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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 18:32


par Daniel Greenfield (traduction : Marcoroz) 

Qu’est-ce que la liberté, si ce n’est la liberté de critiquer, de poser des questions et d’exiger des réponses, ou simplement de se moquer des puissants ?

Dans le Dar al-Islam, depuis plus de mille ans, cette liberté n’existe pas. Toute remise en question est interdite. Aujourd’hui encore, poser des questions peut vous valoir la prison, même dans les pays musulmans "modérés".

En ordonnant le meurtre des poètes et des satiristes qui le critiquaient, Mahomet a été l’initiateur d’un carnage qui devait se poursuivre pendant plus d’un millénaire. Le musulman qui, aujourd’hui, appelle au meurtre des caricaturistes n’est pas un extrémiste ni quelqu’un qui déforme l’islam, il ne fait que se conformer à la doctrine islamique conventionnelle instituée depuis les débuts de cette religion sous les instructions de son prophète.

mohammedmugshot4colorsigned.jpgPour les médias et pour ceux qui défendent l’islam en Occident, telle est la vérité. S’ils y voyaient vraiment l’œuvre d’une infime minorité d’extrémistes incapables de tolérer la liberté d’expression, pourquoi la censureraient-ils de façon aussi agressive ?

Si seule une infime minorité d’extrémistes est fautive, pourquoi CNN et tous les grands journaux d’actualité ont-ils refusé de publier les caricatures de Mahomet ou les ont-ils censurées comme si elles étaient aussi injurieuses et aussi inacceptables à leurs yeux... qu’elles le sont pour les musulmans croyants ?

Quand on s’intéresse aux actes et aux paroles, ce sont toujours les actes qui révèlent la vérité, et non les paroles. Lorsque la chaîne Comedy Central, qui se vante d’attaquer toutes les formes de religion de la Terre, censure même les représentations les plus pudiques et les plus aimables de Mahomet, ses actes révèlent une vérité plus profonde et plus dérangeante que tout ce qu’elle peut dire.

On n’a pas si peur et on ne fait pas tant de compromis face à une infime minorité d’extrémistes, même si ces derniers sont susceptibles de verser dans des accès de violence hystérique. La violence, finalement, fait partie de ce monde.

Les médias et les groupes de presse sont-ils souvent terrifiés par les infimes minorités d’extrémistes qui existent dans la plupart des religions ? Non, c’est très rare. Qu’est-ce donc qui fait de l’islam un cas si particulier ? Tout correspondant étranger honnête pourrait répondre assez facilement à cette question.

La réponse est que ce n’est pas à une infime minorité qu’ils ont affaire, mais à une forte majorité qui est le produit d’une culture d’endoctrinement religieux ne tolérant pas la liberté d’expression. Et au lieu d’affronter cette réalité, ils ont choisi de fuir et de se cacher. En effet, pour l’affronter, il faudrait qu’ils remettent en cause leur propre politique, qui consiste à condamner la défense de la nation tout en admirant le radicalisme musulman. Il leur est plus facile de se taire que de faire les sacrifices idéologiques nécessaires pour pouvoir lutter contre la menace qui pèse sur les libertés du monde libre.

mohammedronald8signed2.jpgLors de la journée mondiale « Tout le monde dessine Mahomet », le public a relevé le défi devant lequel les médias préféraient fuir. Il a défendu l’héritage de la liberté d’expression en affrontant avec détermination ceux qui la rejetaient.


Pour ma part, je me suis dit qu’une bonne façon de participer à la journée « Tout le monde dessine Mahomet » pourrait être de faire des variations sur le dessin de Kurt Westergaard.

Pour ma première image, j’ai confronté les normes culturelles actuelles et celles de Mahomet en représentant un Mahomet qui devrait répondre devant un système judiciaire de type occidental de tout le saccage qu’il a provoqué.

Ma deuxième image montre Mahomet faisant la promotion du Bacon Burger. Les cheveux et la barbe de Mahomet, teints en roux, se confondent avec ceux de Ronald McDonald pour associer un symbole du consumérisme occidental à ce qui est devenu un symbole de la liberté d’expression. La vision d’un Mahomet jouant les hommes-sandwichs sur un marché mondialisé confronte les musulmans à cette réalité que la liberté d’expression, comme le fast-food, est aussi un produit mondial auquel ils ne peuvent pas espérer échapper.

mohammedflyingpigisrawalmirajsigned.jpg

Ma troisième image est une satire du voyage nocturne de Mahomet, cet ajout tardif à la mythologie islamique qui a servi à justifier le vol de ma terre et qui sert aujourd’hui à lancer des appels au génocide contre les Juifs dans le monde entier. Remettre en question cette mythologie toxique est important, non seulement pour la liberté d’expression mais aussi pour tout espoir de coexistence.

 

Daniel Greenfield est journaliste et administrateur du blog "Sultan Knish". Israélien de naissance, il vit actuellement à New York.

 

© 2010 – Sultan Knish (Daniel Greenfield)
© 2010 - Marcoroz pour la traduction
 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 13:42

10-05-23-004b.jpg

 

J'ai fait une drôle de rencontre, ce lundi 24 mai.

 

Le mystère reste entier, si je puis dire.

 

De quels mythes pourrait-on rapprocher cette botte ?

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 00:20

 

En dehors des Juifs et d’Israël, il me semble que les sujets les plus explosifs que l’on puisse proposer au débat sont l’avortement et la peine de mort. Je trouve cela très étrange, pourtant. Comme s’il n’y avait pas pléthore de problèmes autrement plus importants et aux conséquences autrement plus graves !

 

Il est clair qu’en France, un certain nombre de gens n’ont pas encore compris que ces deux questions étaient déjà réglées, et de façon définitive (j’espère). De façon paradoxale, ces deux questions sont un peu liées puisque, comme je l’ai suggéré, ceux qui vitupèrent contre l’avortement sont partisans du rétablissement de la peine de mort (l’inverse n’étant pas toujours vrai). D’ailleurs, c’est invariablement de ce camp que proviennent les réactions agressives, les anathèmes et les insultes à la moindre tentative de débat.

 

Mort.jpgAprès l’avortement, je reviens donc sur la peine de mort, mais très brièvement car j’en avais déjà dit quelques mots dans un billet antérieur et quelqu’un m’avait alors écrit que tout avait déjà été dit sur ce sujet. À nouveau, je m’efforcerai de sortir des sentiers battus et je serai expéditif plutôt qu’exhaustif.

 

En France, avant l’abolition, on exécutait en moyenne un individu tous les deux ans. Un individu tous les deux ans, pour un pays de soixante millions d’habitants ? Et certains voudraient en faire une méthode de gouvernement ?

 

Il est vrai qu’une méthode de gouvernement, c’est bien ce qu’est la peine de mort en Chine, par exemple, où tout opposant déclaré en est passible, et dans l’Iran des mollahs où l’on pend les bahaïs et les homosexuels. Mais alors, que peut-on en conclure, sinon que la peine de mort devrait être réservée aux régimes démocratiques... Non ? Hum, hum... 

 

Que dire d’autre ? Que pour se débarrasser de Mesrine en France, ou de Baader en Allemagne, on n’a pas eu besoin de la peine de mort. N’est-il pas vrai ? Alors, à quoi diable la peine de mort pourrait-elle servir ?

 

C’est tout. Il m’a fallu plus d’un mois pour arriver à renouveler ma page, je suis las, et il est plus de minuit. Si quelqu’un croit avoir un argument sérieux en faveur du rétablissement de la peine de mort en France (ou de son institution en Israël, ou ailleurs), je suis ouvert à la discussion. Il faut savoir cependant que les commentaires insultants ou stupides et les procès d’intention iront droit à la corbeille.

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Published by Marcoroz - dans Pan dans les dents
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 03:15


Le dialogue qui suit est fictif. Il est généralement impossible de dialoguer avec les gens qui militent contre l’avortement. Ce dialogue imaginaire est cependant constitué de morceaux réels, que je me suis contenté de réunir et de placer bout à bout. Les répliques sont authentiques (quoique provenant d’interlocuteurs différents) :


LUI – La mort planifiée vous paraît plus désirable que la vie non planifiée ?

MOI – Il n’y a rien de planifié, puisque l’IVG ne concerne que des cas individuels et, en principe, des situations imprévues. Et vous parlez de mort, mais il n’y a pas mort d’homme.

LUI – Il y a mort d’un être humain en devenir.

MOI – Au Darfour, par exemple, ou au Nigéria, on tue des enfants déjà nés, ainsi que des adolescents et des adultes. En Iran et en Chine, on exécute des opposants politiques. Est-ce que toutes ces morts ne sont pas bien plus scandaleuses qu’une IVG ? Où sont vos protestations contre tous ces crimes ?


Ici, en général, je récolte des insultes ou des obscénités. Quoi qu’il en soit, immanquablement, notre triste sire évite de répondre à la question que je lui pose :


LUI – Je suis pour le respect de la vie, et un fœtus c’est une vie.

nullMOI – Pour le respect de la vie ? Donc vous militez de la même manière contre la chasse, les corridas et autres façons cruelles de tuer des animaux ? Vous vous préoccupez aussi de tous ces fœtus d’animaux qui sont tués en même temps que leur mère ? Vous militez contre les abattoirs ? Vous êtes végétarien ?

LUI – Je parle de la vie humaine.

MOI – Alors, c’est de la vie qu’il s’agit, ou de la vie humaine ? Il faudrait savoir. Les animaux ne sont pas vivants ?

LUI – La vie d’un homme vaut plus que celles des petits oiseaux. C’est un message très clair qui émane de… Celui qui connaît le nombre exact de cheveux que vous avez sur la tête.

MOI – Celui qui connaît le nombre exact de cheveux que j’ai sur la tête, ne connaît-il pas le nombre exact de plumes qu’un oiseau a sur son corps ?


On remarquera que l’arrogant personnage ne doute pas de connaître mieux que moi les intentions du Créateur (ne parlons pas de la question de son existence).


LUI – La vie humaine est sacrée, pas la vie d’un animal.

MOI – C’est vous qui le dites. Mais puisque la vie humaine est sacrée, je suppose que vous approuvez l’abolition de la peine de mort ?


Et là, immanquablement, mon interlocuteur est pris dans ses contradictions, car, bien évidemment, il est partisan de la peine de mort (ou de son rétablissement)
 :


LUI – Les enfants avortés [sic] sont innocents, les condamnés à mort sont réputés coupables d’une atteinte à une autre vie innocente. La distinction entre innocence et culpabilité justifie que l’on protège la vie des uns et que l’on mette fin à celle des autres.

MOI – Et les animaux, de quoi sont-ils coupables ? Si votre critère est la nature sacrée de la vie humaine, ne me parlez pas d’innocence. L’innocence n’est pas le propre de l’homme.

LUI – Finalement, votre point de vue est logique : si l’on renonce au caractère sacré de la vie humaine, on renonce également à la distinction entre l’innocence et la culpabilité, ainsi qu’à toute idée de justice.

MOI – Ai-je parlé de renoncer au caractère sacré de la vie humaine ?

InnocenceLUI – Vous mettez la vie humaine sur le même plan que celle des animaux. Cela revient à dire qu’elle n’est pas sacrée, sauf si vous vous déplacez dans la rue avec un petit balai pour éviter d’écraser des insectes.

MOI – Ai-je dit que je mettais la vie humaine sur le même plan que celle des animaux ?


D’ailleurs, qu’en sait-il, de la façon dont je me déplace dans la rue ? Et pourquoi ne pourrait-on pas respecter à la fois la vie des uns et la vie des autres ?


LUI – De toute façon, la question de l’innocence ou de la culpabilité d’un animal ne se pose pas, dès lors que sa vie n’est pas sacrée.

MOI – Si l’on s’autorise à mettre fin à la vie d’un homme, c’est qu’on ne considère pas cette vie comme sacrée.

LUI – Entre la vie d’un innocent et celle d’un assassin, c’est la vie de l’innocent qu’il faut faire prévaloir.

MOI – La question de la peine de mort ne se pose pas en ces termes. Il n’y a plus de vie d’innocent à faire prévaloir. Sortir un homme d’un cachot pour lui couper la tête, en quoi cela permet-il de faire prévaloir la vie de quelqu’un ? Le crime a déjà été commis.

LUI – Je vous propose un marché : allez sauver des phoques, et laissez-nous sauver nos enfants.

MOI – « Vos » enfants ? C’est donc votre femme qui veut avorter ?


Intéressant, n’est-ce pas, cette façon dont apparaît une opposition entre « nous » et « vous ». Comme si les femmes qui avortaient étaient précisément les « leurs », les Blanches catholiques, bien françaises selon leurs critères, contrairement aux avorteurs et autres métèques (et surtout, les... suivez mon regard...) chez qui l’on n’avorterait jamais... Quelle cohérence !

Naturellement, lors de mes tentatives de discuter sur des blogs avec ces ignobles crétins d’extrême droite, il n’y a jamais plus de deux échanges sans que j’aie droit à des insultes ou à des allusions obscènes à la Shoah. Avez-vous remarqué ? Là où l’on commence à s’opposer à l’IVG, l’antisémitisme ne tarde jamais à affleurer.

Il y a aussi ceux, un peu moins infréquentables, qui font des concessions : ils acceptent l’IVG dans le cas d’un viol, par exemple. Comme si un fœtus issu d’un viol était moins innocent qu’un autre fœtus ! Mais visiblement, on ne doit pas s’attendre à un raisonnement logique chez ces gens là.

J’aime assez la façon dont Joëlle Kauffmann les remettait à leur place, il y a quinze ans... ces infâmes :

« Ils sont d'une haine, d'une arrogance incroyable. [...] Et puis, quelle escroquerie ! Ils ne véhiculent en rien les valeurs de la charité chrétienne. Ils sont tous pour la peine de mort [...] »

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Published by Marcoroz - dans Pan dans les dents
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 11:53


En entrant dans la première salle de l’exposition que la ville de Boulogne-Billancourt a consacrée à Brigitte Bardot (en 2010), le visiteur tombe d’abord sur une affiche évoquant l’intervention de l’actrice en faveur des Rosenberg.

Dans les années soixante-dix, la télévision française avait diffusé sous forme d’une série d’épisodes un téléfilm poignant de Stellio Lorenzi, « Les Rosenberg ne doivent pas mourir ». Je me souviens de cette réplique de Marie-José Nat incarnant Ethel Rosenberg : « nous sommes les premières victimes du fascisme américain ». Il me semble que seul le sinistre journal Minute avait remis en question l’innocence de ce couple. Or, on sait aujourd’hui que Julius et Ethel Rosenberg étaient vraiment coupables, et qu’ils avaient mérité leur peine. J’ajouterai que le monde n’a pas fini de payer leur crime.

On ne peut évidemment pas reprocher à « B.B. » d’avoir pris leur défense, au début des années cinquante, comme tant de célébrités au premier rang desquelles Albert Einstein. Au contraire, c’était tout à son honneur. Mais ce que je voudrais souligner ici, c’est qu’à l’époque, la jeune star s’engageait déjà dans les causes humaines les plus nobles. Elle n’avait alors pas plus de dix-huit ans.

BB.jpgQuant aux animaux, ils ont toujours beaucoup compté pour elle, dès son enfance, et son engagement en leur faveur est connu dès 1962. Honte à tous ceux qui ont cru pouvoir affirmer que l’actrice s’était tournée sur le tard vers la cause des animaux pour telle ou telle raison opportuniste.

Dans le cadre de son combat pour les animaux, certains ont pu reprocher à Brigitte Bardot quelques bourdes, et je reconnais avoir été de ce nombre. Aujourd’hui, même si je me sens plus proche d’autres associations de défense des animaux, je ne peux que saluer avec respect le travail de la Fondation Brigitte Bardot et le mérite de sa fondatrice.

À cette exposition, il y avait un dessin de Sempé représentant des personnes agglutinées sur un trottoir et formulant des critiques à l’encontre de Brigitte Bardot : quelqu’un relativise sa beauté, un autre son talent, un troisième doute de sa postérité, etc. Quand le visiteur, après avoir lu toutes les bulles, contemple le dessin dans sa globalité, il s’aperçoit que toute cette foule fait la queue pour aller contempler l’intéressée dans une grande salle de spectacle.

Je songe aussi aux crétins qui prétendent comparer la beauté d’une femme de soixante-quinze ans passés à celle d’une jeune femme de vingt ans.

On pourrait dire que Brigitte Bardot, première femme à avoir incarné Marianne, est à la France ce que la reine Élisabeth II est à l’Angleterre. Seulement, les Français, un jour, ont coupé la tête de leur roi, et je crois qu’ils n’en sont toujours pas guéris.

Je regrette bien évidemment que cette unique figure emblématique de notre pays ait fini par lier son destin à celui d’un membre du parti que l’on sait, et surtout, qu’elle n’ait pas su se démarquer sans ambiguïté de l’appartenance politique de son mari. Cependant, je ne crois pas que ce soit la véritable raison pour laquelle elle est devenue une cible de choix pour ceux dont la spécialité est de tout désacraliser.

Finalement, peut-être doit-on retenir surtout le message que suggère Sempé : il est de bon ton, en France, de critiquer et de désavouer les héros et les stars les plus adulés.

Pour ma part, j’ai voulu prolonger sur ce blog l’hommage que je rends à Brigitte Bardot à l’occasion de ma visite de cette exposition, laquelle exposition a été prolongée, elle aussi, en raison de son succès.

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Published by Marcoroz - dans Drôle de société
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 22:24

 
« Tous les rapports écrits  ou oraux ne faisaient jamais allusion qu’à l’événement actuel. En ce moment par exemple, en 1984 […], l’Océania était alliée à l’Estasia et en guerre avec l’Eurasia. Dans aucune émission publique ou privée il n’était admis que les trois puissances avaient été, à une autre époque, groupées différemment. Winston savait fort bien qu’il y avait seulement quatre ans, l’Océania était en guerre avec l’Estasia et alliée à l’Eurasia. […] Officiellement, le changement de partenaires n’avait jamais eu lieu. L’Océania était en guerre avec l’Eurasia. L’Océania avait, par conséquent, toujours été en guerre avec l’Eurasia. »

- George Orwell, 1984, chapitre III


Nul doute qu’en Russie Soviétique, le jour où Staline décida d’avoir comme partenaires les pays arabes, il serait vite arrivé un malheur au journaliste qui aurait rappelé que l’U.R.S.S. avait fourni au mouvement sioniste, via la Tchécoslovaquie, les armes dont il avait besoin pour gagner sa guerre d’indépendance, et que la même U.R.S.S. s’était empressée de reconnaître l’État d’Israël nouvellement proclamé.

Sous Ceausescu, la généalogie des Roumains a connu semblables métamorphoses. Il a été décidé officiellement, un beau jour, que le peuple roumain descendait des Daces. Plus tard, sur un avis du « Génie des Carpates », les Roumains ont changé d’ancêtres, les Daces laissant la place aux Romains. Quelques années ont passé, puis les Roumains ont appris qu’ils descendaient des Thraces.

Aujourd’hui, les adeptes des lendemains qui chantent continuent bien évidemment d’employer les mêmes méthodes. De la même manière que le « Conducator » manipulait la généalogie des Roumains, ils changent au gré des besoins de leur propagande celle des soi-disant « Palestiniens » qui, après avoir été des Arabes « de souche » puis des descendants des Philistins, puis des Cananéens, apprennent depuis l’année dernière – comme qui dirait, cela vient de sortir – qu’ils sont les authentiques descendants des Hébreux.

Quant aux Juifs, ce sont évidemment des imposteurs.

Il semble que l’idée selon laquelle les Juifs ashkénazes auraient d’autres ancêtres que les Juifs de l’Antiquité ait vu le jour dans le courant du XIXe siècle dans le cerveau perturbé de quelques Juifs éloignés de leurs racines, non comme une conviction sincère, mais plutôt comme un subterfuge visant à désarmer le racisme antisémite. La suite des événements a montré ce que valait ce genre de stratégie.

FrontonNéanmoins, dans les années soixante-dix, Arthur Koestler, qui souffrait probablement d’un problème d’identité, développa cette thèse fumeuse en brodant autour de la légendaire conversion des Khazars.

Trente ans plus tard, un gauchiste israélien s’en inspire à son tour et publie le livre que l’on sait. Pour la mouvance totalitaire, c’est du pain béni.

Naturellement, il ne suffisait pas de changer la généalogie des Ashkénazes. Qu’à cela ne tienne, les Séfarades descendront de Berbères convertis. Et pendant qu’on y est, ce sont tous les Juifs qui descendent d’ancêtres convertis au judaïsme.

Comme le faisait remarquer un de mes interlocuteurs sur le blog de Gilles William Goldnadel, le prétendu « prosélytisme » passé de la religion juive, tant vanté par Luc Ferry, est à la mesure du prétendu « colonialisme » sioniste : au bout de plus de trois millénaires, le premier a conquis à sa cause à peine 13 millions de personnes, soit 0,02 % de la population mondiale, tandis que le second se résume à un peu plus de 20 000 km2, soit 0,01 % de la superficie des terres émergées (et à un millième de l’ensemble des conquêtes du colonialisme arabe).

Selon ces nouveaux généalogistes autoproclamés, aucun des Juifs actuels ne descendrait des Juifs de l’Antiquité, dont les vrais descendants seraient aujourd’hui tous regroupés sur la terre de leurs ancêtres, sauf qu’ils sont tous musulmans – à part une minorité de chrétiens dont le nombre diminue de moitié à chaque génération (curieux phénomène, qui semble laisser de marbre le reste de la chrétienté).

En un mot, aucun Juif ne serait un descendant des Juifs de l’Antiquité, et aucun descendant des Juifs de l’Antiquité ne serait juif (cherchez l’erreur).

Ce tour de passe-passe trouve des échos en dehors de la gauche radicale, puisque le pape actuel, par exemple, est aussi de la partie (j’ai évoqué dans un article antérieur ses récents propos sur la « Sainte Famille » et sur la terre des « ancêtres »).

Il s’agit rien de moins que d’usurper l’identité du peuple juif. Ce n’est pas la première fois. Cela implique, logiquement, de le faire disparaître (certains ont essayé, au siècle dernier), ou à défaut, de le discréditer (d’autres ont employé cette méthode dans un passé plus lointain, avec un grand succès) ou encore, de tâcher de faire admettre qu’il n’existe pas. Ces trois méthodes ne sont évidemment pas exclusives l’une de l’autre.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 16:44


Les jeunes gens appartenant à la communauté noire de Lyon quittent massivement la troisième ville de France, si on en croit le président de la communauté noire de Marseille qui sexprime dans le quotidien camerounais Le Messager, vendredi 29 janvier. En cause, les appels répétés du maire de la ville, Gérard Cxxxxxx, à ses administrés noirs, à "se distancier" publiquement de la politique des pays dAfrique noire et plus particulièrement des "violations des droits de la population civile dOuganda et de RDC".

"Nous nacceptons ni la solidarité des Noirs avec les pays d’Afrique, ni le racisme"

Les Noirs "ont la possibilité de modifier la façon dont ils sont perçus par la société", a encore déclaré M. Cxxxxxx, dans un entretien publié mercredi dans le quotidien Libération à loccasion de la journée de commémoration de labolition de lesclavage, tout en ressentant comme "terrible" le fait que les tensions entre communautés et les agissements de groupes dextrême droite dans sa ville en soient arrivés si loin "que les gens se sentent tellement menacés quils ne peuvent pas rester à Lyon". Dans le même entretien, le maire de Lyon affirme lutter avec sa police municipale contre le racisme sous toutes ses formes et précise : "Nous nacceptons ni lémancipation des pays africains, ni la solidarité des Noirs avec les pays d’Afrique, ni le racisme (...). Ce sont des extrémismes qui se placent au-dessus des autres groupes, et considèrent les autres comme inférieurs."

Le climat intercommunautaire à Lyon se dégrade depuis lopération militaire africaine contre les rebelles en République démocratique du Congo

BDB-12a.jpgLa présidente du Comité français contre le racisme, Charlotte Wibama, estime que "ces propos constituent une discrimination contre les Noirs locaux" parce que "M. Cxxxxxx ne sadresse pas aux autres communautés de façon similaire". Le climat intercommunautaire à Lyon se dégrade depuis lopération militaire africaine conjointe des forces de lOuganda, de la RDC et du Sud-Soudan contre les rebelles en RDC, en décembre 2008.

Les enfants noirs scolarisés dans les écoles publiques se plaignent quotidiennement dintimidations

Les enfants noirs scolarisés dans les écoles publiques se plaignent quotidiennement dintimidations. Un ancien résident de Lyon, interrogé par le quotidien gabonais L’Union, rapporte que les jets de pierres, les insultes et les bananes peintes sur les murs du centre communautaire sont devenus "la routine". Lyon nen est pas à son premier coup déclat, puisque la ville a été exclue pour cinq ans de lorganisation de la Coupe Davis de tennis, après avoir interdit laccès du public à des matches dans lesquels jouaient des Africains, en mars, officiellement pour des raisons de sécurité.


Cet article est paru le 29 janvier 2010 dans le quotidien français Le Monde. Jai simplement changé quelques noms et quelques nationalités... pour les besoins de ma petite transposition. M. Gérard Collomb, maire de Lyon, nest nullement impliqué dans les événements réels auxquels il est fait allusion, qui ne se sont pas déroulés à Lyon ni en France, mais à Malmö, en Suède.


Loriginal est ici :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/01/29/le-maire-de-malmo-en-suede-assimile-sionisme-et-antisemitisme_1298437_3214.html

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 21:44


C’était il y a une vingtaine d’années. Je venais de faire la connaissance d’une jeune femme que je trouvais plutôt attirante, mais j’allais me rendre compte assez vite que cela n’irait pas bien loin, même au plan amical.

Un jour, la conversation étant tombée sur les Juifs (comme cela ne manque jamais d’arriver très rapidement entre deux personnes qui le sont), elle exprima la vision passablement dépréciative qu’elle avait de notre peuple. D’un air sévère, elle me déclara que les chrétiens lui paraissaient plus charitables que les juifs. Les œuvres caritatives dont elle avait connaissance étaient chrétiennes, jamais juives. Où étaient, chez les Juifs, les Abbé Pierre et les Mère Teresa ?

Je lui demandai si elle avait entendu parler du CASIP, de l’OSE... Réponse négative.

Israel-235aJe lui demandai alors si elle savait que des médecins comme Rony Brauman et des intellectuels comme André Glucksmann avaient été parmi les tout premiers à attirer l’attention sur le drame des « boat people » et à se mobiliser.

Elle me répondit qu’elle ne le savait pas.

Je lui demandai si elle avait connaissance que le gouvernement israélien, au temps de Menahem Begin, avait sauvé plus de trois cents réfugiés vietnamiens naufragés en mer de Chine, les avait installés en Israël et leur avait même offert la nationalité israélienne.

Elle admit qu’elle l’ignorait.

Je lui demandai si elle savait qu’après un récent tremblement de terre dévastateur en Arménie, le premier avion à avoir atterri à Erevan pour apporter des secours et des médicaments était un avion israélien (alors même que l’Union Soviétique n’avait pas encore rétabli des relations diplomatiques avec Israël).

Elle reconnut qu’elle n’était pas au courant.

À
chaque fois, c’était le même aveu d’ignorance.

Cette anecdote m’est revenue à l’esprit alors que je prenais connaissance de l’aide dépêchée par Israël en Haïti, suite au séisme que l’on sait.

Les journalistes de la radio et de la presse écrite, en France, insistent sur l’aide que l’Union européenne et la France entreprennent d’acheminer.

Rabbi-Pierre.jpgIls mentionnent éventuellement l’aide apportée par les États-Unis ou par « d’autres pays » qui ne sont pas nommés (ou pas toujours).

Certains ont eu le front de prétendre que les secouristes français étaient arrivés les premiers, ou qu’ils étaient les plus nombreux (d’autres ont parlé des Américains).

Les mêmes qui nous rebattent les oreilles jour après jour à propos d’Israël et de Gaza se sont soudain abstenus de parler du pays dont l’effort était le plus appréciable.

En réalité, plus de deux cent cinquante Israéliens étaient déjà sur place jeudi 14 janvier. Combien de Français ? Une centaine tout au plus, et avec moins de matériel et de médicaments.

Compte tenu des liens historiques et linguistiques existant entre Haïti et la France, et non Israël, de la proximité de deux « départements français d’outre-mer » et du rôle que la France croit pouvoir se donner au niveau international, la France aurait mieux fait de faire profil bas, car il n’y avait vraiment pas de quoi pavoiser.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:54


Epeire diadèmeComment ce petit être fragile et sans protection allait-il supporter le froid et la neige ? Depuis quelques jours, je formulais en moi-même les plus vives inquiétudes.

Et cependant, tapie sous une feuille de lierre, elle résiste bien, cette épeire diadème (Araneus diadematus) qui habite le rebord d’une de mes fenêtres depuis l’été dernier.

Epeire diadèmeElle avait même repris de l’activité il y a une semaine, profitant d’un redoux pour refaire une fois de plus sa toile.

Une amie s’inquiétait du risque que cette araignée entre chez moi pour se protéger du froid. Je lui ai répondu que les épeires n’entraient pas dans les maisons.

La préoccupation de ma douce moitié, avant l’arrivée du froid, était tout autre : chaque fois qu’elle voyait une mouche prise dans la toile, elle me priait de la sauver. Je lui répondais qu’il était trop tard, et qu’il fallait bien que l’araignée se nourrisse.

Quant aux autres espèces d’araignées que je trouve à l’intérieur de mes murs, elles y sont les bienvenues. Elles sont ici chez elles. Il est vrai qu’elles sont généralement toutes petites.

Au plafondA la campagne, je cohabitais avec des espèces de plus grande taille, des tégénaires et des pholques.

Le pholque (Pholcus phalangioides) est capable d'immobiliser à peu près tout ce qui passe à sa portée, y compris les araignées les plus grosses (les tégénaires). Les pholques sont passionnants à observer. Une fois, j’ai vu un tout petit pholque immobiliser puis manger une mouche cinq fois plus grosse que lui. Une autre fois, j’ai vu un pholque danser sur un carreau de ma fenêtre, à la lumière du soir.

Tuer les pholques aurait été contraire à mon éthique, mais les laisser proliférer me posait tout de même un problème, sachant que c’était au détriment des autres espèces.

PholqueLa photo de cette maman pholque avec ses petits, âgés de vingt-quatre heures, a été prise à Santa Monica, en Californie, mais nous avons les mêmes en France, aussi bien à Paris qu’un peu partout ailleurs. 

En été, je reçois aussi la visite d’un certain nombre d’insectes. Ceux qui ne me semblent pas avoir beaucoup d’avenir entre mes murs, je les piège délicatement dans une boîte d’allumettes pour les remettre dehors.

Ce système me permet aussi d’épargner les moustiques.

J’aime voir des petites bêtes autour de moi. Je ne conçois pas un monde dans lequel la seule forme de vie visible serait celle à laquelle je me trouve appartenir.

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 15:10


Messieurs les Verts,

Dans un courrier adressé au ministre Bernard Kouchner, vous vous mêlez une fois de plus de ce qui se passe à Gaza.

Du sort de quels peuples du monde vous inquiétez-vous, en dehors des
« Palestiniens ? »
Contre quels pays et contre quels régimes politiques protestez-vous dans vos communiqués, à part Israël, encore et toujours Israël ?

Singulariser ainsi Israël n’a sans doute aucun rapport avec le fait que ce pays soit celui des Juifs. C’est certainement une pure coïncidence. Ni avec le fait que ses ennemis, par l’argent du pétrole et par la terreur, aient de plus en plus d’influence en France et en Europe.

PanneauÀ ma connaissance, chaque fois que les Verts publient un communiqué concernant un fait extérieur à l’hexagone, c’est d’Israël qu’il s’agit.  

Israël, le seul pays au monde dont l’idéologie nationale repose sur le reboisement.

Israël, le seul pays au monde à aborder le troisième millénaire avec une population d’arbres en augmentation.

Israël, pays pionnier de l’agriculture biologique, de l’énergie solaire et de la voiture électrique, pays qui invente des solutions aux divers problèmes écologiques : quel autre pays de cette région donne, ou même suit cet exemple ?

Israël, seul pays de cette région à avoir tenté de réintroduire les espèces animales qui le peuplaient dans l’Antiquité, tandis que ses voisins les exterminent consciencieusement.

Comme tête de Turc, à supposer qu’il soit admissible d’en désigner une, voilà un bien curieux choix, de la part de gens prétendument écologistes...

Verts comme la nature, ou verts comme la bannière de l’islam intégriste militant ?

On peut légitimement se poser la question.

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