction, et d’entamer ma propre enquête, je croyais bêtement
que les rescapés étaient dans de bonnes mains. (…)


J’avais tout faux. Certes, c’était le début de la semaine, et les choses se sont un peu améliorées depuis, avec, entre autres,
deux hôpitaux, l’un américain, l’autre français, devenant progressivement opérationnels.


Dans ces conditions, comment se fait-il que l’hôpital israélien fonctionne à plein rendement depuis samedi matin dernier ? C’est
ce que j’ai demandé à Arik E., un logisticien de l’État hébreu (…).


D’abord, me dit ce capitaine de réserve de Tsahal, notre unité d’aide en cas de catastrophe à l’étranger est toujours prête à
partir. Les médecins se connaissent, les infirmiers aussi, de même que les paramédicaux et les techniciens ; ils s’entraînent régulièrement et ils savent exactement quoi faire et où aller en cas
de coup dur. Ils sont disponibles en quelques heures sur un simple appel téléphonique.


Le matériel aussi est prêt. Il est stocké dans sa totalité et sa validité est constamment vérifiée.


Cela se passe de façon modulaire, avec des parties de matériel spécifiquement destinées à des types de catastrophes :
tremblements de terre, inondations, incendies, drames d’origine humaine, etc., mais à la base, un hôpital reste un hôpital. Ce sont surtout les fournitures et la composition des équipes médicales
elles-mêmes qui sont adaptées au type de catastrophe. Et à une intervention en été ou en hiver sur le lieu du sinistre.


La Ména : Est-ce à dire que ces personnels ne font rien d’autre qu’attendre qu’une catastrophe ne se produise en quelque endroit
du globe ? Cela fait rire le capitaine.


-          Vous plaisantez, Mademoiselle ? Les 40 médecins à pied d’œuvre en Haïti travaillent quotidiennement dans les plus grands hôpitaux d’Israël, de même que les 45 infirmiers et
infirmières et le reste des 250 membres de notre corps expéditionnaire médical et de recherche dans les décombres. Cela dit, un tiers de l’équipe est constitué par des réservistes de l’armée, qui
se portent volontaires pour ces missions. Cette unité d’intervention a déjà fait ses preuves à de nombreuses reprises, elle est très bien rôdée. (…) La seule chose qui m’étonne, c’est que le même
genre de structure n’existe pas dans les autres pays développés. (…) Mais évidemment, lorsqu’on s’y prend après que la catastrophe se soit produite, c’est pratiquement impossible à mettre sur
pied. Cela dure des semaines et ça ne peut pas tourner rond. C’est ce qui explique qu’en Haïti, durant les premiers jours, à part chez nous, on a surtout vu des hôpitaux en manque d’équipement et
des médecins en manque d’hôpitaux.


Ce qu’il y a de vraiment surprenant, dans ce gâchis – parce que ces balbutiements se paient en milliers de morts évitables –
c’est qu’ils sont tous chaque fois pris de court, comme s’ils ne savaient pas que des catastrophes allaient survenir. (…) jusqu’à ce jeudi (avant-hier), notre hôpital a soigné environ 600
personnes en une semaine, exécutant environ 200 opérations de sauvetage de vies dans nos deux blocs en cinq jours, et mettant au monde 14 bébés.


La Ména : N’est-ce pas, tout de même, une goutte d’eau dans la mer, lorsqu’on parle de 200 000 morts ?


-          Demandez leur avis aux personnes sauvées ! Et puis, dans notre tradition, nous disons que "qui sauve un être humain sauve un monde entier", c’est le principe qui nous
guide. Si on raisonne mathématiquement, on n’envoie aucun soin ; c’est d’ailleurs le choix qu’ont fait un grand nombre de pays développés.


La Ména : Au cours d’une émission de la Télévisions Suisse Romande, en présence notamment de Rony Brauman, ex-MSF, de la
représentante de l’ONU (…) et de Jean Ziegler, vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, les participants, hormis les Haïtiens présents qui se sont
révoltés, ont conforté la décision de la Confédération Helvétique de ne pas envoyer d’aide d’urgence. Les Suisses ont, entre autres, fait valoir la distance, et le fait qu’ils ne possèdent pas
d’appareils de transport ayant le rayon d’action nécessaire. Qu’en pensez-vous ?


-          Je ne veux pas parler de cas que je ne connais pas bien. Je préfère parler du nôtre. Dès la décision de nos autorités politiques, un avion cargo de la compagnie El Al a été
immédiatement affrété. Les 100 tonnes de matériel ont été chargées en quelques heures. Et, lorsque le 747 est arrivé à Port-aux-Princes, il n’y avait pas encore d’embouteillages à l’aéroport.
Nous avons pu, très rapidement, nous installer sur le stade de football et commencer à sauver des vies. Mais, à ce sujet également, la préparation est primordiale : le plan de chargement existait
depuis longtemps pour ce type d’avion. Si ça n’avait pas été le cas, le Jumbo-jet n’aurait pas pu tout emporter et, sur place, il nous aurait manqué du matériel.


Je laisse le capitaine Arik courir vers sa correspondance. Je ne lui ai pas dit que la théorie de Rony Brauman, lors de
l’émission en question, ce fut, sans que personne ne bondisse de son siège, que les Américains empêchaient l’arrivée des secours non-américains et que le tremblement de terre a été pour eux
l’occasion de ré-envahir Haïti militairement. Quel bon !


Pour ne pas lui faire de peine, j’ai également omis de dire au logisticien de Tsahal, qu’aucun media francophone européen
« main stream », à ma connaissance, n’a fait grand cas de son hôpital. A l’opposé diamétral de ce qui se passe dans la presse et les TV anglo-saxonnes, où tous les grands Networks
(chaînes), comme ils disent, même ceux qui ne sont d’habitude pas tendres avec l’État hébreu, ont consacré des reportages dithyrambiques autant que mérités à l’unique hôpital qui fonctionnait
correctement à Port-aux-princes. Même l’ancien Président Bill Clinton s’est répandu en éloges devant la réalisation israélienne. La gestion de cet item d’info, si elle n’est pas une preuve de
l’antisémitisme ambiant, je ne sais pas alors de quoi il s’agit. Ici, dans les limites du politiquement correct, on n’a même plus la liberté de saluer une action positive d’Israël, même
lorsqu’elle sauve des vies de façon aussi convaincante. La différence de traitement de la même information des deux côtés de l’Atlantique laisse pantois : là-bas, c’est un exploit, ici, une
non-information.


(…) Le praticien américain qualifie l’hôpital à l’étoile de David de "phénoménal".


Par Patricia La Mosca, à Paris, samedi 23 janvier.


© Metula News Agency

http://www.menapress.com/
 


 



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