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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:50

 Plafond-Illustres 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:02

D’habitude, quand un insecte s’aventure chez moi, je ne lui prédis pas un grand avenir dans mon intérieur. Aussi, je le remets délicatement dehors.

Cette fois, j’ai fait le contraire. Début janvier, j’ai recueilli une punaise des végétaux qui se tenait immobile sur mon balcon, les pattes en l’air, par près de 0°C. Je me suis dit qu’elle était mal partie pour passer la nuit, surtout par ce froid, et je l’ai déposée dans le pot de mon impatiens.

Nezara-viridula-1a.jpgJ’héberge donc dans ma salle de séjour, depuis trois semaines, un insecte hémiptère hétéroptère pentatomorphe (ah, les classifications !). On me le confirme (merci Lucie), il s’agit de l’espèce Nezara viridula.

Ma punaise ne quitte pas sa plante, elle semble s’y plaire. On remarquera le changement de couleur intervenu en l’espace de quelques jours.

Il est malaisé pour le profane de distinguer Nezara viridula de Palomena prasina (ne parlons pas de distinguer Palomena prasina d’Acrosternum heegeri). Mais la plus belle punaise pentatomorphe, à mon goût, est Carpocoris purpureipennis (à ne pas confondre avec Dolycoris baccarum).

Quand j’étais enfant, j’avais un temps pensé à devenir entomologiste, mais un ami de mon père m’a dit que je serais obligé de faire des collections. Il n’en a pas fallu davantage pour me faire abandonner ce projet. Moi, gazer et crucifier des petites bêtes ? Devenir un nazi ?

Naturellement, mon dégoût pour le sang m’empêchait aussi de songer à une carrière dans la médecine. Pour les études vétérinaires, j’entrevoyais le même problème.

À l’adolescence, j’ai aussi renoncé à envisager des études de musicologie le jour où quelqu’un de mon entourage m’a informé qu’il était obligatoire de chanter.

Nezara-viridula-7a.jpgC’est ainsi que je me suis finalement retrouvé dans la filière des études de gestion. Et cependant, la gestion est toujours restée pour moi une abstraction, et les études de gestion un oxymore.

Le monde de l’entreprise offrait, me disait-on, de nombreuses possibilités de métiers. Tout cela restait bien vague à mes yeux, mais il y avait un établissement réputé à trois stations de métro, sans changement.

Et puis dans les entreprises, je n’aurais jamais de cadavres à disséquer ni d’insectes à transpercer. J’évoluerais dans un univers propre, sans seringues, sans opérations chirurgicales, sans avoir à me confronter aux horreurs de l’anatomie humaine ou animale ni aux disgrâces du corps humain. Je n’aurais pas non plus besoin de chanter.

Je n’allais pas tarder à déchanter.

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 13:59

 

Ce dimanche – promenade à Versailles – parc du château – du monde – plaques de glace sur le bassin – pas de bateaux – goûter à La Flottille – beaucoup de monde – ma chérie craint de ne pas avoir de table – mais crainte infondée – obtenu table tout de suite – serveurs débordés mais font de leur mieux –

 

Autres familles avec jeunes enfants – table plus loin un petit garçon hurle – son grand frère insolent avec sa mère – parents incapables de gérer – parents nuls – les cons – notre serveuse allée les aborder – moi renoncé – pourront pas me reprocher une réaction disproportionnée –

 

Autres parents nuls – table derrière nous – photographient au flash leur bébé de 3 mois – de face et à moins de 1 m de distance – et plusieurs fois – le père puis la mère – les cons –

 

Bassin-de-Latone.jpgPas pris mon appareil – tant pis – trouvé sur Internet une photo libre de droits – pas la guinguette mais un des bassins – pas grave – ça le fera quand même –

 

Pour mon récent article sur le gauchiste indigne – pléonasme – pas payé de droits sur les photos de Gaza – manquerait plus que ça – je les subventionne déjà assez avec mes impôts – préférerais subventionner Israël – suis pas le seul à le penser –

 

Déjà venus ici – mais la dernière fois en terrasse – cette fois nous avons pu apprécier le décor 1900 – jeune serveuse aimable – nous a complimentés pour notre enfant très sage – moins de bruit à la fin car moins de monde –

 

Connu bien pire – quand les gens pouvaient fumer dans les salles – et avant dans les établissements en plein air les consommations souvent pas bonnes – et la carte pas aussi variée – on avait thé citron ou thé au lait – maintenant choix entre divers thés – idem gaufres – avant glaces vanille fraise chocolat – maintenant vingt parfums – et sorbets – sans produits chimiques – mais la cigarette était vraiment le pire de tout –

 

Trouvé le thé vert excellent – le chocolat chaud était très correct – ma chérie confirmera – un moment de détente et de dépaysement – contents de notre après-midi.

 

 

 

Tags :    Flottille – assaut – bateaux – aborder – réaction disproportionnée – Gaza – Israël 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 18:12

 

Dans le métro parisien, il m’arrive souvent de me sentir une âme de sportif. Pressé, impatient, ou éprouvant simplement le besoin de bouger, je me rue dans les escaliers, je cours dans les couloirs, je choisis mon wagon au dernier moment (le moins rempli), quitte à m’y précipiter quand le signal commence à retentir...

 

Mais souvent, à ce stade (si je puis dire), ma course n’est pas terminée : une mauvaise odeur, un quêteur qui m’horripile, un manouche qui me casse les oreilles avec son accordéon ou que sais-je encore, et je n’ai qu’une attente, l’arrivée à la station suivante pour pouvoir changer de voiture. Parfois, l’humeur du moment me porte aussi à me faire mon petit cinéma dans ma tête et je m’imagine paria. Comme on va le voir, cela doit probablement se percevoir.

C’est ainsi qu’il y a une quinzaine d’années, comme je venais de faire irruption dans un wagon, quelque peu essoufflé et surtout, arborant une mine peu sereine, j’en fus pour mes frais. 

LapinLa rame venait de démarrer. Au moment de recevoir ce choc, avais-je eu le temps de remarquer le trentenaire assis à l’extrémité du wagon ? Un homme d’origine antillaise ou africaine, je ne saurais dire, mais la peau très foncée, une belle carrure, un visage bien fait, et une tenue rouge et écru si je me souviens bien, élégante, qui ajoutait au côté théâtral du personnage.

Sans le moindre geste, le regard dans ma direction mais sans me fixer ni même sembler me voir, il venait de lancer sur le ton d’une indignation vive mais maîtrisée, d’une voix remplissant tout le wagon comme elle aurait magnifiquement rempli un théâtre, et avec une diction parfaite :

« Vous êtes coupable ! »

J’étais pétrifié. Personne ne disait mot. Quelques secondes s’écoulèrent, puis retentit à nouveau, dominant le bruit du roulement, la terrible sentence :

« Vous êtes coupable ! »

Cette fois, le « c » de « coupable » était encore plus appuyé.

Un comédien qui, de façon impromptue, aurait eu la fantaisie d’exercer sa voix ? La coïncidence me semblait trop improbable. J’étais moins amusé que sidéré. Certes, il m’ignorait toujours du regard et semblait dans son propre monde. Et cependant, n’était-ce pas à moi qu’il s’adressait ? Pouvait-il en être autrement ?

Un petit moment s’écoula. Avait-il terminé ? Non. Le visage toujours impassible, il tonna encore :

« Je vous plains ! »

Une pause, puis à nouveau, toujours sur le même ton :

« Je vous plains ! »

Je n’en menais pas large.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 13:42

10-05-23-004b.jpg

 

J'ai fait une drôle de rencontre, ce lundi 24 mai.

 

Le mystère reste entier, si je puis dire.

 

De quels mythes pourrait-on rapprocher cette botte ?

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 21:33


Il y a quelques années, alors que j’arpentais la rue de Courcelles, à Paris, à proximité du parc Monceau, j’ai vaguement aperçu sur le trottoir, presque sous mes pas, quelque chose que je ne pouvais pas identifier car il faisait déjà nuit.

nullC’était tout petit et gris verdâtre. Cela pouvait être aussi bien un étron qu’un animal immobile ou un caillou.

Écoutant mon intuition, j’ai ramassé l’objet, rassuré par sa dureté au toucher (ouf !) et par son immobilité... C’était une ammonite, de taille très modeste puisqu’elle tenait dans le creux de ma main.

Vous avez peut-être chez vous une ou plusieurs ammonites fossilisées, peut-être plus imposantes, peut-être plus belles, mais… vous ne les avez sûrement pas trouvées sur un trottoir de la rue de Courcelles !

nullAutre petit trésor en ma possession, cet autographe de Claude Lévi-Strauss, sur un courrier à moi-même adressé par le maître. Je le ressors aujourd’hui en guise d’hommage à ce grand monsieur qui vient de nous tirer sa révérence, à moins d’un mois de son cent-unième anniversaire. Ce qui est émouvant dans cette signature, c’est qu’elle a été tracée par un homme de 95 ans.

Il y a quelques années, une amie qui habitait en Haute-Marne, à proximité de Lignerolles, m’avait prêté son exemplaire de « Tristes tropiques ». De mémoire, la dédicace que le grand homme y avait écrite à son attention, dans les années quatre-vingt-dix, commençait ainsi : « Ému, dans mon grand âge, de rencontrer de telles marques d’affection, j’en remercie Mme … [...] ». L’élégance et le style, encore et toujours.

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