Une fois n’est pas coutume, je publie une critique de la politique d’Israël (en
réalité, ce n’est pas la première fois, voir par exemple ici). Cette critique n’est pas de moi, mais de Daniel
Greenfield. Je l’ai simplement traduite en français, et elle est publiée non pas ici, mais sur le site de l’UPJF :
Depuis quelques années, on entend très souvent un certain nombre d’idéologues et autres individus plus ou moins douteux colporter cette idée absurde que
des critiques de la politique d’Israël seraient assimilées à de l’antisémitisme.
Naturellement, ils évitent de préciser par qui, selon eux, une telle assimilation abusive serait pratiquée. Il est vrai qu’on n’a pas beaucoup de difficulté à le
deviner.
Personnellement, malgré tous mes efforts de mémoire, je ne me souviens pas
avoir jamais entendu quelqu’un qualifier d’antisémite une simple critique de la politique d’Israël.
Aujourd’hui, je les prends au mot, tous tant qu’ils sont. Je leur fais cette promesse : chaque fois que quelqu’un parlera d’antisémitisme à propos de la critique d’Israël que je viens
de faire publier, j’en ferai mention ci-dessous.
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Cette critique de la politique d’Israël par Daniel Greenfield a été publiée en anglais le 22 septembre 2009 sur le blog « Sultan Knish ». Sa traduction en français a été faite par moi-même. Mon texte a été révisé et mis en ligne par
Menahem Macina le 30 octobre 2009.
Au moment où vous lisez ces lignes, personne n’a encore taxé l’un de nous trois d’antisémitisme.
Je reviens d’Israël, ce petit pays magnifique, peuplé de gens merveilleux, un îlot de civilisation et d’humanité. Comment peut-on ne pas aimer Israël ?
Nombre de correspondants permanents qui, comme Charles Enderlin, dénoncent les « colonies » juives et critiquent le soutien américain à Israël entre deux whiskies sirotés dans les
salons feutrés de l’American Colony (ça ne s’invente pas) aiment aussi Israël, j’en suis sûr.
Seulement, ils aiment Israël comme des poux aiment l’hôte qu’ils parasitent et dont ils se nourrissent.
Moi, j’aime Israël comme on aime ses parents, sa famille, ses amis ou sa bien-aimée. C’est là toute la différence.
Jérusalem, une ville déchirée, nous disent certains magazines bariolés. Déchirée par qui ? Certainement pas par ses propriétaires
légitimes. Qui donc a occasionné maintes destructions dans la cité du roi David, sinon les Mésopotamiens, les Romains et les Arabes ? Qui donc s’est rendu coupable de massacres à Jérusalem,
sinon les Croisés ? Qui, aujourd’hui, détruit les vestiges antiques, qui cherche à travestir l’histoire de Jérusalem et qui refuse la coexistence pacifique avec les autres peuples et
les autres religions, sinon les musulmans ?
Dans la vieille ville de Jérusalem, sitôt entré dans le quartier musulman, on remarque autour de soi une agitation bruyante et
hystérique qui fait contraste avec le calme du quartier chrétien et l’ambiance agréable et sécurisante du quartier juif. J’ai vu un garçon arabe d’une huitaine d’années qui était tout content
d’avoir réussi à frapper par surprise, à l’aide d’un rouleau de papier, une femme occidentale (enceinte), et qui prenait la fuite avec ses camarades.
Pour oublier l’incident, ma compagne et moi-même avons gagné le toit de l’hospice autrichien, d’où l’on peut admirer la ville. Nous n’avons pas manqué de remarquer que même de là-haut, le
quartier musulman se distinguait aussi par la saleté de ses habitants (voir photo).
Les soldats de Tsahal, la seule armée de la région à avoir inscrit dans ses
règlements une clause morale de désobéissance obligatoire, ce sont la plupart du temps de jeunes appelés comme Guilad Shalit, pris en otage par les terroristes et maintenu dans l’isolement total
au mépris de toutes les lois et conventions du monde entier. Ce sont aussi des jeunes filles, comme cette belle brune rencontrée dans un autocar de ligne, qui retournait dans sa famille le temps
d’un week-end.
Dans le même autocar, une jeune musulmane en hijab, montée à la gare routière de Jérusalem, voyageait seule, tranquillement. Elle est descendue à Meggido. Je me suis dit que si j’étais allé moi-même, coiffé d’une kippa, prendre un car à quinze kilomètres plus à l’est, je ne serais pas allé loin, et il aurait sans doute fallu ensuite identifier les restes de mon cadavre grâce à mes vêtements ou à mon ADN.
Terminons sur une note plus joyeuse, à l’image de ces admirables Israéliens
courageux et travailleurs qui aiment les belles choses, qui mordent la vie à pleines dents et qui sourient à la vie. Joyeux, humains et aimant la vie, tous les Juifs israéliens que j’ai
croisés, à commencer par tous mes cousins et cousines et par les amis que j’y ai rencontrés.
Alors que leurs ennemis vouent parfois un véritable culte à la mort – un fait qui, à lui seul, justifierait qu’on la leur donne sans états d’âme – les Juifs, au contraire, aiment et respectent la
vie, plus que tout autre peuple. « J’ai placé devant toi la vie et la mort, tu choisiras la vie », est-il écrit. Alors, vive la vie, vivent ceux qui aiment la vie, vivent ceux qui
aiment leurs enfants, vive Israël !
Le jour où ils sont arrivés à la fin de leurs préparatifs en vue d’attaquer l’Irak, les leaders de la coalition ont promis au monde deux choses : de préserver l’intégrité territoriale de
l’Irak et de parvenir à la paix au Proche-Orient. Le premier objectif impliquait que les Kurdes, une fois de plus, se verraient refuser leur droit à l’autodétermination. Le second impliquait
l’octroi du droit à l’autodétermination aux Arabes qui occupent Gaza, la Judée et la Samarie.
Ici, une question est inévitable : Selon quelle logique l’antique peuple kurde se voit-il définitivement refuser le droit d’avoir son propre pays, alors que les efforts concentrés de tant de
pays et d’organismes internationaux sont consacrés, année après année,
décennie après décennie, à promouvoir l’organisation terroriste d’Arafat pour en faire
une nation, aux dépens d’Israël ? Si quelqu’un peut me proposer une réponse qui ne soit pas, de façon explicite ou implicite, teintée d’antisémitisme, je serais vraiment heureuse de
l’entendre.
En attendant, certainement en vain, de recevoir une telle réponse, je poserai une autre question, plus troublante encore : Comment se fait-il que tous ces efforts massifs n’aient absolument
abouti à rien ? Pourquoi les soi-disant “Palestiniens”, malgré toutes les tentatives des ennemis d’Israël d’en faire une nation, restent-ils ce qu’ils ont toujours été depuis leur invention
en 1964, c’est-à-dire une organisation terroriste ?
Jusqu’à la guerre des Six-jours, en 1967, le mot “Palestinien” désignait un Juif vivant en un quelconque point situé “entre le fleuve et la mer”. Les efforts fructueux de la propagande arabe ont
abouti à une inversion de cette définition, digne d’Orwell. Les “Palestiniens” d’aujourd’hui sont tout simplement des Arabes qui sont venus de nulle part et qui se sont installés sur la terre
d’Israël. Il en faudrait un peu plus pour en faire un peuple. Cependant, l’absence d’identité ethnique commune pourrait difficilement à elle seule constituer une raison suffisante de leur refuser
le droit à avoir leur propre pays. Elle n’explique pas non plus l’échec total de toutes les tentatives de créer une telle nation.
Après tout, le peuple américain
constitue bien moins encore une communauté ethnique que les Arabes qui se donnent eux-mêmes le nom de “Palestiniens”, et pourtant, même l’ennemi le plus stupide des États-Unis n’irait jamais nier
que les Américains sont tout à fait un peuple. Il existe apparemment un puissant facteur à l’œuvre qui unit les fiers descendants de ceux qui traversèrent l’océan sur le Mayflower il y a
quinze générations à ceux qui affluent aujourd’hui aux États-Unis en provenance de Mexico, de Minsk ou de Madras en espérant finir par obtenir une carte verte. Ce facteur est ce que l’on appelle
l’American dream : une expression vague qui fait référence à un vaste ensemble de bienfaits pas vraiment courants en dehors des États-Unis, qui vont de la liberté de parole et de
religion à la possibilité très réelle pour chacun de gagner sa vie décemment par lui-même, en passant par un avenir enviable pour les enfants.
Israël, qui est aussi un pays d’immigrants quoique de façon très différente des États-Unis, a son propre concept unificateur. Le “rêve israélien” s’appelle le sionisme. Par prudence, je
m’abstiendrai de toute tentative d’en donner une définition. Qu’il me suffise de dire que le sionisme parvient à unir même ceux des Juifs qui sont incapables de se mettre d’accord sur le vrai
sens de ce mot.
Cela signifie-t-il que la “Palestine” est impossible compte tenu de l’absence d’un “rêve palestinien” ? Nullement. Si le “rêve palestinien” n’existait pas, on pourrait l’inventer. Le
problème est bien plus grave. Le “rêve palestinien” existe bel et bien, et les Arabes n’en font pas mystère : leur rêve, c’est la destruction d’Israël. REPRODUCTION SOUMISE A AUTORISATION
Aujourd’hui comme au temps de
Golda Meïr, les Arabes haïssent les Juifs davantage qu’ils aiment leurs propres enfants. Malheureusement, il ne s’agit pas là d’une subtile métaphore. C’est là la description exacte de l’horrible
réalité du Proche-Orient. L’intensité de la haine arabe envers les Juifs dépasse les limites de l’imagination humaine. Des mères arabes envoient fièrement leurs enfants à la mort en échange de
l’espoir d’assassiner quelques Juifs : dans la rue, dans un autobus, dans un restaurant…
Je ne peux pas oublier ce court documentaire qui avait été montré l’année dernière au journal télévisé : on y voit une mère dire au revoir à son fils, d’une façon laconique et dépourvue de
toute émotion. Elle sait que son garçon ne reviendra pas : c’est ainsi que les choses ont été prévues. Elle fait part de ses rêves les plus chers aux journalistes qui l’entourent : elle
a neuf autres enfants, et elle espère qu’ils suivront tous le même chemin que leur grand frère. Le futur shahid porte un uniforme militaire et est armé d’un M16. Il est élancé et quelque
peu malhabile, comme un adolescent qui aurait grandi trop vite et qui n’aurait pas encore eu le temps de se familiariser avec sa nouvelle physionomie. Il semble intimidé par la caméra, et le
baiser qu’il finit par déposer sur la joue de sa mère paraît quelque peu maladroit. Son sourire est tendu et timide, et, je dois le reconnaître, non dénué de charme. Dans un contexte différent,
on aurait pu le prendre pour un adolescent juif. Il est sur le point de sortir du champ de la caméra pour se rendre dans la yeshiva la plus proche. Là, il ouvrira le feu et tuera cinq étudiants
avant que quelqu’un ne l’abatte.
On ne devrait
jamais sous-estimer le “rêve palestinien”. Il inspire des “martyrs” musulmans qui iront répandre le sang juif en quantité. Mais il convient de ne pas le surestimer non plus, car il ne comporte
rien de positif, rien de constructif. Il n’est fait que de meurtre et de destruction. Il est incapable d’engendrer autre chose qu’une organisation terroriste. Pour parler sans ambages, les
“Palestiniens” ne veulent pas l’indépendance. Ils ne veulent pas d’un pays pour eux. Ce qu’ils veulent, c’est s’acquitter de la mission qui leur a été confiée par le monde arabe : détruire
Israël. C’est la raison pour laquelle ils ne se sont jamais battus pour leur indépendance avant la défaite arabe de 1967. C’est la raison pour laquelle, en 2000, quand on leur a fait le cadeau
surprise d’un État à Camp David, ils ont répondu en déclenchant un nouveau cycle de guerre. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, dans le contexte kafkaïen de la “feuille de route”, ils
remplacent la paix par la houdna et refusent rageusement de s’opposer aux organisations terroristes sur “leur” territoire : entre ces organisations et l’Autorité “palestinienne”, il
ne saurait y avoir davantage de distance qu’entre la marionnette rasée de près qu’est Abbas et son dresseur à la saleté permanente, Arafat.
Bâtir une nation demande du génie. Dans une des œuvres les moins connues de Pouchkine, Mozart et Salieri, Salieri reconnaît avec amertume que Mozart était un génie et que lui-même n’a
pas pu l’être parce que “le génie et le mal sont deux choses incompatibles”. Cette incompatibilité inhérente est ce qui explique pourquoi il n’existe pas aujourd’hui de “Palestine” et pourquoi il
n’en existera pas dans un avenir prévisible. Les efforts de la communauté internationale pour créer un État “palestinien” peuvent nuire à Israël et lui nuisent de diverses manières bien visibles.
Mais la “Palestine” restera à jamais le rêve malhonnête et donc irréalisable des antisémites.MARCOROZ
REPRODUCTION INTERDITE SANS MENTION DES SOURCES (AUTEUR - TRADUCTEUR - LIEN - DATE)
Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York.
© 2003 - Yashiko Sagamori
© 2008 - Marcoroz pour la traduction
par Zack Lieberberg - (traduit de l'anglais par Marcoroz)
Chers amis chrétiens,
Je suis juif et j’ai toujours vécu parmi vous. Certains d’entre vous sont mes plus proches amis. Certains d’entre vous sont de proches parents. Certains d’entre
vous sont des antisémites pervers. Toutes les langues que je sais parler, c’est vous qui les avez créées. La plupart des livres que j’ai aimés, c’est vous qui les avez écrits. Tous mes tableaux
préférés, sans exception, c’est vous qui les avez peints. C’est vous qui avez construit les maisons dans lesquelles j’ai vécu et les voitures que j’ai conduites. De toutes les filles que j’ai
aimées, la plupart étaient chrétiennes ; et sachant qu’aucune d’entre elles n’est beaucoup plus jeune que moi, j’espère qu’elles apprécieront de m’entendre dire, avec la plus grande
sincérité dont je suis capable, que je me souviens de chacune d’elles avec plus de tendresse et de gratitude que ce que Julio Iglesias ne pourrait jamais espérer
chanter.CE TEXTE EST PROTEGE PAR LE DROIT D'AUTEUR - MARCOROZ
Il y a des années, quand j’étais encore un jeune homme, persuadé que le monde était bien fait et que tous les humains étaient nés égaux et partageaient les mêmes
beaux rêves, j’avais essayé de vivre dans un pays musulman. C’est là que j’ai appris. Maintenant, je sais que les hommes ne sont égaux que devant la loi et seulement dans les rares endroits dans
lesquels ces lois sont dans les livres et sont appliquées. Je sais maintenant que les rêves de certains sont pires que nos pires cauchemars. Enfin, mes amis, j’ai appris à apprécier à quel point
vous êtes plus aimables que la plus grande partie du reste du genre humain. Si bien que le jour où les chrétiens m’ont rendu la vie impossible dans le pays chrétien qui m’avait vu naître, je suis
allé vivre dans un autre pays chrétien. C’était il y a 23 ans, et je pense toujours que mon choix d’un pays dans lequel je puisse être chez moi a été la deuxième meilleure décision que j’aie
jamais prise, la première étant d’épouser celle qui est aujourd’hui ma seconde femme.COPIE INTERDITE SAUF AUTORISATION -
MARCOROZ
Je pourrais continuer ainsi encore longtemps, et toujours, mais je pourrais aussi résumer ce que je ressens pour vous en trois mots : je vous aime.
CE TEXTE EST UNE OEUVRE D'AUTEUR
Mais ce n’est pas d’amour qu’il s’agit ici. J’ai un sujet plus important à
aborder. Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour que vous sachiez que vous avez des comptes à me rendre, et de sacrés comptes. Vous avez des comptes à me rendre pour ces deux mille ans de
tortures et de persécutions que j’ai subies et que j’endure encore entre vos mains. Et avant que vous me répondiez qu’aucun d’entre vous n’a jamais participé lui-même à un seul pogrom,
laissez-moi vous rappeler qu’aucun des miens n’a jamais été personnellement impliqué dans une crucifixion (à l’exception des quelque 250 000 Juifs crucifiés par les Romains à l’époque où le
christianisme était encore une secte juive), et que vous n’avez jamais considéré cela comme une excuse valable. Par conséquent, ne me demandez pas non plus d’accepter maintenant votre propre
non-participation comme une circonstance atténuante.REPRODUCTION SOUMISE A AUTORISATION
Il y a pire. Rien – je dis bien rien, absolument rien – de ce dont vous avez pu nous accuser n’était vrai. Depuis deux mille ans, toutes les accusations que vous
avez formulées contre nous ont toujours été fausses. Je répète : toutes les accusations que les chrétiens ont pu prononcer contre les Juifs ont toujours été fausses.TEXTE PROTEGE PAR LE DROIT D'AUTEUR - MARCOROZ
Non, certes, nous ne sommes pas des anges. Nous avons commis nous-mêmes un certain nombre de péchés graves, à commencer par ce maudit veau d’or, mais c’était
longtemps avant votre avènement. Certains d’entre nous ont aussi pu commettre des délits ou des crimes au cours de ces deux derniers millénaires. TOUS DROITS DE REPRODUCTION RESERVES
Cependant, en tant que nation, en tant que peuple, nous sommes innocents d’absolument tout ce dont vous nous avez accusés. Je sais qu’un certain nombre de
chrétiens et même certains Juifs trouveront cette révélation choquante et difficile à croire. Si jamais vous en êtes, citez donc un seul exemple dans lequel nous avons empoisonné des puits,
propagé la peste, provoqué un tsunami, utilisé du sang humain pour fabriquer nos pains azymes, écrit les Protocoles de Sages de Sion, grossi les statistiques de la Shoah, volé des organes vitaux
à des enfants arabes, commis un acte d’agression ou quoi que ce soit d’autre qui puisse constituer une explication parfaitement raisonnable de tous vos crimes contre mon peuple. Ou alors, essayez
de prouver la validité du mensonge antisémite le plus dévastateur depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le "peuple palestinien". Si vous arrivez à prouver la culpabilité collective des
Juifs dans un seul de ces exemples, je jure solennellement de me convertir au christianisme. Mais tant que je reste juif, je maintiens ceci : c’est nous qui sommes vos victimes innocentes.
MARCOROZ
Ça ne vous plaît pas ? Tant pis. C’est pourtant la vérité. OEUVRE D'AUTEUR PROTEGEE
J’aimerais vous raconter ce qui m’est arrivé à Moscou il y a 25 ans. J’étais dans le métro avec ma femme, enceinte de huit mois à l’époque. Le wagon n’était pas bondé. Tous les sièges étaient
occupés, mais à part nous, il n’y avait qu’une passagère debout. Elle se tenait à deux ou trois mètres de nous. C’était une femme jolie, élégante, âgée d’une trentaine d’années. Un des passagers
assis juste en face de nous s’est levé, et ma femme a voulu en profiter pour s’asseoir. Tout à coup, cette femme a bondi et a poussé ma femme avec le même geste qu’un joueur de hockey. Je
n’exagère pas : si je ne l’avais pas attrapée, elle serait tombée. La femme en a profité pour s’asseoir confortablement, un sourire de satisfaction sur le visage. Un homme qui s’en serait
pris de cette façon à une femme enceinte en présence du mari ne s’en serait pas sorti indemne, mais que faire lorsqu’il s’agit d’une femme ? J’ai d’abord pensé qu’elle n’avait pas remarqué
l’état de ma femme. Je lui ai demandé : "Vous ne voyez pas qu’elle est enceinte?" D’une voix claire, agréable, distinguée et naturellement assez forte pour être entendue dans tout le wagon, la femme m’a répondu : "C’est vraiment
dommage qu’on n’ait pas laissé Hitler vous exterminer tous, Juifs suceurs de sang ! Ça ne serait pas plus beau, de vivre sur une planète qui ne soit pas empoisonnée par votre
puanteur ?"
À cette question de pure forme, personne n’a répondu. Les gens se sont tous comportés comme s’ils étaient sourds et aveugles. Nous sommes descendus à la station suivante et nous avons attendu la
prochaine rame. COPIE SANS MENTION DES SOURCES => POURSUITES PENALES
Je n’avais aucun lien avec cette femme. Je ne l’avais jamais vue, et grâce à Dieu, je ne l’ai pas revue non plus. Elle était peut-être tatare : les Tatars sont musulmans et détestent les
Juifs avec au moins autant de passion que les Arabes. Ou bien, peut-être était-elle tout simplement folle, au sens le plus littéral. Mais ce que je ne peux pas oublier, c’est la façon soudaine
dont tous les passagers du wagon ont fermé les yeux et ont fait comme s’ils étaient sourds. Ils étaient pourtant plusieurs dizaines. Bien sûr, je ne me serais pas attendu à ce qu’ils viennent
tous au secours de ma femme. Cependant, j’aurais quand même vécu cette expérience autrement si au moins l’un d’entre eux avait fait ce qu’une personne un tant soit peu convenable devrait faire de
façon automatique, sans même y réfléchir, dans une telle situation : proposer son siège à cette femme enceinte agressée sous ses yeux. Je crois sincèrement qu’ils se seraient conduits
autrement si ma femme et moi avions été des chrétiens comme ils l’étaient tous. Sauf que si nous avions été chrétiens, rien de tout cela ne serait arrivé.REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION
Vous serez peut-être tenté d’expliquer ce comportement par des différences entre les dogmes obscurs du christianisme orthodoxe russe et les
nobles enseignements de votre propre église. Laissez tomber. Cet incident dans le métro de Moscou était la démonstration d’un mode de conduite typiquement chrétien envers les Juifs. Non pas que
vous nous haïssiez : ce n’est pas le cas pour la plupart d’entre vous. Seulement, après nous avoir diabolisés pendant 2 000 ans, comment pourriez-vous ne pas croire à vos propres
mensonges, au moins en partie ? Vous nous assurez que certains de vos meilleurs amis sont des Juifs, et cela se peut très bien. Et cependant, n’avons-nous pas tué
Jésus ?
Regardons les choses en face, vous ne nous avez pas pardonné les crimes que vous avez commis contre nous, et je pense que vous ne nous les pardonnerez jamais, même si, le plus souvent, vous ne
nous haïssez pas assez pour risquer de vous attirer des ennuis. En général, vous n’en avez pas besoin parce qu’il se trouve toujours, et c’est bien pratique, des gens qui nous haïssent
suffisamment pour proposer leurs services. Il y a soixante ans, ce furent les Allemands. Aujourd’hui, ce sont les Arabes. Grâce à eux, vos mains de chrétiens restent toujours propres, comme si
elles n’avaient jamais été tâchées d’aucune goutte de sang juif. Quand vous aurez fait justice aux auteurs de la prochaine Shoah, d’autres se porteront volontaires pour s’occuper des rescapés. Si
tant est qu’il y ait des rescapés, bien entendu. C’est la raison pour laquelle les Juifs ne seront jamais en sécurité parmi
vous.REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION ET EN CITANT TOUTES LES SOURCES (AUTEUR, TRADUCTEUR, LIEN URL,
DATE)
La restauration (que vous appelez création) d’Israël vous a permis d’exprimer votre antisémitisme dans des termes tout à
fait politiquement corrects. Si vous n’êtes pas d’accord avec le gouvernement israélien, vous avez bien le droit de le critiquer, n’est-ce pas ? Surtout si certains de vos meilleurs amis
sont juifs. Qu’est-ce que cela peut avoir d’antisémite ? Le président Bush a récemment appelé Israël "une jeune nation". A-t-il pensé un instant que si Israël était une nouvelle nation en
1948, cela signifiait que c’était une nation créée sur la terre d’un autre peuple et que son véritable propriétaire était fondé à s’y opposer ? A-t-il dit une inexactitude ? Non,
c’était une prise de position. CE TEXTE EST PROTEGE PAR LE DROIT D'AUTEUR
Dès qu’Israël a été rétabli sur une partie de son antique territoire, les Arabes lui ont déclaré la guerre. Qu’ont fait les nations chrétiennes, depuis le début, pour défendre Israël contre cette
agression arabe permanente ? Quelques-unes lui ont vendu des armes de temps à autre. Les États-Unis ont souvent bloqué les résolutions anti-israéliennes du Conseil de Sécurité. Cependant,
chaque fois que les Arabes ont ouvertement attaqué Israël, les États-Unis s’en sont finalement mêlés pour obliger celui-ci à rendre tout ce qu’il avait conquis lors de ses guerres défensives, ce
qui a permis à l’agression arabe contre Israël de continuer. Et toutes ces nations, y compris les États-Unis, de façon de plus en plus honteuse, soutiennent les Arabes contre Israël et contre
leurs propres intérêts à long terme. REPRODUCTION DE CE TEXTE INTERDITE SAUF AUTORISATION
La création en 1967 de l’"antique peuple palestinien" a été inspirée par le Politburo. Est-ce qu’une seule des nations chrétiennes s’est opposée à ce
mensonge antisémite ? Pas plus qu’elles ne s’étaient opposées à tous les autres mensonges antisémites. Aujourd’hui, dans le monde, davantage de capitales ont une ambassade de "Palestine"
qu’une ambassade d’Israël. Pourquoi cela ?REPRODUCTION
INTERDITE
Le pétrole est une excuse bien mince pour soutenir les Arabes contre Israël. Les Arabes sont plus dépendants de leurs ventes de pétrole que ne le sont les pays consommateurs. Les Arabes sont
obligés d’acheter au monde extérieur tout ce dont ils ont besoin pour survivre, et comme la crotte de chameau n’a pas une cote particulièrement élevée sur le marché international des matières
premières, le pétrole est leur seule source de revenu. N’avez-vous jamais entendu dire qu’un embargo sur les ventes irakiennes de pétrole avait entraîné la mort d’un demi-million de bébés
irakiens ? Vos prises de position n’ont rien à voir avec le pétrole. Elles ont à voir avec l’antisémitisme. REPRODUCTION
INTERDITE
Votre antisémitisme vous a rendus aveugles aux distinctions entre le bien et le mal. De ce fait, vous avez laissé le mal pénétrer vos
foyers. Pendant que vous continuez à marmonner dans un jargon politiquement correct à propos d’une "autre religion d’Abraham" et d’une "religion de paix", l’Europe, naguère chrétienne, est
envahie par les musulmans. Les États-Unis ne tarderont pas à connaître le même sort. Non, mes chers amis, nous ne sommes pas en sécurité parmi vous.
J’aime vraiment le pays dans lequel je vis maintenant. Je ne crois pas que les Juifs aient déjà été aussi bien intégrés quelque part dans une société qu’ils le sont aux États-Unis. Peut-être
seulement en Allemagne avant la Nuit de Cristal. La Nuit de Cristal, vous pensez qu’elle ne pourrait pas se produire ici ? N’en soyez pas si sûr. Quand les musulmans auront atteint une masse
critique aux États-Unis, votre propre sécurité ne sera même plus garantie. Autant j’aime considérer que je suis chez moi ici, autant je vois de plus en plus clairement que mon avenir et l’avenir
de mes enfants est en Israël. COPIE INTERDITE SAUF AUTORISATION
Aujourd’hui, les Arabes parlent ouvertement de la destruction totale d’Israël. Leur "plan de
paix", celui proposé par les Saoudiens il y a deux ans et récemment repris à Beyrouth, accorde aux Juifs israéliens une possibilité d’échapper à leur extermination. Et pourtant, vous continuez de
réclamer une "solution de deux États". Il faut être sourd pour ignorer la menace arabe proférée contre Israël. Il faut être aveugle pour ne pas voir que la "solution des deux États" serait une
solution finale, au sens hitlérien du terme.
Comment se fait-il que j’éprouve tout à coup le même sentiment que dans ce wagon de métro il y a 25 ans ?MARCOROZ
La superficie d’Israël dans ses frontières internationalement reconnues est de 20 699 km2. Ajoutons les hauteurs du Golan (environ 1 295 km2), la Judée et la
Samarie (5 607 km2 au total) et Gaza (362 km2), toutes ces zones faisant historiquement partie d’Israël, que vous soyez disposés ou non à accepter cette vérité.
Nous obtenons une superficie totale de 27 964 km2.MARCOROZ
Avant la Seconde guerre mondiale, il y avait 18 millions de Juifs dans le monde. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que 13 millions. Cela fait deux mille ans que nous vivons parmi vous. Nous avons
toujours fait notre part du travail, et si vous jetez un coup d’œil à la proportion de Juifs parmi les lauréats du prix Nobel, vous êtes bien obligés d’admettre que nous avons plus que largement
contribué à la société. REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION
Il n’y a pas si longtemps, vous promettiez à vos esclaves affranchis 40 acres et une mule. Moi, tout ce que je demande,
c’est la moitié d’une acre – non pas de votre pays, mais du mien, et la mule, vous pouvez la garder. Il me semble que nous méritons au moins cela. Si vous nous accordez une demi-acre par
personne, nous posséderons alors 6,5 millions d’acres, soit 26 304 km2 de la terre d’Israël. Il restera alors 1 660 km2 non attribués, mais nous aurons besoin de
cette surface de terrain pour pouvoir conserver la tradition israélienne qui consiste à planter un arbre en l’honneur de chaque « Juste parmi les
nations ».
Ou peut-être pensez-vous qu’il ne nous faut même pas cela ?
Amicalement. REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION ET EN CITANT TOUTES LES
SOURCES (AUTEUR, TRADUCTEUR, LIEN URL)
Zack Lieberberg est mathématicien et informaticien et habite New York.
© 2005 - Zack Lieberberg - http://middleeastfacts.com/yashiko/
© 2008 - Marcoroz pour la traduction
POUR SION JE NE ME TAIRAI PAS !
POUR JÉRUSALEM JE NE RESTERAI PAS SILENCIEUX ! (Isaïe 62:1)