null Il y a quelques années, alors que j’arpentais la rue de Courcelles, à Paris, à proximité immédiate du parc Monceau, j’ai vaguement aperçu sur le trottoir, presque sous mes pas, quelque chose que je ne pouvais pas identifier car il faisait déjà nuit.

C’était tout petit et gris verdâtre. Cela pouvait être aussi bien un étron qu’un animal immobile ou un caillou.

Écoutant mon intuition, j’ai ramassé l’objet, rassuré par sa dureté au toucher (ouf !) et par son immobilité... C’était une ammonite, de taille très modeste puisqu’elle tenait dans le creux de ma main.

Vous avez peut-être chez vous une ou plusieurs ammonites fossilisées, peut-être plus imposantes, peut-être plus belles, mais… vous ne les avez sûrement pas trouvées sur un trottoir de la rue de Courcelles !

null Autre petit trésor en ma possession, cet autographe de Claude Lévi-Strauss, sur un courrier à moi-même adressé par le maître. Je le ressors aujourd’hui en guise d’hommage à ce grand monsieur qui vient de nous tirer sa révérence, à moins d’un mois de son cent-unième anniversaire. Ce qui est émouvant dans cette signature, c’est qu’elle a été tracée par un homme de quatre-vingt-quinze ans.

Il y a quelques années, une amie qui habitait en Haute-Marne, à proximité de Lignerolles, m’avait prêté son exemplaire de « Tristes tropiques ». De mémoire, la dédicace que le grand homme y avait écrite à son attention, dans les années quatre-vingt-dix, commençait ainsi : « Ému, dans mon grand âge, de rencontrer de telles marques d’affection, j’en remercie Mme … [...] ». L’élégance et le style, encore et toujours.

 



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Il y a ce que nous ne prétendons pas connaître. Il y a ce que nous pensons connaître, mais en admettant que nous pouvons nous tromper. Il y a, enfin, ce dont nous sommes sûrs à cent pour cent.

Vous êtes peut-être sûr de vous, concernant certains faits à propos… voyons, au hasard… tiens, à propos du conflit israélo-arabe, par exemple ? Je ne vais pas me lancer dans une argumentation. J’ai mieux à vous proposer.

null Un test très simple mais infaillible va me permettre de prouver à un certain nombre de ceux qui me lisent qu’ils peuvent se tromper... même lorsqu’ils sont sûrs d’avoir raison.

Vous voulez prendre le risque d’être ébranlé dans vos certitudes ? Chiche ?

A vous, ensuite, d’en tirer les bonnes conclusions concernant vos certitudes sur tel ou tel sujet pratique, historique, politique ou autre.

Du reste, il se peut très bien que vous réussissiez ce test. Mais je sais, par expérience, qu’il y a de fortes chances pour que vous le ratiez. Vous allez peut-être trouver des réponses presque exactes, mais... seront-elles tout à fait exactes ?

A vous de jouer. Prenez un morceau de papier recyclé (pour ne pas polluer inutilement), un crayon (pas un feutre, cf. précédemment), et répondez – sans aucune aide – aux deux questions suivantes. Ne consultez pas Internet ni votre dictionnaire avant d’avoir écrit les réponses. Ne lisez pas non plus les commentaires.

Première question :

 - Quel est le nom du fabriquant de la bière commercialisée sous la marque 1664 ?

Inscrivez lisiblement la réponse sur votre morceau de papier.

Seconde question :

 - Quel était le nom de cette femme, dans la Bible, qui a livré Samson aux Philistins ?

null Ecrivez lisiblement la réponse.

Vous n’avez sans doute pas eu de difficulté à écrire les réponses. Elles étaient probablement évidentes pour vous, mais avez-vous la certitude qu’elles sont exactes et bien orthographiées ?

Si vous n’êtes pas sûr de vous, demandez à un proche de faire ce test à votre place.

Si vous êtes sûr de vous, vérifiez à l’aide de votre moteur de recherche préféré. Attention, j’ai bien parlé d’exactitude et d’orthographe.

Ne manquez pas de me faire part du résultat (en déposant un commentaire ci-dessous).





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Une fois n’est pas coutume, je publie une critique de la politique d’Israël (en réalité, ce n’est pas la première fois, voir par exemple ici). Cette critique n’est pas de moi, mais de Daniel Greenfield. Je l’ai simplement traduite en français, et elle est publiée non pas ici, mais sur le site de l’UPJF :

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17361-145-7-israel-perd-guerres-militaires-mediatiques-daniel-greenfield.html

null Depuis quelques années, on entend très souvent un certain nombre d’idéologues et autres individus plus ou moins douteux colporter cette idée absurde que des critiques de la politique d’Israël seraient assimilées à de l’antisémitisme.

Naturellement, ils évitent de préciser par qui, selon eux, une telle assimilation abusive serait pratiquée. Il est vrai qu’on n’a pas beaucoup de difficulté à le deviner. 
 

Personnellement, malgré tous mes efforts de mémoire, je ne me souviens pas avoir jamais entendu quelqu’un qualifier d’antisémite une simple critique de la politique d’Israël.

Aujourd’hui, je les prends au mot, tous tant qu’ils sont. Je leur fais cette promesse : chaque fois que quelqu’un parlera d’antisémitisme à propos de la critique d’Israël que je viens de faire publier, j’en ferai mention ci-dessous.

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Cette critique de la politique d’Israël par Daniel Greenfield a été publiée en anglais le 22 septembre 2009 sur le blog « Sultan Knish ». Sa traduction en français a été faite par moi-même. Mon texte a été révisé et mis en ligne par Menahem Macina le 30 octobre 2009.

Au moment où vous lisez ces lignes, personne n’a encore taxé l’un de nous trois d’antisémitisme.




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Au cours d’une émission de radio (filmée), deux philosophes ont confronté leurs points de vue à propos de l’arrestation de Roman Polanski. J’ai regardé cette vidéo qui circule sur Internet, et je me suis demandé pourquoi le dialogue entre ces deux hommes brillants et intelligents était aussi difficile. Il m’a semblé qu’ils avaient autant raison l’un que l’autre. Avec une logique aussi implacable que la Marche au supplice de Berlioz, Yves Michaud a expliqué pourquoi Roman Polanski ne devait pas échapper à la justice américaine. Un Finkielkraut visiblement ulcéré a dénoncé, avec non moins de raison quoique moins de rigueur, l’opprobre dont Polanski fait l’objet depuis qu’il a été arrêté.

null Dans cette affaire, je relève surtout deux problèmes : le fait que Roman Polanski soit arrêté aujourd’hui, bien qu’apparemment, aucun élément nouveau ne soit venu s’ajouter à cette affaire vieille de plus de trente ans, et le déchaînement d’une foule de salauds qui réclament sa peau. 

Jusqu’ici, comme bien d’autres, j’avais entendu parler de cette histoire de détournement de mineure, et cela ne m’empêchait pas, comme bien d’autres, d’admirer le génie de Polanski, de regarder ses films, d’aller le voir sur scène dans sa magnifique adaptation au théâtre de « La métamorphose » de Kafka. Il faut dire que, comme bien d’autres, j’imagine, je ne connaissais pas les détails sordides de l’histoire – et sordides, ils le sont.

Alain Finkielkraut a cependant raison de dénoncer un « lynchage », et il sait de quoi il parle. De même, il a raison, incontestablement, de faire remarquer que le terme de « pédophile », avec cette connotation monstrueuse que l’affaire Dutroux est venue exacerber, ne va pas du tout à Polanski.

Dans « Le locataire », j’avoue sans honte avoir adoré la scène du jardin du Luxembourg, quand Trelkowski (Polanski), croisant un petit garçon pleurnichard, lui administre une bonne trempe en le traitant de « sale petit morveux ». Pédophile, certainement pas, quel que soit le sens que l’on donne à ce mot ; mais « pédophobe », plus probablement !

Moi, ce que je reprocherais à Polanski, ce serait plutôt son mépris de la nature, tel que je le perçois dans « La jeune fille et la mort ». Attention, ce qui suit dévoile une partie de l’intrigue. Dans ce film, Paulina Escobar (Sigourney Weaver), ayant reconnu son ancien tortionnaire en la personne de Roberto Miranda (Ben Kingsley), lui vole sa voiture, une superbe Peugeot 505 flambant neuve – cela ne nous rajeunit pas – et s’en débarrasse en la jetant dans la mer. Parce que le monsieur lui a fait du mal, c’est la nature qui doit payer ? Quel exemple pour la jeunesse !

null Il y a aussi, moins grave mais tout aussi horripilant de mon point de vue, dans le « Bal des vampires », la musique du bal délibérément insipide jusqu’au ridicule, confiée à un instrument unique censé être un clavecin, je suppose (en réalité, une très mauvaise imitation électronique). C’est un contresens musicologique total, mais c’est surtout le signe évident du mépris dans lequel Polanski, du moins à l’époque où il a réalisé ce film, tenait la musique baroque.

Trêve de digressions. Il y a ceux qui défendent Polanski et il y a ceux qui le condamnent. Je ne me reconnais généralement pas dans les premiers, qui trop souvent défendent une caste, mais je me reconnais encore moins dans les derniers, parmi lesquels il y a trop de charognards. Je note que certains internautes réclament carrément la peine de mort pour Polanski. Mais qui sont donc tous ces vampires assoiffés de sang ?

J’aime Finkielkraut et j’aime Polanski, parce qu’on les hait. Et point seulement pour cela.

Enfin, dans le fait que Polanski soit arrêté en Suisse plutôt qu’ailleurs, et maintenant plutôt qu’il y a dix ans ou l’année prochaine, il y a quelque chose qui ne va pas. Par exemple, il est clair qu’après s’être aplatis devant le dictateur libyen, les Suisses ont voulu redorer leur blason à bon compte. Il était certes moins dangereux, mais cependant moins digne, de livrer Polanski aux Américains que de garder le fils Kadhafi sous les verrous.

 



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Le Blog de Marcoroz

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Articles de Zack Lieberberg

D'où vient la fourrure ?

 

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Un blog parmi d’autres, mais d'excellente tenue, tant sur le fond que sur la forme : ton juste, sans emphase, sans complexe non plus. Et ferme défenseur d’Israël, ce qui ne gâche rien. (Menahem Macina)

Marcoroz touche à tout, penseur libre, et résistant... une belle plume, une vraie réflexion... (Feenix)

Comme vous l'écrivez dans votre premier article : rigueur, concision et pas de langue de bois. Bravo. (Spqr)


Vraiment épaté par ce blog... des idées et une approche intéressantes... Beaucoup de lucidité. (Roland)

Cela te ressemble, comme toujours. Mots justes, finesse et perspicacité. (L'étoile)

Beau, frais, lumineux comme ces rayons de soleil au matin pour nos yeux. Merci. (Pierre)

Ton site présentant une information dure et l’autre plus légère, le tout avec un solide sens éthique, est très agréable à parcourir. Bravo. (Gilles)

Je lis toujours avec intérêt tes articles. (Finipe)

Marcoroz merci mille fois de nous avoir fait découvrir Yashiko. (Esther)

Tout ce que tu dis est si juste... J'apprécie ton engagement, mais aussi ta capacité à construire des articles convaincants... (Sandrin
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