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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 13:16

 

Aimer ses ennemis, c’est une valeur chrétienne mais ce n’est pas une valeur juive. Ceux qui disent que le judaïsme est « une religion d’amour » sont des ignorants (et ceux qui disent que l’islam est « une religion d’amour » sont des menteurs, ou dans le meilleur des cas, des ignorants également). Si le principe fondamental du christianisme est l’amour, le principe fondamental du judaïsme est la justice, et la tradition juive dit que trop de compassion envers le méchant conduit à léser sa victime.

 

Pourim-1.jpgCertes, la maxime qui domine la nef de la grande synagogue de la rue de la Victoire à Paris, « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », est essentielle dans le judaïsme, cependant la Torah dit aussi : « Mais si quelqu’un vient pour te tuer, précède-le et tue-le d’abord. » Tendre l’autre joue, ce n’est pas juif.

 

Pendant la sortie d’Égypte, lorsque les eaux se referment sur les Égyptiens, Dieu adresse ce reproche aux anges : « Mes créatures se noient, et vous chantez ? » Cependant, il n’est nulle part question d’adresser un tel reproche aux humains, et plus particulièrement aux Hébreux. La noyade des poursuivants, de même que les dix plaies envoyées au peuple égyptien, fait partie des événements heureux célébrés chaque année par les Juifs à Pessah (la Pâque). Plus significatif encore, dans la tradition juive, on se réjouit chaque année (à Pourim) de la pendaison d’Aman, personnage archétypal des ennemis du peuple juif.

 

C’est dire combien sont mal à propos les reproches adressés à ceux qui se réjouissent de la mort naturelle, à un âge très avancé, d’un de leurs ennemis les plus acharnés et les plus nuisibles.

  

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:55

 

Pour mes repas de fête, je fais mes courses avec le même souci éthique que le reste de l’année. Surtout, je suis capable de régaler mes proches et mes invités avec un repas de fête végétarien, voire même végétalien. Et cela, sans connaître grand chose en matière de cuisine ! 

 

Foie-Gras.jpgJe n’ai même jamais compris pourquoi faire la fête supposait que l’on consomme des aliments gras, malsains ou dont la fabrication implique que des animaux souffrent.

 

Un repas peut être délicieux et joyeux sans foie gras, et même, sans viande... et même, sans aliments d'origine animale.

 

Trouverez-vous le foie gras toujours aussi bon après avoir vu une vidéo comme celle-ci (cliquez sur la photo) ?

 

 

11-12-26-001.jpgPour éviter de perturber des invités qui ont des habitudes, on peut utiliser des substituts végétariens qui imitent la viande.

 

C’est ce que j’avais fait l’année dernière avec le menu que voici :

 

En entrée, « jambon végétal » et crudités (salade verte, avocat, tomate),

 

en plat principal, saucisses de tofu, riz au safran et petits légumes à la poêle,

 

11-12-24-001a.jpget avant la bûche de Noël, une assiette de fromages de brebis bio fabriqués avec une présure végétale.

 

Un tel repas est à la fois délicieux et sain. En sortant de table, on est rassasié mais on ne se sent pas lourd du tout, on se sent bien !

 

Cette année, je ne sais pas encore quel sera le menu, mais histoire de faire mieux encore en matière d’éthique, je commande une bûche bio et « vegan », c’est-à-dire confectionnée sans aucun ingrédient d’origine animale : ni lait, ni crème, ni œufs, ni gélatine.

 

Je m’en régale d’avance.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:05


Je ne sais plus par quelle opportunité, à un moment donné (cela fait longtemps), j’avais glissé dans la conversation que j’étais opposé aux expérimentations sur les animaux (je le suis toujours). Aussitôt, mon hôte m’avait interrompu : « Et sur qui veux-tu qu’on les fasse, les expérimentations, sur des
travailleurs immigrés ? »

À cette époque, les mots « travailleur » et « immigré » étaient souvent accolés l’un à l’autre, vous souvient-il ?

Toujours est-il que l’on comprenait très bien à quelle catégorie particulière d’immigrés il faisait allusion.

Il importe de souligner que je n’avais pas encore eu la possibilité d’expliquer quelle alternative à l’expérimentation animale je proposais. Au reste, on n’allait même pas se soucier de le savoir.

Lapin-Bois.jpgIl importe aussi de préciser que rien, sans doute, dans la réputation de mon contradicteur, dans ses fréquentations ni dans ses lectures, n’aurait permis de le soupçonner d’être raciste. Ses sympathies politiques n’allaient certainement pas au Front National, mais plutôt au Parti Socialiste par exemple.

Cette idée qu’un traitement qui serait criminel s’il était infligé à des citoyens quelconques, pourrait devenir plus acceptable s’il était réservé à des individus caractérisés par une certaine origine géographique ou ethnique, il ne la revendiquait pas du tout, puisque c’était à moi qu’il l’attribuait. Et cependant, cette idée, c’est bien de son esprit, et non du mien, qu’elle avait surgi. De quoi s’agissait-il sinon d’une projection, au sens freudien du terme ?

Ce qui me semble intéressant dans une projection comme celle-ci, c’est la façon dont son auteur révèle inconsciemment son propre côté sombre, alors même qu’il prétend ridiculiser, voire démasquer son interlocuteur.

Les exemples de projection de ce genre sont aujourd’hui très courants autour de nous, surtout chez les prétendus « antiracistes » et autres donneurs de leçons.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 17:54

 

Je garde un souvenir particulier d’une journée à Dijon vers la fin des années quatre-vingt-dix. Après un déjeuner somme toute bien agréable, Frédérique nous avait proposé d’assister à son cours de danse. Il s’agissait d’un type de danse assez spécial, de la danse « libre ».

 

Je n’ai jamais éprouvé une passion particulière pour le sport ni pour la danse, et regarder les autres faire des mouvements n’a jamais été mon occupation préférée ; mais enfin, tel était le programme, et je m’étais résolu à suivre le mouvement, si je puis dire, sans idée préconçue. Et puis, cela ne durerait jamais qu’une heure.

 

Nous nous sommes donc retrouvés au CREPS et nous avons attendu quelques minutes devant l’entrée de la salle, témoins de l’arrivée progressive des participants. Il me semble qu’ils étaient au moins une trentaine.

 

Annie, la professeure (quel mot vilain… j’aurais préféré « professeuse », mais malheureusement, on ne m’a pas consulté), n’a pas tardé à arriver. Elle nous a salués et nous a invités à entrer dans la salle et à nous asseoir où nous voulions. Il me semble qu’elle nous a aussi précisé que nous devions nous sentir libres de sortir à tout moment si nous le désirions. Je ne suis pas sûr qu’elle ait dit tout cela de façon littérale, car je ne crois pas qu’elle ait prononcé plus de deux phrases courtes à notre attention, mais c’est le message que j’ai reçu. Cette façon de nous mettre à l’aise était déjà remarquable. Il m’en est même resté l’impression qu’elle m’avait appelé par mon prénom. Plus précisément, c’était comme si cette femme savait qui j’étais.

 

Annie GCela m’avait-il échappé, ou ne me l’a-t-on dit qu’ensuite ? Annie n’était pas seulement le professeur de danse de Frédérique, mais aussi la mère de son concubin, donc en quelque sorte sa belle-mère ; et « Frédou » était en quelque sorte l’ex belle-sœur de celle qui était alors, en quelque sorte, ma compagne. Certes, cela peut parfois créer des liens. En quelque sorte. Certes, Frédou lui avait sans doute demandé l’autorisation de nous inviter.

 

Certes. Mais tous les « certes » et tous les « en quelque sorte » du monde ne pourraient pas expliquer ce que j’ai ressenti à ce moment : la sensation de me retrouver en présence d’un être exceptionnel, capable d’une conscience vive (et d’un profond respect) de l’individualité de chaque personne présente. Certains ont dit avoir éprouvé une telle sensation en présence du dalaï-lama.

 

Ce sentiment ne devait pas me quitter un instant pendant le cours de danse libre, alors que je contemplais cette femme étonnante, d’autant qu’elle n’était point toute jeune, qui faisait exécuter à son groupe d’élèves des mouvements étranges en les guidant au moyens de sons de ce qui me semblait être un langage quelque peu ésotérique. Alors même qu’elle dirigeait les mouvements des nombreux participants et les faisait travailler avec de petites balles bleues et vertes, et alors que je n’étais qu’un spectateur, et sans doute pas le plus attentif, il me semblait que chacun de nous continuait d’exister à chaque instant dans la conscience immédiate d’Annie.

 

Je n’ai revu Frédérique qu’un ou deux ans plus tard. Je lui ai expliqué cette impression frappante que sa « prof » et « belle-mère » m’avait laissée. Frédérique m’a alors raconté qu’Annie avait longtemps été professeur(e) d’éducation physique et sportive, et qu’elle n’avait cessé de se battre pour essayer de réformer cette discipline, pour tenter d’abolir l’esprit de compétition qui y régnait. Pendant toute sa carrière dans l’enseignement public, elle avait lutté pour l’avènement d’une éducation physique qui serait respectueuse de la personnalité de chacun, qui ne dévaloriserait plus les élèves les moins forts ou les moins sûrs d’eux, et qui ne laisserait aucun enfant en situation d’échec.

 

Mon intuition ne m’avait pas trompé. Ce n’était pas pour rien que j’avais vu en Annie Garby une femme moralement exceptionnelle, rayonnante de bonté et d’humanité.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 15:48

Ce matin, comme nous faisions notre footing, mon ami qui est biologiste a lui-même amené ce sujet (dont nous avions déjà discuté voici un an ou deux) : il y a un paradoxe dans l’expérimentation animale, me dit-il en substance (et je songe immédiatement à ce qu’il va effectivement me dire dans les secondes qui suivent), c’est que nous utilisons des animaux comme modèles parce qu’ils nous ressemblent, et (je l’aide moi-même à terminer sa phrase) nous justifions moralement cette pratique en affirmant qu’ils ne nous ressemblent pas.

– Pour toi c’est un paradoxe, lui fais-je, pour moi c’est plutôt une contradiction.

– Si ta fille était très malade…

Je connais par cœur ce genre de réplique. C’est peut-être la troisième fois que mon ami me la ressort.

Ceux qui veulent justifier l’expérimentation animale font souvent cette erreur de raisonnement, analogue à celle que font les partisans la peine de mort. Les uns et les autres confondent deux types de situation très différents, à savoir une situation d’urgence (un enfant très malade, un tueur en cavale) et une situation dans laquelle il n’y a pas de limite de temps particulière (l’espoir d’un progrès scientifique, un assassin sous les verrous).

Paysages-3588a.jpgL’expérimentation n’est pas la réponse à une situation d’urgence : si mon enfant était très malade, je mettrais en œuvre tous les moyens dont je dispose pour obtenir sa guérison. Mais ce n’est certainement pas en allant charcuter des animaux, ni en les faisant charcuter par d’autres, que j’y parviendrais (je ne développerai pas mon parallèle, un ami outre Atlantique viendrait encore me reprocher de mélanger deux sujets).

Après, il y a les progrès déjà réalisés en recourant à l’expérimentation animale. La plupart des antivivisectionnistes militants nient que l’expérimentation animale puisse permettre le moindre progrès tangible. Pour ma part, étant donné que Jonas Salk déclarait avoir sacrifié je ne sais plus combien de centaines ou de milliers de singes pour mettre au point son vaccin, je veux bien croire qu’il ne l’avait pas inventé (je parle du sacrifice). Mais peut-être aurait-il (aurait-on) pu trouver une autre méthode. Quoi qu’il en soit, ma position est qu’utiliser des animaux est immoral et donc injustifiable.

D’autre part, je considère que les éventuels bénéfices actuels des recherches passées ne sauraient justifier la poursuite des expérimentations. Ma position est claire : la fin ne justifie pas les moyens, la force ne fait pas le droit, l’habitude non plus, et les bénéfices pas davantage.

Certes, comme me dit mon ami, je profite de ces bénéfices. Par exemple, je suis vacciné contre la polio, et mon enfant également.

C’est que je n’ai pas choisi le monde dans lequel je vis. Je n’ai pas choisi de naître dans un monde dans lequel une espèce vivante détruit ou transforme tout à son propre profit et aux dépens de toutes les autres. Je n’ai pas choisi d’appartenir à cette espèce. Je ne suis pas non plus responsable de la façon dont les hommes ont pris l’habitude d’organiser leur environnement et leurs conditions de vie depuis des millénaires, pas plus que je ne suis responsable de plusieurs dizaines de milliers d’années de saccage et de destruction. Ma responsabilité, c’est de tâcher de contribuer, à mon modeste niveau, à un progrès vers un plus grand respect de la nature plutôt que vers une destruction accrue de la nature, et vers un plus grand respect des animaux (et des humains) plutôt que vers davantage encore de souffrance.

Sans cependant convenir que l’expérimentation animale est immorale, mon ami a formulé lui-même cette idée que nous la pratiquions en vertu de la loi du plus fort.

La loi du plus fort, ai-je répété. Je ne te le fais pas dire.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 11:15


Au cours d’une émission de radio (filmée), deux philosophes ont confronté leurs points de vue à propos de l’arrestation de Roman Polanski. J’ai regardé cette vidéo qui circule sur Internet, et je me suis demandé pourquoi le dialogue entre ces deux hommes brillants et intelligents était aussi difficile. Il m’a semblé qu’ils avaient autant raison l’un que l’autre. Avec une logique aussi implacable que la Marche au supplice de Berlioz, Yves Michaud a expliqué pourquoi Roman Polanski ne devait pas échapper à la justice américaine. Un Finkielkraut visiblement ulcéré a dénoncé, avec non moins de raison quoique moins de rigueur, l’opprobre dont Polanski fait l’objet depuis qu’il a été arrêté.

nullDans cette affaire, je relève surtout deux problèmes : le fait que Roman Polanski soit arrêté aujourd’hui, bien qu’apparemment, aucun élément nouveau ne soit venu s’ajouter à cette affaire vieille de plus de trente ans, et le déchaînement d’une foule de salauds qui réclament sa peau. 

Jusqu’ici, comme bien d’autres, j’avais entendu parler de cette histoire de détournement de mineure, et cela ne m’empêchait pas, comme bien d’autres, d’admirer le génie de Polanski, de regarder ses films, d’aller le voir sur scène dans sa magnifique adaptation au théâtre de « La Métamorphose » de Kafka. Il faut dire que, comme bien d’autres, j’imagine, je ne connaissais pas les détails sordides de l’histoire – et sordides, ils le sont.

Alain Finkielkraut a cependant raison de dénoncer un « lynchage », et il sait de quoi il parle. De même, il a raison, incontestablement, de faire remarquer que le terme de « pédophile », avec cette connotation monstrueuse que l’affaire Dutroux est venue exacerber, ne va pas du tout à Polanski.

Dans « Le Locataire », j’avoue sans honte avoir adoré la scène du jardin du Luxembourg, quand Trelkowski (Polanski), croisant un petit garçon pleurnichard, lui administre une bonne trempe en le traitant de « sale petit morveux ». Pédophile, certainement pas, quel que soit le sens que l’on donne à ce mot ; mais « pédophobe », plus probablement !

Moi, ce que je reprocherais à Polanski, ce serait plutôt son mépris de la nature, tel que je le perçois dans « La Jeune fille et la mort ». Attention, ce qui suit dévoile une partie de l’intrigue. Dans ce film, Paulina Escobar (Sigourney Weaver), ayant reconnu son ancien tortionnaire en la personne de Roberto Miranda (Ben Kingsley), lui vole sa voiture, une superbe Peugeot 505 flambant neuve – cela ne nous rajeunit pas – et s’en débarrasse en la jetant dans la mer. Parce que le monsieur lui a fait du mal, c’est la nature qui doit payer ? Quel exemple pour la jeunesse !

nullIl y a aussi, moins grave mais tout aussi horripilant de mon point de vue, dans le « Bal des vampires », la musique du bal délibérément insipide jusqu’au ridicule, confiée à un instrument unique censé être un clavecin, je suppose (en réalité, une très mauvaise imitation électronique). C’est un contresens musicologique total, mais c’est surtout le signe évident du mépris dans lequel Polanski, du moins à l’époque où il a réalisé ce film, tenait la musique baroque.

Trêve de digressions. Il y a ceux qui défendent Polanski et il y a ceux qui le condamnent. Je ne me reconnais généralement pas dans les premiers, qui trop souvent défendent une caste, mais je me reconnais encore moins dans les derniers, parmi lesquels il y a trop de charognards. Je note que certains internautes réclament carrément la peine de mort pour Polanski. Mais qui sont donc tous ces vampires assoiffés de sang ?

J’aime Finkielkraut et j’aime Polanski, parce qu’on les hait. Et point seulement pour cela.

Enfin, dans le fait que Polanski soit arrêté en Suisse plutôt qu’ailleurs, et maintenant plutôt qu’il y a dix ans ou l’année prochaine, il y a quelque chose qui ne va pas. Par exemple, il est clair qu’après s’être aplatis devant le dictateur libyen, les Suisses ont voulu redorer leur blason à bon compte. Il était certes moins dangereux, mais cependant moins digne, de livrer Polanski aux Américains que de garder le fils Kadhafi sous les verrous.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 22:20


par Yashiko Sagamori
-
(traduit de l’anglais par Marcoroz)



De : MHD ROSLI BIN MOHD NORDIN [...]
Envoyé : lundi 13 novembre 2006 8:40
À : yashiko.sagamori@xxxxxxxxx

Objet : paix

 

Bonjour, je suis Rosli, de Malaisie, et je suis musulman. J’ai lu ce que vous avez écrit sur la page internet Thinkisrael.com [article en français ici]. Je ne suis pas d’accord du tout avec la façon dont vous parlez de nous autres musulmans. Je crois que vous n’avez pas compris la vraie signification du djihad. La meilleure façon de décrire l’islam est de dire que « l’islam n’est que paix ». Le mot islam lui-même signifie paix. J’aimerais vous donner un conseil, si vous voulez connaître mieux l’islam, il faut que vous lisiez la traduction du Coran et que vous l’observiez, ou bien vous pouvez aller sur le site internet islamonline.net pour mettre à jour vos connaissances au sujet de l’islam. Qu’Allah vous guide.



Cher Rosli,

Si quelqu’un vous réveille au milieu de la nuit la plus froide et la plus noire de l’hiver en se plaignant que le soleil tape de façon insupportable, soit ce quelqu’un vous téléphone depuis l’autre côté de la planète, soit il est aveugle et se trouve assis dangereusement près d’une fournaise.

Lunettes rosesS
i quelqu’un, aujourd’hui, me dit que l’islam n’est que paix, on peut faire un certain nombre de suppositions concernant son identité. Il peut s’agir d’un Juif de gauche qui ne voit le monde et la Shoah qui se prépare qu’à travers les lunettes roses du politiquement correct. Il peut s’agir d’un individu aussi ignorant et aussi peu disposé à apprendre que le président Bush. Il peut s’agir d’une personne qui ment effrontément, comme Condoleezza Rice. Il peut s’agir d’un pleutre ridicule comme Tony Blair. Il peut s’agir d’un schizophrène, car les schizophrènes vivent dans une réalité parallèle. Enfin, et surtout, il peut s’agir d’un musulman ou d’une musulmane, car le Dar el-Islam est une réalité parallèle.

Si l’islam est une religion de paix, alors il faudrait qu’on m’explique pourquoi les sunnites irakiens et les chiites irakiens, au lieu de s’unir contre l’envahisseur américain, s’entretuent à la cadence de plusieurs dizaines de victimes par jour.

Si Israël opprime vraiment les soi-disant
« Palestiniens », comment se fait-il qu’au lieu de s’unir contre lui, ces derniers s’entretuent à un rythme de plus en plus soutenu ?

Comment se fait-il que la guerre entre l’Iran et l’Irak, dans les années quatre-vingt, ait fait plus d’un million de victimes sans rien apporter à aucun des deux camps ?

Comment se fait-il que la guerre entre les Kurdes de Turquie et les
« vrais » Turcs, musulmans les uns comme les autres, ait fait plus de 30 000 victimes ? Comment se fait-il qu’Abdullah Ocalan, leader musulman des Kurdes, ait pu déclarer en 1992 : « Même si 100 000 personnes sont tuées cette année, notre mouvement ne pourra pas être démantelé », tout en sachant que chaque individu parmi ce nombre impressionnant de personnes dont il considérait que la vie avait si peu de valeur était un musulman ?

Comment se fait-il qu’en Algérie, les efforts combinés de l’Armée islamique du Salut et du Groupe armé islamique aient produit une guerre civile ayant fait entre 150 000 et 200 000 victimes musulmanes entre 1991 et 2002 ?

Voyez aussi ce qui se passe à La Mecque, le plus important lieu saint de l’islam, pendant le Hadj, l’événement le plus sacré de toute l’existence de tout musulman. Voici une brève (et de loin incomplète) chronologie de la piété pacifique des musulmans à notre époque :

Le 21 novembre 1979, premier jour du quinzième siècle de l’islam, un groupe de trois cents étudiants de l’université de théologie de Médine prennent le contrôle de la mosquée de La Mecque. Ils conservent ce contrôle pendant deux semaines, avant que soixante-trois d’entre eux soient capturés vivants et la mosquée libérée. Tous ses occupants sont alors exécutés.

Le 31 juillet 1987, des émeutes déclenchées par des pèlerins iraniens font plus de quatre cents morts.

Le 9 juillet 1989, deux bombes tuent une personne. On accuse les chiites du Koweït, et seize d’entre eux sont exécutés.

Le 2 juillet 1990, 1 402 personnes meurent piétinées.

En 1994, 400 personnes meurent piétinées.

Le 15 avril 1997, un incendie provoque la mort de 340 personnes.

Le 1er février 2004, 244 personnes meurent piétinées.

Le 13 janvier 2006, plus de 345 pèlerins meurent piétinés près du complexe de Jamrat, à Mina.

ça se passe comme ça en IslamieVous aurez remarqué, j’espère, que je n’ai mentionné que quelques-uns des exemples les plus connus de violence islamique contre des musulmans. Il ne s’agit pas de faits isolés. Ces faits font partie d’un processus continu qui a accompagné l’islam tout au long de son histoire. En fait, la majorité absolue des musulmans qui meurent de mort violente ne sont pas tués par des
« infidèles » : ils sont assassinés par d’autres musulmans. Par conséquent, si votre définition de la paix a le moindre point commun avec la mienne, l’islam, contrairement à votre opinion, n’a rien à voir du tout avec la paix. Si vous n’êtes pas d’accord, je serais heureuse de connaître votre définition de la paix.

Peut-être l’islam est-il plutôt une affaire de convictions personnelles profondes ? Voyons cela de plus près. L’islam est la seule religion, dans le monde actuel, à accepter les conversions forcées. Il y a quelques mois seulement, deux journalistes occidentaux ont été kidnappés à Gaza pour être échangés contre une rançon – là encore, une pratique exclusivement islamique. Pendant leur captivité, on les a mis devant un choix simple : la conversion à l’islam ou la mort. Ils se sont convertis. Dans l’ensemble du Dar el-Islam, pas une seule personne ni une seule autorité ne s’est élevée contre cet abus. Et pourquoi en aurait-il été autrement ? Cela fait quatorze siècles que les adeptes de Mahomet répandent l’islam par l’épée. Cela fait quatorze siècles que leur méthode est efficace. Pourquoi arrêter maintenant ?

Je ne me sens pas moi-même avoir l’étoffe des héros. Je dois reconnaître que si je me trouvais confrontée à la même alternative, je choisirais sans doute de rester en vie et de répéter la shahâdah que me dicteraient mes bourreaux. Mais en quoi ces sonorités étrangères qui n’ont pour moi aucun sens, ces intonations sorties de ma gorge sous la menace d’un pistolet braqué sur la tempe ou d’un couteau appuyé sur ma gorge pourraient-elles changer mon impression de l’islam et la manière dont je le perçois ? Vous pouvez obliger quelqu’un à suivre vos rites, vous pouvez même l’obliger à combattre à vos côtés, mais pouvez-vous l’obliger à croire en quelque chose ? Pas plus que vous ne pouvez obliger un pays musulman à devenir une démocratie, même avec toute la puissance militaire des États-Unis à votre disposition. Non, cher Rosli, l’islam n’a rien à voir avec les convictions personnelles.

L’islam ne serait-il que vérité ? De cela aussi, je doute. Comme vous le savez sûrement, la charia interdit expressément qu’un non musulman témoigne contre un musulman. Cela signifie que vos tribunaux religieux, et donc votre religion, ne recherchent pas la vérité mais la domination musulmane sur les
« infidèles ».

Par ailleurs, le Coran lui-même contient, disons, des inexactitudes. Par exemple, le verset 2 135 qui dit :
« Soyez juifs ou chrétiens et vous serez sur la bonne voie. » En réalité, contrairement au christianisme et à l’islam, le judaïsme ne considère pas le salut comme exclusivement réservé à ses adeptes. La loi juive dit explicitement qu’un Gentil ira au paradis s’il s’abstient de commettre sept péchés mortels ; un juif, pour aller au paradis, doit suivre 613 commandements, parmi lesquels les sept qui sont exigés des Gentils. C’est la raison pour laquelle, à toute personne qui vient le trouver parce qu’elle désire se convertir, un rabbin a le devoir d’expliquer que la conversion compromettrait ses chances de salut. Celui qui désire devenir juif doit comprendre quelle est cette responsabilité, et l’accepter de plein gré et en connaissance de cause. Comme on peut s’en rendre compte, il n’en faut pas plus pour qu’une conversion forcée au judaïsme soit quelque chose d’impossible, même en théorie.


Que la citation ci-dessus ait été un mensonge délibéré ou un effet de l’ignorance de l’homme que vous avez pris pour un prophète, il est certain qu’elle ne me permet pas d’accepter l’idée que ce texte serait d’inspiration divine.

 

nullL’islam serait-il plutôt une religion d’amour ? Je ne le pense pas non plus, car l’islam est la seule religion au monde dont les adeptes se livrent régulièrement à des « crimes d’honneur » sur des membres de leur propre famille. C’est aussi la seule religion au monde à ne pas promettre à des membres d’une même famille qu’ils seront réunis dans l’au-delà. Au lieu de cela, elle garantit aux bons musulmans de sexe masculin un bordel gratuit pour l’éternité. Elle ne prévoit pas explicitement de récompense pour les femmes vertueuses, mais elle spécifie bien que dans leur paradis classé « X », les musulmans subiront une ségrégation selon leur sexe. Un mari aimant ne préférerait-il pas passer l’éternité entouré de sa famille, plutôt qu’à forniquer comme un lapin atteint de priapisme ? Bien sûr que si, sauf, naturellement, s’il est musulman.

 

L’islam serait-il un code moral ? Pas vraiment. Même si vous décidiez de considérer la corruption généralisée qui règne dans tous les pays musulmans, sans exception, comme une perversion de la foi véritable, vous ne pourriez ignorer que le vin, les plaisirs sexuels, tout ce que l’islam déclare tabou dans cette vie, tout cela est promis en abondance dans l’autre. Or, ce qui est mal ici-bas, dans notre monde corrompu par le péché, devrait être encore plus mauvais dans la pureté immaculée du ciel. La raison de ces prohibitions n’est donc pas l’immoralité de l’acte. Quelle est-elle alors ? Voici ce que je pense : quand on empêche totalement des gens normaux d’avoir du plaisir, de profiter de la vie, il devient plus facile de les contrôler et d’en faire des « martyrs ». Vous le savez sans doute, c’est incroyablement efficace.

 

Vous savez sans doute également que dans les pays musulmans, les mollahs organisent des réseaux de prostitution en célébrant des « mariages » temporaires entre leurs affiliés et les prostituées, en total accord avec la charia. Vous avez sûrement entendu parler des fatwas de l’Ayatollah Khomeiny précisant en détail ce qu’un homme doit faire à un petit enfant qu’il viole ou à un animal domestique soumis à un traitement similaire.

 

nullD’ailleurs, Mohammad lui-même n’observait pas les règles morales imposées à ses adeptes. Il est réputé avoir déclaré : « Quand un homme et une femme sont ensemble dans la même pièce, il y a une troisième personne, le démon. » Je ne garantis pas l’exactitude de cette citation (à ma connaissance, on ne la retrouve ni dans le Coran ni dans les Hadiths), mais je sais pertinemment qu’elle reflète l’attitude habituelle des musulmans : quiconque a la possibilité de faire le mal n’est pas censé résister à la tentation. Ne croyez-vous pas que par cette seule attitude, le musulman moyen est considérablement plus immoral que l’adolescent occidental moyen qui se montre capable de passer une journée à s’amuser à la plage, entouré de jeunes filles à moitié nues (ou plutôt, nues aux neuf dixièmes) sans jamais avoir la tentation d’en violer une seule ?

 

A moins que l’islam, ce soit la charité ? Non, car toutes vos œuvres caritatives soutiennent le terrorisme. Après le tsunami dévastateur de 2004, les victimes, la plupart musulmanes, ont reçu dix fois plus d’aide financière du Dar el-Harb que du Dar el-Islam.

 

Mais alors, qu’est-ce donc que l’islam ? Qu’a donc apporté Mohammad au monde, qui n’aurait pas été connu avant qu’il déclare être un prophète ? Le monothéisme avait déjà été découvert par les Juifs des millénaires avant lui. Adorer un mortel à la place de Dieu était déjà pratiqué par les chrétiens plusieurs siècles avant que Mahomet ne parvienne à devenir une divinité assoiffée de sang. Qu’y trouve-t-on d’autre ?

 

Ayant lu le Coran et les Hadiths bien avant que vous ne me l’ayez suggéré, je dois vous dire que la lecture des textes sacrés des musulmans n’est pas le meilleur moyen, pour quelqu’un de l’extérieur, d’acquérir une compréhension pratique de votre religion. Si je voulais vous permettre de mieux comprendre ce qu’a été le nazisme ou le communisme, je ne vous proposerais jamais de commencer par lire Mein Kampf ou Das Kapital. Je vous demanderais plutôt de considérer les atrocités commises par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale ou les atrocités commises par les communistes partout où ils sont arrivés au pouvoir. Et si, ayant appris ce qu’ont fait les nazis ou les communistes, vous décidiez de savoir de quelle façon ils justifiaient leurs crimes, alors la lecture de leurs textes de propagande pourrait vous le permettre. Autrement, inutile de plonger tête la première dans la fosse d’aisance, même si vous êtes curieuse d’en goûter le contenu.

 

Pour comprendre ce qu’est l’islam, il n’est pas nécessaire de lire le Coran. Il suffit de regarder attentivement et sans jugement préconçu à quoi ressemble la vie dans les pays musulmans ; ou mieux encore, ce qu’est à notre époque la forme d’islam la plus pure, la moins corrompue par l’influence occidentale. Vous admettrez, je pense, que c’est précisément ce qu’était le régime des Talibans en Afghanistan. Aimeriez-vous vivre en Afghanistan sous les Talibans ? Aimeriez-vous que dans votre famille, les femmes soient privées de toute possibilité d’aller à l’école, d’avoir un métier, de se promener dans les rues, de consulter un médecin quand elles sont malades ? Cela vous plairait-il d’assister à des exécutions publiques ? Aimeriez-vous participer à la lapidation d’une femme adultère ? Aimeriez-vous qu’on vous dise quelle tenue vous devez porter, quelle longueur de barbe ? Aimeriez-vous que l’État vous prive de tout ce qui pourrait subsister de votre intimité en se mêlant de chaque aspect de votre existence ?

 

En tant que musulman, vous aimeriez sans doute cela. Mais en tant que personne raisonnable, vous ne devriez pas vous attendre à ce que des gens appartenant à d’autres cultures désirent cela pour eux aussi.

 

Pour ma part, j’ai commencé à me familiariser à l’islam à partir non pas d’une lecture de ses textes, mais d’une expérience de vie dans un pays musulman. J’ai décidé de lire le Coran le jour où j’ai entendu dire que selon la croyance islamique, Dieu avait transmis à Moïse non pas la Torah mais le Coran et que, par la suite, c’étaient les Juifs maléfiques qui avaient réécrit le livre saint. J’ai alors commencé à lire le Coran avec curiosité. Je voulais découvrir l’autre vision de la Genèse, de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome. J’étais curieuse de voir si les musulmans avaient l’équivalent des Psaumes ou du Cantique des cantiques.

 

Quelques années auparavant, j’avais connu une période de fascination pour l’histoire et la politique de la Russie. La Russie est le plus grand pays au monde, et probablement le pays le plus riche en ressources naturelles. Je voulais savoir comment les Russes s’y étaient pris pour devenir une des nations les plus misérables de la planète. J’ai cherché les réponses chez Lénine. J’espérais trouver dans ses écrits une vision monumentale de la grandeur et les indices des erreurs ayant empêché que cette grandeur se réalise. Au lieu de cela, je suis tombée sur des volumes entiers de chamailleries avec des adversaires idéologiques, des rapports détaillés de disputes qui avaient pris fin plusieurs décennies avant ma naissance et qui ne pouvaient plus intéresser personne aujourd’hui.

 

nullMon expérience du Coran a été similaire. J’y ai trouvé non pas une vision du monde différente, mais une hargne écumante contre les juifs et les chrétiens et des syllogismes peu profonds tendant à prouver que les patriarches du peuple juif étaient des musulmans et non des juifs. Allah, dans ce livre, apparaît comme un chef de tribu peu sûr de lui essayant désespérément de consolider son pouvoir sur des gens qui ne sauraient pas très bien s’ils doivent ou non se soumettre à sa volonté : c’était précisément la situation dans laquelle se trouvait Mohammad quand il entreprit le projet d’écrire le Coran. Ce livre est rempli de promesses adressées à ses adeptes et de menaces adressées au restant du genre humain.

 

Et voici quel est le plus important détail qui distingue le Coran de la Torah et du Nouveau Testament. De même qu’il ne mentionne jamais Jérusalem, le Coran ne comporte pas une seule référence aux Dix Commandements. Toutes les religions que je connais définissent le bien et le mal dans les rapports entre le croyant et les autres, qu’ils appartiennent ou non à la même religion. Chez les juifs et les chrétiens, les Dix Commandements constituent l’aide la plus fondamentale pour distinguer le bien et le mal. Qu’en est-il chez les musulmans ? Leur seule mesure du bien est la loyauté envers leur prophète.

 

Coran, 3.110 :

 

Vous êtes la meilleure communauté qui ait jamais été donnée en exemple pour l’humanité. En effet, vous recommandez le Bien, vous interdisez le Mal et vous croyez en Dieu.

 

Sachant que la bonne conduite est un mensonge et que l’interdiction des actes immoraux est une pure hypocrisie, que reste-t-il ? Qu’est-ce qui fait de vous « la meilleure communauté qui ait jamais été donnée en exemple pour l’humanité », exactement ? A-t-on déjà vu un Newton musulman ? Un Shakespeare musulman ? Un Mozart musulman ? Une Mère Teresa musulmane ? Vous pouvez sans doute me citer les noms de quelques musulmans qui, comme al-Khawarizmi, ont su briller à l’âge des ténèbres. Mais dès que le Dar el-Harb a progressé, le Dar el-Islam s’est trouvé incapable de produire ne serait-ce qu’un seul personnage d’importance mondiale, à l’exception d’une grande diversité de Kadhafi, de Saddam, de ben Laden, d’Arafat et autres Hitler d’envergure variable.

 

Un des leaders musulmans les plus respectés de notre époque, l’ancien Premier ministre de Malaisie Mahathir Mohammad, a fait un remarquable aveu dans son discours d’adieu :

 

« Nous avons besoin pour notre défense, de fusils et de missiles, de bombes et d’avions, de tanks et de vaisseaux de guerre. Mais comme nous n’avons pas encouragé l’apprentissage de la science et des mathématiques, comme nous n’avons pas œuvré pour la renaissance, nous sommes actuellement incapables de produire nos propres armes pour notre défense. Nous devons acheter nos armes à nos adversaires et à nos ennemis. »

 

Ce qui est remarquable, c’est qu’un des leaders musulmans les plus respectés, comme on peut le voir clairement, n’ait aucune idée de ce que peuvent être les motivations des habitants du Dar el-Harb. Il ne pourrait jamais croire que notre force militaire apocalyptique (et, en raison de la lâcheté de nos gouvernants, absolument inutile) puisse n’être qu’un effet secondaire de notre insatiable curiosité vis-à-vis de la création divine. Par ailleurs, il reconnaît par inadvertance que sa propre religion n’est rien d’autre qu’un culte de la mort.

 

 Et c’est la raison pour laquelle je continue de conseiller à tous mes interlocuteurs la lecture du Coran et des Hadiths, afin qu’ils puissent se rendre compte par eux-mêmes que l’islam n’est pas « simplement une autre religion » mais une idéologie du djihad, et que le djihad n’est pas un conflit intérieur du musulman en quête de perfection spirituelle, mais un génocide en cours depuis quatorze siècles au nom d’un faux prophète.

 

Au passage, le mot arabe islam ne signifie pas « paix » mais « soumission ». Connaissez-vous la différence entre ces deux notions ?

 

Tout cela étant dit, je dois ajouter que je comprends que votre courrier était sincère et inspiré par des motifs louables. J’y répondrai par une suggestion sincère : lisez la Torah. N’ayez pas peur : cela ne fera pas de vous un Juif, pas plus qu’écouter Bach ne ferait de vous un compositeur. Mais cela pourrait vous apporter ce dont vous avez si désespérément besoin : une vision différente de l’univers.

 

Que vous soyez guidé là où vous voudrez l’être.

Bien sincèrement,

Y.S. 



Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York. 


© 2006 - Yashiko Sagamori - http://middleeastfacts.com/yashiko/ 
© 2009 - Marcoroz pour la traduction

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 21:02


L’excellente revue d’idées Controverses, dans son numéro de mars 2009, nous propose à la fin du dossier « Le signe juif de la politique française » un entretien avec François Rastier, linguiste et spécialiste en sémantique, sous le titre « De Primo Levi au chic nazi » (propos recueillis par Georges-Elia Sarfati). En réalité, une grande partie de ce texte provient d'une publication antérieure de François Rastier.

Le rapport qu’entretient cet article passablement hétéroclite avec le sujet du dossier n’est pas évident. On va voir un peu plus loin de quelle curieuse manière il apparaît.

Dans sa dénonciation de la fascination pour le morbide, François Rastier invoque tout d’abord l’exemple moral de Primo Levi, à qui il a consacré un ouvrage (Ulysse à Auschwitz. Primo Levi, le survivant, Cerf, Coll. Passages, 2005). Primo Levi refusait « la culpabilisation générale et la rhétorique de l’intense ». Selon Rastier, l’éthique de Primo Levi serait à rechercher dans ses poésies plutôt que dans « Si c’est un homme ».

Il est question également d’un projet de détection automatique de sites racistes sur Internet, auquel Rastier a participé. La pensée de Heidegger est aussi évoquée, ainsi que le best-seller « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell. Autre exemple de fascination morbide, une exposition itinérante de cadavres plastifiés. On apprend qu’il n’y a jamais eu consentement des intéressés, que les cadavres proviennent de Chine et que certains ont une balle dans la tête. Encore un détail : on doit cette exposition au fils d’un gradé SS.

Par-delà la condamnation pertinente et bien argumentée des manifestations actuelles de ce qu’il appelle le « chic nazi », notamment le livre de Littell et l’exposition de cadavres, on peut malheureusement relever de surprenantes confusions dans les propos de François Rastier. Le moins qu’on puisse dire est que la revue Controverses nous a habitués à davantage de rigueur intellectuelle. 

Il y a d’abord ce projet consacré à la « détection automatique de sites racistes ». Le concept me laisse déjà perplexe. Peut-on confier à une machine le soin de déterminer ce qui est raciste et ce qui ne l’est pas ?

Selon Rastier, « le langage du racisme peut être utilisé contre n’importe quel groupe : juifs, palestiniens, handicapés, homosexuels, etc., peuvent être l’objet du même discours déshumanisant et animalisant (...) »

On doit donc comprendre ici qu’il existerait un « langage du racisme », lequel serait cependant employé contre des groupes humains dont la nature n’a rien à voir avec la race ou l’ethnie. Si Rastier nous citait un peu plus d’exemples dans sa liste, je suppose qu’elle pourrait inclure les veilleurs de nuit et les philatélistes. Dès lors, peut-on encore parler de racisme ?

Étrange aussi, dans cette si brève énumération, la présence des « palestiniens » (sans majuscule) à la deuxième place et à côté des « juifs » (N.B.: utilisé sans majuscule, le mot « juif » désigne les personnes de religion juive). Soucieux de nous fournir un exemple concret, Rastier mentionne ensuite un site qui explique « comment nourrir son chien avec de la viande de palestinien ». On voit bien de quoi Rastier, quant à lui, croit devoir s’inspirer pour nourrir sa réflexion. 

« (...) il n’est plus rare que des stéréotypes antijuifs soient appliqués aux musulmans : « Les fils d’Allah se multiplient comme des rats » (Fallaci, La rage et l’orgueil) (...) »

On croyait avoir compris qu’il s’agissait d’une étude sur les sites Internet, et voilà que Rastier nous cite une phrase tirée d’un livre publié en librairie. Dès lors, on peut à plus forte raison s’interroger sur l’utilité de son instrument magique. Remarquons aussi la surprenante fréquence des références au signe juif, et, plus troublant encore, à quoi ces références sont systématiquement associées. 

« (...) Si, par exemple, l’auteur d’un site nomme un kamikaze palestinien un « déchet explosif », il emploie le langage caractéristique du racisme et sera décelé comme tel par le système. »

Ce n’est jamais que la troisième occurrence du mot « palestinien » dans un même paragraphe. Ce « groupe » pris au hasard comme « n’importe quel groupe » revêt visiblement une importance très particulière aux yeux de notre chasseur de racisme. Des Noirs, par exemple, il ne sera jamais fait mention. Sans doute parce que les races n’existent pas ?

Mais surtout, où est, dans cet exemple, la marque d’un « langage caractéristique du racisme » ? Il est évident que le sujet est qualifié de « déchet » non pas en tant que « Palestinien » mais en tant que terroriste (l’emploi du terme « kamikaze » est extrêmement discutable, ne serait-ce que parce que les kamikazes ne prenaient pas pour cibles des civils). Insulter quelqu’un pour ce qu’il fait, et non pour ce qu’il est, cela n’a rien à voir avec le racisme. D’autre part, le mot « déchet » n’a pas davantage de connotation raciste que le mot « crétin » ou le mot « minable ». Notre éminent linguiste fait preuve ici d’une confusion mentale (et linguistique) tout à fait consternante.

Il affirme aussi opposer les spécificités des sites racistes à celles des « sites antiracistes ». On peut déjà se demander s’il sait vraiment ce qu’est le racisme, mais il faudrait peut-être aussi qu’il nous explique ce qu’est l’antiracisme. Il se demande pourquoi il trouve sur les sites racistes davantage de phrases écrites en majuscules, et conclut qu’il s’agit sans doute de « l’équivalent typographique du coup de gueule viril ». Le racisme aurait-il un sexe ?

Enfin, tout ce que Rastier nous dit des limites de ce projet, c’est que ses commanditaires n’ont pas voulu l’étendre à l’arabe et au russe. On pourrait effectivement le déplorer avec lui, si seulement son argumentaire était plus convaincant. En l’occurrence, on est plutôt tenté de soupçonner qu’ils ont voulu limiter le gaspillage. 

Convaincant, Rastier l’est davantage quand il condamne la démarche littéraire très glauque et le « pompiérisme nazi-chic » de Littell. Mais là encore, il trouve le moyen de déraper regrettablement :

« L’accueil laudatif presque unanime des historiens, des critiques et d’autorités morales comme Lanzmann illustre chez les intellectuels français un renoncement inquiétant à leur mission critique. »

En réalité, si quelqu’un a formulé une critique globalement négative des « Bienveillantes » et condamné ce livre sans appel, c’est bien Claude Lanzmann. Le lecteur pourra facilement le vérifier sur Internet. C’est avec un indéniable manque d’à-propos et par des procédés plus que douteux que Rastier tente (avec insistance) de nous faire croire le contraire – dans quel but inavouable ? 

Rastier reproche entre autres à Littell de réactualiser des poncifs comme « le thème du bourreau amateur de musique classique, alors même que les nazis préféraient de beaucoup la musique militaire ». Dommage qu’à son tour, après avoir réduit Schopenhauer à un simple « misanthrope sénile », il réactualise le poncif d’un Hitler admirateur de Nietzsche. Il nous épargne au moins le prétendu amour des chiens que l’on attribue trop souvent au susnommé.

Autre thème abordé, Heidegger dont Emmanuel Faye a montré que la philosophie est nazie. Rastier évoque le négationnisme ontologique de Heidegger, pour qui les victimes de l’extermination nazie, jamais désignées de façon explicite, sont des « non-morts ». Heidegger pratique une inversion subtile des termes, de telle sorte que les Allemands deviennent les vraies victimes. On peut craindre que sa stratégie de brouillage ait fait école. Rastier nous rappelle avec à-propos que les heideggériens s’emploient à occulter les pans les plus glauques du personnage et de sa pensée.

Ainsi François Rastier, après Victor Farias et d’autres encore, disqualifie-t-il la pensée du « plus grand philosophe du XXe siècle » popularisé en France par Levinas et adulé par Sartre et par tant d’autres. André Glucksmann n’a certes pas été plus nuancé quand il a déclaré que « Heidegger ne pense pas » – non sans avoir écrit le contraire une quinzaine d’années plus tôt. Je n’irai pas défendre ici celui qui admirait les mains d’Hitler : le signe d’une pensée très profonde, n’est-ce pas ? Quand je pense que Hannah Arendt a couché avec ce monsieur, j’ai honte pour elle. Le problème, c’est que, dans un même élan, François Rastier brûle aussi Schopenhauer et Nietzsche – ainsi que Guy Debord, trop conspirationniste à ses yeux. Un peu plus, Einstein et le commandant Cousteau y passaient aussi.

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 12:47

« Moi, dans ces cas-là, je suis pour la peine de mort » : combien de fois ai-je déjà entendu même des personnes instruites et recommandables sacrifier la raison à l’émotionnel et tenir ce genre de propos de comptoir ? Plus couramment, quand vous essayez d’exprimer un point de vue plus subtil, on vous invite à envisager la réaction que vous auriez si vous étiez le parent, l’enfant, le conjoint, le gendre ou le chien de la victime de l’épouvantable meurtre dont on parle.

(Dans l’énumération qui précède, il y a un intrus. L’avez-vous trouvé ? Cherchez bien…)


Les institutions qui représentent ce que l’on appelle la justice existent précisément en vertu du principe qu’on ne saurait être juge et partie, ce pourquoi un arbitrage est nécessaire. Si l’on pouvait se faire soi-même justice, la société humaine ne serait pas viable : les humains s’entretueraient jusqu’au dernier. Le rôle de l’instance d’arbitrage n’est pas de se mettre « à la place » de la victime ou de sa famille, mais plutôt de faire en sorte que chacun reste à sa place.

Je partage l’idée que certains individus, en raison de leurs crimes, de la sauvagerie et de la cruauté dont ils ont fait preuve, méritent la mort. Certains mériteraient même bien pire encore. Mais ce n’est là que la moitié du problème. Si le criminel mérite la mort, qui donc mérite de la lui donner ?

La question peut s’entendre de deux façons. Qui est assez digne et infaillible moralement, si tant est qu’on puisse considérer comme un honneur la charge de tuer ou de faire tuer quelqu’un ? Ou bien, au contraire : Qui est assez vil pour mériter de se voir attribuer une tâche aussi dégradante ?

La situation qui nous occupe n’est pas celle du criminel en liberté, que la police peut être fondée à abattre : une telle situation n’a rien à voir avec la notion de « peine ». La peine de mort, au contraire, concerne le criminel incarcéré, qu’il faudrait sortir de son cachot pour lui couper la tête (ou pour l’électrocuter, ou pour lui injecter du poison).

La peine de mort implique un coupable, un juge et un bourreau, aussi pourrait-on dire que le criminel ne représente même pas la moitié mais seulement le tiers du problème. Il y a aussi la question du juge et de sa faillibilité, et puis il y a également celle du bourreau : un individu dont le métier serait de tuer les personnes qu’on lui livre pieds et poings liés, sans même se poser de questions. Le moins qu’on puisse dire est qu’une telle attribution soulève un sérieux problème moral.

Voilà les questions sur lesquelles il convient de réfléchir, au lieu de saisir à chaque meurtre horrible l’occasion de s’exclamer « dans tel cas, je suis pour la peine de mort ». Quand elle existe, la peine de mort, par définition même, et sauf à rétablir le supplice de la roue et l’écartèlement, est réservée aux cas les plus graves. Personne n’est partisan de l’appliquer au voleur de pomme ! On n’est donc pas pour la peine de mort dans tel ou tel cas : on est pour la peine de mort (en l’occurrence, pour son rétablissement), ou bien on est contre la peine de mort.

En fin de compte, on est surtout contre : car les arguments en faveur de la peine de mort résistent bien mal à une analyse rationnelle.

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 11:12

 

Le 17 mai s’est tenue à Paris, dans le quartier des Halles, la Veggie Pride 2008.


J’ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent
maintenant le meurtre de leurs semblables.

– Léonard de Vinci



La Veggie Pride, c’est l’occasion pour les végétariens et les végétaliens, trop souvent raillés, d’affirmer leur existence et leur fierté.



Je ne vécus donc, jusqu’à douze ans, que de pain, de laitages, de légumes et de fruits. Ma santé n’en fut pas moins forte, mon développement pas moins rapide.

Alphonse de Lamartine



L’affirmation publique de cette fierté ne prête pas à controverse. En effet, il n’y a rien d’indécent à faire connaître ses préférences alimentaires au public ni à manger des légumes ou des céréales, même en présence d’enfants. Bien au contraire...


Toute la nature proteste contre la barbarie de l’homme qui ne comprend pas, qui humilie et qui torture ses frères inférieurs.

– Jules Michelet

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de culpabiliser ceux qui mangent de la viande ou du poisson, et l’on peut regretter certains excès lors de ce genre de manifestation, notamment lorsque ceux qui défilent s’attardent un peu trop devant un restaurant de viandes ou un magasin de produits alimentaires. Cependant, on ne peut nier qu’il n’existe aucune vertu morale dans le fait de manger de la chair animale, tandis qu’il existe une vertu morale dans le fait de s’en abstenir par souci d’épargner les animaux.



Jusqu’à ce qu’il étende le cercle de sa compassion à toutes les créatures vivantes, l’homme lui-même ne trouvera pas la paix.

– Albert Schweitzer


La question n’est pas « peuvent-ils raisonner ? » ni « peuvent-ils parler ? » mais « peuvent-ils souffrir ? »


Jeremy Bentham


La Veggie Pride, c’est aussi une occasion de rappeler au public l’horreur cachée et cependant omniprésente des élevages industriels, des transports d’animaux vivants, des abattoirs et de la pêche industrielle, mais aussi les atrocités de la chasse à courre, du déterrage et de l’expérimentation animale.


Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille.

– Léon Tolstoï

Tant que nous sommes nous-mêmes les tombeaux vivants d’animaux assassinés, comment pouvons-nous espérer des conditions de vie idéales sur cette Terre ?

– George Bernard Shaw


Comme dernière conséquence du meurtre des animaux, le sang humain, abruti, ne peut s’élever aux choses intellectuelles.

– Jacques Bénigne Bossuet


L’homme est le seul animal à pouvoir être l’ami de ses victimes jusqu’à ce qu’il les dévore.

– Samuel Butler

Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils s’entretueront. En effet, celui qui sème le meurtre et la souffrance ne peut pas récolter la joie ni l’amour.


– Pythagore

Le monde n’est pas une chose et les animaux ne sont pas des produits pour notre usage et notre consommation. Plus que la miséricorde, nous devons aux animaux la justice.

– Arthur Schopenhauer



Je suis végétarien et anti-alcoolique : ainsi, je peux faire un meilleur usage de mon cerveau.

– Thomas Edison

Parmi les participants, une forte majorité de jeunes de dix-huit à vingt-cinq ans, ce qui permet d'espérer une évolution des consciences dans les décennies à venir !

 


Rien ne pourra être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre, qu’une évolution vers un régime végétarien.


– Albert Einstein

 

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