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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 14:38


par Ghislain Zuccolo

Cochons payeurs : les réalités d'une filière de production moderne


photo cochonLa production porcine actuelle est constituée à 98 % d'élevages intensifs en bâtiment. Les porcs engraissés vivent parqués à vie dans des boxes étroits et à l'environnement appauvri. Les truies sont maintenues bloquées en stalles individuelles ; les cochons sont engraissés sur béton ajouré, sans litière, sans aucune activité possible, sans
possibilité de fuir une agression. Ces animaux sont contraints photo cochond'inhaler l'ammoniac qui émane de la fosse à déjections au-dessus de laquelle ils vivent. Afin de limiter les agressions qui résultent de ces conditions d'élevage, les cochons sont souvent plongés dans la pénombre. On pratique des mutilations sur les porcelets pour limiter les atteintes physiques entre animaux : on leur coupe à vif les dents et la queue.

Cochons élevés en plein air : sauvez une espèce en voie d'extinction

La flambée du prix des céréales affecte aussi dramatiquement la vie des animaux d'élevage. Pour les élevages alternatifs de cochons qui grandissent sur paille ou en plein air, ces coûts pèsent tragiquement sur une filière de production fragile.

Confrontés à la difficulté à valoriser leur production de qualité, de plus en plus de producteurs de porcs élevés en plein air cessent leur activité.

La crise alimentaire menace une filière d'élevage attentive au bien-être des animaux. Nous pouvons réagir et épargner à des milliers d'animaux une existence sordide en élevage intensif.

Si vous consommez de la viande de porc : nous vous demandons de bien vouloir redoubler de vigilance lors de vos achats. Il est urgent d'agir en choisissant de la viande de porc labellisée « agriculture biologique » ou « porc fermier élevé en liberté ou en plein air ».


Ghislain Zuccolo est Directeur de la Protection Mondiale des Animaux de Ferme (
www.pmaf.org)



NdM : Naturellement, le mieux est encore de ne pas manger de porc du tout. Les raisons de s'abstenir de consommer du porc ne manquent pas, même en dehors de toute considération religieuse. De façon plus générale, on ne peut pas valablement lutter contre la souffrance animale ni contre la dégradation de l'environnement tout en consommant de la viande.


Photos : PMAF et Fondation Brigitte Bardot

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 15:57


Il y a quelques jours, mon hébergeur, OverBlog, apparemment sollicité par certains mouvements qui prétendent lutter contre le racisme, a bloqué pendant douze heures le fonctionnement du « blog Drzz » et a menacé l’administrateur de fermer son site en raison d’un commentaire jugé « illicite ».

Suite à de nombreuses protestations, le blog a été remis en service, mais l’administrateur s’est vu contraint de retirer le commentaire incriminé.

Ce commentaire, en voici l’intégralité (j’ai simplement corrigé quelques fautes de français et de ponctuation et amélioré la présentation) :


Commentaire N°12 posté par Jean le 17/06/2008 à 11:16:08


Je soutiens lavis de [nom d’un autre internaute].

Arrêtons de faire semblant. De faire semblant de croire que les élus ne savaient pas naguère ; ceux-là même qui viennent passer plusieurs jours par semaine dans leurs circonscriptions à voir les gens du peuple. De faire semblant [de croire] que les juges et les flics sont sous-informés. De faire semblant de croire quil nous manquerait encore un bidule juridique pour que (Ô miracle) jaillisse toute la lumière.

La mentalité arabe, il y a bien longtemps quelle est connue... parlez-en aux Pieds-Noirs, aux Juifs séfarades, à ceux qui les ont côtoyés.

Alors quoi ?

Une élite corrompue et médiocre, peu renouvelée, avait de plus en plus de mal à imposer son autorité à une société faite de gens de plus en plus instruits, libres, mieux formés à résister aux mythes et [aux] croyances.

Pour sauver leur « fromage », il leur a fallu abattre lécole et les valeurs éducatives sur lesquelles reposait le fondement de cette civilisation. Et pour être sûr que le piège fonctionnerait, on a confié ce travail de sape et de destruction à grande échelle aux marxistes les plus archaïques.

Ensuite ce fut le chômage de masse voulu, organisé de toutes pièces et son corollaire, lassistanat et la fiscalité confiscatoire.

Pour terminer cette entreprise de laminage et dabêtissement généralisé de la population, notre élite gouvernementale a entrepris de couvrir le territoire dune immigration sans précédent, rapide et massive... et malléable !

Du jamais vu dans le monde.

Une immigration choisie depuis lorigine.

Chez les Arabes et les Noirs, il existe des gens fort capables et cultivés… Ceux-là, on nen a pas voulu. Je les ai vus parfaire leur formation aux USA, pas en France.

Chez nous, nous navons pas fait entrer des Slaves, pauvres, chrétiens, ayant faim de travail et dassimilation…
Non ! Nous sommes allés chercher des gens de très bas niveau, des arriérés de la brousse, paumés dans leurs traditions dun autre âge…
Un sous-prolétariat historiquement bas de gamme, nayant jamais rien engendré pour le progrès de lHomme, sans espoir, dont la dilution dans le reste de la population napportera aucune plus-value. Des gens très éloignés de nous, pour être sûr quils ne pourront pas sadapter à une société moderne. Et on tient absolument à les maintenir dans leur « culture » dorigine.

[L]a démographie et [le] flux ininterrompu à ce jour ont fait le reste : la substitution de population a commencé.

Foutez le camp… On ne vit quune fois.

Le pays est mort.



L
es propos qui précèdent ne reflètent que le point de vue de leur auteur. On peut ne pas trouver crédible la théorie du complot qui nous est présentée ici. Pour ma part, je ne suis pas sûr que le pays en question soit « mort » davantage que ses voisins, et je n’ai pas encore le projet de le quitter. Je ne suis pas non plus un « fan » du « blog Drzz », dont certaines orientations me déplaisent profondément. Là n’est pas la question.

Une telle censure est absolument inadmissible, surtout si l’on sait, par exemple, que sur certains sites hébergés par la même plate-forme, qui se font une spécialité de dénoncer un complot « sioniste » mondial ou un « génocide » en « Palestine », on accuse « Israël et les Juifs » [sic] de mener une entreprise susceptible de « détruire l’humanité » [re-sic]. Ceux qui publient de tels propos, parfois depuis des mois et des mois, voire depuis plusieurs années, ne sont pas inquiétés ni censurés le moins du monde.

Le moins qu’on puisse dire est que, dans cette affaire, l’équipe d’OverBlog a employé deux poids et deux mesures. Le regrette-t-elle à présent ? L’avenir le dira.

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 12:54


Il y a plus de vingt-cinq ans, un ministre de la Culture aussi mémorable que différent en tous points du pionnier du titre inaugurait la « fête de la musique ». La première année, ce fut remarquable : ici, sur une place, un violon ; plus loin, dans un jardin public, un duo de guitares, et cent mètres plus loin, au détour d’une rue, une flûte traversière… le temps d’un après-midi et d’une soirée, une promenade dans Paris devenait un moment magique.

Malheureusement, depuis, l’événement a suivi la loi de Gresham, et d’une année à l’autre, les choses se sont gâtées. La mauvaise musique, rythmée et amplifiée, a chassé la bonne, et les mélomanes n’ont eu bientôt pratiquement plus d’autre choix, pour ne pas se sentir totalement exclus de leur propre fête, que de s’enfermer dans les amphithéâtres des conservatoires.

Depuis, la « fête de la musique » a ceci de commun avec la « fête de la grenouille » que celle que la fête est censée honorer en est en réalité la première victime.

Ce soir-là, je suis allé entendre une musicienne de mes connaissances qui se produisait avec deux comparses dans le XIVe arrondissement de Paris, dans une église à la magnificence insoupçonnable de l’extérieur, au beau milieu d’un hôpital tenu par des religieuses. Une épinette, une flûte traversière et une harpe, trois instrumentistes qui eurent la bonne idée de jouer en solo et en duo mais sans jamais associer l’épinette à la flûte traversière moderne, pour des raisons qui n’échapperont pas aux connaisseurs. Un agréable petit concert dans un havre de paix.

La soirée se termina dans un restaurant proche où une table avait été réservée : un établissement sympathique et « branché », accueillant pour la circonstance, sur le trottoir de sa devanture, un groupe afro-quelque chose, pas affreux du tout mais un peu trop sonorisé à notre goût. C’est le genre de moment où je me dis, mon Dieu, qu’ai-je fait pour mériter encore une paire de baffles !

Nous avons eu droit de façon récurrente à un sifflement menaçant, auquel un des membres de la prestation mettait fin sans hâte et de façon très provisoire, en tournant un bouton. Le reste du temps, entendu à l’extérieur et à quelque distance, ce concert pop devait être bien agréable. Le problème est que nous étions à quelques mètres des haut-parleurs. Heureusement, pour communiquer, nous avions des serviettes en papier et un stylo.

Au moment où je commençais à savourer l’appétissante carte, j’appris qu’en raison de l’heure tardive (22 h), ce serait charcuterie et fromage pour tout le monde. Je me contentai donc du fromage, pour des raisons déjà connues de mes lecteurs, agrémenté de pain et de vin rosé, comme un ersatz d’eucharistie pour cette cène au Larsen.

À un moment, j’entendis le chanteur, talentueux au demeurant, prononcer distinctement à plusieurs reprises « Guantalamera » (avec un « l »). Une rapide vérification sur le Web m’a permis de constater qu’il n’était pas le seul à déformer ce mot, comme si le nom du lieu auquel cette célèbre chanson fait référence pouvait encore rester inconnu d’une partie du public (pourtant, même moi, qui n’ai pas la télévision et qui ne lis pas les journaux…)

Une animation bien plus douteuse encore m’attendait devant la station de métro, déjà mal fréquentée en temps normal. À l’étage inférieur, je me retrouvai au milieu d’une faune que j’ai le bonheur de ne pas côtoyer quand je vais faire mes courses.

Plus préoccupant, j’appris le lendemain qu’outre les nombreuses déprédations et voies de fait auxquelles toute « fête » populaire donne aujourd’hui prétexte, un jeune Juif avait été victime d’un pogrom dans Paris.

Est-il encore de nos jours un événement qui ne se retourne pas tôt ou tard contre les Juifs ?

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Published by Marcoroz - dans Un monde de fous
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 18:07


Comme je l’ai écrit dans mon précédent article, les professeurs de philosophie, dans les lycées, assènent généralement des clichés spécistes du style « l’animal n’agit que par instinct », « l’animal ne sait pas qu’il existe »... Qui n’a jamais entendu ce genre de propos au cours de sa scolarité ? Sans doute ces inepties font-elles partie du programme, ne serait-ce que de manière non-officielle...

En fait, cette notion même, « l’animal », censée englober les amibes, les vers de terre et tous les grands singes y compris nos ancêtres, par opposition à « l’homme » c’est-à-dire à « nous », est une absurdité totale. Ce besoin d'affirmer encore et toujours notre prétendue supériorité...

Ce que les hommes veulent, en fait, ce n'est pas la connaissance, c'est la certitude.
 – Bertrand Russell

Avec l'aimable autorisation du site SPHTrop souvent encore, la « philosophie », du moins dans sa forme dévoyée d’instrument éducatif censé offrir aux lycéens une opportunité de réfléchir aux « grandes questions » et de s’ouvrir l’esprit, reste un instrument de conditionnement. Tout se passe comme si son objet était avant tout d’achever le travail de désensibilisation des esprits vis-à-vis des animaux, commencé dès l’enfance. Tout se passe comme s’il s’agissait avant tout de préparer les jeunes à s’intégrer docilement dans une société qui met les animaux dans des camps de concentration.
De ce point de vue, le programme de philosophie de classe de terminale est le complément des dissections de grenouilles obligatoires en classe de cinquième (les diverses industries qui exploitent cruellement les animaux et leurs relais médiatiques font le reste).

Je pourrais presque conclure ici mon procès de la discipline scolaire dite philosophie, mais je vois déjà d’ici comment on me reprocherait de m’attacher à un point de détail...

Revenons donc à l’aspect le plus global de cette matière moyennement louable. 
En général, au premier cours, on commence par la question « Qu’est-ce que la philosophie ? »

Je me souviens avoir appris que la philosophie consistait à chercher les réponses à trois questions (les « grandes énigmes ») : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Trois questions dont il me semble toujours pertinent de montrer la stupidité, comme je vais m’y employer ici et maintenant.

Naturellement, à ce stade de l’initiation à la pensée, on est censé se demander si l’on existe vraiment : Qui me prouve que j’existe ? Et si j’étais le rêve d’un autre ? Etc., etc. C’est le point de départ à partir duquel Descartes développe son « cogito ». Or, se demander si l’on existe, ce n’est pas, comme on le croit trop souvent, le signe de l’intelligence supérieure et unique de l’être humain, c’est en réalité passablement débile. Mais passons.

J’ai un sujet à proposer pour les prochaines épreuves du bac, le commentaire de la citation suivante :

C’est peut-être en se demandant s’ils existaient vraiment que les hommes en sont venus à refuser à d’autres êtres le droit d’exister. – Marcoroz

« Qui sommes-nous ? » Poser cette question suppose que l’on a déjà établi un « nous », ce qui est incompatible avec la prétendue absence de préjugé de départ (la fameuse tabula rasa). Qui est donc ce « nous » ? Celui qui parle ? Il faudrait qu’il soit atteint d’une telle mégalomanie qu’il se prenne pour un roi ! Ou bien, qu’il souffre d’un dédoublement de la personnalité. Sa famille ? Son clan, sa tribu ? La conscience humaine est censée avoir dépassé ce stade égocentrique, au moins depuis Moïse… La race blanche ? Certains en sont encore là, mais ils sont désormais peu nombreux, il me semble. L’ensemble des êtres qui se meuvent sur la terre ? Première nouvelle !

J’ai sauté un degré ? J’ai oublié un élément dans cet élargissement progressif du champ de la conscience ? Mais oui, mille excuses : l’espèce, « notre » espèce, autrement dit le genre humain (notons au passage que la classification habituelle de l’Homo sapiens en biologie est de plus en plus contestée).

Mais alors, si le genre humain est déjà une notion acquise, à quoi rime la question ? Et si l’on fait abstraction de tout acquis, comme on est censé le faire à ce stade, pourquoi « nous » et pourquoi « qui » ? Pourquoi « Qui sommes-nous » plutôt que « Qui suis-je », mais aussi, pourquoi « Qui sommes-nous » plutôt que « Que sommes-nous » ?

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’au fond, celui qui pose la question est déjà tellement persuadé d’en connaître la réponse qu’il inclut inévitablement la réponse dans la question. « Qui » fait référence à une personne, par opposition à un objet. Or, si « nous » savons être des personnes, si c’est là un présupposé, la question n’a plus lieu d’être.

« D’où venons-nous ? » Pour le « nous », voir ce qui précède. Quand on commence à construire de travers, toute la suite de l’édifice ne peut qu’être également construite de travers, c’est fatal. Maintenant, cette idée que nous viendrions de quelque part : et pourquoi donc ?

La question s’entend-elle d’un point de vue spatial, géographique ? Géographiquement parlant, tous les êtres humains sont originaires de l’Est de l’Afrique. Parfaitement, les scientifiques le savent bien, « nous » sommes des grands singes d’Afrique, plus proches génétiquement des chimpanzés et des bonobos que ces derniers ne sont proches des orangs-outans (pour ne pas parler des babouins).

« Où allons-nous ? » De la même manière, pourquoi irions-nous nécessairement quelque part ? Autre présupposé contenu dans cette question et dans la précédente, l’idée d’une trajectoire fatale, d’un temps composé d’un passé, d’un présent et d’un futur. Si vous me dites que celui qui pose ces trois questions possède nécessairement la notion du temps et n’a pas besoin de prétendre hypocritement qu’il ne la tient pas pour acquise à ce stade, je ne peux vous répondre qu’une chose : l’affaire est entendue, ces trois questions n’ont pas lieu d’être, retournons illico vaquer à nos occupations matérielles et économiques. Rompez !

Enfin, ces trois questions présupposent aussi qu’elles ont une réponse et que cette réponse peut être trouvée. On le voit, elles sont bien entachées de présuppositions. Si la philosophie consiste à répondre à ces trois questions, on voit dès lors qu’elle ne sert à rien – ou pire, elle sert à égarer. Finalement, la meilleure réponse à ces questions, c’est encore celle de Pierre Dac : « en ce qui me concerne, je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne ».

En réalité, la philosophie ne se réduit heureusement pas à ces trois questions débiles. Tout dépend d’abord des choix pédagogiques. Il est discutable de privilégier Platon, saint Augustin, Descartes, Marx et Heidegger par exemple, au détriment de Plutarque, Montaigne, Nietzsche et Adorno.

Ensuite, ces trois questions, il serait bon de les désavouer une bonne fois pour toutes au profit des trois questions de Kant : Que puis-je savoir ? Qu’est-il permis d’espérer ? Que dois-je faire ?

« Que puis-je savoir ? » Cette question n’est pas orientée, contrairement aux trois précédentes. La réponse peut même éventuellement être : « Rien. » On trouvera difficilement une objection au « je », qui désigne celui qui pose la question (je questionne, donc je suis – ou si lon préfère, je minterroge donc je puis ou ne puis pas). C’est une vraie question ouverte.

« Qu’est-il permis d’espérer ? » Là encore, rien n’est imposé ni exclu a priori. La réponse peut aussi, éventuellement, être : « Rien. » L’espoir lui-même n’est pas exigé, c’est l’espoir d’un espoir. Notons aussi l’absence du « je » (qui aurait pu également être évité dans la formulation de la question précédente...)

« Que dois-je faire ? » Ici, retour du « je », mais pour la bonne cause. L’action n’est pas exclue du champ de la philosophie. Celui qui questionne se sait sujet d’action ? Pourquoi pas… Ici intervient la notion de devoir, alors que les deux questions précédentes suggèrent une limitation possible des droits. Qu’il n’y ait pas de droits sans devoirs, c’est le fondement même de toute morale.

Kant lui-même et les autres penseurs systématiques qui lui ont succédé ont-ils fait le meilleur usage possible de ce questionnement ? C’est une autre histoire.


Illustration
: avec l'aimable autorisation de la Société Protectrice des Humains, www.virtualsined.com/sph

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 23:26


Dans les années quatre-vingt-dix, un pavé signé d’un obscur petit professeur de philosophie norvégien, « Le Monde de Sophie », a connu un succès aussi admirable qu’immérité. La clé de ce succès se résumait à l’idée de présenter un manuel de philosophie sous la forme d’un roman, ou plutôt d’une sorte de conte dans lequel la vie quotidienne d’une petite fille, grossièrement tournée en parcours initiatique, servait de fil conducteur.

En réalité, l’enseignement de la philosophie proposé à travers le livre en question restait, sur le fond, d’une banalité aussi désespérante que la narration qui en était le prétexte. N’est pas Lewis Carroll qui veut. Jostein Gaarder Le monde de Sophie

Par la suite, l’auteur de cet indigent best-seller n’a pas trouvé d’autre moyen de renouveler son exploit commercial médiatique que de prendre part à la curée ayant suivi la conférence de Durban. Dans un torchon paru dans la presse locale, Baader Gaarder s’en est pris avec une violence inattendue, à travers l’État d’Israël, au « peuple élu ». Comme tout adepte du « nouvel antisémitisme », il y a mis les précautions d’usage qui lui permettaient de se revendiquer « anti-sioniste ».

Pouvait-on vraiment être surpris ? En réalité, il existe entre les deux productions scripturales de ce monsieur un lien certain. À qui a des difficultés à l’apercevoir, je ne peux que conseiller la lecture de mon article « Pour eux, c’est toujours Treblinka », ou mieux encore, de l’ouvrage de Charles Patterson auquel cet article faisait référence.

Pour faire court, Gaarder, dans son « Monde » comme volonté de décérébration, avait consciencieusement repris à son compte ces assertions grossières auxquelles toute « Éducation nationale » qui se respecte veille à ce que pas un seul élève n’échappe : « L’animal agit par instinct », « l’animal ne sait pas qu’il existe », « l’animal ne sait pas qu’il va mourir », etc. Quant aux philosophes qui, au cours, de l’Histoire, n’ont pas suivi cette tendance, il les avait négligés ou ignorés. Nietzsche, un des plus grands génies de la pensée des « temps modernes », était même carrément oublié !

Je reviendrai dans un prochain article sur cette curieuse discipline scolaire que les apprenti-socialisés découvrent en phase classe terminale et que l’on appelle la « philosophie ». Ce qu’il importe de comprendre ici, c’est qu’entre 1991 et 2006, le bonhomme triste sire n’a pas changé. Il est simplement passé de la négation des animaux en tant qu’êtres sensibles à la négation des Juifs en tant que peuple porteur d’une vocation particulière, c’est-à-dire de la justification implicite des abattoirs à celle des camps d’extermination.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 10:38


nullJe reviens de Prague, capitale de la Tchéquie, où j’ai passé quelques jours de détente avec ma compagne.

Je pourrais évoquer le magnifique patrimoine architectural de cette ville et publier de belles photos, mais mon blog n’a pas vocation à ressembler à un carnet de voyage ni à un guide touristique. Je vous propose donc un autre style d’aperçu de cette remarquable cité.

 

Prague, c’est une ville où les employés municipaux balayent les feuilles mortes à l’aide d’un outil silencieux et qui ne dégage aucun gaz nocif : une sorte de large brosse surmontée d’un long manche, je ne sais pas si vous voyez...

...et où certains jours, quand il commence à faire chaud, un camion-citerne répand une bruine pour rafraîchir les passants ! J’ai aussi apprécié l’effort de la municipalité en matière de tri sélectif.

Il paraît que l’air est nettement plus pollué à Prague qu’à Paris. C’est possible. Difficile à dire. Plus de sulfates, moins de nitrates ? La vue était plutôt bien dégagée : pas de smog visible en cette fin de mai.

Prague, c’est aussi une capitale où un musée juif n’a pas besoin de sas de sécurité ni de portique de détection. C’est une ville où il n’est pas nécessaire d’interdire le stationnement devant les synagogues, ni d’y poster des policiers.

C
est là qu’on voit qu’en « République française », il y a vraiment quelque chose qui ne va pas.

Paradoxalement, la seule influence islamique que nous ayons pu constater se limite à la décoration de deux synagogues de style mauresque (pourtant construites par des Juifs ashkénazes).

Quant aux rares femmes en hijab que nous avons pu croiser, c’étaient des touristes.

D’ailleurs, s’il est une chose qui nous a choqués, c’est le comportement de certains touristes. Il y a ceux qui prennent la pose pour la photo souvenir dans le fameux cimetière juif, une main appuyée sur une pierre tombale et le sourire idiot aux lèvres. Il faut vraiment n’avoir aucun sens du sacré. Pire encore, ceux qui ne se gênent pas, malgré l’interdiction signalée à l’entrée, pour prendre des photos (au flash) dans l’ancienne synagogue Pinkas, transformée en mémorial de la Shoah (les murs sont recouverts des noms de près de 80 000 Juifs de Bohême et de Moravie morts à Terezin et à Auschwitz).

J’ai renoncé à aller visiter Terezin : l’excursion durait cinq heures. Or, manger sur place me paraissait inconvenant (surtout si c’était pour voir d’autres touristes se croire à Eurodisney et savourer leur sandwich ou siroter leur soda entre deux photos-souvenirs) ; d’un autre côté, en revenir à 14h30 sans avoir déjeuné n’était pas non plus pour moi une perspective envisageable. En ce moment, j’ai besoin de me nourrir...

La capitale de la Bohême, on y mange remarquablement bien, et pour pas très cher. Même en choisissant un restaurant ou une brasserie au hasard, nous n’avons jamais eu de mauvaise surprise. Essayez donc de faire de même à Paris, pour voir !

Le premier jour, nous avons déjeuné au Radost FX, un établissement à vocation multiple : c’est un bar, une boîte de nuit (réputée pour ses soirées de gays et de lesbiennes) mais c’est aussi un restaurant végétarien ! Avec des sièges spacieux à souhait et un décor très rococo. Et si je vous dis que nous avons été servis par deux jolies jeunes femmes en tenue très sexy ? Mmmmm...

J’ai constaté qu’à toute heure, chaque jour de la semaine, le trafic était fluide. Automobiles particulières, taxis, motos, autobus et tramways se croisent harmonieusement. Qu’est-ce que j’ai oublié ? Les piétons ? Nous en étions, et nous avons trouvé les automobilistes plutôt civils dans l’ensemble. Pourquoi une telle différence avec Paris, par exemple ?

Quant au métro, que nous avons pris à différentes heures de la journée, en semaine comme le week-end, il est très rapide et agréable, parfaitement propre et sans mauvaises odeurs. Pas de mendiants, pas d’importuns, personne pour vous casser les pieds ou les oreilles toutes les trois stations. Pas non plus d’immenses affiches publicitaires provocantes. Et vous savez quoi ? Les Tchèques, avant de monter dans le wagon, laissent d’abord les autres passagers descendre !

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Published by Marcoroz - dans Drôle de société
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 14:28


Le 30 septembre 2000, le journal télévisé de France 2 diffusait quelques secondes d’images floues commentées par le correspondant permanent Charles Enderlin, lequel affirmait qu’elles représentaient la mort d’un enfant « palestinien » tué par l’armée israélienne. En réalité, on entendait crier en arabe « L’enfant est mort ! » alors que le garçon n’était pas encore censé être touché par la moindre balle. D’autre part, M. Enderlin n’était pas présent sur les lieux du tournage (tournage, c’est bien le mot qui convient). Les images venaient de lui être envoyées par son cameraman de confiance, Talal Abou-Rahma, lequel disait lui-même faire ce métier comme moyen de servir la « cause palestinienne »... (avec l’argent du contribuable français ?) Vous avez dit... Comment ? « Déontologie » ?

L’occasion de nuire était tellement belle qu’une fois n’est pas coutume, on offrit gratuitement les images à toutes les chaînes de télévision du monde (si je devais me contenter d’une seule preuve qu’il s’agissait là d’un complot antisémite, je crois que celle-ci me suffirait). Depuis, des millions de gens dans le monde ânonnent que l’armée israélienne, ou « les Israéliens, ou « les sionistes », ou même « les Juifs » ou simplement « ils » (auquel cas tout le monde comprend à qui le mot « ils » fait référence) « tuent des enfants ». Depuis, des centaines, des milliers de Juifs dans le monde ont été assassinés, blessés, agressés ou inquiétés au nom de ce qui s’était prétendument passé ce jour-là au carrefour de Netzarim.

« Ils l’ont dit à la télé » : combien de fois ai-je entendu ce genre d’idiotie ? Et si, de surcroît, on a vu des images, alors forcément... Forcément quoi, si l’on y réfléchit ? Qui s’est seulement demandé ce qu’un homme et un garçon de douze ans pouvaient bien faire en cet endroit et à cette heure, et pourquoi le prétendu père se réservait la meilleure protection derrière le fût en béton au lieu d’y placer son « fils » ? Qui a cherché à en savoir davantage ? Qui a fait le rapprochement avec le déchaînement de violence lancé la veille par Yasser Arafat contre les Juifs d’Israël, faussement accusés de vouloir démolir la mosquée Al-Aksa ? Qui a su que cette courte séquence était extraite d’une petite demi-heure de prises de vue comportant essentiellement des scènes « jouées » deux heures avant l’heure à laquelle les tirs sont censés avoir eu lieu ? Qui (à part moi) a eu l’idée de se demander en vertu de quelle curieuse perversion quelques images, même assorties d’un commentaire, sont censées constituer une « information » ?

« Que les réseaux familiaux de Charles Enderlin remontent jusqu’à l’Élysée (…) et que le maire de Paris (…) soit soucieux d’être en bons termes avec France 2, tout cela n’a bien sûr aucun rapport avec le soutien affiché (…). Dans le domaine du traitement du conflit du Proche-Orient, Charles Enderlin incarne l’Institution : il est le plus ancien dans le grade le plus élevé, un quart de siècle en poste, et jamais sa ligne éditoriale ne s’est écartée d’un millimètre de la position officielle française dans ce conflit. Quel que soit le ministre, de gauche comme de droite, on aime Enderlin, car il dit ce que le Quai veut entendre : que les Israéliens sont des brutes, que les colons extrémistes vont subvertir l’État juif, que Tsahal tue des enfants. » (Luc Rosenzweig)

Pierre-André Taguieff, chercheur spécialisé dans les questions de racisme et d’antisémitisme, a expliqué en quoi cet événement constituait une résurgence de la vieille accusation de crime rituel dirigée contre les Juifs.

Dans son arrêt du 21 mai 2008 (P.S.: l’arrêt n’est plus en ligne), la cour d’appel a débouté le journaliste fétiche du Quai d’Orsay (défendu par l’avocat de Jacques Chirac) et la chaîne gouvernementale, qui poursuivaient Philippe Karsenty pour diffamation et avaient eu gain de cause en première instance. M. Karsenty avait écrit que Charles Enderlin et Arlette Chabot devaient être démis de leurs fonctions immédiatement pour avoir diffusé un faux reportage.

Jean-Pierre Bensimon propose une analyse subtile de cette affaire, dans laquelle il évoque des responsabilités et des complicités au plus haut niveau. Si vous n’avez pas suivi les rebondissements de l’affaire, le plus simple pour en avoir un rapide aperçu est de consulter Wikipedia (P.S.: article de Wikipedia remanié depuis en faveur des faussaires). Ne manquez pas, ensuite, de regarder une intéressante vidéo, pas très longue, qui démonte (et démontre) l’imposture (P.S.: la vidéo n’est plus en ligne).

Oui, tout cela n’était qu’une mise en scène, et il est bien temps que le scandale éclate. Comme l’a exprimé la journaliste Elisabeth Lévy (P.S.: dans un de ses sursauts de dignité), il aura fallu huit ans pour qu’un tribunal décide qu’on a le droit de se poser et de poser des questions... 

...Et ceux qui n’auront pas lu l’article de Jean-Pierre Bensimon devront peut-être attendre quatre-vingts ans pour savoir qui a bien pu prendre la décision de diffuser le mensonge dans le monde entier.

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 11:12

 

Le 17 mai s’est tenue à Paris, dans le quartier des Halles, la Veggie Pride 2008.


J’ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent
maintenant le meurtre de leurs semblables.

– Léonard de Vinci



La Veggie Pride, c’est l’occasion pour les végétariens et les végétaliens, trop souvent raillés, d’affirmer leur existence et leur fierté.



Je ne vécus donc, jusqu’à douze ans, que de pain, de laitages, de légumes et de fruits. Ma santé n’en fut pas moins forte, mon développement pas moins rapide.

Alphonse de Lamartine



L’affirmation publique de cette fierté ne prête pas à controverse. En effet, il n’y a rien d’indécent à faire connaître ses préférences alimentaires au public ni à manger des légumes ou des céréales, même en présence d’enfants. Bien au contraire...


Toute la nature proteste contre la barbarie de l’homme qui ne comprend pas, qui humilie et qui torture ses frères inférieurs.

– Jules Michelet

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de culpabiliser ceux qui mangent de la viande ou du poisson, et l’on peut regretter certains excès lors de ce genre de manifestation, notamment lorsque ceux qui défilent s’attardent un peu trop devant un restaurant de viandes ou un magasin de produits alimentaires. Cependant, on ne peut nier qu’il n’existe aucune vertu morale dans le fait de manger de la chair animale, tandis qu’il existe une vertu morale dans le fait de s’en abstenir par souci d’épargner les animaux.



Jusqu’à ce qu’il étende le cercle de sa compassion à toutes les créatures vivantes, l’homme lui-même ne trouvera pas la paix.

– Albert Schweitzer


La question n’est pas « peuvent-ils raisonner ? » ni « peuvent-ils parler ? » mais « peuvent-ils souffrir ? »


Jeremy Bentham


La Veggie Pride, c’est aussi une occasion de rappeler au public l’horreur cachée et cependant omniprésente des élevages industriels, des transports d’animaux vivants, des abattoirs et de la pêche industrielle, mais aussi les atrocités de la chasse à courre, du déterrage et de l’expérimentation animale.


Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille.

– Léon Tolstoï

Tant que nous sommes nous-mêmes les tombeaux vivants d’animaux assassinés, comment pouvons-nous espérer des conditions de vie idéales sur cette Terre ?

– George Bernard Shaw


Comme dernière conséquence du meurtre des animaux, le sang humain, abruti, ne peut s’élever aux choses intellectuelles.

– Jacques Bénigne Bossuet


L’homme est le seul animal à pouvoir être l’ami de ses victimes jusqu’à ce qu’il les dévore.

– Samuel Butler

Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils s’entretueront. En effet, celui qui sème le meurtre et la souffrance ne peut pas récolter la joie ni l’amour.


– Pythagore

Le monde n’est pas une chose et les animaux ne sont pas des produits pour notre usage et notre consommation. Plus que la miséricorde, nous devons aux animaux la justice.

– Arthur Schopenhauer



Je suis végétarien et anti-alcoolique : ainsi, je peux faire un meilleur usage de mon cerveau.

– Thomas Edison

Parmi les participants, une forte majorité de jeunes de dix-huit à vingt-cinq ans, ce qui permet d'espérer une évolution des consciences dans les décennies à venir !

 


Rien ne pourra être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre, qu’une évolution vers un régime végétarien.


– Albert Einstein

 

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Published by Marcoroz - dans Éthique et Morale
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 10:21


par Zack Lieberberg - (traduit de l'anglais par Marcoroz)


Chers amis chrétiens,


Je suis juif et j’ai toujours vécu parmi vous. Certains d’entre vous sont mes plus proches amis. Certains d’entre vous sont de proches parents. Certains d’entre vous sont des antisémites pervers. Toutes les langues que je sais parler, c’est vous qui les avez créées. La plupart des livres que j’ai aimés, c’est vous qui les avez écrits. Tous mes tableaux préférés, sans exception, c’est vous qui les avez peints. C’est vous qui avez construit les maisons dans lesquelles j’ai vécu et les voitures que j’ai conduites. De toutes les filles que j’ai aimées, la plupart étaient chrétiennes ; et sachant qu’aucune d’entre elles n’est beaucoup plus jeune que moi, j’espère qu’elles apprécieront de m’entendre dire, avec la plus grande sincérité dont je suis capable, que je me souviens de chacune d’elles avec plus de tendresse et de gratitude que ce que Julio Iglesias ne pourrait jamais espérer chanter.
CE TEXTE EST PROTEGE PAR LE DROIT D'AUTEUR - MARCOROZ

Il y a des années, quand j’étais encore un jeune homme, persuadé que le monde était bien fait et que tous les humains étaient nés égaux et partageaient les mêmes beaux rêves, j’avais essayé de vivre dans un pays musulman. C’est là que j’ai appris. Maintenant, je sais que les hommes ne sont égaux que devant la loi et seulement dans les rares endroits dans lesquels ces lois sont dans les livres et sont appliquées. Je sais maintenant que les rêves de certains sont pires que nos pires cauchemars. Enfin, mes amis, j’ai appris à apprécier à quel point vous êtes plus aimables que la plus grande partie du reste du genre humain. Si bien que le jour où les chrétiens m’ont rendu la vie impossible dans le pays chrétien qui m’avait vu naître, je suis allé vivre dans un autre pays chrétien. C’était il y a vingt-trois ans, et je pense toujours que mon choix d’un pays dans lequel je puisse être chez moi a été la deuxième meilleure décision que j’aie jamais prise, la première étant d’épouser celle qui est aujourd’hui ma seconde femme.COPIE INTERDITE SAUF AUTORISATION - MARCOROZ

Je pourrais continuer ainsi encore longtemps, et toujours, mais je pourrais aussi résumer ce que je ressens pour vous en trois mots : je vous aime. CE TEXTE EST UNE OEUVRE D'AUTEUR

Mais ce n’est pas d’amour qu’il s’agit ici. J’ai un sujet plus important à aborder. Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour que vous sachiez que vous avez des comptes à me rendre, et de sacrés comptes. Vous avez des comptes à me rendre pour ces deux mille ans de tortures et de persécutions que j’ai subies et que j’endure encore entre vos mains. Et avant que vous me répondiez qu’aucun d’entre vous n’a jamais participé lui-même à un seul pogrom, laissez-moi vous rappeler qu’aucun des miens n’a jamais été personnellement impliqué dans une crucifixion (à l’exception des quelque 250 000 Juifs crucifiés par les Romains à l’époque où le christianisme était encore une secte juive), et que vous n’avez jamais considéré cela comme une excuse valable. Par conséquent, ne me demandez pas non plus d’accepter maintenant votre propre non-participation comme une circonstance atténuante.REPRODUCTION SOUMISE A AUTORISATION

Il y a pire. Rien – je dis bien rien, absolument rien – de ce dont vous avez pu nous accuser n’était vrai. Depuis deux mille ans, toutes les accusations que vous avez formulées contre nous ont toujours été fausses. Je répète : toutes les accusations que les chrétiens ont pu prononcer contre les Juifs ont toujours été fausses.TEXTE PROTEGE PAR LE DROIT D'AUTEUR - MARCOROZ

Non, certes, nous ne sommes pas des anges. Nous avons commis nous-mêmes un certain nombre de péchés graves, à commencer par ce maudit veau d’or, mais c’était longtemps avant votre avènement. Certains d’entre nous ont aussi pu commettre des délits ou des crimes au cours de ces deux derniers millénaires. TOUS DROITS DE REPRODUCTION RESERVES

Cependant, en tant que nation, en tant que peuple, nous sommes innocents d’absolument tout ce dont vous nous avez accusés. Je sais qu’un certain nombre de chrétiens et même certains Juifs trouveront cette révélation choquante et difficile à croire. Si jamais vous en êtes, citez donc un seul exemple dans lequel nous avons empoisonné des puits, propagé la peste, provoqué un tsunami, utilisé du sang humain pour fabriquer nos pains azymes, écrit les Protocoles des Sages de Sion, grossi les statistiques de la Shoah, volé des organes vitaux à des enfants arabes, commis un acte d’agression ou quoi que ce soit d’autre qui puisse constituer une explication parfaitement raisonnable de tous vos crimes contre mon peuple. Ou alors, essayez de prouver la validité du mensonge antisémite le plus dévastateur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le
« peuple palestinien ». Si vous arrivez à prouver la culpabilité collective des Juifs dans un seul de ces exemples, je jure solennellement de me convertir au christianisme. Mais tant que je reste juif, je maintiens ceci : c’est nous qui sommes vos victimes innocentes. MARCOROZ

Ça ne vous plaît pas ? Tant pis. C’est pourtant la vérité. OEUVRE D'AUTEUR PROTEGEE

J’aimerais vous raconter ce qui m’est arrivé à Moscou il y a vingt-cinq ans. J’étais dans le métro avec ma femme, enceinte de huit mois à l’époque. Le wagon n’était pas bondé. Tous les sièges étaient occupés, mais à part nous, il n’y avait qu’une passagère debout. Elle se tenait à deux ou trois mètres de nous. C’était une femme jolie, élégante, âgée d’une trentaine d’années. Un des passagers assis juste en face de nous s’est levé, et ma femme a voulu en profiter pour s’asseoir. Tout à coup, cette femme a bondi et a poussé ma femme avec le même geste qu’un joueur de hockey. Je n’exagère pas : si je ne l’avais pas attrapée, elle serait tombée. La femme en a profité pour s’asseoir confortablement, un sourire de satisfaction sur le visage. Un homme qui s’en serait pris de cette façon à une femme enceinte en présence du mari ne s’en serait pas sorti indemne, mais que faire lorsqu’il s’agit d’une femme ? J’ai d’abord pensé qu’elle n’avait pas remarqué l’état de ma femme.
Je lui ai demandé : « Vous ne voyez pas qu’elle est enceinte? » D’une voix claire, agréable, distinguée et naturellement assez forte pour être entendue dans tout le wagon, la femme m’a répondu : « C’est vraiment dommage qu’on n’ait pas laissé Hitler vous exterminer tous, Juifs suceurs de sang ! Ça ne serait pas plus beau, de vivre sur une planète qui ne soit pas empoisonnée par votre puanteur ? »


À cette question de pure forme, personne n’a répondu. Les gens se sont tous comportés comme s’ils étaient sourds et aveugles. Nous sommes descendus à la station suivante et nous avons attendu la prochaine rame. COPIE SANS MENTION DES SOURCES => POURSUITES PENALES

Je n’avais aucun lien avec cette femme. Je ne l’avais jamais vue, et grâce à Dieu, je ne l’ai pas revue non plus. Elle était peut-être tatare : les Tatars sont musulmans et détestent les Juifs avec au moins autant de passion que les Arabes. Ou bien, peut-être était-elle tout simplement folle, au sens le plus littéral. Mais ce que je ne peux pas oublier, c’est la façon soudaine dont tous les passagers du wagon ont fermé les yeux et ont fait comme s’ils étaient sourds. Ils étaient pourtant plusieurs dizaines. Bien sûr, je ne me serais pas attendu à ce qu’ils viennent tous au secours de ma femme. Cependant, j’aurais quand même vécu cette expérience autrement si au moins l’un d’entre eux avait fait ce qu’une personne un tant soit peu convenable devrait faire de façon automatique, sans même y réfléchir, dans une telle situation : proposer son siège à cette femme enceinte agressée sous ses yeux. Je crois sincèrement qu’ils se seraient conduits autrement si ma femme et moi avions été des chrétiens comme ils l’étaient tous. Sauf que si nous avions été chrétiens, rien de tout cela ne serait arrivé.REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION

Vous serez peut-être tenté d’expliquer ce comportement par des différences entre les dogmes obscurs du christianisme orthodoxe russe et les nobles enseignements de votre propre église. Laissez tomber. Cet incident dans le métro de Moscou était la démonstration d’un mode de conduite typiquement chrétien envers les Juifs. Non pas que vous nous haïssiez : ce n’est pas le cas pour la plupart d’entre vous. Seulement, après nous avoir diabolisés pendant deux mille ans, comment pourriez-vous ne pas croire à vos propres mensonges, au moins en partie ? Vous nous assurez que certains de vos meilleurs amis sont des Juifs, et cela se peut très bien. Et cependant, n’avons-nous pas tué Jésus ?

Regardons les choses en face, vous ne nous avez pas pardonné les crimes que vous avez commis contre nous, et je pense que vous ne nous les pardonnerez jamais, même si, le plus souvent, vous ne nous haïssez pas assez pour risquer de vous attirer des ennuis. En général, vous n’en avez pas besoin parce qu’il se trouve toujours, et c’est bien pratique, des gens qui nous haïssent suffisamment pour proposer leurs services. Il y a soixante ans, ce furent les Allemands. Aujourd’hui, ce sont les Arabes. Grâce à eux, vos mains de chrétiens restent toujours propres, comme si elles n’avaient jamais été tâchées d’aucune goutte de sang juif. Quand vous aurez fait justice aux auteurs de la prochaine Shoah, d’autres se porteront volontaires pour s’occuper des rescapés. Si tant est qu’il y ait des rescapés, bien entendu.
C’est la raison pour laquelle les Juifs ne seront jamais en sécurité parmi vous.REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION ET EN CITANT TOUTES LES SOURCES (AUTEUR, TRADUCTEUR, LIEN URL, DATE)
La restauration (que vous appelez création) d’Israël vous a permis d’exprimer votre antisémitisme dans des termes tout à fait politiquement corrects. Si vous n’êtes pas d’accord avec le gouvernement israélien, vous avez bien le droit de le critiquer, n’est-ce pas ? Surtout si certains de vos meilleurs amis sont juifs. Qu’est-ce que cela peut avoir d’antisémite ? Le président Bush a récemment appelé Israël « une jeune nation ». A-t-il pensé un instant que si Israël était une nouvelle nation en 1948, cela signifiait que c’était une nation créée sur la terre d’un autre peuple et que son véritable propriétaire était fondé à s’y opposer ? A-t-il dit une inexactitude ? Non, c’était une prise de position. CE TEXTE EST PROTEGE PAR LE DROIT D'AUTEUR

Dès qu’Israël a été rétabli sur une partie de son antique territoire, les Arabes lui ont déclaré la guerre. Qu’ont fait les nations chrétiennes, depuis le début, pour défendre Israël contre cette agression arabe permanente ? Quelques-unes lui ont vendu des armes de temps à autre. Les États-Unis ont souvent bloqué les résolutions anti-israéliennes du Conseil de Sécurité. Cependant, chaque fois que les Arabes ont ouvertement attaqué Israël, les États-Unis s’en sont finalement mêlés pour obliger celui-ci à rendre tout ce qu’il avait conquis lors de ses guerres défensives, ce qui a permis à l’agression arabe contre Israël de continuer. Et toutes ces nations, y compris les États-Unis, de façon de plus en plus honteuse, soutiennent les Arabes contre Israël et contre leurs propres intérêts à long terme. REPRODUCTION DE CE TEXTE INTERDITE SAUF AUTORISATION

La création en 1967 de l’
« antique peuple palestinien » a été inspirée par le Politburo. Est-ce qu’une seule des nations chrétiennes s’est opposée à ce mensonge antisémite ? Pas plus qu’elles ne s’étaient opposées à tous les autres mensonges antisémites. Aujourd’hui, dans le monde, davantage de capitales ont une ambassade de « Palestine » qu’une ambassade d’Israël. Pourquoi cela ?REPRODUCTION INTERDITE

Le pétrole est une excuse bien mince pour soutenir les Arabes contre Israël. Les Arabes sont plus dépendants de leurs ventes de pétrole que ne le sont les pays consommateurs. Les Arabes sont obligés d’acheter au monde extérieur tout ce dont ils ont besoin pour survivre, et comme la crotte de chameau n’a pas une cote particulièrement élevée sur le marché international des matières premières, le pétrole est leur seule source de revenu. N’avez-vous jamais entendu dire qu’un embargo sur les ventes irakiennes de pétrole avait entraîné la mort d’un demi-million de bébés irakiens ? Vos prises de position n’ont rien à voir avec le pétrole. Elles ont à voir avec l’antisémitisme. REPRODUCTION INTERDITE

nullVotre antisémitisme vous a rendus aveugles aux distinctions entre le bien et le mal. De ce fait, vous avez laissé le mal pénétrer vos foyers. Pendant que vous continuez à marmonner dans un jargon politiquement correct à propos d’une
« autre religion d’Abraham » et d’une « religion de paix », l’Europe, naguère chrétienne, est envahie par les musulmans. Les États-Unis ne tarderont pas à connaître le même sort. Non, mes chers amis, nous ne sommes pas en sécurité parmi vous.

J’aime vraiment le pays dans lequel je vis maintenant. Je ne crois pas que les Juifs aient déjà été aussi bien intégrés quelque part dans une société qu’ils le sont aux États-Unis. Peut-être seulement en Allemagne avant la Nuit de Cristal. La Nuit de Cristal, vous pensez qu’elle ne pourrait pas se produire ici ? N’en soyez pas si sûr. Quand les musulmans auront atteint une masse critique aux États-Unis, votre propre sécurité ne sera même plus garantie. Autant j’aime considérer que je suis chez moi ici, autant je vois de plus en plus clairement que mon avenir et l’avenir de mes enfants est en Israël. COPIE INTERDITE SAUF AUTORISATION

Aujourd’hui, les Arabes parlent ouvertement de la destruction totale d’Israël. Leur « plan de paix », celui proposé par les Saoudiens il y a deux ans et récemment repris à Beyrouth, accorde aux Juifs israéliens une possibilité d’échapper à leur extermination. Et pourtant, vous continuez de réclamer une « solution de deux États ». Il faut être sourd pour ignorer la menace arabe proférée contre Israël. Il faut être aveugle pour ne pas voir que la « solution de deux États » serait une solution finale, au sens hitlérien du terme.

Comment se fait-il que j’éprouve tout à coup le même sentiment que dans ce wagon de métro il y a vingt-cinq ans ?MARCOROZ

La superficie d’Israël dans ses frontières internationalement reconnues est de 20 699 km2. Ajoutons les hauteurs du Golan (environ 1 295 km2), la Judée et la Samarie (5 607 km2 au total) et Gaza (362 km2), toutes ces zones faisant historiquement partie d’Israël, que vous soyez disposés ou non à accepter cette vérité. Nous obtenons une superficie totale de 27 964 km2.MARCOROZ

Avant la Seconde Guerre mondiale, il y avait 18 millions de Juifs dans le monde. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que 13 millions. Cela fait deux mille ans que nous vivons parmi vous. Nous avons toujours fait notre part du travail, et si vous jetez un coup d’œil à la proportion de Juifs parmi les lauréats du prix Nobel, vous êtes bien obligés d’admettre que nous avons plus que largement contribué à la société. REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION

Il n’y a pas si longtemps, vous promettiez à vos esclaves affranchis quarante acres et une mule.
Moi, tout ce que je demande, c’est la moitié d’une acre – non pas de votre pays, mais du mien, et la mule, vous pouvez la garder. Il me semble que nous méritons au moins cela. Si vous nous accordez une demi-acre par personne, nous posséderons alors 6,5 millions d’acres, soit 26 304 km2 de la terre d’Israël. Il restera alors 1 660 km2 non attribués, mais nous aurons besoin de cette surface de terrain pour pouvoir conserver la tradition israélienne qui consiste à planter un arbre en l’honneur de chaque « Juste parmi les nations ».

Ou peut-être pensez-vous qu’il ne nous faut même pas cela ?

Amicalement. REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION ET EN CITANT TOUTES LES SOURCES (AUTEUR, TRADUCTEUR, LIEN URL)



Zack Lieberberg est mathématicien et informaticien et habite New York.
 

© 2005 - Zack Lieberberg - http://middleeastfacts.com/yashiko/ 

© 2008 - Marcoroz pour la traduction

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 18:16


par Yashiko Sagamori
- (traduit de l’anglais par Marcoroz)


Dans le conflit qui se déroule actuellement entre le monde musulman et la civilisation, n’avez-vous jamais pensé que les musulmans se comportaient d’une manière bien plus logique que l’Occident ?

Supposons que je sois persuadée que vous occupez illégalement, mettons, une île qui m’appartient de droit : j’enverrais alors des troupes sur cette île pour éliminer toute résistance que votre armée pourrait m’opposer et rétablir ma souveraineté sur ce morceau de terre. Dans un tel conflit, je n’aurais absolument pas besoin de prendre pour cible des civils : par quel angle qu’on le considère, ce serait non seulement immoral mais totalement contre-productif par rapport à mes objectifs. REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION ET EN CITANT LES SOURCES
Le djihad, en revanche, n’a rien à voir avec des territoires. Ce qui est visé, c’est un mode de vie. Si je voulais détruire votre mode de vie, m’en prendre à vos installations militaires serait passablement futile – surtout si votre puissance militaire est un milliard de fois plus grande que tout ce dont je pourrais jamais rêver. Or, votre armée, quelle que soit sa puissance, ne représente qu’une part infime de votre mode de vie. Faire sauter un immeuble de bureaux rempli de
« civils innocents » sert ma cause bien davantage et de façon bien plus convaincante (surtout si je peux penser que vous allez vous remettre vous-même en question au lieu de m’exterminer une fois pour toutes comme vous seriez parfaitement capable de le faire) que tuer le même nombre de soldats, précisément parce que ces civils représentent la partie la plus importante et la plus irremplaçable du mode de vie que j’essaie de détruire. Leur « innocence » ne veut rien dire. Ce terme n’est qu’un euphémisme absurde pour désigner leur absurde inaptitude à se défendre eux-mêmes. Réfléchissez-y : comment un infidèle pourrait-il être innocent ? Un infidèle innocent, n’est-ce pas une contradiction dans les termes ? REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION

Si vous pensez que je suis sarcastique, relisez le paragraphe qui précède : je suis simplement en train d’essayer d’expliquer que la mentalité de l’ennemi est mieux adaptée au conflit que la nôtre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que la survie même de notre civilisation était en jeu (pourtant pas de façon aussi critique qu’aujourd’hui), les Américains ont traité les civils ennemis de façon plus raisonnable que ce que nous dicte notre moralité actuelle impotente et défaitiste. Hiroshima et Nagasaki ont été anéanties avec la plus grande partie de leur population cent pour cent civile, malgré l’absence de toute installation militaire dans chacune de ces deux agglomérations. C’est ce qui a entraîné la capitulation du Japon. Les vies d’environ un million de soldats américains ont ainsi été épargnées, et avec elles, probablement quatre à cinq fois plus de Japonais, pour la plupart des civils. Conclusion : le Japon n’aurait pas dû mettre les États-Unis dans une situation telle que même un geste humanitaire devenait si meurtrier pour les Japonais.

Depuis quelque temps, Israël se retrouve condamné quotidiennement pour avoir tué des
« civils » palestiniens. Or, rien ne peut être plus absurde si l’on considère que le « peuple palestinien » n’existait même pas avant les lendemains de la guerre des Six-jours, quand ce honteux abus de langage a été choisi pour nommer l’organisation terroriste la plus vaste et la plus prospère de l’Histoire. Un Arabe sur le glorieux chemin du « martyr » reste un civil désarmé jusqu’à ce qu’il s’attache des explosifs sur le corps. Ceux qui organisent des attentats terroristes sont considérés comme des civils désarmés tant que leur appartenance à une organisation terroriste n’est pas prouvée, de préférence devant un tribunal. Les femmes qui ont leurré treize soldats israéliens et les ont attirés dans un piège mortel à Jénine étaient des civils parfaitement désarmés. Louis Farrakhan et son armée sont considérés comme des civils désarmés. Les mosquées, ces avant-postes du djihad éparpillés à travers l’Europe et l’Amérique, sont considérées comme intouchables en tant qu’institutions religieuses.

Au passage, une pratique religieuse qui exigerait des sacrifices d’animaux provoquerait très certainement des protestations dans tout le pays et finirait par être déclarée hors-la-loi. Pourtant, cette religion qui exige des sacrifices humains à l’échelle du globe – la conversion, l’asservissement ou l’extermination de tout « infidèle » partout dans le monde – est considérée respectueusement comme une religion « monothéiste » et « abrahamique ». En réalité, c’est Satan en personne essayant maladroitement de se travestir en saint.

Tant que nous n’aurons pas commencé à traiter l’islam de la même manière que nous avons traité le nazisme, nous sommes promis à la destruction. Je ne suis pas en train d’appeler à un génocide contre les musulmans : notre victoire décisive dans la Seconde Guerre mondiale, nous l’avons obtenue sans exterminer les Allemands. Ce que nous avons exterminé, c’est le nazisme. Aujourd’hui, nous n’avons pas d’autre choix que d’exterminer l’idéologie la plus meurtrière qui ait jamais existé : l’islam. REPRODUCTION INTERDITE

Entre le monde actuel et la situation au début de la Seconde Guerre mondiale, je vois un certain nombre de
ressemblances. À l’unique exception de la Grande-Bretagne, pas un seul gouvernement n’avait tenté de s’opposer à Hitler. Si Hitler n’avait pas trahi Staline, l’Union Soviétique n’aurait eu aucune raison non plus de s’opposer à lui. Contrairement à un mythe répandu, les États-Unis ne sont pas entrés en guerre pour arrêter la Shoah, mais pour empêcher Staline de poursuivre son avancée jusqu’à la Manche et de créer l’Union Européenne avec quelques décennies d’avance.

Aujourd’hui, les musulmans envahissent les pays civilisés sous l’apparence anodine de l’immigration. Leur influence est en train de croître progressivement en Europe et même aux États-Unis, et elle continuera de croître sans rencontrer de résistance jusqu’à ce qu’enfin, nous nous réveillions, encore qu’il soit difficile de dire si nous nous réveillerons à temps pour sauver notre peau. Hypnotisés par nos propres dogmes paralysants, nous refusons obstinément de reconnaître la guerre éternelle des Arabes contre Israël, le 11 septembre, la guerre en Tchétchénie et les attentats terroristes un peu partout dans le monde pour ce qu’ils sont réellement : autant de fronts d’un djihad qui prend peu à peu de l’ampleur et dont l’objectif ouvertement déclaré est de détruire notre civilisation et d’instaurer un régime à côté duquel même celui des Talibans paraîtrait désespérément tolérant. Et jusqu’ici, ils sont en train de gagner la partie.
REPRODUCTION INTERDITE SAUF AUTORISATION - MENTION OBLIGATOIRE DE L'AUTEUR, DU TRADUCTEUR ET DU LIEN VERS CE SITE
Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York. 


© 2002 - Yashiko Sagamori -
http://middleeastfacts.com/yashiko/ 
© 2008 - Marcoroz pour la traduction

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