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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 23:27

 

« La pluralité de la presse est garante d'une démocratie en bonne santé. »

 

(communiqué intersyndical de France-Soir)

 

 

Libération : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, mais frissonnent surtout à lévocation de la prochaine décision de la Cour suprême israélienne sur la démolition de leur village. (…)

 

Corsematin : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Meteo-Israel.jpgFrance 24 : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

La Croix : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

La Montagne : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Le Pays Roannais : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

alvinet.com : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

M6 MSN : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

TV5 Monde : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Var Matin : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Al-Manar : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

LExpress : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Nouvel-Obs : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

(...) 

N.B.: Ai-je besoin de préciser qu’il s’agit de maisons récemment construites sans permis de construire, donc illégales ? Que les constructions sans permis faites par des Juifs connaissent le même sort ? Qu’un des juges de la Cour suprême est un Arabe ? etc., etc. 

N.B.Au moment où l’AFP a pondu cette dépêche, dans le sud de la « Cisjordanie », autrement dit, dans le sud de la Judée (Judée, dont dérive le mot « JUIF »), la température était de + 30°C.

(merci à Jssnews.com pour l'information)

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 11:17

 

Je devais avoir neuf ou dix ans, au maximum, la première fois que j’ai eu l’occasion de m’intéresser à la presse écrite. C’était pendant les vacances d’été. Deux ou trois titres m’ont marqué au point que je m’en souvienne encore aujourd’hui, comme celui-ci : « Une institutrice morte d’une hépatite ». Papa, c’est quoi une hépatite ? Une jaunisse, m’expliqua mon père. Dans le même journal, un autre article m’apprenait qu’une éprouvette ayant été malencontreusement vidée dans un évier, une rivière était contaminée depuis peu par « le virus de l’hépatite », au point que depuis, elle coulait « paresseuse et jaune » (sic). L’hépatite était donc un vrai fléau national ! Une autre fois, je lus ceci : « Un monolithe menace Nantua » (Papa, c’est quoi un monolithe ?). La photo illustrant l’article n’était peut-être pas très probante, mais la perspective d’un gros rocher dégringolant sur une ville et tuant ses habitants avait de quoi effrayer l’enfant que j’étais.

La conclusion que je tire aujourd’hui de cette anecdote, c’est qu’il n’est pas nécessaire de se référer à la façon dont les journalistes parlent d’Israël pour prendre la mesure de leur imbécillité.

Comme on le sait, cette profession ne brille pas davantage par son intelligence ni par son intégrité dans les médias sonores, et si j’écoute France-Musique, c’est bien évidemment parce que j’aime la musique. Quand il advient que la radio résonne chez moi à l’heure du « journal » (couplé avec France-Culture), c’est par pure inadvertance, et je ne tarde généralement pas à couper le son. Hier matin (ou était-ce avant-hier ?), j’entrai dans ma salle de séjour au moment où sortaient de mes baffles les vociférations d’un homme politique lors d’un meeting. À la fin de cet extrait, le présentateur du journal rappelle que c’était François Hollande, et dans quel contexte intervenait « le leader sion… socialiste » (sic).

Ai-je besoin de préciser que le discours de François Hollande n’avait absolument aucun rapport avec le Proche-Orient, ni avec les Juifs ? Ai-je besoin de préciser que François Hollande n’est pas juif ?

Sachant qu’un grand magazine critique de disques de musique classique peut publier six pages de propagande « pro-palestinienne » sans qu’apparemment, personne à part moi n’en soit choqué, je veux bien croire que je suis le seul auditeur à avoir relevé le lapsus inachevé du journaliste de Radio-France : raison de plus pour en parler. Ce que m’indique ce lapsus, c’est que ce présentateur n’est sans doute pas membre du P.S., certes, mais encore, qu’à l’instar de la très grande majorité des journalistes, il appartient à l’extrême gauche, une extrême gauche au sein de laquelle, tout comme dans la frange la plus antisémite et la plus conspirationniste de l’extrême droite, on voit des « sionistes » partout.

Tout de même, cette haine contre la nation juive, jusqu’où va-t-elle se loger !

Je suis fatigué de dénoncer encore et encore l’imbécillité des journalistes, et je suis fatigué de dénoncer cette haine anti-juive qui suinte de partout, et dont la presse est le vecteur le plus important. Et cependant, je sais que je continuerai à dénoncer l’une et l’autre... même quand elles seront contenues dans un lapsus constitué d’une seule syllabe.

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 14:38

 

"La pluralité de la presse est garante d'une démocratie en bonne santé."

 

(communiqué intersyndical de France-Soir)

 

 

Actu.orange.fr : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

 

Actu.voila.fr : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

 

Corsematin.com : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

 

Courrier International : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

 

Fogel-Hadass-2-copie-1.jpgFogel-Hadass-1.jpgLe Courrier Picard : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

 

La Croix : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

 

Les Échos : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Euronews : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

L’Express : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

France24 : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

L’Indépendant : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Famille Fogel, à ItamarInfolive : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Libération : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Midi Libre : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

News.fr.msn : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

 

Nice Matin : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Le Nouveau Journal : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

La Nouvelle République : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Le Parisien : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Le Point : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

RTL : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

La Tribune de Genève : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Fogel-Famille.jpgVar Matin : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

La Voix de Paris : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

2424.actu.fr : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

20 minutes : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

Aufait Maroc : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

El Watan : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

TV5-Monde : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

La Voix de Montpellier : Les colons d’Itamar ne renonceront pas au rêve du "Grand Israël"

(...) 

 

N.B.: Ce que les journalistes appellent le "Grand Israël", c’est l’Israël de 1948 à 1967, plus petit que la Lorraine, plus la Judée-Samarie (Judée, dont dérive le mot "juif") qui fait à peine la superficie du département de la Seine-et-Marne.

N.B.: Pour les journalistes, les "colons" sont les Juifs (hommes, femmes, enfants de onze ans, de trois ans, bébés de trois mois, etc.) qui habitent en Judée (Judée, dont dérive le mot "juif") ou en Samarie.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 11:56

Comment peut-on encore accorder le moindre crédit à la presse française ? Comment peut-on encore prêter attention aux inepties des journalistes, tous tant qu’ils sont ? Qu’il s’agisse des vedettes de la radio et de la télévision, des pigistes des quotidiens de la presse écrite ou des minables scribouillards qui sévissent sur les sites des fournisseurs d’accès : quelle différence ?

Deux exemples :

  

À propos de Bernard Werber et de l’écologie

« Si l’écrivain et réalisateur Bernard Werber était la fée écologie, il chasserait les hommes de la planète ! Explications... »

Voilà ce qu’on peut lire aujourd’hui sur « Le mag de l’environnement », une rubrique du portail du fournisseur d’accès Orange, à propos d’une vidéo dans laquelle Bernard Werber parle d’écologie. Les « explications », ce sont précisément les propos tenus par l’écrivain dans cette vidéo, mais à aucun moment il n’envisage une planète débarrassée de l’être humain.

Werber dit même exactement le contraire : s’il devait partir vivre ailleurs dans l’univers, ce qu’il aimerait le plus emporter avec lui, ce sont des êtres humains, car l’être humain est pour lui ce qu’il y a de plus précieux. Je prends mes lecteurs à témoins (la vidéo n’est pas longue). 

 

À propos des Assises sur l’islamisation

Ce samedi 18 décembre, j’ai passé tout un après-midi au milieu d’un public fort sympathique à écouter des personnalités tout à fait recommandables et souvent admirables qui exprimaient leur attachement aux valeurs républicaines, laïques et démocratiques. Le lendemain, en consultant la presse virtuelle, j’apprends que l’événement auquel j’ai assisté était le fait d’organisations – ou selon certains médias, de « groupuscules » – d’extrême droite (sic).

2010-12-18-001.jpgQue l’un des principaux organisateurs, le Bloc Identitaire, puisse mériter l’étiquette « d’extrême droite », cela peut se discuter. Son responsable Fabrice Robert n’est certes pas, parmi les orateurs que j’ai entendus, celui que j’ai préféré. Je ne me sens pas vraiment en affinité avec lui, et encore moins avec son mouvement.

Mais Riposte Laïque ?

La presse est quasiment unanime sur ce point : Riposte Laïque serait un mouvement d’extrême droite. Or, selon des gens pour lesquels je ne souhaite pas faire de publicité (des gens de gauche modérée ?), Riposte Laïque, ce serait plutôt « tous les ferments de la décadence ploutocratique : féministes, sionistes, homophiles, etc. » Quel contraste étrange... 

D’extrême droite, Pierre Cassen, président de Riposte Laïque et principal animateur de cette journée, qui milite pour la préservation de la société laïque et républicaine dans laquelle nous avons grandi ?

D’extrême droite, la féministe Anne Zelensky qui ne renie rien de son combat d’hier pour l’avortement libre et gratuit (et qui s’est fait huer pour cela par une petite poignée de personnes dans l’assistance) ?

D’extrême droite, s’il fallait croire les journalistes, le merveilleux Oskar Freysinger, ce défenseur du modèle suisse de démocratie directe invité pour la première fois à prendre la parole en France ? Freysinger, qui considère que nos systèmes politiques ne sont pas assez démocratiques ?

D’extrême droite, l’Union des jeunes pour le progrès (UJP), un mouvement de gaullistes de gauche ?

Selon les critères de ces imbéciles de journalistes, est-ce que je ne serais pas moi aussi « d’extrême droite », par hasard ? Je n’en serais même pas surpris.

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 23:49

par Phyllis Chesler (traduit de l'anglais par Marcoroz)

Article paru sur le site Pajamas Media le 18 mai 2009

http://pajamasmedia.com/phyllischesler/2009/05/18/the-blood-libels-at-national-geographic-magazine-the-planet-friendly-purveyer-of-anti-christian-anti-american-and-anti-israeli-biases/


Les menaçantes manifestations de rue contre Israël, les résolutions anti-israéliennes rageuses de l’ONU, les appels obsessionnels au boycott d’Israël dans les universités occidentales, la succession incessante des gros titres condamnant Israël dans les médias du monde entier font maintenant partie d’un train-train habituel auquel participent surtout les jeunes et les fanatiques. La plupart des citoyens y font à peine attention. Ils se préoccupent plutôt de leurs emplois, de leurs prestations sociales, des frais de scolarité de leurs enfants – ou bien de l’ascension et de la disgrâce des stars dont la vie décadente les distrait de leurs propres petites misères ordinaires.

Ce qui m’inquiète davantage, ce sont les spectacles qui influencent insidieusement et inexorablement l’opinion publique, les films qui présentent les dictateurs et les terroristes arabes sous des traits séduisants et qui diabolisent les soldats, les « colons » et les hommes politiques israéliens. Progressivement, de façon presque imperceptible, l’homme de la rue a ainsi fini par croire que le monde musulman est pacifique, accueillant et sûr, que ses aspects « rudes » s’expliquent par le fait qu’il s’agit de peuples ayant été opprimés par les Européens, que le terrorisme islamique a sans doute été provoqué par l’invasion de l’Afghanistan, de l’Irak et du Pakistan par les États-Unis, qu’une grande partie de tout cela est la faute d’Israël – ou plus exactement, que la plupart de ces problèmes pourraient être résolus aujourd’hui si seulement l’Amérique sacrifiait Israël au nom de la paix mondiale et de sa propre survie.

Prenons le fameux magazine National Geographic, qui fait la promotion de la protection de la planète et qui revendique près de huit millions de lecteurs. Par suite d’un abonnement cadeau, je le reçois régulièrement. Parfois je l’ouvre, souvent je ne l’ouvre pas. Tant de belles photos brillantes, si peu de temps. Mais le dernier numéro a attiré tout de suite mon attention, à cause du titre en couverture « L’Exode chrétien de la Terre Sainte ». Par exemple, me suis-je dit, ce magazine ami des animaux a « compris un truc » ! Un espoir s’éveillant en moi, je suis allée lire l’article intitulé « Les fidèles oubliés : les chrétiens arabes. »

Voici ce que dit cet article : pour l’essentiel, il rend les croisés, les chrétiens américains et Israël (!) responsables de la persécution et de la disparition des chrétiens arabes au Proche-Orient. Je n’aurais pas pu l’inventer. Les mensonges, les omissions, le parti-pris, tantôt insidieux tantôt manifestes, y sont stupéfiants. Par exemple, cet article, rédigé par Don Belt, n’explique pas pourquoi il y a eu des croisades – à savoir, pour empêcher que les Arabes chrétiens soient assassinés ou convertis de force par les musulmans. Toujours est-il que selon Belt, « l’ironie est que c’est pendant les croisades (1095-1291) que les chrétiens arabes, assassinés par les croisés en même temps que les musulmans et pris entre les tirs croisés de l’Islam et de l’Occident chrétien, ont commencé ce long et progressif déclin vers le statut de minorité. »

Là, il y a quelque chose qui ne va pas. Comment Belt en arrive-t-il à occulter la conquête arabo-musulmane d’un Orient chrétien et juif ? Selon l’éminente spécialiste Bat Ye’or, par exemple (citée par Andrew Bostom dans son excellent ouvrage The Legacy of Jihad),

« Abou Bakr entreprit l’invasion de la Syrie (Syro-Palestine) que Mohammed avait déjà envisagée […] la région de Gaza tout entière, jusqu’à Césarée, fut mise à sac et dévastée durant la campagne de 634. Quatre mille paysans juifs, chrétiens et samaritains qui tentaient de défendre leurs terres furent massacrés. Les villages du Néguev furent pillés par Amr B. al As […] dans son sermon de Noël de l’an 634, le patriarche de Jérusalem, Sophronius, se plaignit de l’impossibilité de se rendre en pèlerinage à Bethlehem […] Sophronius, dans son sermon du jour de l’Épiphanie de l’an 636, déplora la destruction des églises et des monastères, le pillage des villes, les champs dévastés […] des milliers de gens périrent en 639, victimes de la famine provoquée par ces destructions. Selon le chroniqueur musulman Baladhuri (m. en 892 ap. J-C), 40 000 Juifs vivaient dans la seule ville de Césarée au temps de la conquête arabe, après laquelle toute trace d’eux fut perdue. »

Se fondant sur des sources savantes, Bostom raconte de façon méthodique et exhaustive le pillage systématique, par les musulmans arabes, de l’ensemble du Proche-Orient accompagné de l’asservissement et de l’assassinat des chrétiens et des Juifs. Ce que Don Belt oublie de mentionner, même de façon subsidiaire, c’est que la persécution des chrétiens par les musulmans arabes pendant plus de quatre siècles est précisément ce qui a entraîné les croisades.

Certes, certains califes se montrèrent parfois cléments envers leurs populations dhimmies ; un gouverneur égyptien accorda l’asile au grand savant et philosophe juif Maïmonide, lequel n’en fuyait pas moins les musulmans d’Espagne. Maïmonide devint son médecin particulier. Le Sultan turc accorda l’asile à Donna Gracia HaNasi, cette femme fabuleusement riche qui fuyait les persécutions perpétrées par les catholiques en Espagne et au Portugal. Mais pour l’essentiel, les Juifs menèrent une existence extrêmement misérable et précaire et ils furent régulièrement assassinés, emprisonnés et rançonnés ou exilés et virent leurs biens confisqués. La plus grande histoire de réfugiés du Proche-Orient, jamais racontée à ce jour, est celle des Juifs des pays arabes fuyant les persécutions dont ils étaient victimes de la part des musulmans.

Aujourd’hui même [le 18 mai 2009], M. Naguib Gibraeel, président de l’Union égyptienne de l’Organisation des droits de l’Homme (EUHRO), a écrit à la première dame d’Egypte pour exiger une intervention d’urgence « afin de sauver les chrétiens d’Egypte de l’islamisation forcée ».

Mais continuons. Après avoir reproché aux croisés (!) d’avoir assassiné les Arabes chrétiens par mégarde, Belt poursuit en accusant l’Israël actuel (!) de persécuter les chrétiens. Sans jamais mentionner le fait que les terroristes palestiniens aient pris l’habitude de transformer les églises les plus sacrées en W.C., d’y entreposer des armes et d’y séquestrer des otages, Belt cite un chrétien arabe de Bethléem attribuant la responsabilité de ses malheurs au « mur géant [israélien] » et à une bureaucratie israélienne lui interdisant de vivre avec sa femme, citoyenne israélienne, à Jérusalem.

Cela ressemble à l’apartheid en Afrique du Sud, non ? Ce qui est totalement occulté, c’est l’épouvantable réalité du terrorisme et des fabriques de propagande et d’incitation à la haine qui existent dans les villes et les villages de toute la Judée-Samarie – des villes et des villages qui sont entièrement « judenrein ». Les Juifs ne peuvent pas s’y rendre alors même qu’ils y ont des lieux saints et les chrétiens ne peuvent plus se rendre sans risque sur les leurs, ces lieux de culte étant sous domination musulmane. Ce n’est donc que pour des raisons de sécurité que les autorités israéliennes, si décriées, imposent des restrictions aux voyageurs. Ces restrictions n’ont rien à voir avec la couleur de peau ni avec la religion. Le gouvernement israélien a d’ailleurs laissé au Waqf islamique le contrôle total du Mont du Temple et du Dôme du Rocher à Jérusalem. Aucun gouvernement arabe ni palestinien n’a jamais laissé aux chrétiens ni aux juifs le contrôle total des lieux saints chrétiens et juifs. Au contraire, ils ont pillé et détruit ces lieux, ils ont parfois construit des mosquées par-dessus, ils ont interdit aux chrétiens et aux juifs de prier dans les ruines et dans les bâtiments laissés intacts, ou leur ont parfois permis d’y prier mais à leurs risques et périls.

Les autorités israéliennes privent-elles d’eau, réellement, un quartier arabe chrétien ? D’après mes sources, il n’existe même pas de quartier arabe chrétien à Jérusalem et l’eau n’y est jamais coupée pour être redirigée vers « les implantations » : qu’est-ce donc que cet appel au meurtre auquel Belt se livre ? Bien sûr, selon l’informateur de Belt, ces barbares d’Israéliens couperaient l’eau exprès le dimanche de Pâques dans un secteur non précisé afin que « Marc » (ce n’est pas son vrai nom, mais l’information qu’il donne n’est pas davantage vraie) ne puisse pas laver sa voiture avant d’emmener sa famille à l’église.

Après les croisés et les Israéliens, le troisième groupe que Belt rend responsable de la disparition des chrétiens arabes de la Terre Sainte, ce sont… les chrétiens américains ! Belt cite Razek Siriani, qui travaille pour le Conseil des Églises du Moyen-Orient à Alep, en Syrie. Voici ce que déclare Siriani, (sous la contrainte, pourrais-je ajouter) :

« Nous sommes complètement dépassés et submergés de protestations », déclare-t-il. « Les chrétiens occidentaux ont aggravé la situation », affirme-t-il, se faisant l’écho d’un sentiment exprimé par un bon nombre de chrétiens arabes. « C’est à cause de ce que les chrétiens en Occident, menés par les Etats-Unis, font en Orient », ajoute-t-il, dénonçant les guerres en Irak et en Afghanistan, le soutien américain à Israël et les menaces de « changement de régime » de l’administration Bush. « Pour beaucoup de musulmans, et surtout pour les fanatiques, cela ressemble à une répétition des croisades partout, à une guerre contre l’islam menée par la chrétienté. Du fait que nous sommes chrétiens, ils nous voient aussi comme leur ennemi. Nous sommes coupables par association. »

Apparemment, aussi bien Don Belt que Razek Siriani semblent totalement ignorer que dans ces régions, le djihad, le génocide et l’apartheid religieux ont toujours été la spécialité de l’islam et la marque d’un impérialisme musulman caractérisé par l’esclavage, le vol et le pillage.

Belt trouve donc le moyen de condamner les croisés, puis les Israéliens, puis les chrétiens américains qui sont pro-israéliens et qui, de façon bien compréhensible, seraient considérés par les musulmans, gens tout à fait pacifiques et amicaux, comme les nouveaux croisés. Belt va plus loin. Il rend les chrétiens libanais, qui se sont défendus contre les gangsters et terroristes palestiniens, responsables de la recrudescence des attitudes antichrétiennes dans le monde musulman. Il présente les chrétiens libanais comme de dangereux hommes en armes, or on ne voit aucune photo des hommes du Hezbollah et de l’OLP, bien mieux armés encore et ô combien plus dangereux, qui ont terrorisé le Liban et qui l’ont occupé.

Belt va plus loin encore : il nous montre une foule de fidèles chrétiens rassemblés le dimanche de Pâques à Jérusalem, à l’Église de Toutes les Nations, près du jardin de Gethsémani, en train de piétiner quasiment Nadia, une mère chrétienne arabe israélienne (la femme de « Marc ») et son bébé dans sa poussette, comme des barbares. Ces pèlerins étrangers (venus d’Europe, des États-Unis, d’Amérique du Sud et d’Afrique) n’ont tout simplement pas vu qu’il y avait un bébé dans une poussette et ils se sont mis à se pousser avec acharnement vers ce qu’ils croyaient être un espace laissé vacant. Quand Nadia a tenté de se sortir de là, ces mêmes affreux chrétiens « n’ont pas su réagir en voyant cette frêle femme arabe se diriger dans la mauvaise direction […] » Nadia s’exclame : « Vous voyez comment c’est ? […] c’est chez nous. Et c’est comme si nous n’existions même pas. »

Est-ce que ni Belt ni Nadia n’ont jamais entendu parler de la façon dont les pèlerins musulmans piétinent à mort leurs semblables quand ils tournent autour de la Kaaba, à la Mecque ? Pourquoi ce quasi piétinement impliquerait-il un complot chrétien ou israélien ?

Quels sont les seuls à ne pas être « accusés » ni rendus responsables, ou si peu, de la persécution des chrétiens hier et aujourd’hui, une persécution ayant provoqué une diminution considérable du nombre de chrétiens au Moyen-Orient ?

Les musulmans, bien sûr, qui selon Belt auraient toujours vécu en paix avec les chrétiens et les juifs au Moyen-Orient. Belt nous montre même des scènes touchantes de musulmans priant sur des lieux de pèlerinage chrétiens pour que se produisent des miracles. En Syrie, Belt cite une mère, Miriam, dont la famille « était chrétienne » (on se demande pourquoi ils se sont convertis) et qui, aujourd’hui, déclare : « Je crois en les prophètes : musulmans, juifs et chrétiens. Je crois en Marie, je suis venue ici pour que mon fils guérisse. » Belt présente les conversions forcées à l’islam comme des choix anodins et libres, pour des raisons en partie économiques et souvent « pour avoir un lien plus personnel avec Dieu » par opposition à un lien possible uniquement via une médiation en raison des « hiérarchies oppressives de l’Église byzantine. »

Le magazine National Geographic serait-il passé sous la dépendance juridique ou financière de l’Arabie saoudite ou de l’Iran ? Je me pose cette question parce que, de façon frappante, sa ligne politique en ce qui concerne le Moyen-Orient semble similaire à celle de ces deux régimes.

Alors, vais-je adresser un courrier de protestation à National Geographic ? Non, car CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America) s’en charge depuis 1996. Je ne le savais pas, mais ayant lu l’article de Belt, j’ai commencé à rechercher les articles que National Geographic avait déjà publiés sur le Moyen-Orient. J’ai ainsi appris que CAMERA avait analysé les partis-pris de ce magazine et avait déjà demandé à ses responsables de reconnaître que leurs travaux étaient incorrects, faux, très tendancieux et carrément bourrés de mensonges. CAMERA leur a indiqué les articles et les passages en question, et à chaque fois, ils ont maintenu leur version des faits et ont refusé d’y apporter le moindre changement, de se remettre un tant soit peu en question, de s’excuser et d’écrire des articles ne comportant pas un parti-pris anti-israélien flagrant.

Toutefois, j’espère que mes lecteurs, avant de renoncer à leur abonnement, écriront au magazine pour protester contre ces appels au meurtre et contre cet article incroyablement anti-américain, antichrétien et anti-israélien de Belt.

Un courrier peut être envoyé à l’adresse suivante :

Chris Johns, Editor in Chief
National Geographic
711 5th Ave.
New York, NY 10022, États-Unis
ngsforum@ngm.com



Phyllis Chesler est professeur émérite en Psychologie, en Etudes Féminines et en Psychothérapie à la City University of New York, expert près les tribunaux et auteur d'une douzaine d'ouvrages dont le best-seller mondial
Les femmes et la folie (Payot, 1975, rééd. 2006) et Le nouvel antisémitisme
(Eska, 2005).


Avec l'aimable autorisation de l'auteur

© 2009 - Phyllis Chesler
 
© 2009 - Marcoroz pour la traduction

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 17:21


J’aimerais bien changer de sujet de temps en temps, histoire de ne pas centrer mon blog sur Israël. Mais comment parler d’autre chose que d’Israël, devant le déferlement de haine antisémite auquel on assiste aujourd’hui dans le monde et devant un tel déluge de calomnies et de mensonges proférés à l’encontre du pays des Juifs, de son gouvernement et de sa population ?

Comment parler d’autre chose que d’Israël, quand on sait que les pays occidentaux* maintiennent davantage d’envoyés permanents en Israël et en Judée-Samarie que sur l’ensemble du continent africain ?

Les journalistes de Radio-France International, chaque fois qu’ils sont en panne de sujet d’actualité brûlante à traiter, décident de parler... d’Israël !

Comment pourrais-je parler d’autre chose que d’Israël, alors que, partout dans la presse, un Juif qui estime avoir le droit de vivre là où il le désire, par exemple en Judée (de ce nom vient le mot juif) est systématiquement présenté comme un « extrémiste » ou comme un « fanatique » tandis qu’un terroriste arabe qui nie toute légitimité pour les Juifs à vivre souverains sur la terre de leurs ancêtres est qualifié de « modéré » ?

Comment pourrais-je parler d’autre chose que d’Israël, quand ce sont invariablement les titres des articles concernant Israël qui me font bondir, et pour de bonnes raisons ?

Comment pourrais-je parler d’autre chose que d’Israël, quand le Figaro, pour expliquer que la « papamobile » est incompatible avec les mesures nécessaires à la sécurité du pape durant sa visite à Nazareth, intitule son article « Israël refuse à Benoît XVI la ‘papamobile’ » ?

Les journalistes du Figaro estiment-ils, en leur âme et conscience, que les autorités israéliennes ne devraient pas se soucier autant de la sécurité de ce visiteur de marque ?

Comment parler d’autre chose que d’Israël, quand Europe n°1 lance un véritable appel au meurtre contre les Juifs en faisant pleurer dans les chaumières sur des « Palestiniens » prétendument blessés par des bombes au phosphore et en comparant cela à la Shoah ?  

Comment parler d’autre chose que d’Israël, quand le nouveau ministre israélien des Affaires étrangères est qualifié par la presse de ministre « controversé », comme s’il n’était pas devenu ministre selon un processus politique et démocratique tout à fait normal ?

Comment parler d’autre chose que d’Israël, quand le Nouvel Observateur, pour annoncer que M. Lieberman se déclare prêt à négocier avec la Syrie, le qualifie d’extrémiste et publie un article sous le titre « Israël s’oppose… » ?

Qu’a-t-il dit, M. Lieberman ? « Je serais ravi de négocier avec la Syrie, ce soir même, mais sans pré-conditions. (…) Ils disent, revenez d’abord aux lignes de 1967 et renoncez au Golan. Si nous acceptions, que resterait-il à négocier ? » C’est cela, être extrémiste ?

Qui pourrait me citer une seule déclaration d’un officiel syrien, depuis soixante ans, qui supporterait favorablement la comparaison ?
La presse française a-t-elle déjà fait état d’un président-à-vie ou d’un ministre syrien déclarant publiquement qu’il était favorable à des négociations avec les Israéliens ? Et dans le cas contraire, quand a-t-elle qualifié les dirigeants syriens d’extrémistes ?

« Israël s’oppose », « Israël refuse », « Lieberman extrémiste »... On se souvient aussi de « Begin intransigeant »... pour ne pas parler d’Ariel Sharon. Ce festival de calomnies ne se terminera donc jamais ?

Comment parler d’autre chose que d’Israël, quand toute la presse ne cesse de réserver à Israël, à Israël seul, un traitement spécial ?

 

 

* Et non l’AFP, comme je l’avais écrit par erreur.

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 22:40

 

J’avais déjà constaté que l’ignominie du « Point » n’avait d’égale que celle des hebdomadaires concurrents. Pourtant, en voyant la couverture de l’édition du 12 février dernier, j’ai eu un choc.

 

Par la suite, j’ai quelque peu relativisé. Les politiques et l’argent, voilà un sujet banal, une question légitime. Un montage photo réunissant deux personnages connus, et quelques silhouettes non identifiables à l’arrière-plan ? Jusqu’ici, rien de vraiment étrange. Sauf que cela me fait penser à la publicité de quelque intrigue angoissante sur fond de complot, l’affiche de L’Imprécateur par exemple. Et pourquoi le noir et blanc ? Si j’en juge par les couvertures des numéros précédents, ce n’est pas l’habitude de la maison. Le choix de ces deux personnalités, parmi la quinzaine de personnes impliquées dans des affaires d’argent selon l’article ? La posture de l’un ? L’expression de l’autre ? Qu’est-ce qui a bien pu me sauter aux yeux, à votre avis ?

Qu’est-il raisonnable d’en penser ? Dois-je mettre ma réaction première sur le compte de ma propre subjectivité ? Serais-je paranoïaque ?

Chers lecteurs de mon blog, je vous en fais juges. J’attends vos commentaires !

Le fait est que j’ai bondi d’indignation en découvrant cette « une » (en tant que blogueur, je fonctionne généralement à l’indignation, c’est mon meilleur carburant). J’ai cru y déceler un message subliminal.

Je n’ai pas pris le temps d’étudier suffisamment le contenu de ce numéro pour identifier des éléments à l’appui de cette idée, mais j’ai pu vérifier que l’ignominie journalistique était bien présente, une fois de plus, à l’intérieur de l’hebdomadaire : l’ignominie habituelle des journalistes, inutile d’en dire davantage.

Allez, un exemple quand même. Un dénommé Patrick Besson, dans les toutes premières pages, ironisant sur la propension qu’aurait selon lui M. Bernard Kouchner à donner des conseils à droite et à gauche, s’autorise de ce thème pour distribuer, à son tour, des conseils fantaisistes à une liste de personnalités, en terminant par Bernard Madoff, Tsippi Livni, Pierre Arditi et Marc Lévy. Cherchez le point commun entre ces personnes, et dites-moi qu’il s’agit d’une pure coïncidence et que je suis paranoïaque. Tout rapport avec la photo de couverture est sans doute aussi fortuit, n’est-ce pas ?

Un donneur de leçons qui joue au donneur de leçons, le résultat ne peut qu’être lamentable. Cela donne par exemple ceci, à l’attention de Mme Livni : « Ne vous mettez pas seins nus sur la plage de Gaza, le soleil de Palestine peut être meurtrier, même en cette saison. » C’est vraiment de très bon goût. Je ne serais pas surpris que messieurs Dieudonné, Le Pen et Faurisson aient trouvé cela amusant. Au passage, on notera aussi l’ignorance crasse du triste sire, en histoire comme en géographie : s’il avait consulté une carte de la région ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie, il aurait su que le soleil est le même à Beersheba et à Ashkelon qu’à Gaza. S’il était moins ignare et moins bête, il ne pourrait pas ignorer que le pays de Mme Livni fait partie de ce que les Occidentaux, depuis l’époque des Romains, appellent la Palestine (il est vrai qu’Israël ne représente que 20 % de la Palestine du mandat britannique...).

Et ça écrit dans un journal. Et ça se croit spirituel.

Pauvre type.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 18:56


Voici le début de ce que l’on pourrait appeler un anti-lexique : quelques expressions non pas dévoyées mais carrément absurdes, dans la mesure où l’on serait bien en peine de leur trouver une définition cohérente. Leur emploi courant dans les médias n’est qu’un signe parmi d’autres de la dépravation généralisée de la profession journalistique.

 
Territoires occupés :

 

Ce terme n’a aucun sens. Tout État occupe des territoires, ne serait-ce que celui par lequel il se définit. Ainsi, par exemple, l’Espagne occupe un territoire qui constitue la majeure partie de la péninsule ibérique.

Certains États occupent aussi des territoires qu’ils ont conquis dans des conditions diverses et prêtant parfois à controverse, comme par exemple la Chine qui occupe le Tibet depuis qu’elle l’a envahi par les moyens les plus violents et les moins légitimes.

Un territoire inoccupé, ce serait un territoire vide de toute implantation humaine et sur lequel aucune entité politique n’exercerait la moindre forme de souveraineté. Même le Bois de Vincennes est donc un territoire occupé.

Cependant, depuis un temps que les moins de vingt ans, et même de quarante ans, ne peuvent pas connaître, l’expression « territoires occupés » n’est jamais employée qu’à propos d’Israël. L’exception sémantique se décline à la fois au plan géographique et au plan historique : quand ces mêmes « territoires » étaient sous domination jordanienne, ce n’était apparemment pas une occupation. Dans la vulgate journalistique française, un territoire est donc « occupé » quand c’est Israël qui l’occupe.

Plus fort encore, un territoire continue d’être considéré comme occupé par Israël et désigné de cette manière même après qu’Israël s’en est retiré et en a abandonné toute souveraineté.

Israël est surtout un pays pour lequel il est habituel, surtout dans la presse européenne, d’utiliser systématiquement deux poids et deux mesures. Toute ressemblance avec une attitude généralement adoptée envers les Juifs dans l’histoire des deux derniers millénaires est sans doute une pure coïncidence.
 

 

Ultra-orthodoxe :


Être orthodoxe, c’est se conformer scrupuleusement à toutes les règles. Par conséquent, soit on est orthodoxe, soit on ne l’est pas. Le terme « ultra-orthodoxe » n’a donc, lui non plus, aucun sens. Ce n’est qu’une astuce journalistique de plus pour abuser le public (P.S.: ici, je reconnais avoir exagéré un peu mais le fond de mon idée reste juste).

Il est intéressant de remarquer que cette expression aussi est réservée aux Juifs. Les chrétiens orthodoxes, eux, ne sont jamais qualifiés d’ « ultras »... même quand ils ont l’habitude de se taper dessus jusqu’à s’entre-tuer à l’intérieur même d’un de leurs lieux de culte, sous prétexte que quelqu’un a déplacé une chaise.

À propos de l’épouvantable tuerie de Bombay, certains journalistes français ont eu l’indécence de désigner le rabbin Holtzberg et sa femme, sauvagement torturés puis assassinés parce qu’ils étaient juifs, comme des membres d’une « secte ultra-orthodoxe », sous prétexte qu’ils appartenaient au mouvement Habad. Le centre communautaire juif qu’ils dirigeaient - une cible spécifiquement juive, à laquelle les envoyés de « la religion de paix » avaient consacré pas moins de 20 % de leurs efforts meurtriers - a été soigneusement passé par le même prisme déformant, histoire de suggérer aux lecteurs qu’il s’agissait surtout du repaire d’une sombre organisation peu digne d’inspirer l’émoi.

En réalité, le mouvement Habad, aussi appelé Loubavitch, est une branche parmi d’autres du courant hassidique qui, depuis son apparition il y a plus de deux siècles et demi, n’a jamais cessé de faire partie du judaïsme. Ce n’est donc pas une secte. Mais tout est bon pour salir l’image des Juifs et pour rehausser celle de leurs bourreaux.
 

 

Ultra-gauche :


Avant, en France, il y avait la gauche et l’extrême gauche. Voilà que nos journalistes viennent d’inventer l’ultra-gauche. L’extrême gauche a toujours fait partie de la gauche, elle en est même constitutive par nature, par contraste avec l’extrême droite qui, au moins depuis la Quatrième république, est nettement séparée de ce que l’on appelle aujourd’hui la droite et n’a finalement de droite que le nom. L’ultra-gauche, ce n’est même pas un concept : c’est simplement la même maison qui change de raison sociale.


Pour finir, on notera aussi l’apparition très récente, du côté de « l’ultra-gauche », du terme « ultra-sioniste » (avec ou sans séparateur).

Qui a cru que je terminerais ce troisième exemple sans établir également un lien avec les Juifs ? 

Si j’en juge par la façon dont ce néologisme est employé, un « ultra-sioniste », c’est tout simplement un « sioniste » qui se revendique comme tel : c’est moi, par exemple.

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 14:28


Le 30 septembre 2000, le journal télévisé de France 2 diffusait quelques secondes d’images floues commentées par le correspondant permanent Charles Enderlin, lequel affirmait qu’elles représentaient la mort d’un enfant « palestinien » tué par l’armée israélienne. En réalité, on entendait crier en arabe « L’enfant est mort ! » alors que le garçon n’était pas encore censé être touché par la moindre balle. D’autre part, M. Enderlin n’était pas présent sur les lieux du tournage (tournage, c’est bien le mot qui convient). Les images venaient de lui être envoyées par son cameraman de confiance, Talal Abou-Rahma, lequel disait lui-même faire ce métier comme moyen de servir la « cause palestinienne »... (avec l’argent du contribuable français ?) Vous avez dit... Comment ? « Déontologie » ?

L’occasion de nuire était tellement belle qu’une fois n’est pas coutume, on offrit gratuitement les images à toutes les chaînes de télévision du monde (si je devais me contenter d’une seule preuve qu’il s’agissait là d’un complot antisémite, je crois que celle-ci me suffirait). Depuis, des millions de gens dans le monde ânonnent que l’armée israélienne, ou « les Israéliens, ou « les sionistes », ou même « les Juifs » ou simplement « ils » (auquel cas tout le monde comprend à qui le mot « ils » fait référence) « tuent des enfants ». Depuis, des centaines, des milliers de Juifs dans le monde ont été assassinés, blessés, agressés ou inquiétés au nom de ce qui s’était prétendument passé ce jour-là au carrefour de Netzarim.

« Ils l’ont dit à la télé » : combien de fois ai-je entendu ce genre d’idiotie ? Et si, de surcroît, on a vu des images, alors forcément... Forcément quoi, si l’on y réfléchit ? Qui s’est seulement demandé ce qu’un homme et un garçon de douze ans pouvaient bien faire en cet endroit et à cette heure, et pourquoi le prétendu père se réservait la meilleure protection derrière le fût en béton au lieu d’y placer son « fils » ? Qui a cherché à en savoir davantage ? Qui a fait le rapprochement avec le déchaînement de violence lancé la veille par Yasser Arafat contre les Juifs d’Israël, faussement accusés de vouloir démolir la mosquée Al-Aksa ? Qui a su que cette courte séquence était extraite d’une petite demi-heure de prises de vue comportant essentiellement des scènes « jouées » deux heures avant l’heure à laquelle les tirs sont censés avoir eu lieu ? Qui (à part moi) a eu l’idée de se demander en vertu de quelle curieuse perversion quelques images, même assorties d’un commentaire, sont censées constituer une « information » ?

« Que les réseaux familiaux de Charles Enderlin remontent jusqu’à l’Élysée (…) et que le maire de Paris (…) soit soucieux d’être en bons termes avec France 2, tout cela n’a bien sûr aucun rapport avec le soutien affiché (…). Dans le domaine du traitement du conflit du Proche-Orient, Charles Enderlin incarne l’Institution : il est le plus ancien dans le grade le plus élevé, un quart de siècle en poste, et jamais sa ligne éditoriale ne s’est écartée d’un millimètre de la position officielle française dans ce conflit. Quel que soit le ministre, de gauche comme de droite, on aime Enderlin, car il dit ce que le Quai veut entendre : que les Israéliens sont des brutes, que les colons extrémistes vont subvertir l’État juif, que Tsahal tue des enfants. » (Luc Rosenzweig)

Pierre-André Taguieff, chercheur spécialisé dans les questions de racisme et d’antisémitisme, a expliqué en quoi cet événement constituait une résurgence de la vieille accusation de crime rituel dirigée contre les Juifs.

Dans son arrêt du 21 mai 2008 (P.S.: l’arrêt n’est plus en ligne), la cour d’appel a débouté le journaliste fétiche du Quai d’Orsay (défendu par l’avocat de Jacques Chirac) et la chaîne gouvernementale, qui poursuivaient Philippe Karsenty pour diffamation et avaient eu gain de cause en première instance. M. Karsenty avait écrit que Charles Enderlin et Arlette Chabot devaient être démis de leurs fonctions immédiatement pour avoir diffusé un faux reportage.

Jean-Pierre Bensimon propose une analyse subtile de cette affaire, dans laquelle il évoque des responsabilités et des complicités au plus haut niveau. Si vous n’avez pas suivi les rebondissements de l’affaire, le plus simple pour en avoir un rapide aperçu est de consulter Wikipedia (P.S.: article de Wikipedia remanié depuis en faveur des faussaires). Ne manquez pas, ensuite, de regarder une intéressante vidéo, pas très longue, qui démonte (et démontre) l’imposture (P.S.: la vidéo n’est plus en ligne).

Oui, tout cela n’était qu’une mise en scène, et il est bien temps que le scandale éclate. Comme l’a exprimé la journaliste Elisabeth Lévy (P.S.: dans un de ses sursauts de dignité), il aura fallu huit ans pour qu’un tribunal décide qu’on a le droit de se poser et de poser des questions... 

...Et ceux qui n’auront pas lu l’article de Jean-Pierre Bensimon devront peut-être attendre quatre-vingts ans pour savoir qui a bien pu prendre la décision de diffuser le mensonge dans le monde entier.

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 20:35

 

par Yashiko Sagamori - (traduit de l'anglais par Marcoroz)


From:       Arkady Mazin [xxxxxxx@xxxxxxxxxxxx]                 Sent: Sun 11/20/2005 1:41AM
To:             yashiko.sagamori@xxxxxxxxx

Subject:
  Hello

COPYRIGHT MARCOROZ
Désolé, j’ai eu quelques difficultés à essayer de taper « Chère Madame » ou quelque chose dans ce style. Il m’est difficile d’être poli avec un certain genre de personne. Contrairement à vous, je n’ai pas besoin de me dissimuler derrière un pseudonyme, même si j’ai déjà reçu deux ou trois fois dans ma vie des menaces en raison de mon activité professionnelle. Je m’appelle Arkady Mazin, et je suis un journaliste israélien. Je ne crois pas qu’un quelconque argument sérieux puisse vous permettre de réaliser vos erreurs, car je suis sûr que la vérité ne vous intéresse absolument pas. Je me suis simplement senti obligé d’exprimer mon opinion sur votre pseudo « journalisme » : je pense que votre ignorance prend des proportions incroyables et ne peut être comparée qu’à votre haine aveugle. Les gens comme vous bouffent la haine, boivent la haine et nourrissent les autres de leur haine. Vous êtes une nazie d’aujourd’hui. J’avais commencé à écrire « Gœbbels serait fier de vous »
, et puis je me suis souvenu que lui était tout de même un professionnel. Moi, je suis israélien et juif, et j’ai très honte à l’idée que des gens comme vous pensent qu’ils défendent ma cause.


 


Mon cher Monsieur Mazin[1], TRADUCTION PROTEGEE - REPRODUCTION INTERDITE

Contrairement à vous, j’utilise sans effort une formule de politesse à la française en espérant satisfaire à vos critères de politesse verbale, bien qu’à ma connaissance, de mon côté de l’Atlantique, la dernière femme à s’être fait donner du Chère Madame ait été
Xaviera Hollander[2]. Voilà qui me fournit un indice sans équivoque concernant la source de votre notion du bon ton.

J’applaudis le courage avec lequel vous m’avez jeté votre vrai nom à la face. À l’évidence, vous n’avez pas peur de moi, ni de mes petits voyous. Vous saviez qu’ils étaient en vacances, ou bien vous êtes toujours aussi téméraire ?

Maintenant, après vous avoir ainsi prodigué des compliments sans compter, je pense que je peux aussi me permettre de vous faire une critique amicale. Contrairement à ce que vous pensez, votre lettre colérique n’exprime aucune opinion d’aucune sorte. Si je dis
« Vous avez tort » et si j’explique précisément ce qui m’a menée à cette conclusion, j’exprime une opinion. Quand vous hurlez quelque chose avec le mot « nazi(e) », vous n’exprimez que votre colère. En étalant ainsi vos émotions en public, ce que vous dévoilez, c’est vous-même, et non l’objet de vos émotions. Copyright Marcoroz

Vous avez raison à 100 % quand vous me faites remarquer que je ne suis qu’une dilettante. Contrairement au Dr Gœbbels et à vous-même, je ne suis pas une propagandiste professionnelle. Je ne me suis jamais considérée comme une journaliste. Je partage simplement mes idées avec quiconque peut être intéressé à les connaître. Je fais pour le plaisir ce que vous faites pour de l’argent, ce qui fait entre nous autant de différence qu’entre une femme amoureuse et une prostituée. Par conséquent, je n’ai pas de mal à comprendre la raison pour laquelle vous m’en voulez.

Vous avez de quoi être en colère, car malgré mon indéniable dilettantisme et votre glorieux professionnalisme, vous avez visiblement l’habitude, comme des milliers de personnes dans le monde entier, de lire ce qui sort de mon stylo de dilettante, alors que moi, je n’aurais jamais entendu parler de vous de toute ma vie si vous ne vous étiez pas fait bruyamment connaître avec votre lettre.

Votre lettre a suscité ma curiosité. Comme vous n’avez même pas essayé de m’expliquer au juste avec quoi vous étiez aussi passionnément en désaccord dans mes écrits, j’ai entrepris de trouver vos articles afin d’en déduire vos idées. J’en ai lu plusieurs. Étant vous-même auteur, vous connaissez sans doute ce sentiment qu’on éprouve parfois en lisant quelque chose de mieux écrit par un autre auteur. On se sent envieux. On se demande :
« Pourquoi ce n’est pas moi qui ai écrit ça ? » En lisant vos articles, je n’ai rien éprouvé de tel. Pire, je n’y ai pas trouvé d’idées, ni donc de raison de lire à nouveau quoi que ce soit que vous pourriez écrire. COPYRIGHT MARCOROZ

Parce que je suis une personne honnête et objective, il me faut ici reconnaître que tout le monde n’est pas d’accord avec moi. En effet, dans un récent sondage effectué auprès des lecteurs de la presse israélienne, 4 
% des personnes interrogées vous ont cité comme étant leur journaliste préféré. Le nombre total de personnes interrogées était 76. Cela signifie que votre fan club comporte légèrement plus de 3 membres, mais bien moins que 4. Les trois membres, ça ne peut être que vous, votre mère et votre père. Quant à la décimale, je ne peux que supposer que vous avez un hamster.

Vous vous exprimez bien mieux quand ce n’est pas écrit pour être vendu. J’ai trouvé des exemples de vos poésies dans lesquels vous n’avez pas honte de faire rimer rose avec chose ni d’utiliser le mot assurance uniquement parce qu’en russe, ce mot rime avec quelque chose de poli qu’on évite d’écrire. Et je me suis dit qu’habituellement, à votre âge, les garçons ont dépassé le stade de l’humour scatologique. J’ai trouvé une photo sur laquelle vous ressemblez à un apprenti John Lennon de province qui espérerait rencontrer un jour sa Yoko Ono. Mais ce qui vous différencie de Lennon, ce n’est pas simplement l’absence de talent, c’est aussi l’absence totale de bon goût. Vous vous êtes dévoilé par inadvertance en postant sur votre site la photo d’une jeune femme et en indiquant que l’expression de son visage vous rappelait ce qui vous manque le plus cruellement dans votre vie.
  REPRODUCTION INTERDITE - COPYRIGHT MARCOROZ


Si j’en juge d'après cette photo, vous devez être tout petit, Monsieur Mazin. Mais ne vous désespérez pas. Vous n’avez pas fini de grandir. Vous pouvez encore grandir assez pour avoir honte de ce que vous êtes aujourd’hui.

Enfin, pour finir, j’aimerais vous dire quelques mots sur moi. Le jour où j’ai fini par tomber sur votre lettre débordante de colère dans ma boîte à lettres débordant de courrier, nous avions des amis à dîner. Au menu : en entrée, blinis et caviar, comme plat principal, ragoût d’agneau à l’iranienne, puis un assortiment de fromages portugais et des fruits frais comme dessert. Et pour accompagner tout cela : Stolichnaya frappée avec les blinis, Amarone Valpolicella avec le ragoût, Porto avec le fromage, et quand nous sommes sortis de table, nous avons siroté de l’Armagnac et du Balvenie. Est-ce que cela ressemble à de la haine, pour vous ? REPRODUCTION INTERDITE - COPYRIGHT MARCOROZ
Au revoir, mon ami ! [1]
Vôtre toujours,
Y.S.

P.S.: Je ne pense pas défendre votre cause. Je ne pense pas que vous ayez une cause.
 

                                                                                                                      (6 décembre 2005)

 


[1] En français dans le texte.

[2] Call-girl et actrice de cinéma pornographique qui eut son heure de gloire dans les années soixante-dix.


Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York.
 

 

© 2005 - Yashiko Sagamori - http://middleeastfacts.com/yashiko/ 
© 2008 - Marcoroz pour la traduction

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