Lundi 17 février 2014 1 17 /02 /Fév /2014 18:00

 


On ne fait la paix qu’avec ses amis.

 

* * * * *

 

Les blogs, ce devrait être comme les voitures : on devrait instituer un permis.

 

* * * * *

 

Entre qui craint de passer pour antisémite et qui ne le craint pas, la seule différence est la crainte.

 

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Quand on a le sentiment d’être taxé de quelque chose, c’est souvent un problème de perception.

 

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Bruxelles-Nord, c’est une gare de TGV. Et Jérusalem-Est, est-ce une station de tram ?

 

* * * * *

 

Si admettre qu’il existe des races c’était faire du racisme, alors admettre qu’il existe des religions, ce serait faire de la discrimination religieuse ? Admettre qu’il existe deux sexes, ce serait être sexiste ?

 

* * * * *

 

Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, et je me battrai pour que vous cessiez de le dire.

 


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Vendredi 7 février 2014 5 07 /02 /Fév /2014 22:08

 

Un ami a attiré mon attention sur un article de presse concernant une session expérimentale de présentation du clavecin à des enfants âgés de 5 à 6 ans, à Chartres.

 

Irène Assayag, professeur de clavecin et de musique ancienne, « accueille les mercredis et samedis huit jeunes élèves », et « une vingtaine d’enfants » d’une école maternelle ont pu se familiariser avec l’instrument « pendant un trimestre ». Pas très clair, mais là n’est pas l’important.

 

« Pour montrer que le clavecin n’était pas réservé à quelques-uns, explique le professeur, j’ai ouvert cet atelier avec les enfants en septembre dernier. »

 

Je me demande en effet jusqu’à quand il faudra essayer de faire comprendre aux gens que ni la musique classique, ni aucun instrument, ne sont réservés à un petit nombre d’élus.

 

Assayag.jpeg« Pour Jilali Tazi, informaticien, père de Shirine et de son frère Ismaël, découvrir le clavecin a été une évidence : « J’ai toujours voulu donner à mes enfants une grande ouverture d’esprit. Si cela peut contribuer à leur épanouissement, c’est formidable. » »

 

Ce monsieur sait-il à quel point il a raison ?

 

Si jamais ses enfants finissent par étudier sérieusement le clavecin, leur apprentissage ne se limitera pas à la maîtrise d’un instrument de musique. Ils seront amenés à découvrir le répertoire baroque en général, c’est-à-dire toute la musique composée entre le tout début du XVIIe et le milieu du XVIIIe siècle. Il y a des chances pour qu’ils s’intéressent aussi à la musique qui précède ce répertoire et à celle qui lui succède.

 

Ils seront amenés également à connaître la raison pour laquelle on emploie le mot « baroque ». Ils entendront alors parler de la Contre-réforme et de son influence déterminante sur les arts. Ce faisant, ils acquerront peut-être quelques notions d’architecture baroque.

 

Ils suivront des stages d’été au cours desquels ils seront initiés à la danse baroque et à la rhétorique baroque. Cela leur permettra de mieux comprendre certaines peintures et sculptures de cette époque. Par la même occasion, il y a des chances pour qu’ils découvrent aussi la musique et les danses de la Renaissance. Par la suite, il n’est pas impossible que leur voyage initiatique inclue la musique médiévale.

 

Ils apprendront la basse continue, comme tout claveciniste qui se respecte, et cela leur permettra de mieux accompagner des chanteurs, des violistes, des flûtistes et autres instrumentistes, dans des œuvres profanes ou sacrées.

 

Ils s’initieront à l’orgue. Ils sauront le pourquoi et le comment des différences entre la liturgie catholique et la liturgie protestante, au moins du point de vue de la musique. Ils apprendront quelles sont les parties successives de la messe. Immanquablement, ils admireront les merveilles de la musique chrétienne de cette période de l’Histoire, qui est un sommet inégalé de la création humaine.

 

Voilà comment, par la musique, on apprend à connaître et à admirer le patrimoine historique, culturel, religieux et artistique de la France et de l’Europe.

 

Je ne peux manquer de relever que les trois enfants nommés dans l’article en question – et photographiés – se prénomment Nabintou, Shirine et Ismaël. Je ne peux manquer non plus de relever que la personne qui leur ouvre de telles perspectives s’appelle Irène Assayag.


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Mardi 26 novembre 2013 2 26 /11 /Nov /2013 23:27

 

« La pluralité de la presse est garante d'une démocratie en bonne santé. »

 

(communiqué intersyndical de France-Soir)

 

 

Libération : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, mais frissonnent surtout à lévocation de la prochaine décision de la Cour suprême israélienne sur la démolition de leur village. (…)

 

Corsematin : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Meteo-Israel.jpgFrance 24 : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

La Croix : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

La Montagne : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Le Pays Roannais : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

alvinet.com : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

M6 MSN : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

TV5 Monde : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Var Matin : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Al-Manar : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

LExpress : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

Nouvel-Obs : Un village palestinien menacé de démolition attend la sentence israélienne – Les habitants palestiniens de Zanouta, dans le sud de la Cisjordanie, grelottent à lapproche de lhiver, (…)

 

(...) 

N.B.: Ai-je besoin de préciser qu’il s’agit de maisons récemment construites sans permis de construire, donc illégales ? Que les constructions sans permis faites par des Juifs connaissent le même sort ? Qu’un des juges de la Cour suprême est un Arabe ? etc., etc. 

N.B.Au moment où l’AFP a pondu cette dépêche, dans le sud de la « Cisjordanie », autrement dit, dans le sud de la Judée (Judée, dont dérive le mot « JUIF »), la température était de + 30°C.

(merci à Jssnews.com pour l'information)


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Mardi 15 octobre 2013 2 15 /10 /Oct /2013 15:55

Quand je vois des prospectus sur les pare-brise, et surtout sur la lunette arrière des voitures, je les enlève et je les jette à la poubelle. Je fais cela pour plusieurs raisons. Premièrement, la production de ces prospectus, en sachant pertinemment que la plupart seront ignorés et jetés, est un énorme gaspillage. Deuxièmement, cette production est une activité polluante. Troisièmement, les automobilistes jettent généralement ces prospectus sur la voie publique, et il en résulte, là encore, de la pollution. Ces prospectus sont donc polluants à plus d’un titre. Quatrièmement, ces prospectus compliquent la vie des automobilistes handicapés, qui ne peuvent pas toujours facilement faire le tour de leur véhicule pour les enlever. Cinquièmement, cela me fait faire de l’exercice.

Les réactions des passants sont très variées. Il y a ceux qui me regardent avec surprise. Il y a ceux qui me demandent pourquoi je fais cela. Il y a ceux qui sont choqués. Il y a ceux qui m’applaudissent. Il y a ce cantonnier d’origine africaine qui m’interpelle, visiblement dérangé par ce qu’il n’a pas l’habitude de voir : une fois que je lui ai rapidement expliqué mes raisons d’agir ainsi, il m’informe qu’à cause de ces prospectus, il a deux fois plus de travail, puis il me lance avec conviction : « Vas-y, mon frère, continue ! Fais ton travail ! »

13-10-15-002a.jpgL’autre jour, c’est un jeune homme qui émet cette protestation : « Eh, (il) faut laisser les gens s’exprimer ! » Curieuse parole, révélatrice de la confusion actuelle. En effet, les prospectus que j’enlève n’ont rien à voir avec l’expression (politique ? artistique ?) des « gens », et donc, avec la liberté d’expression. C’est de la publicité commerciale.

En outre, si j’en juge par l’allure, la dégaine, la façon de parler et la tenue vestimentaire de ce jeune homme, il doit voter à gauche, voire très à gauche. De sa part, défendre une méthode de publicité commerciale « sauvage » pratiquée par des entreprises à capitaux privés, me semble donc particulièrement incohérent.

Autre exemple d’invocation à tort et à travers de la « liberté d’expression », les réactions observées après que Claude Askolovitch ait été désinvité du salon du livre organisé par une association juive à Neuilly-sur-Seine, suite à une vague de protestations en raison de ses prises de position récentes.

Claude Askolovitch, qui est journaliste et chroniqueur de métier, « s’exprime » régulièrement, semaine après semaine, jour après jour, dans des journaux, à la radio et à la télévision. C’est son activité principale. Rares sont ceux qui ont autant de possibilités de s’exprimer qu’un journaliste.

Lorsque M. Askolovitch est déclaré persona non grata dans le cadre, non pas d’un débat, mais d’un événement (marginal) à caractère publicitaire (puisque les auteurs y exposent leurs livres et les vendent), organisé un dimanche dans des salons par une association qui est probablement inconnue de la plupart de ses lecteurs et auditeurs, on peut approuver ou désapprouver, mais parler d’atteinte à la liberté d’expression, comme l’ont fait certains, est parfaitement ridicule.

 (P.S.: Surtout que ces gens qui parlent d’atteinte à la liberté d’expression sont les mêmes qui, il y a deux ans, ont obtenu qu’un autre salon du livre juif désinvite Christine Tasin et Pierre Cassen, en raison de leurs idées !)


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Vendredi 4 octobre 2013 5 04 /10 /Oct /2013 15:42

 

(article rédigé le 4 octobre 2013 par l’association « Droit au temps », dans le cadre du Mouvement contre le repos hebdomadaire du samedi)

 

Une bonne nouvelle : l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a voté le 1er octobre 2013 une résolution intitulée « Le droit à l’intégrité temporelle ».

 

BoycottDifférentes pratiques y sont qualifiées de « violations de l’intégrité temporelle des personnes ».

 

Il s’agit notamment de la pratique du repos hebdomadaire du vendredi soir au samedi soir, qui prive les enfants du droit à effectuer leurs devoirs scolaires quand bon leur semble.

 

La liste complète comprend :

 

- Le fait de remplacer pendant plusieurs jours daffilée le pain normal par du pain azyme ;

- la pratique d’un jour chômé hebdomadaire en début de week-end pour des motifs religieux ;

- les repas sans laitages, lorsqu’ils comportent de la viande ;

- les signes religieux en forme d’étoile à six branches.

 

l jude-law La résolution appelle les États membres à « définir clairement les conditions médicales, sanitaires et autres à respecter s’agissant des pratiques qui sont aujourd’hui largement répandues dans certaines communautés religieuses, telles que la pratique d’un repos hebdomadaire médicalement non justifié chez les mineurs. »

 

Elle appelle également les États à « engager un débat public, y compris un dialogue interculturel et interreligieux, afin de dégager un large consensus sur les limites à ne pas dépasser en ce qui concerne les atteintes à l’intégrité physique des enfants compte tenu des normes des droits humains » et à « adopter des dispositions juridiques spécifiques pour que certaines pratiques ne soient pas réalisées avant qu’un enfant soit en âge d’être consulté. »

 

La résolution a été adoptée par un vote de 77 voix pour et 19 voix contre, avec 12 abstentions.

 

Judenstern.jpgLes travaux du Jewish Shabbat Resource Center (JSRC, Centre juif de ressources sur le Shabbat) ont été utilisés pour soutenir le rapport en faveur de la résolution. Le docteur Otto Weininger, directeur exécutif du JSRC, s’est félicité de cette nouvelle. « Nous sommes très heureux du travail réalisé en faveur de cette résolution et de ce résultat décisif. Nous espérons que cette résolution élargira le débat sur le repos hebdomadaire et les droits des enfants et augmentera la reconnaissance du préjudice physique, moral et psychologique », a-t-il déclaré.

 

 

P.S. : Il est possible que quelques petites erreurs se soient glissées dans le texte ci-dessus (inspiré, en réalité, de ceci), mais elles n’en modifient en rien la teneur et n’en altèrent pas le message essentiel.


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Lundi 9 septembre 2013 1 09 /09 /Sep /2013 08:32

 

Je ne roule que ma bosse, et je n’ai pas de bosse.

Je ne roule pour personne, car je n’ai pas de boss.

 

* * * * *

 

Faire reculer la délinquance routière ?

Mais d’abord, il faudrait la freiner, puis l’arrêter !

 

* * * * *

 

Faire l’éloge de la diversité,

 et en même temps, promouvoir le métissage ?

 

* * * * *

 

Les chrétiens parlent du Verbe, les juifs parlent du Nom :

 et dans quelle religion parle-t-on de l’Adjectif ?

 

* * * * *

 

« Après vous !  – Je n’en ferai rien. – Alors, restez où vous êtes ! »

 

* * * * *

 

Nous opinons sauf quand nous disons : « Oh, pis non ! »

 

* * * * *

 

Un élu qui ne se laisse pas acheter, il mérite d’être loué !

 

 


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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 15:41

 

Un jour, il y a quelques années, ma compagne voulait m’offrir un ou deux CD mais ne connaissait pas encore bien ma discothèque. N’ayant aucune référence à lui donner, et subodorant que le catalogue des magasins se rétrécissait à mesure que grossissait celui des sites de commerce électronique, je lui avais suggéré simplement deux noms de compositeurs dont je ne possédais encore aucun enregistrement : un musicien du siècle de Lully (Carissimi), et un contemporain de Haydn et de Mozart (Stamitz).

 

Au rayon CD audio du magasin Fnac le plus proche, où elle demandait de l’aide pour trouver ces deux compositeurs, il semble qu’on l’ait regardée avec un air ahuri. Mais le plus consternant est qu’on lui ait demandé à mon sujet : « Mais il a quel âge ? »

 

J’ai souvenir d’une époque où les vendeurs du rayon classique de la Fnac étaient des connaisseurs. Aujourd’hui, c’est à croire que l’ignorance de leurs successeurs n’a d’égal que leur stupidité.

 

Mozart jeuneJ’ai repensé à cette histoire en découvrant certaines réactions étranges au projet de la SNCF de diffuser de la musique classique dans des stations de RER pour faire fuir les délinquants. Selon certains petits gratte-papier visiblement imprégnés de l’idéologie que l’on sait, il s’agirait en réalité d’un projet « anti-jeunes » (sic) !

 

Comment peut-on mettre en opposition la jeunesse et la meilleure musique ? (et comment peut-on assimiler la jeunesse à la délinquance ?)

 

À quel âge est-on censé entrer au conservatoire ?

 

Quel âge faudrait-il donc avoir pour écouter la musique de Monteverdi, de Vivaldi, de Mozart, de Beethoven et de leurs contemporains ? Et pour Chopin et Liszt ? Et Ravel ?

 

Est-ce que Mozart, mort à 35 ans, était un vieillard quand il composait ses symphonies et ses concertos ? Est-ce que Schubert, qui n’a vécu que 31 ans, n’était déjà plus jeune quand il a commencé à composer ? À quel âge Pergolèse, mort à 26 ans, aurait-il donc cessé d’être jeune ?

Si les drogués, les délinquants et autres indésirables ne supportent pas la musique classique, tant pis pour eux, et tant mieux pour nous autres honnêtes et pacifiques citoyens. Diffuser de la musique classique dans les lieux publics, c’est doublement bénéfique : pour notre sécurité, et pour notre plaisir. Et s’il n’y a pas que la racaille que cette musique dérange, c’est que nous vivons une bien triste époque.


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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 15:24

Ce dimanche de mai, en début d’après-midi, alors que je viens de quitter momentanément ma famille à la sortie d’un restaurant, et comme je me retourne pour reprendre la direction de mon domicile, une jolie femme, raffinée, élégante et décontractée, en chemisette et blue-jean, sort d’une porte d’immeuble, à quelques mètres devant moi, et se précipite dans ma direction :

 

Mouette« Monsieur... »

 

Je la regarde avec une certaine surprise.

 

« Il faut que je vous dise… »

 

Qu’est-ce qu’une inconnue pourrait donc avoir à me dire, à votre avis ? Qu’elle me doit beaucoup, par exemple, et que j’ai représenté un grand tournant dans sa vie. Rien que cela !

 

Il y a une quinzaine d’années, le temps d’une brève année scolaire, elle m’a eu comme professeur de mathématiques appliquées, dans le cadre d’une préparation de BTS en alternance.

 

Je la dévisage, sans parvenir à la reconnaître. Elle m’explique que c’est moi qui lui ai fait aimer les chiffres, pour la première fois de sa vie, à tel point qu’elle s’est choisi une orientation professionnelle différente de celle qu’elle envisageait alors, et qu’elle m’en est extrêmement reconnaissante.

 

Ce sont des moment où l’on se sent soudain léger comme un oiseau.

 

Je finis par lui demander son nom. Un nom qui était sorti de ma mémoire, comme le reste. Un vague souvenir commence seulement à affleurer lorsqu’elle me rappelle qu’un jour, elle avait été déçue du 19 que je lui avais mis. « Pourquoi pas 20 ? » m’avait-elle demandé.

 

Elle a droit à une nouvelle déception en apprenant que j’ai changé de métier – plus d’une fois, même : elle avait fait partie de mes derniers élèves, car j’avais ensuite tenté, pas bien longtemps, un retour dans le monde de l’entreprise. Je lui explique quel est maintenant mon métier.

 

Quel dommage ! Ce n’est pas possible, m’explique-t-elle : je suis si doué pour cela ! Je ne crois pas utile de lui suggérer que je me débrouille peut-être aussi bien dans mes activités actuelles. Elle m’assure qu’il faut que j’enseigne de nouveau. Il y a tant de jeunes auxquels je pourrais rendre ce même service que je lui ai rendu, chez qui je pourrais susciter une vocation, etc.

 

C’était il y a vingt-quatre heures. J’étais aussi étonné qu’euphorique. Je n’en suis pas encore revenu.


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Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 11:54

Sur le blog Touraine Sereine, le sympathique et subtil Chieuvrou formulait dix propositions et défiait ses amis de trouver laquelle était fausse. Je me permets de lui emprunter ce jeu et de lancer à mon tour ce défi à mes lecteurs, identifier celle des dix propositions suivantes qui nest pas vraie :

 

* * * * *

 

1. Au cours d’un récital d’Arturo Benedetti Michelangeli, salle Pleyel, dans les années soixante-dix, j’étais assis dans une loge entre deux autres géants du piano, Arthur Rubinstein et Lazar Berman.

 

2. En plein cœur de Belgrade, à côté du palais présidentiel, du temps de Tito, un policier avait arrêté la circulation pour permettre à la voiture dans laquelle je me trouvais d’emprunter un sens interdit.

 

3. Il y a une dizaine d’années, la réparation de mon lecteur de CD audio m’avait coûté plus cher que le montant de mon loyer, et si c’était à refaire, je referais cette dépense sans hésitation.

 

4. Lors d’une fête médiévale, j’étais dans l’église, revêtu d’une bure, la tête encapuchonnée, une corde en guise de ceinture, et on m’a demandé très sérieusement si j’étais un vrai moine.

 

5. Une présentation d’un appareil exceptionnel, unique en France, a été organisée rien que pour moi, une semaine avant que le même honneur soit réservé au Président de la République.

 

6. À moi seul, à distance et sans utiliser le téléphone, j’ai fait perdre plus de mille heures de travail à une entreprise en faisant évacuer son siège pendant plusieurs heures et déplacer divers véhicules.

 

7. Boulevard Saint-Germain, à Paris, en marge d’une manifestation étudiante, j’ai incendié un café, puis cassé du mobilier urbain à coups de barre de fer, sous l’œil impavide d’un bataillon de CRS.

 

8. Sept mois après qu’on m’ait retiré des broches de la main, suite à une fracture, j’ai joué un programme d’une demi-heure sur un instrument à clavier et décroché un prix de conservatoire.

 

9. Alors que se préparait en France le procès de Klaus Barbie, j’ai fait la connaissance de ses amis et d’un de ses associés dans la Cordillière des Andes, à 3 600 mètres d’altitude.

 

10. Venant d’entrer dans le salon de coiffure où sa fille se faisait couper les cheveux en même temps que la mienne, Patrick Sébastien est venu me voir en croyant que j’étais le patron.

 


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Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 10:59

Parler de « mariage homo », c’est faire violence au vocabulaire, nous dit le psychanalyste Daniel Sibony. C’est aussi faire violence à la raison.


Les mauvais arguments que j’ai pu lire ou entendre jusqu’à présent en faveur du « mariage » entre deux personnes du même sexe relèvent d’une confusion mentale affligeante.


Par exemple, quelqu’un fait valoir que la vie privée est un droit absolu, et que ce que l’on fait dans son lit, entre adultes consentants, ne regarde personne. Je lui demande alors si le mariage se fait dans un lit. Cette personne confond deux choses qui ont fort peu de rapport entre elles, sinon un rapport d’opposition : le mariage et la sexualité.

 

Rose.jpgLa sexualité est une chose intime entre deux individus et ne regarde personne d’autre. Au contraire, le mariage fait intervenir des tiers extérieurs. Deux personnes ne se marient pas : on les marie. Je m’en tiendrai ici au mariage civil, mais c’est valable aussi dans le contexte du mariage religieux. Un mariage ne peut avoir lieu que sous la responsabilité et par l’action présente d’une autorité : en l’occurrence, le maire, qui vous marie « au nom de la loi ». En outre, deux témoins y participent, devant un public (les familles, les amis, etc.) et généralement une certaine publicité est donnée à l’événement. Sans même compter la photo dans un jardin public et la réception habituelle. Pour un mariage, il faut des témoins, et l’on prend le monde à témoin.

 

Le mariage ne relève donc pas de la vie privée. C’est un acte public. Si votre sexualité ne regarde que vous, votre mariage regarde beaucoup de monde, à commencer par la municipalité, les témoins, les amis, le père, la mère et le fisc. C’est même le peuple tout entier qui vous marie, vous et votre futur conjoint, par la main de son représentant élu. Le peuple est concerné.


Certains l’ont fait remarquer, un des plus grands paradoxes de ce parti pris pour le « mariage homo » est que ce sont généralement les partisans de la sexualité avant le mariage et sans le mariage, voire à côté du mariage, qui semblent considérer le mariage comme le cadre indispensable de la relation homosexuelle. D’ailleurs, il aura fallu, pour promouvoir ce projet absurde de « mariage pour tous », un président concubin !


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Vendredi 15 mars 2013 5 15 /03 /Mars /2013 16:07

 

Le gouvernement français a critiqué aujourd’hui la décision de la municipalité de Beth Zonot, en Israël, de faire « citoyen d’honneur » un prisonnier corse accusé par la France d’être impliqué dans l’assassinat d’un préfet en février 1998 à Ajaccio.

 

Yvan Colonna, militant indépendantiste corse condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation supposée à l’assassinat du préfet Claude Érignac, a été fait citoyen d’honneur de la ville de Beth Zonot, dans la banlieue de Tel-Aviv, lors d’un conseil municipal extraordinaire qui sest tenu le 13 février.

 

A_Francia_Fora.jpgUne plaque avec son nom a été installée pour l’occasion à l’entrée de la mairie. La commune, jumelée avec Japrecipa, en Corse, a expliqué son choix par un souci de « solidarité » avec le peuple corse.

 

« Il s’agit d'une décision scandaleuse et terrifiante », a dénoncé dans un communiqué le Président de la République, François Hollande, qui critique le fait qu’Yvan Colonna soit présenté par la mairie de Beth Zonot comme une « victime de loccupation ».

 

« Il est inconcevable qu’un élu soit à ce point ignorant qu’il qualifie de victime un meurtrier de sang-froid », assure M. Hollande, qui s’émeut de ce que « le meurtre et le terrorisme soient glorifiés quand ils devraient être condamnés sous toutes leurs formes ».

 

Le maire de Beth Zonot, Asher Berger, a défendu sa décision, estimant quelle s’inscrivait dans une démarche « plus large » de soutien à la cause indépendantiste corse et au village de Japrecipa.

 

- Adaptation d’un article paru sur lefigaro.fr


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Vendredi 1 mars 2013 5 01 /03 /Mars /2013 13:21

 

par Emmanuel Navon (traduction de l'anglais : Marcoroz)

 

La mort d’Arafat Jaradat dans une prison israélienne a fait craindre l’explosion d’une « troisième intifada ». Mais  si une nouvelle intifada devait vraiment éclater, ce ne serait pas la troisième. Ce serait la sixième.

 

Historiquement, chaque intifada s’est toujours déroulée selon le même schéma : (a) les dirigeants palestiniens inventent un mensonge pour enflammer délibérément leur population, (b) une fois que les violences ont fait des morts, les dirigeants palestiniens prétendent n’y être pour rien, (c) la communauté internationale intervient et explique que pour mettre fin à la violence, Israël doit apaiser la colère justifiée des Palestiniens et satisfaire leurs revendications légitimes, (d) les dirigeants palestiniens obtiennent d’Israël ce qu’ils n’ont pas pu obtenir à la table des négociations. Cela fonctionne toujours, alors pourquoi ne pas continuer ?

 

Husseini.jpg La première intifada avait éclaté en 1929, quand Hadj Amin al-Husseini avait répandu un mensonge (à l’aide de photomontages) selon lequel les Juifs projetaient de s’emparer de la mosquée al-Aqsa pour reconstruire leur temple. Al-Husseini avait recouru à la violence parce qu’il n’avait pas réussi à convaincre les Britanniques de faire cesser l’immigration juive et les achats de terres par les Juifs. Les violences qu’il avait déclenchées avaient fait de nombreux morts : 133 Juifs furent assassinés et la communauté juive d’Hébron fut décimée. Mais cette stratégie avait payé : en octobre 1930, dans son rapport, Sir John Hope Simpson déchargeait le Mufti de toute responsabilité dans ces violences et acceptait de restreindre l’immigration juive. Al-Husseini avait compris que c’était la bonne méthode, et donc il continua.

 

Al-Husseini lança une deuxième intifada en 1936. Il voulait que les Britanniques abrogent le mandat de la Société des Nations et créent un État arabe à la place du « Foyer national juif ». Cette fois, environ 400 Juifs furent tués. Là encore, la méthode fut efficace : la Commission Peel (1937) recommanda l’annulation de facto du mandat de la Société des Nations et la création d’un mini-État juif en Galilée et sur une bande étroite entre Tel-Aviv et Haïfa. Cependant, al-Husseini rejeta cette offre et intensifia les violences. Les Britanniques lui firent alors une offre encore meilleure avec le Livre blanc de 1939, qui restreignait encore davantage l’immigration juive et les droits d’acquisition de terrains par les Juifs.

 

Yasser Arafat, qui louait al-Husseini comme son héros et son modèle, utilisa exactement les mêmes tactiques. Le 8 décembre 1987, un camionneur israélien tua accidentellement quatre passants à Gaza. Bien qu’il se soit agi d’un accident de la route, l’OLP décida de faire croire que c’était un meurtre délibéré. C’est ainsi que commença la troisième intifada (généralement appelée, à tort, la « première intifada »). Environ 200 Israéliens furent tués.  À la suite de cela, Israël accepta (dans les Accords d’Oslo) de permettre à l’OLP de s’implanter dans la bande de Gaza et à Jéricho. Ainsi, en vingt ans, Arafat avait réussi à appliquer le « plan par étapes » adopté par l’OLP au Caire en 1974.

 

Au lendemain des élections israéliennes de 1996, Arafat décida de lancer une quatrième intifada afin que la communauté internationale torde le bras du nouveau gouvernement israélien. Cette fois-ci, le mensonge diffusé par Arafat était qu’Israël allait provoquer l’écroulement de la mosquée al-Aqsa. En septembre 1996, le gouvernement israélien ouvrit la sortie nord du tunnel des Hasmonéens pour que les visiteurs ne soient plus obligés de revenir jusqu’à l’entrée à la fin de leur visite. Cette ouverture se fit en coordination avec le Waqf, qui obtint en même temps l’autorisation de construire une énorme mosquée dans les Écuries de Salomon. En dépit de cet arrangement, Arafat décida de propager la violence en appelant les Palestiniens à « protéger la mosquée al-Aqsa » (affirmant qu’Israël avait creusé un tunnel sous la mosquée al-Aqsa, alors qu’en réalité Israël avait seulement ouvert une autre sortie d’un tunnel qui était là depuis deux mille ans et qui ne passait pas sous la mosquée al-Aqsa). À nouveau, la méthode fonctionna : le président Bill Clinton intervint et décida de satisfaire les exigences politiques d’Arafat. Résultat ? L’accord d’Hébron, en 1997, dans lequel Israël accepta de se retirer de la cité des Patriarches.

 

Puis il y eut la cinquième intifada, en septembre 2000, dans laquelle plus d’un millier d’Israéliens ont été tués. Cette intifada a été déclenchée non pas par un mensonge, mais par deux mensonges : la visite d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple aurait été une provocation (alors que le Premier ministre Ehud Barak avait informé Arafat de cette visite et en avait coordonné le déroulement avec lui), et Israël aurait assassiné un enfant au carrefour de Netzarim, à Gaza (en réalité, la « mort » de Mohamed al-Dura était une mise en scène filmée par le cameraman palestinien Talal abou-Rahmah). Arafat et Barghouti avaient préparé cette cinquième intifada depuis longtemps, et lorsqu’il s’avéra à Camp David en juillet 2000 qu’Israël n’allait pas céder sur le « droit au retour », Arafat eut recours au bon vieux « truc » d’al-Husseini. Une fois encore, la méthode fonctionna. L’OLP a obtenu d’Israël davantage de concessions aux pourparlers de Taba et avec les paramètres de Clinton. Surtout, la cinquième intifada a atteint deux principaux objectifs : pour la première fois, un président américain (George W. Bush) et un Premier ministre (Ariel Sharon) ont déclaré publiquement qu’ils acceptaient la création d’un État palestinien (Feuille de route de 2003), et pour la première fois, Israël a démantelé des implantations sans accord de paix (Plan de désengagement de 2005).

 

Si ça marche à tous les coups, pourquoi ne pas continuer ? C’est pourquoi une sixième intifada va très probablement se produire à la veille de la visite du président Obama en Israël. Le principal objectif d’Abbas est de faire sortir ses terroristes des prisons israéliennes, et la recette sera la même : (a) fabriquer un mensonge, (b) se mettre en colère en raison de son propre mensonge et menacer d’être encore plus furieux si l’on n’obtient pas satisfaction, (c) faire croire au monde entier que tout ce tapage cessera aussitôt qu’Israël aura cédé, et (d) répéter l’opération tous les dix ou vingt ans.

 

La dernière intifada s’étant terminée il y a huit ans, nous devrions nous attendre à une nouvelle réédition dans peu de temps, conformément à cette recette.

 

Emmanuel Navon

 

Source : http://navonsblog.blogspot.fr/2013/02/countdown-to-sixth-intifada.html

 

© (2013) Emmanuel Navon

© (2013) Marcoroz pour la traduction


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Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 13:16

 

Aimer ses ennemis, c’est une valeur chrétienne mais ce n’est pas une valeur juive. Ceux qui disent que le judaïsme est « une religion d’amour » sont des ignorants (et ceux qui disent que l’islam est « une religion d’amour » sont des menteurs, ou dans le meilleur des cas, des ignorants également). Si le principe fondamental du christianisme est l’amour, le principe fondamental du judaïsme est la justice, et la tradition juive dit que trop de compassion envers le méchant conduit à léser sa victime.

 

Pourim-1.jpgCertes, la maxime qui domine la nef de la grande synagogue de la rue de la Victoire à Paris, « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », est essentielle dans le judaïsme, cependant la Torah dit aussi : « Mais si quelqu’un vient pour te tuer, précède-le et tue-le d’abord. » Tendre l’autre joue, ce n’est pas juif.

 

Pendant la sortie d’Égypte, lorsque les eaux se referment sur les Égyptiens, Dieu adresse ce reproche aux anges : « Mes créatures se noient, et vous chantez ? » Cependant, il n’est nulle part question d’adresser un tel reproche aux humains, et plus particulièrement aux Hébreux. La noyade des poursuivants, de même que les dix plaies envoyées au peuple égyptien, fait partie des événements heureux célébrés chaque année par les Juifs à Pessah (la Pâque). Plus significatif encore, dans la tradition juive, on se réjouit chaque année (à Pourim) de la pendaison d’Aman, personnage archétypal des ennemis du peuple juif.

 

C’est dire combien sont mal à propos les reproches adressés à ceux qui se réjouissent de la mort naturelle, à un âge très avancé, d’un de leurs ennemis les plus acharnés et les plus nuisibles.

  


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Lundi 4 février 2013 1 04 /02 /Fév /2013 09:36

 

L’expérience montre, de façon désespérante, que les victimes de viols ne savent pas tirer les leçons de leur malheur et se mettent, à leur tour, à violer les autres.


Si Antoine Casubolo a défendu la thèse de l’assassinat de Coluche, c’est par solidarité communautariste, sachant qu’il a lui aussi des origines italiennes du côté de son père.

 

Shining.jpg Les personnes ayant un père, une mère ou des grands-parents originaires de Bretagne entretiennent toujours un rapport très particulier avec l’argent.

 

Il existe un complot pour exterminer la moitié de l’humanité à l’aide d’une souche microbienne, et ceux qui travaillent à ce projet sont des chrétiens orthodoxes.

 

Les souverainistes québécois sont des êtres malfaisants qui prennent plaisir à massacrer des hommes, des femmes et des enfants. Ils exercent leur influence perverse au sein des gouvernements de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique. 

 

Ne soyez pas surpris si votre candidature n’est pas retenue : dans cette profession, ceux qui font carrière ont tous les yeux bleus. Si vous n’avez pas les yeux bleus, vous n’avez aucune chance.

 

* * * * *

 

Le lecteur conviendra, j’imagine, que les propositions qui précèdent sont plus absurdes l’une que l’autre, et qu’il faudrait être complètement dément pour croire de telles fadaises.


BDB-001b.jpgMaintenant, dans ce qui précède, remplacez tout simplement les origines italiennes ou bretonnes par des origines juives. Remplacez le souverainisme québécois par un autre mouvement d’auto-détermination, le sionisme. Remplacez le christianisme orthodoxe par le judaïsme, ou la couleur des yeux par une certaine appartenance ethnique. En un mot, formulez les mêmes propositions à propos des Juifs.

 

Vous obtenez quoi ? Des ragots que des milliers de gens autour de vous colportent, et prennent pour argent comptant (dans certains cas, ils sont même des millions à y croire). Dès que c’est des Juifs qu’il est question, tout change.

 

Comme le disait un jour très justement Gilles William Goldnadel : les Juifs, ça rend fou.


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