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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 15:42

 

(article rédigé le 4 octobre 2013 par l’association « Droit au temps », dans le cadre du Mouvement contre le repos hebdomadaire du samedi)

 

Une bonne nouvelle : l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a voté le 1er octobre 2013 une résolution intitulée « Le droit à l’intégrité temporelle ».

 

BoycottDifférentes pratiques y sont qualifiées de « violations de l’intégrité temporelle des personnes ».

 

Il s’agit notamment de la pratique du repos hebdomadaire du vendredi soir au samedi soir, qui prive les enfants du droit à effectuer leurs devoirs scolaires quand bon leur semble.

 

La liste complète comprend :

 

- Le fait de remplacer pendant plusieurs jours daffilée le pain normal par du pain azyme ;

- la pratique d’un jour chômé hebdomadaire en début de week-end pour des motifs religieux ;

- les repas sans laitages, lorsqu’ils comportent de la viande ;

- les signes religieux en forme d’étoile à six branches.

 

l jude-lawLa résolution appelle les États membres à « définir clairement les conditions médicales, sanitaires et autres à respecter s’agissant des pratiques qui sont aujourd’hui largement répandues dans certaines communautés religieuses, telles que la pratique d’un repos hebdomadaire médicalement non justifié chez les mineurs. »

 

Elle appelle également les États à « engager un débat public, y compris un dialogue interculturel et interreligieux, afin de dégager un large consensus sur les limites à ne pas dépasser en ce qui concerne les atteintes à l’intégrité physique des enfants compte tenu des normes des droits humains » et à « adopter des dispositions juridiques spécifiques pour que certaines pratiques ne soient pas réalisées avant qu’un enfant soit en âge d’être consulté. »

 

La résolution a été adoptée par un vote de 77 voix pour et 19 voix contre, avec 12 abstentions.

 

Judenstern.jpgLes travaux du Jewish Shabbat Resource Center (JSRC, Centre juif de ressources sur le Shabbat) ont été utilisés pour soutenir le rapport en faveur de la résolution. Le docteur Otto Weininger, directeur exécutif du JSRC, s’est félicité de cette nouvelle. « Nous sommes très heureux du travail réalisé en faveur de cette résolution et de ce résultat décisif. Nous espérons que cette résolution élargira le débat sur le repos hebdomadaire et les droits des enfants et augmentera la reconnaissance du préjudice physique, moral et psychologique », a-t-il déclaré.

 

 

P.S. : Il est possible que quelques petites erreurs se soient glissées dans le texte ci-dessus (inspiré, en réalité, de ceci), mais elles n’en modifient en rien la teneur et n’en altèrent pas le message essentiel.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:36

 

L’expérience montre, de façon désespérante, que les victimes de viols ne savent pas tirer les leçons de leur malheur et se mettent, à leur tour, à violer les autres.


Si Antoine Casubolo a défendu la thèse de l’assassinat de Coluche, c’est par solidarité communautariste, sachant qu’il a lui aussi des origines italiennes du côté de son père.

 

Shining.jpgLes personnes ayant un père, une mère ou des grands-parents originaires de Bretagne entretiennent toujours un rapport très particulier avec l’argent.

 

Il existe un complot pour exterminer la moitié de l’humanité à l’aide d’une souche microbienne, et ceux qui travaillent à ce projet sont des chrétiens orthodoxes.

 

Les souverainistes québécois sont des êtres malfaisants qui prennent plaisir à massacrer des hommes, des femmes et des enfants. Ils exercent leur influence perverse au sein des gouvernements de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique. 

 

Ne soyez pas surpris si votre candidature n’est pas retenue : dans cette profession, ceux qui font carrière ont tous les yeux bleus. Si vous n’avez pas les yeux bleus, vous n’avez aucune chance.

 

* * * * *

 

Le lecteur conviendra, j’imagine, que les propositions qui précèdent sont plus absurdes l’une que l’autre, et qu’il faudrait être complètement dément pour croire à de telles fadaises.


BDB-001b.jpgMaintenant, dans ce qui précède, remplacez tout simplement les origines italiennes ou bretonnes par des origines juives. Remplacez les viols par les persécutions antisémites, et le souverainisme québécois par un autre mouvement d’auto-détermination, le sionisme. Remplacez le christianisme orthodoxe par le judaïsme, ou la couleur des yeux par une certaine appartenance ethnique. En un mot, formulez les mêmes propositions à propos des Juifs.

 

Vous obtenez quoi ? Des ragots que des milliers de gens autour de vous colportent, et prennent pour argent comptant (dans certains cas, ils sont même des millions à y croire). Dès que c’est des Juifs qu’il est question, tout change.

 

Comme le disait un jour très justement Gilles William Goldnadel : les Juifs, ça rend fou.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:39

Surtout, ne pas faire d’amalgame.

Ce n’est pas parce qu’on se prénomme Mohamed qu’on est musulman.

Ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on se laisse influencer par les reportages de France Télévisions consacrés au Proche-Orient. D’autant que l’absence de toute mauvaise intention, l’objectivité et le professionnalisme des journalistes ne sauraient être mis en doute.

Dents-Amalgame.jpgCe n’est pas parce qu’on a déjà commis une vingtaine de délits en l’espace de quelques années, qu’on doit être stigmatisé comme délinquant.

Ce n’est pas parce que des gens portent plainte pour coups et blessures qu’il faut donner suite, surtout si l’auteur présumé de ces coups et blessures se prénomme Mohamed. Car en donnant suite, on risquerait de stigmatiser certaines catégories de personnes.

La stigmatisation mène au racisme, et le racisme tue. Nous en avons ici une bonne illustration : si Mohamed, dans sa banlieue toulousaine, ne s’était pas senti stigmatisé, il n’aurait sûrement pas tué un militaire antillais.

Ce n’est pas, non plus, parce qu’on va suivre des stages de formation à l’étranger qu’on doit être stigmatisé. Appréhender et interroger un homme qui revient d’un séjour prolongé en Afghanistan ou au Pakistan, alors qu’on n’appréhende pas des gens qui reviennent d’un séjour de deux semaines aux Baléares, ce serait pratiquer une discrimination.

Et si, en outre, l’homme appréhendé se trouvait, par pur hasard, être musulman, ou d’origine maghrébine, voire les deux à la fois, alors le racisme ne serait pas loin.

Voilà pourquoi il n’était pas possible d’arrêter plus tôt ce jeune homme, avant qu’il ne commette l’irréparable. La discrimination n’est pas admissible. Nous sommes dans un État de droit !

Sans compter qu’on a des témoignages selon lesquels ce Mohamed était un jeune homme fort sympathique, avec qui on pouvait prendre un verre et discuter en toute amitié.

Ce n’est pas parce qu’on poursuit une fillette de huit ans dans la cour d’une école juive pour lui mettre une balle dans la tête qu’on est antisémite. Surtout si la fillette était sioniste. Il ne faut pas confondre antisionisme et antisémitisme.

Et puis, n’oublions pas qu’avant de s’en prendre à des enfants juifs, Mohamed avait abattu trois militaires, dont deux musulmans. Par conséquent, si l’on veut parler d’antisémitisme, alors il faut aussi évoquer l’islamophobie : celle de Mohamed, et celle de ses commanditaires iraniens.

Si l’on veut comprendre comment un tel drame a pu se produire, il ne faut pas négliger le fait que Mohamed ait grandi dans les banlieues. Je sais ce que c’est, je suis moi-même issu des banlieues. Je suis né dans les Hauts-de-Seine et j’ai passé la plus grande partie de mon enfance dans le Val-de-Marne. C’est certainement ce qui explique mes manières parfois un peu brusques.

Il faut savoir également que le jour où Mohamed a voulu entrer dans la Légion, les recruteurs n’ont pas retenu sa candidature. Comble de malchance, le jeune carrossier s’est même retrouvé au chômage : il voyait venir le moment, le pauvre, où il n’aurait plus un sou pour s’acheter ses munitions.

Sandler-Monsonego.jpgIl est bien regrettable que l’auteur de la tuerie de l’école juive soit mort alors que les autorités le voulaient vivant, mais nous savons qu’il s’est envoyé lui-même une balle dans la tête en sautant par la fenêtre (tout en tirant sur les policiers de l’autre main).

Il n’aurait pas été admissible que les forces de l’ordre l’abattent délibérément. Toucher à un Arabe, c’est toucher à la République (c’est valable aussi pour un Rom, bien évidemment).

Heureusement, nos dirigeants sont décidés à mettre tout en œuvre pour empêcher que de tels drames se reproduisent. Le président de la République a déjà annoncé des mesures radicales. Désormais, avoir grandi dans les « banlieues » sera considéré comme un délit, et tout chômeur ayant grandi dans une banlieue sera poursuivi pénalement.

Autre motif que nous avons d’être rassurés pour l’avenir, le grand-rabbin de France lui-même a appelé les Juifs à éviter tout amalgame entre le djihad et l’islamisme.

Et nos dirigeants politiques ont veillé à mettre en garde la communauté juive contre toute velléité d’exercer, comme les Juifs avaient l’habitude de le faire au lendemain d’attentats visant leur communauté, des représailles dans les cours des écoles coraniques et catholiques.

Il est réconfortant de savoir que nous avons des dirigeants politiques dignes et responsables et qu’à l’avenir, il n’y a plus lieu de craindre que des Juifs aillent commettre de tels actes.

 

Voir aussi : http://jssnews.com/2012/03/23/le-syndrome-pathologique-de-la-france-par-shmuel-trigano/

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 14:11

  

Dans un échange de courriels sur un sujet sans rapport direct avec ce qui va suivre, un monsieur ayant visité mon blog m’écrit : « [J]e pense qu’il est prudent que nous évitions d’aborder le conflit israélo-palestinien. » Sage réflexion, de la part d’une personne qui a remarqué mes positions diamétralement opposées aux siennes sur ce sujet sensible.

 

Il faut croire que c’est plus fort que lui, car il ajoute aussitôt : « [J]e suis […] anti-sioniste et je n’admets pas qu’un peuple qui a tant souffert puisse en faire souffrir un autre. » Comme disait John Cleese, Don’t mention the War !


Passons sur le côté erroné (ou mensonger) de cette assertion, sur lequel je n’ai pas besoin de revenir.

 

Ce monsieur admet donc qu’un peuple qui n’a pas spécialement souffert puisse en faire souffrir un autre. Ne pas avoir souffert donnerait donc le droit de faire souffrir autrui, tandis que si vous avez-vous-même souffert, alors on doit vous refuser ce droit, à vous et à vous seul.

 

Bien évidemment, quand vous lui mettez sous les yeux la logique absurde qui sous-tend son propos, il vous répond qu’il n’admet cela d’aucun peuple. Mais dans ce cas, pourquoi fait-il entrer en ligne de compte le passé du peuple dont il est question ? Et pourquoi réserve-t-il ce genre de commentaire au seul cas d’Israël ?

 

BDV-fev-09-a.jpgEn outre, ceux qui prétendent refuser un « droit » aux Juifs (et à eux seuls) sous prétexte qu’ils ont souffert, tiennent bien souvent le raisonnement inverse à propos d’autres nations ou d’autres populations. Certains trouvent des circonstances atténuantes aux pires régimes despotiques et aux agresseurs les plus cruels, sous prétexte que ce sont d’anciens colonisés. Quant aux « Palestiniens », justement, on leur pardonne tout, y compris les attentats-suicides contre des civils et les assassinats d’enfants. Il faut les comprendre, les pauvres, ils ont souffert.

 

Ou bien, ils tiennent ce raisonnement inverse à propos des criminels et des délinquants dans la société où ils vivent (en l’occurrence, en France) : ils leur trouvent des circonstances atténuantes, en raison de leur enfance malheureuse – voire même, en raison du passé supposé douloureux de leur famille d’anciens colonisés. Pour tous ceux-là, au contraire, avoir souffert donnerait des « droits ». La contradiction ne semble pas les gêner outre mesure.

 

Le refus exprimé par ce monsieur ne porte pas sur le fait (fantasmé) qu’une souffrance serait infligée à quelqu’un, mais sur l’identité de celui qui est censé l’infliger. En d’autres termes, il réserve un critère de jugement très particulier – ce que l’on appelle appliquer deux poids et deux mesures – à ce « peuple qui a tant souffert ». Il importe aussi de noter que le peuple en question, le « peuple qui a tant souffert », n’est pas le peuple israélien, mais le peuple juif.

 

Loin de moi l’idée de qualifier ce monsieur, particulièrement sensible à la souffrance des Juifs, d’antisémite. Mais comme je le disais plus haut, il y a quelque chose qui est plus fort que lui. Car enfin, appliquer deux poids et deux mesures selon qu’il s’agisse des Juifs ou d’une autre population (et ce, en défaveur des Juifs), quel est le terme pour qualifier cela ?

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 11:55

Voilà une question très intéressante, si j’en juge par la fréquence à laquelle elle est posée sur les moteurs de recherche. En l’espace d’un mois, j’ai reçu près d’un millier de visites d’internautes ayant lancé sur Google une requête sur l’éventuelle judéité de Daniel Auteuil, libellée par exemple ainsi : « Daniel Auteuil juif ». Ce chiffre n’inclut pas ceux, sans doute bien plus nombreux, qui dans la liste des résultats n’ont pas cliqué sur le lien menant à mon blog.

Si ce blog figure parmi les premiers résultats d’une telle requête, c’est pour deux raisons. La première raison est que j’ai publié un jour une liste de personnalités connues que des gens prennent à tort pour des Juifs, et Daniel Auteuil en fait partie. La seconde est que l’association entre Daniel Auteuil et la qualité de juif n’est pas courante, car rien ne permet de penser, a priori, que Daniel Auteuil serait juif.

En ce mois d’avril 2011, au palmarès des candidats involontaires à la judéité, Nicolas Hulot a ravi la deuxième place à Jean-Luc Mélenchon, lequel est talonné par Vincent Cassel. Mais Auteuil est toujours premier.

Hippodrome d'AuteuilJ’ignore pourquoi certains pensent que Daniel Auteuil est juif. S’ils ont des indices, je me demande lesquels. Auteuil est un patronyme à consonance française qui n’a aucune raison d’être porté par des Juifs (et il me semble que c’est son vrai nom). L’acteur n’est pas connu pour pratiquer le judaïsme, ni pour participer à des actions militantes en faveur des Juifs ou d’Israël. Le fait qu’il soit né en Algérie n’est pas ce qui permettrait de le distinguer des nombreux Français non juifs qui sont nés à l’étranger ou dans une des anciennes colonies françaises. Alors, quoi ? Son physique ? Le fait qu’il ait été un moment le gendre de Guy Béart ? Le fait que plusieurs réalisateurs juifs aient tourné avec lui ? Le fait qu’il se prénomme Daniel ? Le fait que son voisin de palier s’appelle Picard ? 

J’ignore surtout pourquoi tant de gens se posent cette question. Pour Zoé Félix, je me suis figuré que c’était parce qu’elle incarnait dans une série de TV un personnage appelé Clara Sheller : les Clara sont souvent juives, et les Sheller... plus rarement. Il y a des lourdauds qui croient qu’un acteur qui incarne un personnage juif est forcément juif, lui aussi. C’est d’ailleurs probablement ce qui explique la méprise à propos de Charlie Chaplin, même si celui-ci n’a incarné un Juif qu’une seule fois dans toute sa production, et encore faudrait-il faire remarquer que dans le même film, il incarnait également Hitler. Au fait, Clara Sheller est-elle censée être juive ?

Concernant Daniel Auteuil, j’ai beau chercher…

Cette requête douteuse sur Daniel Auteuil n’en constitue pas moins la plus forte contribution à l’indice de fréquentation de mon blog. C’est ce qui justifie le présent article. Vous qui cherchez à savoir si Daniel Auteuil est juif, je vous remercie de votre visite ! Pendant que nous y sommes, peut-être pourriez-vous m’expliquer la raison pour laquelle vous avez cette idée ?

N.B. : les commentaires idiots ou injurieux iront droit à la corbeille (comme d’habitude).

Quand j’entends affirmer que telle personne est juive, alors qu’à ma connaissance elle ne l’est pas, j’ai remarqué qu’il est généralement vain d’essayer de discuter. Tout ce que mon interlocuteur trouve à me répondre, c’est qu’il le sait. Il le pense, il le croit ? Non ! Il le sait ! D’où le sait-il ? Il le sait, et puis c’est tout. D’ailleurs, c’est connu, ajoute-t-il. Connu de qui ? On n’en saura pas plus : il le sait, c’est connu, il sait que c’est connu, et puis c’est tout.

Comme je le précisais à propos de ma liste, les gens qui croient savoir ou qui cherchent à savoir qui est juif peuvent être aussi bien des Juifs que des antisémites ou simplement des « honnêtes curieux ». Ou peut-être plutôt des honnêtes fabulateurs. J’ai cependant de bonnes raisons de penser qu’un certain nombre, et peut-être même la majorité de ceux qui posent ce genre de question sur les moteurs de recherche, appartiennent plutôt à la deuxième catégorie.

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 17:15

Depuis quelques mois, une grande publicité est faite autour d’un certain monsieur. Depuis qu’il a publié un livre (P.S.: même pas un vrai livre, plutôt un fascicule), cette publicité est même devenue quotidienne. On ne manque pas de nous préciser que le monsieur en question a été ambassadeur (comme Otto Abetz), que c’est un ancien résistant (comme Michel Droit) et même un ancien déporté (comme Paul Rassinier), qu’il a des origines juives (comme Adolf Hitler*) et qu’il a participé à la rédaction de la Déclaration des droits de l’Homme (comme j’ai participé à la rédaction du Kâmasûtra).

Gaza-Fruits.jpgLe jour de l’an civil (un jour de l’an si vil), le journal de la radio (d’État) ne trouvait rien de plus important à annoncer (mais en omettant ce que j’ai écrit entre parenthèses) et ajoutait une information très importante, à savoir que neuf cent mille exemplaires avaient déjà été vendus (ou j’ai mal entendu). J’ai failli dire du mal de tous ces acheteurs, mais… oups ! Ce serait oublier que mes propres parents (mes chers parents), entre un concert classique et une exposition de tableaux de maîtres, gobent avec ravissement les inepties de Jacques Attali, se pâment en lisant les éditoriaux de BHL (P.S., 2012 : plus maintenant) et admirent Arlette Chabot. Ce serait oublier que la plus grande partie de ma famille continue de voter à gauche. Ce serait oublier que la femme d’un rabbin libéral, à Paris, est fana de Caroline Fourest. Ce serait oublier tous ces faiseurs de pignon sur rue (on dit ça, je crois ?) qui affirment que Mohamed Al Dura est bien mort sur les images montrées par France 2 le 30 septembre 2000 et qui sont, paraît-il, des gens très respectables.

090613155705bNqS.jpgAlors, je me dois de respecter tous ces gens qui achètent le livre en question, même si l’auteur rend le seul Israël (superficie : 5 % de la superficie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou si vous préférez, moins de la moitié de la Bosnie-Herzégovine, population : à peine moins que Hong-Kong) responsable de presque tout ce qui ne va pas dans le monde (il ne pouvait pas tout mentionner, le petit livre serait devenu un énorme pavé indigeste).

Finalement, pourquoi ne publierais-je pas un best-seller, moi aussi ? Suis-je plus bête que ce nonagénaire ? Pourquoi continuer à vivoter à la petite semaine, alors que je pourrais, moi aussi, avoir du succès, rafler des prix et gagner des millions ?

La recette est pourtant simple. Il suffit de taper sur Israël. Être un ancien ambassadeur, un ancien ceci, un ancien cela ? Pas nécessaire. Le talent ? Non plus. Être juif, en revanche, ou passer pour tel, est un atout : un Juif qui dit du mal d’Israël, ça se vend bien, Coco !

0906131557053GY1.jpgC’est décidé, je vais écrire un petit livre dans lequel j’expliquerai qu’Israël est un État colonial et raciste (c’est même le seul : qui a jamais entendu parler, dans la presse, à la radio, à la télé, d’un État qui serait colonial ou raciste, ou l’un et l’autre, en dehors de l’État juif ?).

 J’ajouterai que Gaza est un camp de concentration (c’est vrai, regardez les photos ci-dessus et ci-contre), et que les victimes d’hier sont devenues les bourreaux d’aujourd’hui (ce qui prouve, au passage, qu’elles n’ont pas été exterminées).

Oui, à partir de maintenant, je suis antisémioni... antisionémite... zut, comment ils disent, déjà ? Ah, oui, « antisioniste ». Voilà, c’est ça, « antisioniste ».

Ce serait trop bête de s’en priver plus longtemps, alors qu’il y a tant à gagner !

Boycottons Israël ! Faisons pression sur Israël ! Condamnons Israël ! À bas Israël !

Et à moi la gloire, à moi les plateaux de télévision, à moi les micros et les caméras, à moi la fortune, à moi l’argent en masse !

 

* Dont le grand-père paternel « biologique » était peut-être juif, personne aujourd’hui ne peut le confirmer ni l’infirmer (et il figure comme il se doit sur ma liste). Quoi qu’il en soit, je n’ai pas participé à la rédaction du Kâmasûtra.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 22:24

 
« Tous les rapports écrits  ou oraux ne faisaient jamais allusion qu’à l’événement actuel. En ce moment par exemple, en 1984 […], l’Océania était alliée à l’Estasia et en guerre avec l’Eurasia. Dans aucune émission publique ou privée il n’était admis que les trois puissances avaient été, à une autre époque, groupées différemment. Winston savait fort bien qu’il y avait seulement quatre ans, l’Océania était en guerre avec l’Estasia et alliée à l’Eurasia. […] Officiellement, le changement de partenaires n’avait jamais eu lieu. L’Océania était en guerre avec l’Eurasia. L’Océania avait, par conséquent, toujours été en guerre avec l’Eurasia. »

- George Orwell, 1984, chapitre III


Nul doute qu’en Russie Soviétique, le jour où Staline décida d’avoir comme partenaires les pays arabes, il serait vite arrivé un malheur au journaliste qui aurait rappelé que l’U.R.S.S. avait fourni au mouvement sioniste, via la Tchécoslovaquie, les armes dont il avait besoin pour gagner sa guerre d’indépendance, et que la même U.R.S.S. s’était empressée de reconnaître l’État d’Israël nouvellement proclamé.

Sous Ceausescu, la généalogie des Roumains a connu semblables métamorphoses. Il a été décidé officiellement, un beau jour, que le peuple roumain descendait des Daces. Plus tard, sur un avis du « Génie des Carpates », les Roumains ont changé d’ancêtres, les Daces laissant la place aux Romains. Quelques années ont passé, puis les Roumains ont appris qu’ils descendaient des Thraces.

Aujourd’hui, les adeptes des lendemains qui chantent continuent bien évidemment d’employer les mêmes méthodes. De la même manière que le « Conducator » manipulait la généalogie des Roumains, ils changent au gré des besoins de leur propagande celle des soi-disant « Palestiniens » qui, après avoir été des Arabes « de souche » puis des descendants des Philistins, puis des Cananéens, apprennent depuis l’année dernière – comme qui dirait, cela vient de sortir – qu’ils sont les authentiques descendants des Hébreux.

Quant aux Juifs, ce sont évidemment des imposteurs.

Il semble que l’idée selon laquelle les Juifs ashkénazes auraient d’autres ancêtres que les Juifs de l’Antiquité ait vu le jour dans le courant du XIXe siècle dans le cerveau perturbé de quelques Juifs éloignés de leurs racines, non comme une conviction sincère, mais plutôt comme un subterfuge visant à désarmer le racisme antisémite. La suite des événements a montré ce que valait ce genre de stratégie.

FrontonNéanmoins, dans les années soixante-dix, Arthur Koestler, qui souffrait probablement d’un problème d’identité, développa cette thèse fumeuse en brodant autour de la légendaire conversion des Khazars.

Trente ans plus tard, un gauchiste israélien s’en inspire à son tour et publie le livre que l’on sait. Pour la mouvance totalitaire, c’est du pain béni.

Naturellement, il ne suffisait pas de changer la généalogie des Ashkénazes. Qu’à cela ne tienne, les Séfarades descendront de Berbères convertis. Et pendant qu’on y est, ce sont tous les Juifs qui descendent d’ancêtres convertis au judaïsme.

Comme le faisait remarquer un de mes interlocuteurs sur le blog de Gilles William Goldnadel, le prétendu « prosélytisme » passé de la religion juive, tant vanté par Luc Ferry, est à la mesure du prétendu « colonialisme » sioniste : au bout de plus de trois millénaires, le premier a conquis à sa cause à peine 13 millions de personnes, soit 0,02 % de la population mondiale, tandis que le second se résume à un peu plus de 20 000 km2, soit 0,01 % de la superficie des terres émergées (et à un millième de l’ensemble des conquêtes du colonialisme arabe).

Selon ces nouveaux généalogistes autoproclamés, aucun des Juifs actuels ne descendrait des Juifs de l’Antiquité, dont les vrais descendants seraient aujourd’hui tous regroupés sur la terre de leurs ancêtres, sauf qu’ils sont tous musulmans – à part une minorité de chrétiens dont le nombre diminue de moitié à chaque génération (curieux phénomène, qui semble laisser de marbre le reste de la chrétienté).

En un mot, aucun Juif ne serait un descendant des Juifs de l’Antiquité, et aucun descendant des Juifs de l’Antiquité ne serait juif (cherchez l’erreur).

Ce tour de passe-passe trouve des échos en dehors de la gauche radicale, puisque le pape actuel, par exemple, est aussi de la partie (j’ai évoqué dans un article antérieur ses récents propos sur la « Sainte Famille » et sur la terre des « ancêtres »).

Il s’agit rien de moins que d’usurper l’identité du peuple juif. Ce n’est pas la première fois. Cela implique, logiquement, de le faire disparaître (certains ont essayé, au siècle dernier), ou à défaut, de le discréditer (d’autres ont employé cette méthode dans un passé plus lointain, avec un grand succès) ou encore, de tâcher de faire admettre qu’il n’existe pas. Ces trois méthodes ne sont évidemment pas exclusives l’une de l’autre.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 16:44


Les jeunes gens appartenant à la communauté noire de Lyon quittent massivement la troisième ville de France, si on en croit le président de la communauté noire de Marseille qui sexprime dans le quotidien camerounais Le Messager, vendredi 29 janvier. En cause, les appels répétés du maire de la ville, Gérard Cxxxxxx, à ses administrés noirs, à "se distancier" publiquement de la politique des pays dAfrique noire et plus particulièrement des "violations des droits de la population civile dOuganda et de RDC".

"Nous nacceptons ni la solidarité des Noirs avec les pays d’Afrique, ni le racisme"

Les Noirs "ont la possibilité de modifier la façon dont ils sont perçus par la société", a encore déclaré M. Cxxxxxx, dans un entretien publié mercredi dans le quotidien Libération à loccasion de la journée de commémoration de labolition de lesclavage, tout en ressentant comme "terrible" le fait que les tensions entre communautés et les agissements de groupes dextrême droite dans sa ville en soient arrivés si loin "que les gens se sentent tellement menacés quils ne peuvent pas rester à Lyon". Dans le même entretien, le maire de Lyon affirme lutter avec sa police municipale contre le racisme sous toutes ses formes et précise : "Nous nacceptons ni lémancipation des pays africains, ni la solidarité des Noirs avec les pays d’Afrique, ni le racisme (...). Ce sont des extrémismes qui se placent au-dessus des autres groupes, et considèrent les autres comme inférieurs."

Le climat intercommunautaire à Lyon se dégrade depuis lopération militaire africaine contre les rebelles en République démocratique du Congo

BDB-12a.jpgLa présidente du Comité français contre le racisme, Charlotte Wibama, estime que "ces propos constituent une discrimination contre les Noirs locaux" parce que "M. Cxxxxxx ne sadresse pas aux autres communautés de façon similaire". Le climat intercommunautaire à Lyon se dégrade depuis lopération militaire africaine conjointe des forces de lOuganda, de la RDC et du Sud-Soudan contre les rebelles en RDC, en décembre 2008.

Les enfants noirs scolarisés dans les écoles publiques se plaignent quotidiennement dintimidations

Les enfants noirs scolarisés dans les écoles publiques se plaignent quotidiennement dintimidations. Un ancien résident de Lyon, interrogé par le quotidien gabonais L’Union, rapporte que les jets de pierres, les insultes et les bananes peintes sur les murs du centre communautaire sont devenus "la routine". Lyon nen est pas à son premier coup déclat, puisque la ville a été exclue pour cinq ans de lorganisation de la Coupe Davis de tennis, après avoir interdit laccès du public à des matches dans lesquels jouaient des Africains, en mars, officiellement pour des raisons de sécurité.


Cet article est paru le 29 janvier 2010 dans le quotidien français Le Monde. Jai simplement changé quelques noms et quelques nationalités... pour les besoins de ma petite transposition. M. Gérard Collomb, maire de Lyon, nest nullement impliqué dans les événements réels auxquels il est fait allusion, qui ne se sont pas déroulés à Lyon ni en France, mais à Malmö, en Suède.


Loriginal est ici :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/01/29/le-maire-de-malmo-en-suede-assimile-sionisme-et-antisemitisme_1298437_3214.html

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 21:44


C’était il y a une vingtaine d’années. Je venais de faire la connaissance d’une jeune femme que je trouvais plutôt attirante, mais j’allais me rendre compte assez vite que cela n’irait pas bien loin, même au plan amical.

Un jour, la conversation étant tombée sur les Juifs (comme cela ne manque jamais d’arriver très rapidement entre deux personnes qui le sont), elle exprima la vision passablement dépréciative qu’elle avait de notre peuple. D’un air sévère, elle me déclara que les chrétiens lui paraissaient plus charitables que les juifs. Les œuvres caritatives dont elle avait connaissance étaient chrétiennes, jamais juives. Où étaient, chez les Juifs, les Abbé Pierre et les Mère Teresa ?

Je lui demandai si elle avait entendu parler du CASIP, de l’OSE... Réponse négative.

Israel-235aJe lui demandai alors si elle savait que des médecins comme Rony Brauman et des intellectuels comme André Glucksmann avaient été parmi les tout premiers à attirer l’attention sur le drame des « boat people » et à se mobiliser.

Elle me répondit qu’elle ne le savait pas.

Je lui demandai si elle avait connaissance que le gouvernement israélien, au temps de Menahem Begin, avait sauvé plus de trois cents réfugiés vietnamiens naufragés en mer de Chine, les avait installés en Israël et leur avait même offert la nationalité israélienne.

Elle admit qu’elle l’ignorait.

Je lui demandai si elle savait qu’après un récent tremblement de terre dévastateur en Arménie, le premier avion à avoir atterri à Erevan pour apporter des secours et des médicaments était un avion israélien (alors même que l’Union Soviétique n’avait pas encore rétabli des relations diplomatiques avec Israël).

Elle reconnut qu’elle n’était pas au courant.

À
chaque fois, c’était le même aveu d’ignorance.

Cette anecdote m’est revenue à l’esprit alors que je prenais connaissance de l’aide dépêchée par Israël en Haïti, suite au séisme que l’on sait.

Les journalistes de la radio et de la presse écrite, en France, insistent sur l’aide que l’Union européenne et la France entreprennent d’acheminer.

Rabbi-Pierre.jpgIls mentionnent éventuellement l’aide apportée par les États-Unis ou par « d’autres pays » qui ne sont pas nommés (ou pas toujours).

Certains ont eu le front de prétendre que les secouristes français étaient arrivés les premiers, ou qu’ils étaient les plus nombreux (d’autres ont parlé des Américains).

Les mêmes qui nous rebattent les oreilles jour après jour à propos d’Israël et de Gaza se sont soudain abstenus de parler du pays dont l’effort était le plus appréciable.

En réalité, plus de deux cent cinquante Israéliens étaient déjà sur place jeudi 14 janvier. Combien de Français ? Une centaine tout au plus, et avec moins de matériel et de médicaments.

Compte tenu des liens historiques et linguistiques existant entre Haïti et la France, et non Israël, de la proximité de deux « départements français d’outre-mer » et du rôle que la France croit pouvoir se donner au niveau international, la France aurait mieux fait de faire profil bas, car il n’y avait vraiment pas de quoi pavoiser.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:15


En cette sinistre époque de remontée de l’antisémitisme, les ennemis d’Israël, qui ne reculent devant aucune ignominie, ont eu l’idée de dénicher parmi les détenus des prisons israéliennes un voyou (que dis-je, un terroriste) ayant la nationalité française, de le proclamer « prisonnier d’opinion » et de le comparer à Guilad Shalit. Cela me fait penser à Maurice Papon, lors de son procès, se comparant à Oskar Schindler.

On a pu assister, là encore, à un exemple de ce que Freud a appelé la dénégation. Rappelons cet exemple proposé par Freud : « Je ne t’ai jamais emprunté ce chaudron, et d’ailleurs je te l’ai rendu, et puis, il était déjà percé au départ. » Cette phrase, par les contradictions qu’elle contient, prouve que celui qui la prononce a bel et bien emprunté le chaudron (sinon, il ne dirait pas qu’il l’a rendu) et que c’est bien lui qui a fait le trou (si le chaudron avait été percé au départ, il ne l’aurait pas emprunté ; ou alors, il ne pourrait pas le savoir).

En l’occurrence, la dénégation m’a sauté aux yeux quand je suis tombé sur un articulet de Wikipedia consacré au voyou en question, et manifestement écrit par un idéologue gauchiste « pro-palestinien ». Le Grand-rabbin Ovadia Yossef, cible de la tentative d’assassinat, y était qualifié de « controversé rabbin ». On est censé comprendre que si ce rabbin est « controversé », cela atténue certainement la gravité du crime, ou peut-être même que cela l’excuse ! Or, depuis, l’articulet en question a été légèrement retouché : le mot « controversé » a disparu. On comprendra mieux, dans un instant, pourquoi.

Remarquons au passage que le terme « controversé » semble être venu compléter depuis peu la novlangue de nos idéologues en herbe : Avigdor Lieberman est qualifié de ministre « controversé », Ovadia Yossef de rabbin « controversé »… Les rabbins « controversés », il y en a eu apparemment un certain nombre dans l’Histoire, à commencer par un certain Yehoshoua ben Yossef, dit Jésus. Mais ici, l’emploi de ce terme et son retrait subit, dans un « article » tendant à faire croire que Hamouri serait innocent, constituent un cas particulièrement intéressant.

En effet, la dénégation dont je parle, de la part des « défenseurs » autoproclamés de Salah Hamouri, pourrait se résumer ainsi : « Hamouri n’a participé à aucune tentative d’assassinat, d’ailleurs son rôle dans ce projet était un rôle de second plan, et puis, le rabbin qu’il s’agissait d’assassiner était un personnage controversé. »

Autre phénomène analysé par Freud, la projection, qui consiste à voir chez autrui ce que l’on a en soi-même. Nous avons aussi dans cette affaire un bel exemple de projection freudienne : des communistes et autres adeptes du totalitarisme qui voient des
« prisonniers d’opinion » dans une des démocraties les plus exemplaires du monde.

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