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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 15:24

Ce dimanche de mai, en début d’après-midi, alors que je viens de quitter momentanément ma famille à la sortie d’un restaurant, et comme je me retourne pour reprendre la direction de mon domicile, une jolie femme, raffinée, élégante et décontractée, en chemisette et blue-jean, sort d’une porte d’immeuble, à quelques mètres devant moi, et se précipite dans ma direction :

 

Mouette« Monsieur... »

 

Je la regarde avec une certaine surprise.

 

« Il faut que je vous dise… »

 

Qu’est-ce qu’une inconnue pourrait donc avoir à me dire, à votre avis ? Qu’elle me doit beaucoup, par exemple, et que j’ai représenté un grand tournant dans sa vie. Rien que cela !

 

Il y a une quinzaine d’années, le temps d’une brève année scolaire, elle m’a eu comme professeur de mathématiques appliquées, dans le cadre d’une préparation de BTS en alternance.

 

Je la dévisage, sans parvenir à la reconnaître. Elle m’explique que c’est moi qui lui ai fait aimer les chiffres, pour la première fois de sa vie, à tel point qu’elle s’est choisi une orientation professionnelle différente de celle qu’elle envisageait alors, et qu’elle m’en est extrêmement reconnaissante.

 

Ce sont des moment où l’on se sent soudain léger comme un oiseau.

 

Je finis par lui demander son nom. Un nom qui était sorti de ma mémoire, comme le reste. Un vague souvenir commence seulement à affleurer lorsqu’elle me rappelle qu’un jour, elle avait été déçue du 19 que je lui avais mis. « Pourquoi pas 20 ? » m’avait-elle demandé.

 

Elle a droit à une nouvelle déception en apprenant que j’ai changé de métier – plus d’une fois, même : elle avait fait partie de mes derniers élèves, car j’avais ensuite tenté, pas bien longtemps, un retour dans le monde de l’entreprise. Je lui explique quel est maintenant mon métier.

 

Quel dommage ! Ce n’est pas possible, m’explique-t-elle : je suis si doué pour cela ! Je ne crois pas utile de lui suggérer que je me débrouille peut-être aussi bien dans mes activités actuelles. Elle m’assure qu’il faut que j’enseigne de nouveau. Il y a tant de jeunes auxquels je pourrais rendre ce même service que je lui ai rendu, chez qui je pourrais susciter une vocation, etc.

 

C’était il y a vingt-quatre heures. J’étais aussi étonné qu’euphorique. Je n’en suis pas encore revenu.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:54

Sur le blog Touraine Sereine, le sympathique et subtil Chieuvrou formulait dix propositions et défiait ses amis de trouver laquelle était fausse. Je me permets de lui emprunter ce jeu et de lancer à mon tour ce défi à mes lecteurs, identifier celle des dix propositions suivantes qui nest pas vraie :

 

* * * * *

 

1. Au cours d’un récital d’Arturo Benedetti Michelangeli, salle Pleyel, dans les années soixante-dix, j’étais assis dans une loge entre deux autres géants du piano, Arthur Rubinstein et Lazar Berman.

 

2. En plein cœur de Belgrade, à côté du palais présidentiel, du temps de Tito, un policier avait arrêté la circulation pour permettre à la voiture dans laquelle je me trouvais d’emprunter un sens interdit.

 

3. Il y a une dizaine d’années, la réparation de mon lecteur de CD audio m’avait coûté plus cher que le montant de mon loyer, et si c’était à refaire, je referais cette dépense sans hésitation.

 

4. Lors d’une fête médiévale, j’étais dans l’église, revêtu d’une bure, la tête encapuchonnée, une corde en guise de ceinture, et on m’a demandé très sérieusement si j’étais un vrai moine.

 

5. Une présentation d’un appareil exceptionnel, unique en France, a été organisée rien que pour moi, une semaine avant que le même honneur soit réservé au Président de la République.

 

6. À moi seul, à distance et sans utiliser le téléphone, j’ai fait perdre plus de mille heures de travail à une entreprise en faisant évacuer son siège pendant plusieurs heures et déplacer divers véhicules.

 

7. Boulevard Saint-Germain, à Paris, en marge d’une manifestation étudiante, j’ai incendié un café, puis cassé du mobilier urbain à coups de barre de fer, sous l’œil impavide d’un bataillon de CRS.

 

8. Sept mois après qu’on m’ait retiré des broches de la main, suite à une fracture, j’ai joué un programme d’une demi-heure sur un instrument à clavier et décroché un prix de conservatoire.

 

9. Alors que se préparait en France le procès de Klaus Barbie, j’ai fait la connaissance de ses amis et d’un de ses associés dans la Cordillière des Andes, à 3 600 mètres d’altitude.

 

10. Venant d’entrer dans le salon de coiffure où sa fille se faisait couper les cheveux en même temps que la mienne, Patrick Sébastien est venu me voir en croyant que j’étais le patron.

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 10:59

Parler de « mariage homo », c’est faire violence au vocabulaire, nous dit le psychanalyste Daniel Sibony. C’est aussi faire violence à la raison.


Les mauvais arguments que j’ai pu lire ou entendre jusqu’à présent en faveur du « mariage » entre deux personnes du même sexe relèvent d’une confusion mentale affligeante.


Par exemple, quelqu’un fait valoir que la vie privée est un droit absolu, et que ce que l’on fait dans son lit, entre adultes consentants, ne regarde personne. Je lui demande alors si le mariage se fait dans un lit. Cette personne confond deux choses qui ont fort peu de rapport entre elles, sinon un rapport d’opposition : le mariage et la sexualité.

 

Rose.jpgLa sexualité est une chose intime entre deux individus et ne regarde personne d’autre. Au contraire, le mariage fait intervenir des tiers extérieurs. Deux personnes ne se marient pas : on les marie. Je m’en tiendrai ici au mariage civil, mais c’est valable aussi dans le contexte du mariage religieux. Un mariage ne peut avoir lieu que sous la responsabilité et par l’action présente d’une autorité : en l’occurrence, le maire, qui vous marie « au nom de la loi ». En outre, deux témoins y participent, devant un public (les familles, les amis, etc.) et généralement une certaine publicité est donnée à l’événement. Sans même compter la photo dans un jardin public et la réception habituelle. Pour un mariage, il faut des témoins, et l’on prend le monde à témoin.

 

Le mariage ne relève donc pas de la vie privée. C’est un acte public. Si votre sexualité ne regarde que vous, votre mariage regarde beaucoup de monde, à commencer par la municipalité, les témoins, les amis, le père, la mère et le fisc. C’est même le peuple tout entier qui vous marie, vous et votre futur conjoint, par la main de son représentant élu. Le peuple est concerné.


Certains l’ont fait remarquer, un des plus grands paradoxes de ce parti pris pour le « mariage homo » est que ce sont généralement les partisans de la sexualité avant le mariage et sans le mariage, voire à côté du mariage, qui semblent considérer le mariage comme le cadre indispensable de la relation homosexuelle. D’ailleurs, il aura fallu, pour promouvoir ce projet absurde de « mariage pour tous », un président concubin !

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Published by Marcoroz - dans Un monde de fous
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 16:07

 

Le gouvernement français a critiqué aujourd’hui la décision de la municipalité de Beth Zonot, en Israël, de faire « citoyen d’honneur » un prisonnier corse accusé par la France d’être impliqué dans l’assassinat d’un préfet en février 1998 à Ajaccio.

 

Yvan Colonna, militant indépendantiste corse condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation supposée à l’assassinat du préfet Claude Érignac, a été fait citoyen d’honneur de la ville de Beth Zonot, dans la banlieue de Tel-Aviv, lors d’un conseil municipal extraordinaire qui sest tenu le 31 février.

 

A_Francia_Fora.jpgUne plaque avec son nom a été installée pour l’occasion à l’entrée de la mairie. La commune, jumelée avec Japrecipa, en Corse, a expliqué son choix par un souci de « solidarité » avec le peuple corse.

 

« Il s’agit d'une décision scandaleuse et terrifiante », a dénoncé dans un communiqué le Président de la République, François Hollande, qui critique le fait qu’Yvan Colonna soit présenté par la mairie de Beth Zonot comme une « victime de loccupation ».

 

« Il est inconcevable qu’un élu soit à ce point ignorant qu’il qualifie de victime un meurtrier de sang-froid », assure M. Hollande, qui s’émeut de ce que « le meurtre et le terrorisme soient glorifiés quand ils devraient être condamnés sous toutes leurs formes ».

 

Le maire de Beth Zonot, Asher Berger, a défendu sa décision, estimant quelle s’inscrivait dans une démarche « plus large » de soutien à la cause indépendantiste corse et au village de Japrecipa.

 

- Adaptation d’un article paru sur lefigaro.fr

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 13:21

 

par Emmanuel Navon (traduction de l'anglais : Marcoroz)

 

La mort d’Arafat Jaradat dans une prison israélienne a fait craindre l’explosion d’une « troisième intifada ». Mais  si une nouvelle intifada devait vraiment éclater, ce ne serait pas la troisième. Ce serait la sixième.

 

Historiquement, chaque intifada s’est toujours déroulée selon le même schéma : (a) les dirigeants palestiniens inventent un mensonge pour enflammer délibérément leur population, (b) une fois que les violences ont fait des morts, les dirigeants palestiniens prétendent n’y être pour rien, (c) la communauté internationale intervient et explique que pour mettre fin à la violence, Israël doit apaiser la colère justifiée des Palestiniens et satisfaire leurs revendications légitimes, (d) les dirigeants palestiniens obtiennent d’Israël ce qu’ils n’ont pas pu obtenir à la table des négociations. Cela fonctionne toujours, alors pourquoi ne pas continuer ?

 

Husseini.jpgLa première intifada avait éclaté en 1929, quand Hadj Amin al-Husseini avait répandu un mensonge (à l’aide de photomontages) selon lequel les Juifs projetaient de s’emparer de la mosquée al-Aqsa pour reconstruire leur temple. Al-Husseini avait recouru à la violence parce qu’il n’avait pas réussi à convaincre les Britanniques de faire cesser l’immigration juive et les achats de terres par les Juifs. Les violences qu’il avait déclenchées avaient fait de nombreux morts : 133 Juifs furent assassinés et la communauté juive d’Hébron fut décimée. Mais cette stratégie avait payé : en octobre 1930, dans son rapport, Sir John Hope Simpson déchargeait le Mufti de toute responsabilité dans ces violences et acceptait de restreindre l’immigration juive. Al-Husseini avait compris que c’était la bonne méthode, et donc il continua.

 

Al-Husseini lança une deuxième intifada en 1936. Il voulait que les Britanniques abrogent le mandat de la Société des Nations et créent un État arabe à la place du « Foyer national juif ». Cette fois, environ 400 Juifs furent tués. Là encore, la méthode fut efficace : la Commission Peel (1937) recommanda l’annulation de facto du mandat de la Société des Nations et la création d’un mini-État juif en Galilée et sur une bande étroite entre Tel-Aviv et Haïfa. Cependant, al-Husseini rejeta cette offre et intensifia les violences. Les Britanniques lui firent alors une offre encore meilleure avec le Livre blanc de 1939, qui restreignait encore davantage l’immigration juive et les droits d’acquisition de terrains par les Juifs.

 

Yasser Arafat, qui louait al-Husseini comme son héros et son modèle, utilisa exactement les mêmes tactiques. Le 8 décembre 1987, un camionneur israélien tua accidentellement quatre passants à Gaza. Bien qu’il se soit agi d’un accident de la route, l’OLP décida de faire croire que c’était un meurtre délibéré. C’est ainsi que commença la troisième intifada (généralement appelée, à tort, la « première intifada »). Environ 200 Israéliens furent tués.  À la suite de cela, Israël accepta (dans les Accords d’Oslo) de permettre à l’OLP de s’implanter dans la bande de Gaza et à Jéricho. Ainsi, en vingt ans, Arafat avait réussi à appliquer le « plan par étapes » adopté par l’OLP au Caire en 1974.

 

Au lendemain des élections israéliennes de 1996, Arafat décida de lancer une quatrième intifada afin que la communauté internationale torde le bras du nouveau gouvernement israélien. Cette fois-ci, le mensonge diffusé par Arafat était qu’Israël allait provoquer l’écroulement de la mosquée al-Aqsa. En septembre 1996, le gouvernement israélien ouvrit la sortie nord du tunnel des Hasmonéens pour que les visiteurs ne soient plus obligés de revenir jusqu’à l’entrée à la fin de leur visite. Cette ouverture se fit en coordination avec le Waqf, qui obtint en même temps l’autorisation de construire une énorme mosquée dans les Écuries de Salomon. En dépit de cet arrangement, Arafat décida de propager la violence en appelant les Palestiniens à « protéger la mosquée al-Aqsa » (affirmant qu’Israël avait creusé un tunnel sous la mosquée al-Aqsa, alors qu’en réalité Israël avait seulement ouvert une autre sortie d’un tunnel qui était là depuis deux mille ans et qui ne passait pas sous la mosquée al-Aqsa). À nouveau, la méthode fonctionna : le président Bill Clinton intervint et décida de satisfaire les exigences politiques d’Arafat. Résultat ? L’accord d’Hébron, en 1997, dans lequel Israël accepta de se retirer de la cité des Patriarches.

 

Puis il y eut la cinquième intifada, en septembre 2000, dans laquelle plus d’un millier d’Israéliens ont été tués. Cette intifada a été déclenchée non pas par un mensonge, mais par deux mensonges : la visite d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple aurait été une provocation (alors que le Premier ministre Ehud Barak avait informé Arafat de cette visite et en avait coordonné le déroulement avec lui), et Israël aurait assassiné un enfant au carrefour de Netzarim, à Gaza (en réalité, la « mort » de Mohamed al-Dura était une mise en scène filmée par le cameraman palestinien Talal abou-Rahmah). Arafat et Barghouti avaient préparé cette cinquième intifada depuis longtemps, et lorsqu’il s’avéra à Camp David en juillet 2000 qu’Israël n’allait pas céder sur le « droit au retour », Arafat eut recours au bon vieux « truc » d’al-Husseini. Une fois encore, la méthode fonctionna. L’OLP a obtenu d’Israël davantage de concessions aux pourparlers de Taba et avec les paramètres de Clinton. Surtout, la cinquième intifada a atteint deux principaux objectifs : pour la première fois, un président américain (George W. Bush) et un Premier ministre (Ariel Sharon) ont déclaré publiquement qu’ils acceptaient la création d’un État palestinien (Feuille de route de 2003), et pour la première fois, Israël a démantelé des implantations sans accord de paix (Plan de désengagement de 2005).

 

Si ça marche à tous les coups, pourquoi ne pas continuer ? C’est pourquoi une sixième intifada va très probablement se produire à la veille de la visite du président Obama en Israël. Le principal objectif d’Abbas est de faire sortir ses terroristes des prisons israéliennes, et la recette sera la même : (a) fabriquer un mensonge, (b) se mettre en colère en raison de son propre mensonge et menacer d’être encore plus furieux si l’on n’obtient pas satisfaction, (c) faire croire au monde entier que tout ce tapage cessera aussitôt qu’Israël aura cédé, et (d) répéter l’opération tous les dix ou vingt ans.

 

La dernière intifada s’étant terminée il y a huit ans, nous devrions nous attendre à une nouvelle réédition dans peu de temps, conformément à cette recette.

 

Emmanuel Navon

 

Source : http://navonsblog.blogspot.fr/2013/02/countdown-to-sixth-intifada.html

 

© (2013) Emmanuel Navon

© (2013) Marcoroz pour la traduction

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 13:16

 

Aimer ses ennemis, c’est une valeur chrétienne mais ce n’est pas une valeur juive. Ceux qui disent que le judaïsme est « une religion d’amour » sont des ignorants (et ceux qui disent que l’islam est « une religion d’amour » sont des menteurs, ou dans le meilleur des cas, des ignorants également). Si le principe fondamental du christianisme est l’amour, le principe fondamental du judaïsme est la justice, et la tradition juive dit que trop de compassion envers le méchant conduit à léser sa victime.

 

Pourim-1.jpgCertes, la maxime qui domine la nef de la grande synagogue de la rue de la Victoire à Paris, « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », est essentielle dans le judaïsme, cependant la Torah dit aussi : « Mais si quelqu’un vient pour te tuer, précède-le et tue-le d’abord. » Tendre l’autre joue, ce n’est pas juif.

 

Pendant la sortie d’Égypte, lorsque les eaux se referment sur les Égyptiens, Dieu adresse ce reproche aux anges : « Mes créatures se noient, et vous chantez ? » Cependant, il n’est nulle part question d’adresser un tel reproche aux humains, et plus particulièrement aux Hébreux. La noyade des poursuivants, de même que les dix plaies envoyées au peuple égyptien, fait partie des événements heureux célébrés chaque année par les Juifs à Pessah (la Pâque). Plus significatif encore, dans la tradition juive, on se réjouit chaque année (à Pourim) de la pendaison d’Aman, personnage archétypal des ennemis du peuple juif.

 

C’est dire combien sont mal à propos les reproches adressés à ceux qui se réjouissent de la mort naturelle, à un âge très avancé, d’un de leurs ennemis les plus acharnés et les plus nuisibles.

  

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Published by Marcoroz - dans Éthique et Morale
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:36

 

L’expérience montre, de façon désespérante, que les victimes de viols ne savent pas tirer les leçons de leur malheur et se mettent, à leur tour, à violer les autres.


Si Antoine Casubolo a défendu la thèse de l’assassinat de Coluche, c’est par solidarité communautariste, sachant qu’il a lui aussi des origines italiennes du côté de son père.

 

Shining.jpgLes personnes ayant un père, une mère ou des grands-parents originaires de Bretagne entretiennent toujours un rapport très particulier avec l’argent.

 

Il existe un complot pour exterminer la moitié de l’humanité à l’aide d’une souche microbienne, et ceux qui travaillent à ce projet sont des chrétiens orthodoxes.

 

Les souverainistes québécois sont des êtres malfaisants qui prennent plaisir à massacrer des hommes, des femmes et des enfants. Ils exercent leur influence perverse au sein des gouvernements de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique. 

 

Ne soyez pas surpris si votre candidature n’est pas retenue : dans cette profession, ceux qui font carrière ont tous les yeux bleus. Si vous n’avez pas les yeux bleus, vous n’avez aucune chance.

 

* * * * *

 

Le lecteur conviendra, j’imagine, que les propositions qui précèdent sont plus absurdes l’une que l’autre, et qu’il faudrait être complètement dément pour croire à de telles fadaises.


BDB-001b.jpgMaintenant, dans ce qui précède, remplacez tout simplement les origines italiennes ou bretonnes par des origines juives. Remplacez les viols par les persécutions antisémites, et le souverainisme québécois par un autre mouvement d’auto-détermination, le sionisme. Remplacez le christianisme orthodoxe par le judaïsme, ou la couleur des yeux par une certaine appartenance ethnique. En un mot, formulez les mêmes propositions à propos des Juifs.

 

Vous obtenez quoi ? Des ragots que des milliers de gens autour de vous colportent, et prennent pour argent comptant (dans certains cas, ils sont même des millions à y croire). Dès que c’est des Juifs qu’il est question, tout change.

 

Comme le disait un jour très justement Gilles William Goldnadel : les Juifs, ça rend fou.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:37

 

Afin de colmater une fuite dans le circuit du système pneumatique de verrouillage des portières de sa voiture (une originalité des Mercedes série W123 des années quatre-vingt), un internaute ingénieux avait utilisé un préservatif.

 

13-01-26-001a.jpgRécemment, j’ai été amené, moi aussi, à trouver une solution originale à un problème rencontré sur ma voiture. Pourtant, il ne s’agissait pas d’une dégradation : la voiture était telle que je l’avais achetée neuve.

 

Lors d’une visite chez mon concessionnaire, j’avais expliqué au chef d’atelier qu’il devait y avoir un défaut de fixation, car avec certaines chaussures, je me prenais les pieds dans le cache qui surplombe les pédales. Armé d’une lampe de poche, il s’était livré à un examen attentif, mais pour conclure que tout était normal.

 

13-01-26.jpgDans un premier temps, je m’étais donc résigné à faire avec, quitte à changer exprès de chaussures pour conduire.

 

Et puis, tout de même, au bout de quelque temps, j’avais fini par aller y voir de plus près. Le cache était effectivement trop bas : sans doute en raison d’une ouverture un peu trop grande, l’ergot censé le maintenir en place ne jouait pas son rôle.

 

13-01-26-003b.jpgJ’ai d’abord pensé à utiliser une baguette pour soutenir le cache, mais je me suis vite rendu compte qu’il était impossible d’y faire tenir un objet rectiligne. Il fallait donc quelque chose de flexible, en même temps assez résistant, et pourvu d’aspérités.

 

J’ai finalement résolu le problème grâce à un rameau de dattes Deglet Nour. C’est la seule solution que j’aie pu trouver, mais elle est efficace. Le bricolage n’est pas très esthétique, mais peu importe, puisqu’on ne le voit pas.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:14

 

L’usage courant qui est fait du mot « Juif » dans le discours public relève souvent d’une véritable pathologie. – Shmuel Trigano

Constatant l’importance prise par ma liste de Juifs qui ne le sont pas dans la fréquentation de ce blog et l’insistance d’un certain nombre de visiteurs à affirmer (à tort) que telle personnalité est juive ou à me reprocher de ne pas justifier ce que j’avance, j’ai finalement décidé de consacrer un blog tout entier à ce sujet original. C’était la seule solution.

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J’inaugure donc l’année 2013 avec un nouveau blog pour lequel je reprends mon intitulé ironique : Les Juifs qui ne le sont pas. J’y explique ma démarche, et chaque article de ce blog est consacré à une des personnalités figurant sur ma liste (laquelle est toujours susceptible de s’allonger à tout moment, bien entendu).

Le jour même du premier tour des élections présidentielles de 2012, ils étaient plusieurs milliers à utiliser Google pour savoir si François Hollande était juif. Même chose le dimanche du second tour.

Au moment où j’écris ces lignes, François Hollande reste en tête du palmarès des candidats involontaires à la judéité, comme je les appelle (Stéphane Hessel faisant figure d’exception sachant qu’il lui arrive de se prétendre lui-même juif, dans les moments où cette fausse qualité lui permet de nuire à Israël et au peuple juif de façon plus efficace).

 

J’ai donc tout naturellement traité en premier lieu du cas François Hollande, et c’est tout aussi naturellement que Nicolas Sarkozy a suivi.

 

Je ne crois pas trop m’avancer en prédisant à ma dernière création un grand avenir. Quant au présent blog, il gardera sa vocation éclectique et j’espère voir évoluer la répartition de sa fréquentation. Cela demandera sans doute un certain temps encore.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 19:55


À
la fin de mon article précédent, j’avais écrit que je me régalais d’avance à l’idée de manger une bûche de Noël sans ingrédient d’origine animale. Hier et aujourd’hui, je me suis régalé pour de bon. J’en connais deux, cependant, qui ont regretté les productions bien crémeuses des pâtisseries plus traditionnelles. Est-ce une question de goût, d’habitude ou de conviction ?

 

Bûche VeganEn fait, cette bûche avait exactement le même goût et la même consistance que les flans au chocolat que je prépare parfois en utilisant des sachets ad hoc, achetés dans un magasin bio, du lait de soja et du sucre de canne. Un jour, invité chez un copain qui organisait une fête, j’en avais apporté un grand plat et j’avais eu le plaisir de voir mon hôte, grand amateur de chocolat et pas végétarien à ma connaissance, en manger une bonne moitié avec gourmandise et délectation.

 

Je ne crois pas que ce soit exactement une question de goût. Le goût se forme, s’éduque, et évolue. Les enfants préfèrent généralement le chocolat au lait industriel, même fade, au meilleur chocolat noir. Il faut une certaine maturité pour apprendre à préférer le chocolat noir, et sans doute davantage encore pour préférer le chocolat noir amer. Ce serait donc plutôt une affaire d’habitude.

 

Et la conviction, quel rôle joue-t-elle exactement ? Peut-on avoir l’eau à la bouche, ou au contraire éprouver un sentiment de répulsion, non pas en raison de l’aspect et du goût du plat ou du dessert en question, mais en raison de ses convictions ? Il me semble que celui qui développe des convictions peut changer ses habitudes en conséquence, et ses goûts par la même occasion. En ce qui me concerne, c’est bien ce qui s’est produit.

 

Mais surtout, dans mon propos, il y avait aussi un paradoxe que personne, apparemment, n’a relevé. En effet, on pouvait comprendre que je me régalais d’avance à l’idée de ce dessert, non pas tant parce qu’il contiendrait du chocolat, par exemple, que parce qu’il ne contiendrait pas d’œufs, pas de gélatine, pas de produits laitiers. En d’autres termes, ce qui me faisait envie et me mettait en appétit n’était pas la présence de quelque chose, mais son absence. 

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