J’ai créé une catégorie d’articles intitulée « Ignominie des journalistes »... je pourrais lenrichir chaque jour dun nouvel article, mais ce nest pas la vocation de ce blog (sans compter que mon emploi du temps ne me le permettrait pas).
 


Vous voulez comprendre le monde actuel ? Vous voulez savoir la vérité ? Pour commencer, cessez de lire les journaux et d’écouter la télévision et la radio.
Ensuite, choisissez bien vos lectures, en librairie comme sur le Web (je le dis en toute modestie, votre visite sur mon blog est le signe que vous êtes sur la bonne voie : continuez !)

Bosch (l'Escamoteur) Les journalistes n’informent pas. Ils participent à la dissimulation de la vérité : soit par incompétence, soit par parti pris, soit par servilité vis-à-vis du pouvoir.

Quelques exemples ?

Avez-vous entendu parler du fils que Jacques Chirac a eu d’une interprète japonaise1 ? Comment l’ancien président de la République finançait-il les études et le train de vie somptuaire de ce fils caché ? Qui a jamais évoqué ce sujet à la télévision ?


Les dirigeants des États-Unis ont entrepris, dès les années cinquante, de distribuer des armes atomiques à un maximum de pays2. Le saviez-vous ? Et cette prolifération se poursuit aujourd’hui. Qui vous en parle ?

À ce propos, le
but de la récente visite du colonel Kadhafi à Paris était la livraison à la Libye d’installations nucléaires sous licence américaine, histoire de doter ce pays d’une force de dissuasion atomique comparable à celle que possèdent déjà ses voisins l’Algérie et l’Égypte. Quel journaliste vous la dit ?

Qui vous a déjà soufflé le moindre mot de lindustrie atomique des deux pays que je viens de citer ?

À quoi vont bien pouvoir servir les 7 milliards donnés récemment par l’Union Européenne à ces étranges assistés (le seul cas au monde de transmission du statut de réfugié dune génération à la suivante) que lon a pris lhabitude dappeler les « Palestiniens » ? Ne comptez pas sur la presse pour le savoir.

Une partie ira sur les comptes en Suisse de quelques dirigeants corrompus ; le reste servira à acquérir ou à fabriquer des armes et des explosifs pour faire sauter des bombes en Israël ou pour y lancer des obus
afin de tuer et de mutiler au hasard des hommes, des femmes et des enfants.

Passons sur le conflit israélo-arabe, un sujet sur lequel les ignominies des journalistes sont quotidiennes.


Bruegel Passons sur l’incompétence de ceux qui traduisent les dépêches et de ceux qui répètent bêtement ce quon leur a transmis. C'est ainsi que, pendant la première guerre du Golfe, Koweït, la capitale du Koweït, était devenue « Koweït City » (c’est comme si on nous parlait tout à coup de « Moscow » au lieu de Moscou ou de « Cairo » au lieu du Caire !)
C'est ainsi également que le 11 septembre 2001, sur France 2, on nous parlait de « Bin Laden » au lieu de « Ben Laden »...

Terminons en citant Guy Debord, qui avait compris mieux que personne comment la presse fonctionne et quel est son véritable rôle :


Il ne faut pas oublier que tout médiatique, et par salaire et par autres récompenses ou soultes, a toujours un maître, parfois plusieurs ; et que tout médiatique se sait remplaçable3
.

Guy Debord, encore, à propos des sources des journalistes :

Celui qui est content d’être dans la confidence n’est guère porté à la critiquer ; ni donc à remarquer que, dans toutes les confidences, la part principale de réalité lui sera toujours cachée. Il connaît, par la bienveillante protection des tricheurs, un peu plus de cartes, mais qui peuvent être fausses ; et jamais la méthode qui dirige et explique le jeu. Il s’identifie donc tout de suite aux manipulateurs, et méprise lignorance qu’au fond il partage. Car les bribes d’information que l’on offre à ces familiers de la tyrannie mensongère sont normalement infectées de mensonge, incontrôlables, manipulées. Elles font plaisir pourtant à ceux qui y accèdent, car ils se sentent supérieurs à tous ceux qui ne savent rien. Elles ne valent du reste que pour faire mieux approuver la domination, et jamais pour la comprendre effectivement. Elles constituent le privilège des
spectateurs de première classe : ceux qui ont la sottise de croire qu’ils peuvent comprendre quelque chose, non en se servant de ce qu’on leur cache, mais en croyant ce qu’on leur révèle4 !

 

 



 1  Guy Birenbaum, Nos délits d’initiés (Stock, 2003)

  Dominique Lorentz, Affaires atomiques (Les Arènes, 2003)

 3  Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle (Gallimard, 1988) – VII

 4  Ibid. – XXI




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Ce texte de Pircha Wiesel a été publié le 4 mars 2008 par le journal israélien Yediot Aharonot (www.ynet.co.il, témoignage recueilli par David Réguev)
 
 
Je n'ai pas peur, je ne crains plus rien. Dans ma jeunesse, j'ai réussi à échapper aux nazis mais aujourd'hui, je suis vieille et malade, et je n'ai plus la force de fuir. Je me suis résignée à l'idée de mourir, mais j'espère ne pas être tuée par une roquette.

Jusqu'à présent je m'inquiétais surtout pour mon fils. Il habite dans un kibboutz proche de la bande de Gaza et sa famille a échappé par miracle à une roquette qui est tombée à côté de leur maison.

Mais avant-hier, un missile Grad a explosé ici, à Ashkelon, à un demi-kilomètre de chez moi. J'étais seule, sans la personne qui s'occupe de moi. J'étais descendue à l'arrêt de l'autobus lorsque j'ai entendu une explosion non loin de moi. Ensuite, j'ai entendu la sirène. C'était vraiment effrayant. Je n'ai personne dans mon entourage qui puisse rester avec moi. Même les voisins ont quitté leurs appartements. Je me retrouve absolument seule.

Je suis née en Hongrie pendant l'entre-deux-guerres. Après l'invasion allemande, j'ai vécu dans le ghetto de Budapest. Les nazis ont assassiné toute ma famille dans les camps d'extermination mais moi, j'ai réussi à fuir et j'ai survécu.

Après la guerre, j'ai décidé de commencer une nouvelle vie et j'ai immigré en Israël. J'ai eu deux enfants, et aujourd'hui j'ai six petits-enfants et deux arrière-petites-filles. Je les ai tous élevés dans l'amour d'Israël. Mais ce qui se passe aujourd'hui me rappelle ce que j'ai vécu pendant la Shoah, avec ce sentiment d'impuissance impossible à surmonter car on ne peut rien faire face à des missiles.

Dans ma jeunesse, je n'ai pas pu grandir comme une jeune fille normale car j'ai dû me battre pour survivre pendant la Shoah. Craignant pour ma vie, je fuyais, pendant cette guerre, d'un endroit à l'autre. Mais je ne suis plus jeune comme à cette époque et je n'ai plus où m'enfuir.

Les nazis m'ont pris ma jeunesse. Maintenant les terroristes me prennent aussi ma vieillesse.

Je suis au bout de mes forces.
 


Pircha Wiesel (80 ans) vit à Ashkelon et reçoit une aide du Fonds pour le bien-être des rescapés de la Shoah.

 



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Au lendemain de la récompense décernée à Marion Cotillard à Hollywood, une ignoble feuille de chou a ressorti des propos que l’actrice française avait tenus un jour, il y a un an, sur les attentats du 11 septembre 2001 et plus généralement sur les théories du complot.

Sur le Web, on peut voir un intéressant documentaire qui tente de démontrer que les deux tours du World Trade Center ont subi un processus de démolition contrôlée. Certes, la thèse officielle des attentats comporte quelques contradictions qui justifient amplement que l’on se pose certaines questions, sans se voir nécessairement catalogué parmi les fumeux idéologues anti-américains et antisémites qui se font les alliés officieux du fascisme islamiste. Cependant, la thèse du complot, elle aussi, comporte des contradictions. J’en citerai une. Il est précisé dans le film en question qu’une démolition contrôlée demande « entre deux semaines et deux mois » de préparation. Dans la mesure où l’on parle des deux tours les plus hautes de Manhattan, on devrait évidemment retenir le chiffre de deux mois, plutôt que deux semaines. Or, le film nous explique aussi qu’une équipe a pu profiter d’un week-end de fermeture pour mettre en place les explosifs et le câblage électrique nécessaires.

Toujours est-il qu’une comédienne qui ne se prend pas pour une spécialiste de géopolitique a le droit, dans le courant d’une interview, d’émettre des doutes mesurés. En d’autres termes, dans les propos censés susciter aujourd’hui une polémique, rien ne me choque (j’ai vu le même film qu’elle et j’ai eu les mêmes doutes).

Au moment où une actrice française de cinéma reçoit aux Etats-Unis un Oscar, la plus grande distinction mondiale de sa profession, cette publication d’un extrait d'une ancienne interview est ce que l’on appelle un coup bas. S’il s’était agi de porter atteinte à la réputation de la jeune comédienne, et du même coup, au prestige de la France, il n’aurait pas fallu s’y prendre autrement.
 
 


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