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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 11:39


L’actualité du sommet de Copenhague me fournit une belle occasion de reprendre le thème de mon dernier billet, la dénégation. En effet, ceux qui remettent en question le réchauffement planétaire, notamment des blogueurs de tendance « néoconservatrice » et autres négateurs de la gravité des atteintes à l’environnement, alternent curieusement deux affirmations contradictoires. Tantôt, le réchauffement ne serait pas lié aux activités humaines, et tantôt, il n’y aurait pas de réchauffement.

Je ne sais pas si réchauffement il y a, et si oui, quelle y est vraiment la part des activités humaines.

SoleilJe sais seulement que l’importance de limiter les émissions de gaz à effet de serre et les mesures pour lutter contre le changement climatique reviennent comme un leitmotiv dans les études réalisées par des organismes internationaux comme l’Union européenne, la Banque mondiale et l’OCDE, y compris dans des documents à usage interne.

Surtout, je suis obligé de constater chez les sceptiques du réchauffement, quand ils ne se contentent pas de voir dans les rares neiges de l’hiver la preuve que le réchauffement est un mythe, quelque chose qui ressemble fort à une dénégation freudienne : « il n’y a pas de réchauffement, d’ailleurs il est moins important qu’on l’a cru, et il n’est pas lié à l’activité humaine ».

J’entends dire, ou je lis sur certains blogs, que l’écologie serait la nouvelle idéologie à la mode et la plus dangereuse, la nouvelle « religion » des masses, ou des élites, celle qui remplacerait le communisme, etc.

Ceux qui tiennent ces propos affirment dans un même élan que cette nouvelle mystification, savamment orchestrée, aurait pour but véritable de détourner l’attention du vrai danger que représenteraient, par exemple, l’offensive islamique contre l’Occident et la capitulation des élites occidentales devant la menace islamique.

Le paradoxe, c’est qu’en tenant un tel discours, ils essaient eux-mêmes de nous faire croire que la plus grande menace serait l’écologie, et non l’Islam. Ce qu’ils nous disent, finalement, c’est que l’écologie est l’idéologie la plus dangereuse, puisqu’elle sert à détourner l’attention de l’idéologie la plus dangereuse qui n’est pas du tout l’écologie. Bref, le vrai danger est ici, puisque le vrai danger est ailleurs.

Cherchez l’erreur.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:15


En cette sinistre époque de remontée de l’antisémitisme, les ennemis d’Israël, qui ne reculent devant aucune ignominie, ont eu l’idée de dénicher parmi les détenus des prisons israéliennes un voyou (que dis-je, un terroriste) ayant la nationalité française, de le proclamer « prisonnier d’opinion » et de le comparer à Guilad Shalit. Cela me fait penser à Maurice Papon, lors de son procès, se comparant à Oskar Schindler.

On a pu assister, là encore, à un exemple de ce que Freud a appelé la dénégation. Rappelons cet exemple proposé par Freud : « Je ne t’ai jamais emprunté ce chaudron, et d’ailleurs je te l’ai rendu, et puis, il était déjà percé au départ. » Cette phrase, par les contradictions qu’elle contient, prouve que celui qui la prononce a bel et bien emprunté le chaudron (sinon, il ne dirait pas qu’il l’a rendu) et que c’est bien lui qui a fait le trou (si le chaudron avait été percé au départ, il ne l’aurait pas emprunté ; ou alors, il ne pourrait pas le savoir).

En l’occurrence, la dénégation m’a sauté aux yeux quand je suis tombé sur un articulet de Wikipedia consacré au voyou en question, et manifestement écrit par un idéologue gauchiste « pro-palestinien ». Le Grand-rabbin Ovadia Yossef, cible de la tentative d’assassinat, y était qualifié de « controversé rabbin ». On est censé comprendre que si ce rabbin est « controversé », cela atténue certainement la gravité du crime, ou peut-être même que cela l’excuse ! Or, depuis, l’articulet en question a été légèrement retouché : le mot « controversé » a disparu. On comprendra mieux, dans un instant, pourquoi.

Remarquons au passage que le terme « controversé » semble être venu compléter depuis peu la novlangue de nos idéologues en herbe : Avigdor Lieberman est qualifié de ministre « controversé », Ovadia Yossef de rabbin « controversé »… Les rabbins « controversés », il y en a eu apparemment un certain nombre dans l’Histoire, à commencer par un certain Yehoshoua ben Yossef, dit Jésus. Mais ici, l’emploi de ce terme et son retrait subit, dans un « article » tendant à faire croire que Hamouri serait innocent, constituent un cas particulièrement intéressant.

En effet, la dénégation dont je parle, de la part des « défenseurs » autoproclamés de Salah Hamouri, pourrait se résumer ainsi : « Hamouri n’a participé à aucune tentative d’assassinat, d’ailleurs son rôle dans ce projet était un rôle de second plan, et puis, le rabbin qu’il s’agissait d’assassiner était un personnage controversé. »

Autre phénomène analysé par Freud, la projection, qui consiste à voir chez autrui ce que l’on a en soi-même. Nous avons aussi dans cette affaire un bel exemple de projection freudienne : des communistes et autres adeptes du totalitarisme qui voient des
« prisonniers d’opinion » dans une des démocraties les plus exemplaires du monde.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 21:20


En écrivant mon billet précédent, et plus précisément la seconde anecdote avec sa version revue et corrigée, j’ai inévitablement pensé à cette blague de « Radio-Erevan », bien connue en Union Soviétique à l’époque du totalitarisme communiste :


Un auditeur nous demande : est-il vrai qu’on a offert au camarade Chostakovitch, en récompense pour ses mérites, une automobile noire ?

Nous répondons : c’est exact. Sauf qu’elle n’était pas noire, mais grise ; et qu’il ne s’agissait pas d’une automobile, mais d’une bicyclette. Et enfin, si vous nous permettez, encore une petite précision, elle lui a été non pas offerte, mais volée.


On pourrait tirer de l’actualité de nombreuses variantes de cette blague. Ainsi, par exemple :


nullUn auditeur nous demande : est-il vrai que le gouvernement israélien a décidé de construire neuf cents nouveaux logements dans la colonie de Gilo, à Jérusalem-Est ?

Nous répondons : c’est cela même. Sauf que c’est une décision non pas du gouvernement, mais de la commission de planification de la municipalité de Jérusalem ; que cette décision n’est pas de construire, mais seulement de donner le feu vert à l’étude d’un tel projet ; et que Gilo n’est pas une colonie, mais un quartier de Jérusalem. Et encore une petite précision : le quartier de Gilo n’est pas à l’est, mais au sud-ouest de la ville.

(voir article de J.M. Allafort, http://www.terredisrael.com/infos/?p=14917)

  

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 18:28


Je dois les deux anecdotes qui suivent à Claude Abromont, avec qui j’ai étudié l’analyse musicale. La première lui avait été racontée par son professeur Max Deutsch, lui-même ancien élève du célèbre maître viennois.


Un jour, Arnold Schönberg, de mauvaise humeur, harangue ses élèves :

« Vous ne comprenez rien à ma musique ! »

Un silence pendant lequel personne, dans la salle de cours, n’ose broncher, puis :

« Vous n’avez rien compris ! »

Silence des élèves, toujours.

« Le troisième mouvement de ma suite est une fugue ! »

Silence de stupeur dans la salle.


La deuxième anecdote porte sur des faits dont Max Deutsch n’a sans doute pas été le témoin direct, et Claude Abromont non plus, d’où quelques distorsions qui ne la rendent que plus cocasse.

nullRéfugié aux États-Unis, Schönberg, grâce à un ami désireux de l’aider à trouver une source de revenu, rencontre un des grands producteurs de la MGM. Il m’avait semblé comprendre qu’il s’agissait de Samuel Goldwyn lui-même, qui l’aurait accueilli par ces mots : « Ah, Monsieur Schönberg, j’aime la belle musique que vous écrivez ! » Schönberg, contrarié, aurait répliqué : « Je n’écris pas de la belle musique ! » L’entretien se serait terminé là, Schönberg tournant les talons aussi sec pour quitter la pièce sans un mot de plus et renonçant définitivement à composer pour Hollywood.

Cette façon de raconter l’histoire est savoureuse, mais je crois qu’il y a quelques inexactitudes. D’abord, l’ami en question était plutôt une amie, Salka Viertel. Ensuite, le producteur n’était pas Samuel Goldwyn, mais Irving Thalberg. En troisième lieu, il semble que ce soit Thalberg qui, ayant aimé La Nuit transfigurée, ait demandé à rencontrer Schönberg. Thalberg voulait une musique pour le film The Good Earth, d’après Pearl Buck. Au moment où il lui dit « J’ai été si ému par votre belle musique ! », Schönberg l’interrompt : « Je n’écris pas de la belle musique ! » À noter aussi que Thalberg aurait dit non pas « beautiful », mais « lovely ». Enfin, l’entretien, en réalité, ne s’est pas terminé là (pour en savoir plus, on lira ce qu’en rapportent Alex Ross, Otto Friedrich et X. Trapnel).

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 21:33


Il y a quelques années, alors que j’arpentais la rue de Courcelles, à Paris, à proximité du parc Monceau, j’ai vaguement aperçu sur le trottoir, presque sous mes pas, quelque chose que je ne pouvais pas identifier car il faisait déjà nuit.

nullC’était tout petit et gris verdâtre. Cela pouvait être aussi bien un étron qu’un animal immobile ou un caillou.

Écoutant mon intuition, j’ai ramassé l’objet, rassuré par sa dureté au toucher (ouf !) et par son immobilité... C’était une ammonite, de taille très modeste puisqu’elle tenait dans le creux de ma main.

Vous avez peut-être chez vous une ou plusieurs ammonites fossilisées, peut-être plus imposantes, peut-être plus belles, mais… vous ne les avez sûrement pas trouvées sur un trottoir de la rue de Courcelles !

nullAutre petit trésor en ma possession, cet autographe de Claude Lévi-Strauss, sur un courrier à moi-même adressé par le maître. Je le ressors aujourd’hui en guise d’hommage à ce grand monsieur qui vient de nous tirer sa révérence, à moins d’un mois de son cent-unième anniversaire. Ce qui est émouvant dans cette signature, c’est qu’elle a été tracée par un homme de 95 ans.

Il y a quelques années, une amie qui habitait en Haute-Marne, à proximité de Lignerolles, m’avait prêté son exemplaire de « Tristes tropiques ». De mémoire, la dédicace que le grand homme y avait écrite à son attention, dans les années quatre-vingt-dix, commençait ainsi : « Ému, dans mon grand âge, de rencontrer de telles marques d’affection, j’en remercie Mme … [...] ». L’élégance et le style, encore et toujours.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 13:02


Une fois n’est pas coutume, je publie une critique de la politique d’Israël (en réalité, ce n’est pas la première fois, voir par exemple ici). Cette critique n’est pas de moi, mais de Daniel Greenfield. Je l’ai simplement traduite en français, et elle a été publiée sur le site de l’UPJF :

Pourquoi Israël perd les guerres militaires et médiatiques, par Daniel Greenfield (lien modifié)

nullDepuis quelques années, on entend très souvent un certain nombre d’idéologues et autres individus plus ou moins douteux colporter cette idée absurde que des critiques de la politique d’Israël seraient assimilées à de l’antisémitisme.

Naturellement, ils évitent de préciser par qui, selon eux, une telle assimilation abusive serait pratiquée. Il est vrai qu’on n’a pas beaucoup de difficulté à le deviner. 
 

Personnellement, malgré tous mes efforts de mémoire, je ne me souviens pas avoir jamais entendu quelqu’un qualifier d’antisémite une simple critique de la politique d’Israël.

Aujourd’hui, je les prends au mot, tous tant qu’ils sont. Je leur fais cette promesse : chaque fois que quelqu’un parlera d’antisémitisme à propos de la critique d’Israël que je viens de faire publier, j’en ferai mention ci-dessous.

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Cette critique de la politique d’Israël par Daniel Greenfield a été publiée en anglais le 22 septembre 2009 sur le blog « Sultan Knish ». Sa traduction en français a été faite par moi-même. Mon texte a été révisé et mis en ligne par Menahem Macina le 30 octobre 2009.

Au moment où vous lisez ces lignes, personne n’a encore accusé l’un de nous trois d’antisémitisme.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 11:15


Au cours d’une émission de radio (filmée), deux philosophes ont confronté leurs points de vue à propos de l’arrestation de Roman Polanski. J’ai regardé cette vidéo qui circule sur Internet, et je me suis demandé pourquoi le dialogue entre ces deux hommes brillants et intelligents était aussi difficile. Il m’a semblé qu’ils avaient autant raison l’un que l’autre. Avec une logique aussi implacable que la Marche au supplice de Berlioz, Yves Michaud a expliqué pourquoi Roman Polanski ne devait pas échapper à la justice américaine. Un Finkielkraut visiblement ulcéré a dénoncé, avec non moins de raison quoique moins de rigueur, l’opprobre dont Polanski fait l’objet depuis qu’il a été arrêté.

nullDans cette affaire, je relève surtout deux problèmes : le fait que Roman Polanski soit arrêté aujourd’hui, bien qu’apparemment, aucun élément nouveau ne soit venu s’ajouter à cette affaire vieille de plus de trente ans, et le déchaînement d’une foule de salauds qui réclament sa peau. 

Jusqu’ici, comme bien d’autres, j’avais entendu parler de cette histoire de détournement de mineure, et cela ne m’empêchait pas, comme bien d’autres, d’admirer le génie de Polanski, de regarder ses films, d’aller le voir sur scène dans sa magnifique adaptation au théâtre de « La Métamorphose » de Kafka. Il faut dire que, comme bien d’autres, j’imagine, je ne connaissais pas les détails sordides de l’histoire – et sordides, ils le sont.

Alain Finkielkraut a cependant raison de dénoncer un « lynchage », et il sait de quoi il parle. De même, il a raison, incontestablement, de faire remarquer que le terme de « pédophile », avec cette connotation monstrueuse que l’affaire Dutroux est venue exacerber, ne va pas du tout à Polanski.

Dans « Le Locataire », j’avoue sans honte avoir adoré la scène du jardin du Luxembourg, quand Trelkowski (Polanski), croisant un petit garçon pleurnichard, lui administre une bonne trempe en le traitant de « sale petit morveux ». Pédophile, certainement pas, quel que soit le sens que l’on donne à ce mot ; mais « pédophobe », plus probablement !

Moi, ce que je reprocherais à Polanski, ce serait plutôt son mépris de la nature, tel que je le perçois dans « La Jeune fille et la mort ». Attention, ce qui suit dévoile une partie de l’intrigue. Dans ce film, Paulina Escobar (Sigourney Weaver), ayant reconnu son ancien tortionnaire en la personne de Roberto Miranda (Ben Kingsley), lui vole sa voiture, une superbe Peugeot 505 flambant neuve – cela ne nous rajeunit pas – et s’en débarrasse en la jetant dans la mer. Parce que le monsieur lui a fait du mal, c’est la nature qui doit payer ? Quel exemple pour la jeunesse !

nullIl y a aussi, moins grave mais tout aussi horripilant de mon point de vue, dans le « Bal des vampires », la musique du bal délibérément insipide jusqu’au ridicule, confiée à un instrument unique censé être un clavecin, je suppose (en réalité, une très mauvaise imitation électronique). C’est un contresens musicologique total, mais c’est surtout le signe évident du mépris dans lequel Polanski, du moins à l’époque où il a réalisé ce film, tenait la musique baroque.

Trêve de digressions. Il y a ceux qui défendent Polanski et il y a ceux qui le condamnent. Je ne me reconnais généralement pas dans les premiers, qui trop souvent défendent une caste, mais je me reconnais encore moins dans les derniers, parmi lesquels il y a trop de charognards. Je note que certains internautes réclament carrément la peine de mort pour Polanski. Mais qui sont donc tous ces vampires assoiffés de sang ?

J’aime Finkielkraut et j’aime Polanski, parce qu’on les hait. Et point seulement pour cela.

Enfin, dans le fait que Polanski soit arrêté en Suisse plutôt qu’ailleurs, et maintenant plutôt qu’il y a dix ans ou l’année prochaine, il y a quelque chose qui ne va pas. Par exemple, il est clair qu’après s’être aplatis devant le dictateur libyen, les Suisses ont voulu redorer leur blason à bon compte. Il était certes moins dangereux, mais cependant moins digne, de livrer Polanski aux Américains que de garder le fils Kadhafi sous les verrous.

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 18:36


À quelqu’un qui lui reprochait d’avoir mis en scène, dans Le Marchand de Venise, un Juif sans pitié se disposant à prélever un morceau de chair sur sa victime, Shakespeare avait répondu : « Alors quoi ? Je n’ai même pas le droit de critiquer la politique du gouvernement israélien ? »

Franchement, tous ces Juifs qui font la manche dans le métro avec leurs accordéons dont ils jouent n’importe comment, sans musicalité, c’est horripilant. Ces gens-là ne sont même pas foutus de faire des études et de se trouver un métier. Ils ont des caravanes impeccables et des grosses voitures rutilantes, des américaines ou des Mercedes, mais leurs enfants sont toujours en haillons et vivent dans la saleté. Tout le monde sait qu’ils volent et cambriolent à tire-larigot, qu’ils obligent leurs enfants à mendier et battent leurs femmes, quand ils ne les prostituent pas. Et on laisse faire !

Vous dites ? Ce ne sont pas les Juifs qui font la manche et vivent dans des caravanes ? Vous croyez que cela change quelque chose, que ce soient les Juifs ou les Basques ? Ou les Asiatiques ? Mais alors, quels racistes vous êtes !

Je suis sûr que si je me mettais à jouer de l’accordéon dans le métro, moi qui suis noir et musulman, je me ferais arrêter dans la demi-heure. On me signifierait qu’il est interdit de troubler la tranquillité des voyageurs. Mais voilà, selon que vous serez touriste ou indigène...

Vous dites ? Je ne suis pas noir ? Pourquoi ne serais-je pas noir ? Et qu’en savez-vous ? Ma photo ? Je l’ai éclaircie, et puis voilà. Je suis juif ? Et alors ? Il y a bien des Juifs noirs, non ? C’est bien ce que je disais : bande de racistes !

Quoi encore ? Je ne suis pas musulman ? Écoutez, les musulmans disent qu’Abraham, Moïse et les autres étaient musulmans, alors pourquoi ne le serais-je pas, moi qui suis un descendant d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ? D’ailleurs, mon pays, la France, a des racines musulmanes, c’est Chirac qui l’a dit ! Bande d’islamophobes !

nullC’est comme ces Alsaciens qui brûlent des voitures la nuit du nouvel an islamique. Des cohortes de sociologues et autres démagogues post-quarante-huitards leur trouvent toutes sortes d’excuses. Mais faites la même chose alors que vous n’êtes pas alsacien, ni même lorrain, et vous verrez si vous avez droit à la même indulgence ! Non mais, vraiment, dans cette société en déliquescence, il y a deux poids et deux mesures.

Et ces concierges autrichiennes qui, tout en se faisant construire une maison dans leur pays, profitent de tous les avantages qu’elles peuvent obtenir ici. Souvent aussi, elles en font le moins possible. De surcroît, on les entend toujours se plaindre du propriétaire du second, de la locataire du troisième, du poids des poubelles et que sais-je encore.

Les concierges ne sont pas autrichiennes ? Elles sont quoi, alors ? Allemandes ? Bon, je me suis peut-être trompé de nationalité. Qu’est-ce que cela change, bande de xénophobes ?

Ah, vivement que l’on fasse le ménage, qu’on nettoie la France de toute cette racaille d’outre-hexagone !

Et puis, d’ailleurs, il faut que l’Occident reste chrétien, comme l’a bien dit le dalaï-lama !

Vous n’êtes pas d’accord ? Bande de laïcards intolérants !

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 12:34


Ce 26 septembre 2009, du côté des Halles, à Paris, se tenait un rassemblement à l’initiative de plusieurs associations de défense des animaux. Une allocution du capitaine Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society, a couronné la manifestation.

 

« Un végétalien qui roule en 4x4 occasionne moins de dégâts à la planète qu’un mangeur de viande qui roule à vélo ! » Chacune des phrases du marin canadien, aussitôt traduite en français par la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali, sonne comme une formule choc. Aucun slogan démagogique, pourtant, mais des vérités étayées par des chiffres. Quatre-vingt-dix pour cent des gros poissons des océans ont déjà disparu. On tue actuellement plus de cent millions de requins par an. Au Danemark, les poulets mangent du poisson et les macareux ne trouvent plus leur nourriture. En raison des pratiques actuelles en matière d’élevage intensif, une plus grande quantité de poisson est consommée par les porcs que par les requins. Le porc est ainsi devenu le plus grand prédateur de poissons du monde ! Les poulets des élevages industriels mangent davantage de poissons que les phoques. Nous vidons la mer, non pas pour manger du poisson, mais pour manger de la viande ! Ce faisant, nous sommes en train de tuer littéralement les océans. Or, si les océans meurent, nous mourrons aussi.

 

Au nom de la non-violence, l’organisation Greenpeace, dont il fut le co-fondateur, voue aux gémonies ce « berger des mers » qui défonce la coque des navires de pêche et baleiniers illégaux à l’aide d’un éperon télescopique. Mais qui est le plus « non-violent » ? Un mangeur de viande qui étend des banderoles, ou un végétalien qui sabote une activité meurtrière illégale ? Qui est le plus cohérent dans son combat contre la violence et la destruction ? « En trente ans de lutte, nous n’avons jamais occasionné la moindre blessure à personne. » L’inverse n’est pas vrai : lui-même a survécu de justesse à une balle reçue au niveau de la poitrine. Paul Watson ne manque pas de rappeler que l’industrie de la viande est aujourd’hui la plus grave menace qui pèse sur la survie des espèces et de la planète, et que les équipages de sa flotte sont vegan, ce qui signifie qu’ils ne consomment aucune nourriture d’origine animale et ne portent pas de cuir sur eux.

 

Paul Watson entreprend actuellement de donner à l’industrie baleinière japonaise assez de fil à retordre pour que cette activité cesse d’être rentable. Il s’agit de parler à ces assassins le seul langage qu’ils comprennent, celui des pertes et des profits. Couler les navires n’est malheureusement pas envisageable ici, mais notre sympathique pirate a d’autres tours dans son sac. Ensuite, il déploiera ses efforts en Méditerranée pour faire cesser la pêche au thon rouge, et pour obtenir que l’on fasse de la mer Méditerranée un sanctuaire.

 

L’attitude du nouveau gouvernement japonais ne présage rien de bon. Plus que jamais, en affrontant l’industrie baleinière japonaise, Paul Watson et ses coéquipiers risquent leur vie. Ils le savent, et ils assument. Paul Watson, on l’aura compris, est pour moi un héros. C’est un héros d’autant plus admirable que le combat qu’il mène, dans ce monde de fous, est le plus grand et le plus juste de tous : le combat pour la survie de la planète et de toute la vie qu’elle porte.

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 23:15

 
Quelques-unes de mes photos coquines prises ce mois d'août sur la plage de Deauville...

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