Ceci n'est pas de l'antisémitisme

 

(article rédigé le 4 octobre 2013 par l’association « Droit au temps », dans le cadre du Mouvement contre le repos hebdomadaire du samedi)

 

Une bonne nouvelle : l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a voté le 1er octobre 2013 une résolution intitulée « Le droit à l’intégrité temporelle ».

 

BoycottDifférentes pratiques y sont qualifiées de « violations de l’intégrité temporelle des personnes ».

 

Il s’agit notamment de la pratique du repos hebdomadaire du vendredi soir au samedi soir, qui prive les enfants du droit à effectuer leurs devoirs scolaires quand bon leur semble.

 

La liste complète comprend :

 

- Le fait de remplacer pendant plusieurs jours daffilée le pain normal par du pain azyme ;

- la pratique d’un jour chômé hebdomadaire en début de week-end pour des motifs religieux ;

- les repas sans laitages, lorsqu’ils comportent de la viande ;

- les signes religieux en forme d’étoile à six branches.

 

l jude-law La résolution appelle les États membres à « définir clairement les conditions médicales, sanitaires et autres à respecter s’agissant des pratiques qui sont aujourd’hui largement répandues dans certaines communautés religieuses, telles que la pratique d’un repos hebdomadaire médicalement non justifié chez les mineurs. »

 

Elle appelle également les États à « engager un débat public, y compris un dialogue interculturel et interreligieux, afin de dégager un large consensus sur les limites à ne pas dépasser en ce qui concerne les atteintes à l’intégrité physique des enfants compte tenu des normes des droits humains » et à « adopter des dispositions juridiques spécifiques pour que certaines pratiques ne soient pas réalisées avant qu’un enfant soit en âge d’être consulté. »

 

La résolution a été adoptée par un vote de 77 voix pour et 19 voix contre, avec 12 abstentions.

 

Judenstern.jpgLes travaux du Jewish Shabbat Resource Center (JSRC, Centre juif de ressources sur le Shabbat) ont été utilisés pour soutenir le rapport en faveur de la résolution. Le docteur Otto Weininger, directeur exécutif du JSRC, s’est félicité de cette nouvelle. « Nous sommes très heureux du travail réalisé en faveur de cette résolution et de ce résultat décisif. Nous espérons que cette résolution élargira le débat sur le repos hebdomadaire et les droits des enfants et augmentera la reconnaissance du préjudice physique, moral et psychologique », a-t-il déclaré.

 

 

P.S. : Il est possible que quelques petites erreurs se soient glissées dans le texte ci-dessus (inspiré, en réalité, de ceci), mais elles n’en modifient en rien la teneur et n’en altèrent pas le message essentiel.


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L’expérience montre, de façon désespérante, que les victimes de viols ne savent pas tirer les leçons de leur malheur et se mettent, à leur tour, à violer les autres.


Si Antoine Casubolo a défendu la thèse de l’assassinat de Coluche, c’est par solidarité communautariste, sachant qu’il a lui aussi des origines italiennes du côté de son père.

 

Shining.jpg Les personnes ayant un père, une mère ou des grands-parents originaires de Bretagne entretiennent toujours un rapport très particulier avec l’argent.

 

Il existe un complot pour exterminer la moitié de l’humanité à l’aide d’une souche microbienne, et ceux qui travaillent à ce projet sont des chrétiens orthodoxes.

 

Les souverainistes québécois sont des êtres malfaisants qui prennent plaisir à massacrer des hommes, des femmes et des enfants. Ils exercent leur influence perverse au sein des gouvernements de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique. 

 

Ne soyez pas surpris si votre candidature n’est pas retenue : dans cette profession, ceux qui font carrière ont tous les yeux bleus. Si vous n’avez pas les yeux bleus, vous n’avez aucune chance.

 

* * * * *

 

Le lecteur conviendra, j’imagine, que les propositions qui précèdent sont plus absurdes l’une que l’autre, et qu’il faudrait être complètement dément pour croire à de telles fadaises.


BDB-001b.jpgMaintenant, dans ce qui précède, remplacez tout simplement les origines italiennes ou bretonnes par des origines juives. Remplacez les viols par les persécutions antisémites, et le souverainisme québécois par un autre mouvement d’auto-détermination, le sionisme. Remplacez le christianisme orthodoxe par le judaïsme, ou la couleur des yeux par une certaine appartenance ethnique. En un mot, formulez les mêmes propositions à propos des Juifs.

 

Vous obtenez quoi ? Des ragots que des milliers de gens autour de vous colportent, et prennent pour argent comptant (dans certains cas, ils sont même des millions à y croire). Dès que c’est des Juifs qu’il est question, tout change.

 

Comme le disait un jour très justement Gilles William Goldnadel : les Juifs, ça rend fou.


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Surtout, ne pas faire d’amalgame.

Ce n’est pas parce qu’on se prénomme Mohamed qu’on est musulman.

Ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on se laisse influencer par les reportages de France Télévisions consacrés au Proche-Orient. D’autant que l’absence de toute mauvaise intention, l’objectivité et le professionnalisme des journalistes ne sauraient être mis en doute.

Dents-Amalgame.jpgCe n’est pas parce qu’on a déjà commis une vingtaine de délits en l’espace de quelques années, qu’on doit être stigmatisé comme délinquant.

Ce n’est pas parce que des gens portent plainte pour coups et blessures qu’il faut donner suite, surtout si l’auteur présumé de ces coups et blessures se prénomme Mohamed. Car en donnant suite, on risquerait de stigmatiser certaines catégories de personnes.

La stigmatisation mène au racisme, et le racisme tue. Nous en avons ici une bonne illustration : si Mohamed, dans sa banlieue toulousaine, ne s’était pas senti stigmatisé, il n’aurait sûrement pas tué un militaire antillais.

Ce n’est pas, non plus, parce qu’on va suivre des stages de formation à l’étranger qu’on doit être stigmatisé. Appréhender et interroger un homme qui revient d’un séjour prolongé en Afghanistan ou au Pakistan, alors qu’on n’appréhende pas des gens qui reviennent d’un séjour de deux semaines aux Baléares, ce serait pratiquer une discrimination.

Et si, en outre, l’homme appréhendé se trouvait, par pur hasard, être musulman, ou d’origine maghrébine, voire les deux à la fois, alors le racisme ne serait pas loin.

Voilà pourquoi il n’était pas possible d’arrêter plus tôt ce jeune homme, avant qu’il ne commette l’irréparable. La discrimination n’est pas admissible. Nous sommes dans un État de droit !

Sans compter qu’on a des témoignages selon lesquels ce Mohamed était un jeune homme fort sympathique, avec qui on pouvait prendre un verre et discuter en toute amitié.

Ce n’est pas parce qu’on poursuit une fillette de huit ans dans la cour d’une école juive pour lui mettre une balle dans la tête qu’on est antisémite. Surtout si la fillette était sioniste. Il ne faut pas confondre antisionisme et antisémitisme.

Et puis, n’oublions pas qu’avant de s’en prendre à des enfants juifs, Mohamed avait abattu trois militaires, dont deux musulmans. Par conséquent, si l’on veut parler d’antisémitisme, alors il faut aussi évoquer l’islamophobie : celle de Mohamed, et celle de ses commanditaires iraniens.

Si l’on veut comprendre comment un tel drame a pu se produire, il ne faut pas négliger le fait que Mohamed ait grandi dans les banlieues. Je sais ce que c’est, je suis moi-même issu des banlieues. Je suis né dans les Hauts-de-Seine et j’ai passé la plus grande partie de mon enfance dans le Val-de-Marne. C’est certainement ce qui explique mes manières parfois un peu brusques.

Il faut savoir également que le jour où Mohamed a voulu entrer dans la Légion, les recruteurs n’ont pas retenu sa candidature. Comble de malchance, le jeune carrossier s’est même retrouvé au chômage : il voyait venir le moment, le pauvre, où il n’aurait plus un sou pour s’acheter ses munitions.

Sandler-Monsonego.jpgIl est bien regrettable que l’auteur de la tuerie de l’école juive soit mort alors que les autorités le voulaient vivant, mais nous savons qu’il s’est envoyé lui-même une balle dans la tête en sautant par la fenêtre (tout en tirant sur les policiers de l’autre main).

Il n’aurait pas été admissible que les forces de l’ordre l’abattent délibérément. Toucher à un Arabe, c’est toucher à la République (c’est valable aussi pour un Rom, bien évidemment).

Heureusement, nos dirigeants sont décidés à mettre tout en œuvre pour empêcher que de tels drames se reproduisent. Le président de la République a déjà annoncé des mesures radicales. Désormais, avoir grandi dans les « banlieues » sera considéré comme un délit, et tout chômeur ayant grandi dans une banlieue sera poursuivi pénalement.

Autre motif que nous avons d’être rassurés pour l’avenir, le grand-rabbin de France lui-même a appelé les Juifs à éviter tout amalgame entre le djihad et l’islamisme.

Et nos dirigeants politiques ont veillé à mettre en garde la communauté juive contre toute velléité d’exercer, comme les Juifs avaient l’habitude de le faire au lendemain d’attentats visant leur communauté, des représailles dans les cours des écoles coraniques et catholiques.

Il est réconfortant de savoir que nous avons des dirigeants politiques dignes et responsables et qu’à l’avenir, il n’y a plus lieu de craindre que des Juifs aillent commettre de tels actes.

 

Voir aussi : http://jssnews.com/2012/03/23/le-syndrome-pathologique-de-la-france-par-shmuel-trigano/


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Dans un échange de courriels sur un sujet sans rapport direct avec ce qui va suivre, un monsieur ayant visité mon blog m’écrit : « [J]e pense qu’il est prudent que nous évitions d’aborder le conflit israélo-palestinien. » Sage réflexion, de la part d’une personne qui a remarqué mes positions diamétralement opposées aux siennes sur ce sujet sensible.

 

Il faut croire que c’est plus fort que lui, car il ajoute aussitôt : « [J]e suis […] anti-sioniste et je n’admets pas qu’un peuple qui a tant souffert puisse en faire souffrir un autre. » Comme disait John Cleese, Don’t mention the War !


Passons sur le côté erroné (ou mensonger) de cette assertion, sur lequel je n’ai pas besoin de revenir.

 

Ce monsieur admet donc qu’un peuple qui n’a pas spécialement souffert puisse en faire souffrir un autre. Ne pas avoir souffert donnerait donc le droit de faire souffrir autrui, tandis que si vous avez-vous-même souffert, alors on doit vous refuser ce droit, à vous et à vous seul.

 

Bien évidemment, quand vous lui mettez sous les yeux la logique absurde qui sous-tend son propos, il vous répond qu’il n’admet cela d’aucun peuple. Mais dans ce cas, pourquoi fait-il entrer en ligne de compte le passé du peuple dont il est question ? Et pourquoi réserve-t-il ce genre de commentaire au seul cas d’Israël ?

 

BDV-fev-09-a.jpgEn outre, ceux qui prétendent refuser un « droit » aux Juifs (et à eux seuls) sous prétexte qu’ils ont souffert, tiennent bien souvent le raisonnement inverse à propos d’autres nations ou d’autres populations. Certains trouvent des circonstances atténuantes aux pires régimes despotiques et aux agresseurs les plus cruels, sous prétexte que ce sont d’anciens colonisés. Quant aux « Palestiniens », justement, on leur pardonne tout, y compris les attentats-suicides contre des civils et les assassinats d’enfants. Il faut les comprendre, les pauvres, ils ont souffert.

 

Ou bien, ils tiennent ce raisonnement inverse à propos des criminels et des délinquants dans la société où ils vivent (en l’occurrence, en France) : ils leur trouvent des circonstances atténuantes, en raison de leur enfance malheureuse – voire même, en raison du passé supposé douloureux de leur famille d’anciens colonisés. Pour tous ceux-là, au contraire, avoir souffert donnerait des « droits ». La contradiction ne semble pas les gêner outre mesure.

 

Le refus exprimé par ce monsieur ne porte pas sur le fait (fantasmé) qu’une souffrance serait infligée à quelqu’un, mais sur l’identité de celui qui est censé l’infliger. En d’autres termes, il réserve un critère de jugement très particulier – ce que l’on appelle appliquer deux poids et deux mesures – à ce « peuple qui a tant souffert ». Il importe aussi de noter que le peuple en question, le « peuple qui a tant souffert », n’est pas le peuple israélien, mais le peuple juif.

 

Loin de moi l’idée de qualifier ce monsieur, particulièrement sensible à la souffrance des Juifs, d’antisémite. Mais comme je le disais plus haut, il y a quelque chose qui est plus fort que lui. Car enfin, appliquer deux poids et deux mesures selon qu’il s’agisse des Juifs ou d’une autre population (et ce, en défaveur des Juifs), quel est le terme pour qualifier cela ?


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