Vendredi 16 mai 2008


par Zack Lieberberg - (traduit du russe par Yashiko Sagamori et de l'anglais par Marcoroz)


Chers amis chrétiens,


Je suis juif et j’ai toujours vécu parmi vous. Certains d’entre vous sont mes plus proches amis. Certains d’entre vous sont de proches parents. Certains d’entre vous sont des antisémites pervers. Toutes les langues que je sais parler, c’est vous qui les avez créées. La plupart des livres que j’ai aimés, c’est vous qui les avez écrits. Tous mes tableaux préférés, sans exception, c’est vous qui les avez peints. C’est vous qui avez construit les maisons dans lesquelles j’ai vécu et les voitures que j’ai conduites. De toutes les filles que j’ai aimées, la plupart étaient chrétiennes ; et sachant qu’aucune d’entre elles n’est beaucoup plus jeune que moi, j’espère qu’elles apprécieront de m’entendre dire, avec la plus grande sincérité dont je suis capable, que je me souviens de chacune d’elles avec plus de tendresse et de gratitude que ce que Julio Iglesias ne pourrait jamais espérer chanter.


Il y a des années, quand j’étais encore un jeune homme, persuadé que le monde était bien fait et que tous les humains étaient nés égaux et partageaient les mêmes beaux rêves, j’avais essayé de vivre dans un pays musulman. C’est là que j’ai appris. Maintenant, je sais que les hommes ne sont égaux que devant la loi et seulement dans les rares endroits dans lesquels ces lois sont dans les livres et sont appliquées. Je sais maintenant que les rêves de certains sont pires que nos pires cauchemars. Enfin, mes amis, j’ai appris à apprécier à quel point vous êtes plus aimables que la plus grande partie du reste du genre humain. Si bien que le jour où les chrétiens m’ont rendu la vie impossible dans le pays chrétien qui m’avait vu naître, je suis allé vivre dans un autre pays chrétien. C’était il y a 23 ans, et je pense toujours que mon choix d’un pays dans lequel je puisse être chez moi a été la deuxième meilleure décision que j’aie jamais prise, la première étant d’épouser celle qui est aujourd’hui ma seconde femme.

Je pourrais continuer ainsi encore longtemps, et toujours, mais je pourrais aussi résumer ce que je ressens pour vous en trois mots : je vous aime.

Mais ce n’est pas d’amour qu’il s’agit ici. J’ai un sujet plus important à aborder. Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour que vous sachiez que vous avez des comptes à me rendre, et de sacrés comptes. Vous avez des comptes à me rendre pour ces deux mille ans de tortures et de persécutions que j’ai subies et que j’endure encore entre vos mains. Et avant que vous me répondiez qu’aucun d’entre vous n’a jamais participé lui-même à un seul pogrom, laissez-moi vous rappeler qu’aucun des miens n’a jamais été personnellement impliqué dans une crucifixion (à l’exception des quelque 250 000 Juifs crucifiés par les Romains à l’époque où le christianisme était encore une secte juive), et que vous n’avez jamais considéré cela comme une excuse valable. Par conséquent, ne me demandez pas non plus d’accepter maintenant votre propre non-participation comme une circonstance atténuante.

Il y a pire. Rien – je dis bien rien, absolument rien – de ce dont vous avez pu nous accuser n’était vrai. Depuis deux mille ans, toutes les accusations que vous avez formulées contre nous ont toujours été fausses. Je répète : toutes les accusations que les chrétiens ont pu prononcer contre les juifs ont toujours été fausses.

Non, certes, nous ne sommes pas des anges. Nous avons commis nous-mêmes un certain nombre de péchés graves, à commencer par ce maudit veau d’or, mais c’était longtemps avant votre avènement. Certains d’entre nous ont aussi pu commettre des délits ou des crimes au cours de ces deux derniers millénaires.

Cependant, en tant que nation, en tant que peuple, nous sommes innocents d’absolument tout ce dont vous nous avez accusés. Je sais qu’un certain nombre de chrétiens et même certains Juifs trouveront cette révélation choquante et difficile à croire. Si jamais vous en êtes, citez donc un seul exemple dans lequel nous avons empoisonné des puits, propagé la peste, provoqué un tsunami, utilisé du sang humain pour fabriquer nos pains azymes, écrit les Protocoles de Sages de Sion, grossi les statistiques de la Shoah, volé des organes vitaux à des enfants arabes, commis un acte d’agression ou quoi que ce soit d’autre qui puisse constituer une explication parfaitement raisonnable de tous vos crimes contre mon peuple. Ou alors, essayez de prouver la validité du mensonge antisémite le plus dévastateur depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le "peuple palestinien". Si vous arrivez à prouver la culpabilité collective des Juifs dans un seul de ces exemples, je jure solennellement de me convertir au christianisme. Mais tant que je reste juif, je maintiens ceci : c’est nous qui sommes vos victimes innocentes.

Ça ne vous plaît pas ? Tant pis. C’est pourtant la vérité.

J’aimerais vous raconter ce qui m’est arrivé à Moscou il y a 25 ans. J’étais dans le métro avec ma femme, enceinte de huit mois à l’époque. Le wagon n’était pas bondé. Tous les sièges étaient occupés, mais à part nous, il n’y avait qu’une passagère debout. Elle se tenait à deux ou trois mètres de nous. C’était une femme jolie, élégante, âgée d’une trentaine d’années. Un des passagers assis juste en face de nous s’est levé, et ma femme a voulu en profiter pour s’asseoir. Tout à coup, cette femme a bondi et a poussé ma femme avec le même geste qu’un joueur de hockey. Je n’exagère pas : si je ne l’avais pas attrapée, elle serait tombée. La femme en a profité pour s’asseoir confortablement, un sourire de satisfaction sur le visage. Un homme qui s’en serait pris de cette façon à une femme enceinte en présence du mari ne s’en serait pas sorti indemne, mais que faire lorsqu’il s’agit d’une femme ? J’ai d’abord pensé qu’elle n’avait pas remarqué l’état de ma femme.
Je lui ai demandé : "Vous ne voyez pas qu’elle est enceinte?" D’une voix claire, agréable, distinguée et naturellement assez forte pour être entendue dans tout le wagon, la femme m’a répondu : "C’est vraiment dommage qu’on n’ait pas laissé Hitler vous exterminer tous, Juifs suceurs de sang ! Ça ne serait pas plus beau, de vivre sur une planète qui ne soit pas empoisonnée par votre puanteur ?"

À cette question de pure forme, personne n’a répondu. Les gens se sont tous comportés comme s’ils étaient sourds et aveugles. Nous sommes descendus à la station suivante et nous avons attendu la prochaine rame.

Je n’avais aucun lien avec cette femme. Je ne l’avais jamais vue, et grâce à Dieu, je ne l’ai pas revue non plus. Elle était peut-être tatare : les Tatars sont musulmans et détestent les Juifs avec au moins autant de passion que les Arabes. Ou bien, peut-être était-elle tout simplement folle, au sens le plus littéral. Mais ce que je ne peux pas oublier, c’est la façon soudaine dont tous les passagers du wagon ont fermé les yeux et ont fait comme s’ils étaient sourds. Ils étaient pourtant plusieurs dizaines. Bien sûr, je ne me serais pas attendu à ce qu’ils viennent tous au secours de ma femme. Cependant, j’aurais quand même vécu cette expérience autrement si au moins l’un d’entre eux avait fait ce qu’une personne un tant soit peu convenable devrait faire de façon automatique, sans même y réfléchir, dans une telle situation : proposer son siège à cette femme enceinte agressée sous ses yeux. Je crois sincèrement qu’ils se seraient conduits autrement si ma femme et moi avions été des chrétiens comme ils l’étaient tous. Sauf que si nous avions été chrétiens, rien de tout cela ne serait arrivé.

Vous serez peut-être tenté d’expliquer ce comportement par des différences entre les dogmes obscurs du christianisme orthodoxe russe et les nobles enseignements de votre propre église. Laissez tomber. Cet incident dans le métro de Moscou était la démonstration d’un mode de conduite typiquement chrétien envers les Juifs. Non pas que vous nous haïssiez : ce n’est pas le cas pour la plupart d’entre vous. Seulement, après nous avoir diabolisés pendant 2 000 ans, comment pourriez-vous ne pas croire à vos propres mensonges, au moins en partie ? Vous nous assurez que certains de vos meilleurs amis sont des Juifs, et cela se peut très bien. Et cependant, n’avons-nous pas tué Jésus ?

Regardons les choses en face, vous ne nous avez pas pardonné les crimes que vous avez commis contre nous, et je pense que vous ne nous les pardonnerez jamais, même si, le plus souvent, vous ne nous haïssez pas assez pour risquer de vous attirer des ennuis. En général, vous n’en avez pas besoin parce qu’il se trouve toujours, et c’est bien pratique, des gens qui nous haïssent suffisamment pour proposer leurs services. Il y a soixante ans, ce furent les Allemands. Aujourd’hui, ce sont les Arabes. Grâce à eux, vos mains de chrétiens restent toujours propres, comme si elles n’avaient jamais été tâchées d’aucune goutte de sang juif. Quand vous aurez fait justice aux auteurs de la prochaine Shoah, d’autres se porteront volontaires pour s’occuper des rescapés. Si tant est qu’il y ait des rescapés, bien entendu.
C’est la raison pour laquelle les Juifs ne seront jamais en sécurité parmi vous.

La restauration (que vous appelez création) d’Israël vous a permis d’exprimer votre antisémitisme dans des termes tout à fait politiquement corrects. Si vous n’êtes pas d’accord avec le gouvernement israélien, vous avez bien le droit de le critiquer, n’est-ce pas ? Surtout si certains de vos meilleurs amis sont juifs. Qu’est-ce que cela peut avoir d’antisémite ? Le président Bush a récemment appelé Israël "une jeune nation". A-t-il pensé un instant que si Israël était une nouvelle nation en 1948, cela signifiait que c’était une nation créée sur la terre d’un autre peuple et que son véritable propriétaire était fondé à s’y opposer ? A-t-il dit une inexactitude ? Non, c’était une prise de position.

Dès qu’Israël a été rétabli sur une partie de son antique territoire, les Arabes lui ont déclaré la guerre. Qu’ont fait les nations chrétiennes, depuis le début, pour défendre Israël contre cette agression arabe permanente ? Quelques-unes lui ont vendu des armes de temps à autre. Les États-Unis ont souvent bloqué les résolutions anti-israéliennes du Conseil de Sécurité. Cependant, chaque fois que les Arabes ont ouvertement attaqué Israël, les États-Unis s’en sont finalement mêlés pour obliger celui-ci à rendre tout ce qu’il avait conquis lors de ses guerres défensives, ce qui a permis à l’agression arabe contre Israël de continuer. Et toutes ces nations, y compris les États-Unis, de façon de plus en plus honteuse, soutiennent les Arabes contre Israël et contre leurs propres intérêts à long terme.

La création en 1967 de l’"antique peuple palestinien" a été inspirée par le Politburo. Est-ce qu’une seule des nations chrétiennes s’est opposée à ce mensonge antisémite ? Pas plus qu’elles ne s’étaient opposées à tous les autres mensonges antisémites. Aujourd’hui, dans le monde, davantage de capitales ont une ambassade de "Palestine" qu’une ambassade d’Israël. Pourquoi cela ?

Le pétrole est une excuse bien mince pour soutenir les Arabes contre Israël. Les Arabes sont plus dépendants de leurs ventes de pétrole que ne le sont les pays consommateurs. Les Arabes sont obligés d’acheter au monde extérieur tout ce dont ils ont besoin pour survivre, et comme la crotte de chameau n’a pas une cote particulièrement élevée sur le marché international des matières premières, le pétrole est leur seule source de revenu. N’avez-vous jamais entendu dire qu’un embargo sur les ventes irakiennes de pétrole avait entraîné la mort d’un demi-million de bébés irakiens ? Vos prises de position n’ont rien à voir avec le pétrole. Elles ont à voir avec l’antisémitisme.

Votre antisémitisme vous a rendus aveugles aux distinctions entre le bien et le mal. De ce fait, vous avez laissé le mal pénétrer vos foyers. Pendant que vous continuez à marmonner dans un jargon politiquement correct à propos d’une "autre religion d’Abraham" et d’une "religion de paix", l’Europe, naguère chrétienne, est envahie par les musulmans. Les États-Unis ne tarderont pas à connaître le même sort. Non, mes chers amis, nous ne sommes pas en sécurité parmi vous.

J’aime vraiment le pays dans lequel je vis maintenant. Je ne crois pas que les Juifs aient déjà été aussi bien intégrés quelque part dans une société qu’ils le sont aux États-Unis. Peut-être seulement en Allemagne avant la Nuit de Cristal. La Nuit de Cristal, vous pensez qu’elle ne pourrait pas se produire ici ? N’en soyez pas si sûr. Quand les musulmans auront atteint une masse critique aux États-Unis, votre propre sécurité ne sera même plus garantie. Autant j’aime considérer que je suis chez moi ici, autant je vois de plus en plus clairement que mon avenir et l’avenir de mes enfants en Israël.

Aujourd’hui, les Arabes parlent ouvertement de la destruction totale d’Israël. Leur "plan de paix", celui proposé par les Saoudiens il y a deux ans et récemment repris à Beyrouth, accorde aux Juifs israéliens une possibilité d’échapper à leur extermination. Et pourtant, vous continuez de réclamer une "solution de deux États". Il faut être sourd pour ignorer la menace arabe proférée contre Israël. Il faut être aveugle pour ne pas voir que la "solution des deux États" sera une solution finale, au sens hitlérien du terme.

Comment se fait-il que j’éprouve tout à coup le même sentiment que dans ce wagon de métro il y a 25 ans ?

La superficie d’Israël dans ses frontières internationalement reconnues est de 20 699 km2. Ajoutons les hauteurs du Golan (environ 1 295 km2), la Judée et la Samarie (5 607 km2 au total) et Gaza (362 km2), toutes ces zones faisant historiquement partie d’Israël, que vous soyez disposés ou non à accepter cette vérité. Nous obtenons une superficie totale de 27 964 km2.

Avant la Seconde guerre mondiale, il y avait 18 millions de Juifs dans le monde. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que 13 millions. Cela fait deux mille ans que nous vivons parmi vous. Nous avons toujours fait notre part du travail, et si vous jetez un coup d’œil à la proportion de Juifs parmi les lauréats du prix Nobel, vous êtes bien obligés d’admettre que nous avons plus que largement contribué à la société.

Il n’y a pas si longtemps, vous promettiez à vos esclaves affranchis 40 acres et une mule.
Moi, tout ce que je demande, c’est la moitié d’une acre – non pas de votre pays, mais du mien, et la mule, vous pouvez la garder. Il me semble que nous méritons au moins cela. Si vous nous accordez une demi-acre par personne, nous posséderons alors 6,5 millions d’acres, soit 26 304 km2 de la terre d’Israël. Il restera alors 1 660 km2 non attribués, mais nous aurons besoin de cette surface de terrain pour pouvoir conserver la tradition israélienne qui consiste à planter un arbre en l’honneur de chaque « Juste parmi les nations ».

Ou peut-être pensez-vous qu’il ne nous faut même pas cela ?

Amicalement.



Zack Lieberberg est mathématicien et informaticien et habite New York.
 

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© 2008 - Marcoroz pour la traduction

 

 


par Marcoroz publié dans : Lettres ouvertes
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Mercredi 14 mai 2008


par Yashiko Sagamori
- (traduit de l'anglais par Marcoroz)


Dans le conflit qui se déroule actuellement entre le monde musulman et la civilisation, n'avez-vous jamais pensé que les musulmans se comportaient d’une manière bien plus logique que l’Occident ?

Supposons que je sois persuadée que vous occupez illégalement, mettons, une île qui m’appartient de droit : j’enverrai alors des troupes sur cette île, qui devront éliminer toute résistance que votre armée pourrait m’opposer et rétablir ma souveraineté sur ce morceau de terre. Dans un tel conflit, je n’aurai absolument pas besoin de prendre pour cible des civils : par quel angle qu’on le considère, ce serait non seulement immoral mais totalement contre-productif par rapport à mes objectifs.

Le djihad, en revanche, n’a rien à voir avec des territoires. Ce qui est visé, c’est un mode de vie. Si je voulais détruire votre mode de vie, m’en prendre à vos installations militaires serait passablement futile – surtout si votre puissance militaire est un milliard de fois plus grande que tout ce dont je pourrais jamais rêver. Or, votre armée, quelle que soit sa puissance, ne représente qu’une part infime de votre mode de vie. Faire sauter un immeuble de bureaux rempli de "civils innocents" sert ma cause bien davantage et de façon bien plus convaincante (surtout si je peux penser que vous allez vous remettre vous-même en question au lieu de m’exterminer une fois pour toutes comme vous seriez parfaitement capable de le faire) que tuer le même nombre de soldats, précisément parce que ces civils représentent la partie la plus importante et la plus irremplaçable du mode de vie que j’essaie de détruire. Leur "innocence" ne veut rien dire. Ce terme n’est qu’un euphémisme absurde pour désigner leur absurde inaptitude à se défendre eux-mêmes. Réfléchissez-y : comment un infidèle pourrait-il être innocent ? Un infidèle innocent, n’est-ce pas une contradiction dans les termes ?

Si vous pensez que je suis sarcastique, relisez le paragraphe qui précède : je suis simplement en train d’essayer d’expliquer que la mentalité de l’ennemi est mieux adaptée au conflit que la nôtre.

Pendant la Seconde guerre mondiale, alors que la survie même de notre civilisation était en jeu (pourtant pas de façon aussi critique qu’aujourd’hui), les Américains ont traité les civils ennemis de façon plus raisonnable que ce que nous dicte notre moralité actuelle impotente et défaitiste. Hiroshima et Nagasaki ont été anéanties avec la plus grande partie de leur population 100 % civile, malgré l’absence de toute installation militaire dans chacune de ces deux agglomérations. C’est ce qui a entraîné la capitulation du Japon. Les vies d’environ un million de soldats américains ont ainsi été épargnées, et avec elles, probablement quatre à cinq fois plus de Japonais, pour la plupart des civils. Conclusion : le Japon n’aurait pas dû mettre les États-Unis dans une situation telle que même un geste humanitaire devenait si meurtrier pour les Japonais.

Depuis quelque temps, Israël se retrouve condamné quotidiennement pour avoir tué des "civils" palestiniens. Or, rien ne peut être plus absurde si l’on considère que le "peuple palestinien" n’existait même pas avant les lendemains de la guerre des Six-jours, quand ce honteux abus de langage a été choisi pour nommer l’organisation terroriste la plus vaste et la plus prospère de l’Histoire. Un Arabe sur le glorieux chemin du "martyr" reste un civil désarmé jusqu’à ce qu’il s’attache des explosifs sur le corps. Ceux qui organisent des attentats terroristes sont considérés comme des civils désarmés tant que leur appartenance à une organisation terroriste n’est pas prouvée, de préférence devant un tribunal. Les femmes qui ont leurré 13 soldats israéliens et les ont attirés dans un piège mortel à Jénine étaient des civils parfaitement désarmés. Louis Farrakhan et son armée sont considérés comme des civils désarmés. Les mosquées, ces avant-postes du djihad éparpillés à travers l’Europe et l’Amérique, sont considérées comme intouchables en tant qu’institutions religieuses.

Au passage, une pratique religieuse qui exigerait des sacrifices d’animaux provoquerait très certainement des protestations dans tout le pays et finirait par être déclarée hors-la-loi. Pourtant, cette religion qui exige des sacrifices humains à l’échelle du globe – la conversion, l’asservissement ou l’extermination de tout "infidèle" partout dans le monde – est considérée respectueusement comme une religion "monothéiste" et "abrahamique". En réalité, c’est Satan en personne essayant maladroitement de se travestir en saint.

Tant que nous n’aurons pas commencé à traiter l’islam de la même manière que nous avons traité le nazisme, nous sommes promis à la destruction. Je ne suis pas en train d’appeler à un génocide contre les musulmans : notre victoire décisive dans la Seconde guerre mondiale, nous l’avons obtenue sans exterminer les Allemands. Ce que nous avons exterminé, c’est le nazisme. Aujourd’hui, nous n’avons pas d’autre choix que d’exterminer l’idéologie la plus meurtrière qui ait jamais existé : l’islam.

Entre le monde actuel et la situation au début de la Seconde guerre mondiale, je vois un certain nombre de
ressemblances. À l’unique exception de la Grande-Bretagne, pas un seul gouvernement n’avait tenté de s’opposer à Hitler. Si Hitler n’avait pas trahi Staline, l’Union Soviétique n’aurait eu aucune raison non plus de s’opposer à lui. Contrairement à un mythe répandu, les États-Unis ne sont pas entrés en guerre pour arrêter la Shoah, mais pour empêcher Staline de poursuivre son avancée jusqu’à la Manche et de créer l’Union Européenne avec quelques décennies d’avance.

Aujourd’hui, les musulmans envahissent les pays civilisés sous l’apparence anodine de l’immigration. Leur influence est en train de croître progressivement en Europe et même aux États-Unis, et elle continuera de croître sans rencontrer de résistance jusqu’à ce qu’enfin, nous nous réveillions, encore qu’il soit difficile de dire si nous nous réveillerons à temps pour sauver notre peau. Hypnotisés par nos propres dogmes paralysants, nous refusons obstinément de reconnaître la guerre éternelle des Arabes contre Israël, le 11 septembre, la guerre en Tchétchénie et les attentats terroristes un peu partout dans le monde pour ce qu’ils sont réellement : autant de fronts d’un djihad qui prend peu à peu de l’ampleur et dont l’objectif ouvertement déclaré est de détruire notre civilisation et d’instaurer un régime à côté duquel même celui des Talibans paraîtrait désespérément tolérant. Et jusqu’ici, ils sont en train de gagner la partie.



Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York.
 


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par Marcoroz publié dans : Société
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Samedi 10 mai 2008

 

par Yashiko Sagamori - (traduit de l'anglais par Marcoroz)



From:       Arkady Mazin [xxxxxxx@xxxxxxxxxxxx]                        Sent: Sun 11/20/2005 1:41AM
To:             yashiko.sagamori@xxxxxxxxx


Subject:
  Hello


Désolé, j’ai eu quelques difficultés à essayer de taper “Chère Madame” ou quelque chose dans ce style. Il m’est difficile d’être poli avec un certain genre de personne. Contrairement à vous, je n’ai pas besoin de me dissimuler derrière un pseudonyme, même si j'ai déjà reçu deux ou trois fois dans ma vie des menaces en raison de mon activité professionnelle. Je m’appelle Arkady Mazin, et je suis un journaliste israélien. Je ne crois pas qu’un quelconque argument sérieux puisse vous permettre de réaliser vos erreurs, car je suis sûr que la vérité ne vous intéresse absolument pas. Je me suis simplement senti obligé d’exprimer mon opinion sur votre pseudo “journalisme”: je pense que votre ignorance prend des proportions incroyables et ne peut être comparée qu’à votre haine aveugle. Les gens comme vous bouffent la haine, boivent la haine et nourrissent les autres de leur haine. Vous êtes une nazie d’aujourd’hui. J’avais commencé à taper “Gœbbels serait fier de vous”, et puis je me suis souvenu que lui était tout de même un professionnel. Moi, je suis israélien et juif, et j’ai très honte à l’idée que des gens comme vous pensent qu’ils défendent ma cause.


 


Mon cher Monsieur Mazin[1],

Contrairement à vous, j’utilise sans effort une formule de politesse à la française en espérant satisfaire à vos critères de politesse verbale, bien qu'à ma connaissance, de mon côté de l’Atlantique, la dernière dame à s’être fait donner du Chère Madame ait été
 Xaviera Hollander[2]. Voilà qui me fournit un indice sans équivoque concernant la source de votre notion du bon ton.

J'applaudis le courage avec lequel vous m’avez jeté votre vrai nom à la face. À l’évidence, vous n’avez pas peur de moi, ni de mes voyous. Vous saviez qu’ils étaient en vacances, ou bien vous êtes toujours aussi téméraire ?

Maintenant, après vous avoir ainsi prodigué des compliments sans compter, je pense que je peux aussi me permettre de vous faire une critique amicale. Contrairement à ce que vous pensez, votre lettre colérique n’exprime aucune opinion d’aucune sorte. Si je dis “Vous avez tort” et si j’explique précisément ce qui m’a menée à cette conclusion, j’exprime une opinion. Quand vous hurlez quelque chose en parlant des nazis, vous n’exprimez que votre colère. En étalant ainsi vos émotions en public, ce que vous dévoilez, c’est vous-même, et non l’objet de vos émotions.

Vous avez raison à 100 % quand vous me faites remarquer que je ne suis qu’une dilettante. Contrairement au Dr Gœbbels et à vous-même, je ne suis pas une propagandiste professionnelle. Je ne me suis jamais considérée comme une journaliste. Je partage simplement mes idées avec quiconque peut être intéressé à les connaître. Je fais pour le plaisir ce que vous faites pour de l’argent, ce qui fait entre nous autant de différence qu’entre une femme amoureuse et une prostituée. Par conséquent, je n’ai pas de mal à comprendre la raison pour laquelle vous m’en voulez.

Vous avez de quoi être en colère, car malgré mon indéniable dilettantisme et votre glorieux professionnalisme, vous avez visiblement l’habitude, comme des milliers de personnes de par le monde, de lire ce qui sort de mon stylo de dilettante, alors que moi, je n’aurais jamais entendu parler de vous de toute ma vie si vous ne vous étiez pas fait bruyamment connaître avec votre lettre.

Votre lettre suscite ma curiosité. Comme vous n’avez même pas essayé de m’expliquer au juste avec quoi vous êtes aussi passionnément en désaccord dans mes écrits, j’ai entrepris de trouver vos articles afin d’en déduire vos idées. J’en ai lu plusieurs. Étant vous-même auteur, vous connaissez sans doute ce sentiment qu’on éprouve parfois en lisant quelque chose de mieux écrit par un autre auteur. On se sent envieux. On se demande : “Pourquoi ce n’est pas moi qui ai écrit ça ?” En lisant vos articles, je n’ai rien éprouvé de tel. Pire, je n’y ai pas trouvé d’idées, ni donc de raison de lire à nouveau quoi que ce soit que vous pourriez écrire.

Parce que je suis une personne honnête et objective, il me faut ici reconnaître que tout le monde n'est pas d’accord avec moi. En effet, dans un récent sondage effectué auprès des lecteurs de la presse israélienne, 4 
% des personnes interrogées vous ont cité comme étant leur journaliste préféré. Le nombre total de personnes interrogées était 76. Cela signifie que votre fan club comporte légèrement plus de 3 membres, mais bien moins que 4. Les trois membres, ça ne peut être que vous, votre mère et votre père. Quant à la décimale, je ne peux que supposer que vous avez un hamster.

Vous vous exprimez bien mieux quand ce n’est pas écrit pour être vendu. J’ai trouvé des exemples de vos poésies dans lesquels vous n’avez pas honte de faire rimer rose avec chose ni d’utiliser le mot assurance uniquement parce qu’en russe, ce mot rime avec quelque chose de poli qu’on évite d’écrire. Et je me suis dit qu’habituellement, à votre âge, les garçons ont dépassé le stade de l’humour scatologique. J’ai trouvé une photo sur laquelle vous ressemblez à un apprenti John Lennon de province qui espérerait rencontrer un jour sa Yoko Ono. Mais ce qui vous différencie de Lennon, ce n’est pas simplement l’absence de talent, c’est aussi l’absence totale de bon goût. Vous vous êtes dévoilé par inadvertance en postant sur votre site la photo d'une jeune femme et en indiquant que l'expression de son visage vous rappelait ce qui vous manque le plus cruellement dans votre vie.


Si j'en juge d'après cette photo, vous devez être un tout petit bonhomme, Monsieur Mazin. Mais ne vous désespérez pas. Vous n’avez pas fini de grandir. Vous pouvez encore grandir assez pour avoir honte de ce que vous êtes aujourd’hui.

Enfin, pour finir, j’aimerais vous dire quelques mots sur moi. Le jour où j’ai fini par tomber sur votre lettre débordante de colère dans ma boîte à lettres débordant de courrier, nous avions des amis à dîner. Au menu : en entrée, blinis et caviar, comme plat principal, ragoût d’agneau à l’iranienne, puis un assortiment de fromages portugais et des fruits frais comme dessert. Et pour accompagner tout cela : Stolichnaya frappée avec les blinis, Amarone Valpolicella avec le ragoût, Porto avec le fromage, et quand nous sommes sortis de table, nous avons siroté de l’Armagnac et du Balvenie. Est-ce que cela ressemble à de la haine, pour vous ?

Au revoir, mon ami !
Vôtre toujours,
Y.S.

P.S.: Je ne pense pas défendre votre cause. Je ne pense pas que vous ayez une cause.
 


                                                                                                                      (6 décembre 2005)


Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York.
 
 
  


[1] En français dans le texte.

[2] Call-girl et actrice de cinéma pornographique qui eut son heure de gloire dans les années soixante-dix.

 

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par Marcoroz publié dans : Ignominies des journalistes
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Jeudi 8 mai 2008


par Yashiko Sagamori
- (traduit de l'anglais par Marcoroz)


Dans les premiers moments de la guerre d’Israël contre le Hezbollah, alors que tout le monde était d’accord pour qualifier de “disproportionnée” la réponse israélienne à une nouvelle série d’agressions arabes quotidiennes et meurtrières, je me suis soudain rendu compte que les Juifs, à tous égards, étaient une nation extrêmement disproportionnée. Bien qu'une personne sur 400 seulement soit juive sur la Terre, nous exerçons une telle influence sur tout ce qui arrive sur cette planète que la plupart des gens croient sincèrement que nous contrôlons le monde par le biais de quelque conspiration sioniste maléfique.

Nous sommes sur-représentés de façon disproportionnée dans pratiquement toutes les activités humaines, depuis la liste des lauréats du prix Nobel jusqu’à la fréquentation des chambres à gaz d’Auschwitz. Notre contribution au bien-être du monde est disproportionnée de façon grotesque, et la haine avec laquelle le monde nous répond est encore plus disproportionnée.

Ces derniers jours, ces derniers mois, ces dernières semaines, les Juifs ont été répétitivement accusés d’assassiner des Arabes, alors que ces derniers étaient en réalité assassinés par d’autres Arabes. Ainsi, par exemple, quelqu’un se souvient-il encore de cette famille arabe tuée dans une explosion sur une plage, quelque part à Gaza ? C’est arrivé juste avant que ne commence vraiment la dernière phase du conflit. Pendant les quelques jours qu’il a fallu pour prouver sans l’ombre d’un doute que l’explosion n’avait pas été provoquée par l’artillerie israélienne, le monde entier s’est mis à déplorer avec enthousiasme les nouvelles victimes civiles innocentes de ces Juifs assoiffés de sang. Dès qu’il est devenu évident que l’explosion avait été provoquée par une mine laissée sur une plage publique par des Arabes et qu’Israël était donc innocent de cette tuerie d’un genre particulier, on a tout de suite oublié aussi bien l’événement que les victimes.

Ce fait divers étant tout sauf unique, la raison pour laquelle ce sont les Juifs et personne d’autre qui ont tué Jésus devrait être évidente. Aujourd’hui encore, si quelqu’un parvenait à prouver que Jésus a été tué par des Arabes (ou par des Nord-Coréens, par des Cubains ou par le KGB, ou par les Khmers Rouges, ou par les Hutus, ou par n’importe qui d’autre sauf les Juifs, par exemple les Romains), ce serait la fin du christianisme. En l’espace d’une semaine, plus personne ne se rappellerait qui était Jésus, malgré le nombre de tables qu’il a pu faire valser au Temple. N’importe qui peut tuer, mais ceux qui sont (prétendument, prétendument !) tués par des Juifs deviennent automatiquement des martyrs, des saints, et même quelquefois, surtout si la victime se trouve être juive (vous ne pensiez tout de même pas que Jésus était un anglican ni un orthodoxe russe ?), les dieux des autres peuples.

Ça, c’est disproportionné.

Mais faisons un peu de théorie. Imaginons qu’au lieu de plaire aux antisémites, les Juifs décident de réagir à chaque agression de façon proportionnée. Dans le monde actuel, les pires anti-juifs, les assassins de Juifs les plus avides sont les musulmans. Ils sont plus nombreux que les Juifs dans une proportion d’environ 100 contre 1. Par conséquent, si nous voulions respecter les proportions, chaque fois qu’un musulman fait du mal à un Juif, nous devrions faire du mal à 100 musulmans.

Ainsi, par exemple, quand les Arabes ont détruit le Tombeau de Joseph et assassiné le rabbin Lieberman qui tentait de sauver quelques-uns des livres qui y avaient été conservés, les Juifs auraient dû détruire 100 mosquées d’importance historique comparable et assassiner 100 mollahs. Cela, en plus de reprendre le Tombeau de Joseph et de faire en sorte qu’aucun Arabe ne puisse plus jamais s’en approcher à portée de fusil.

En représailles contre l’attaque terroriste récente à Seattle, nous aurions dû attaquer 100 associations musulmanes sur le sol américain, tuer 100 femmes musulmanes et en blesser 500 autres, dont 300 grièvement.

Comment Israël aurait-il dû réagir à l’assassinat de Tali Hatuel, une Israélienne enceinte, et de ses quatre filles, Hila, Hadar, Roni et Mirav ? En mettant à mort 100 femmes arabes enceintes ainsi que 400 de leurs mignons petits enfants.

Quand la foule cannibale de Ramallah a littéralement mis en pièces deux réservistes israéliens, Vadim Norzhich et Yosef Avrahami, Israël a envoyé un hélicoptère bombarder le commissariat dans lequel la tuerie avait eu lieu. Comme d’habitude, la réponse israélienne a été qualifiée de disproportionnée, bien que les lâches auxquels il était fait référence aient veillé à ce que le bâtiment soit vide au moment des représailles. Quelle aurait été une réaction proportionnée à cet assassinat ? Rassembler 200 jeunes Arabes du quartier, les attacher, les aligner dans la principale artère de Ramallah et faire passer lentement un bulldozer sur eux. Si cela vous paraît inhumain, il suffit de leur donner de la Novocaïne avant d’utiliser le bulldozer.

Ça vous effraie ? Détendez-vous, mes chers lecteurs, je ne suis pas en train de vous proposer de le faire pour de vrai. Je m’adresse aux Juifs. Quand vous décidez de faire régner la justice, vous écrivez une lettre anonyme aux autorités compétentes ? Moi, je vous propose quelque chose de complètement différent. Ce que je veux dire ici, c’est qu’une réaction véritablement proportionnée aux atrocités arabes aurait eu un effet comparable à celui des deux bombes atomiques lâchées sur le Japon, les radiations en moins. Elle aurait mis définitivement fin à la guerre des Arabes contre Israël, et c’est donc la politique qu’aurait dû adopter le gouvernement israélien depuis le jour où les Arabes se sont promis de détruire Israël. Au passage, une petite très petite dose de ce remède terriblement amer aurait sauvé, à long terme, des milliers et des milliers de vie, chez les Juifs comme chez les Arabes, tout comme Hiroshima et Nagasaki ont sauvé environ un million de soldats américains et pas moins de trois millions de civils japonais.

En réponse à mon raisonnement tout à fait limpide, je m’attends à une petite avalanche de courriers électroniques me traitant de nazie et me comparant défavorablement aux divers dignitaires du Troisième Reich. Voilà ce qui me rend perplexe : pourquoi tous ces gens ne dirigent-ils jamais leur juste colère contre ceux qui travaillent ostensiblement à faire advenir la prochaine Shoah ? Comme c’est terriblement disproportionné de leur part !

Enfin, à propos de la Shoah je parle de celle qui a déjà eu lieu qu’aurait été selon vous une réponse proportionnée à cela ?




Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York.

 

© 2006 - Yashiko Sagamori - http://middleeastfacts.com/yashiko/ 
© 2008 - Marcoroz pour la traduction




 

par Marcoroz publié dans : Censuré par la presse française
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Mardi 6 mai 2008


par Yashiko Sagamori
- (traduit de l'anglais par Marcoroz)

Si vous êtes si sûr que l’existence de la « Palestine » remonte très loin dans l’Histoire, je suppose que vous serez capable de répondre aux questions qui suivent sur ce pays, la « Palestine » :

1)      Quand a-t-elle été fondée, et par qui ?

2)      Quelles étaient ses frontières ?

3)      Quelle était sa capitale ?

4)      Quelles étaient ses principales villes ?

5)      Qu’est-ce qui constituait la base de son économie ?

6)      Quelle était la forme de son gouvernement ?

7)      Pouvez-vous nommer un chef palestinien avant Arafat ?

8)     La Palestine a-t-elle déjà été reconnue par un pays dont l’existence, à l’époque ou aujourd’hui, ne laisserait aucune place à l’interprétation ?

9)      Quelle était la langue de la Palestine ?

10)    Quelle était la religion dominante en Palestine ?

11)    Quel était le nom de sa monnaie ? Choisissez une date dans l’Histoire, et citez le taux de change à cette date de la monnaie palestinienne contre le dollar US, le mark allemand, la livre britannique, le yen japonais ou le yuan chinois.

12)    Quels objets archéologiques les Palestiniens ont-ils laissés ?

13)    Connaissez-vous une librairie où l’on pourrait trouver une œuvre littéraire palestinienne produite avant 1967 ?

14)    Enfin, puisqu’un tel pays n’existe plus, quelle a été la cause de sa disparition, et quand a-t-il disparu ?

Si vous déplorez la « disparition programmée » de cette nation autrefois « fière », pourriez-vous dire quand, exactement, cette « nation » a été fière, et de quoi elle était fière ?

Et maintenant, la moins sarcastique de toutes les questions : si cette population que vous appelez par erreur « palestinienne » n'est pas seulement constituée d’Arabes génériques mais en grande partie d’Arabes provenant – ou plutôt expulsés – du monde arabe alentour, si elle possède vraiment une identité ethnique qui lui donnerait un droit à l’autodétermination, pourquoi n’a-t-elle jamais essayé d’accéder à l’indépendance avant qu’Israël n’inflige aux Arabes une défaite cuisante lors de la guerre des Six-jours ?

J’espère que vous éviterez la tentation d’invoquer un lien entre les « Palestiniens » actuels et les Philistins de la Bible : substituer l'étymologie à l'Histoire ne saurait être de mise.

La vérité devrait être évidente pour qui veut la connaître. Les Arabes n’ont jamais abandonné le rêve de détruire Israël : ils continuent de le chérir. N’ayant pu détruire Israël par la force militaire, ils tentent aujourd’hui de le faire par procuration. À cette fin, ils ont créé une organisation terroriste qu’ils ont appelée non sans cynisme le « peuple palestinien » et qu’ils ont installée à Gaza, en Judée et en Samarie. Autrement, comment expliquez-vous le refus par la Jordanie et l’Égypte, après la guerre des Six-jours, d'accepter inconditionnellement de reprendre l’une la « Cisjordanie » et l’autre Gaza ?

Le fait est là, la population arabe de Gaza, de Judée et de Samarie est bien moins fondée à revendiquer un statut national que la tribu d’Indiens américains qui s’est rassemblée avec succès dans le Connecticut pour y créer un casino détaxé : au moins cette tribu était-elle motivée par un but constructif. Les soi-disant « Palestiniens », eux, n’ont qu’une motivation : la destruction d’Israël, et de mon point de vue, cela ne saurait suffire à faire d’eux une nation – ni rien d’autre à l’exception de ce qu’ils sont vraiment : une organisation terroriste qui finira par être démantelée.

En vérité, il n’existe qu’un moyen de parvenir à la paix au Proche-Orient. Il faut que les pays arabes reconnaissent et acceptent leur défaite dans leur guerre contre Israël, et, en tant que perdants, qu’ils versent à Israël des réparations pour les dégâts qu’ils lui ont causés depuis plus de 50 ans. La forme de réparation la plus appropriée consisterait à éliminer leur organisation terroriste de la terre d’Israël et à reconnaître l’antique souveraineté d’Israël sur Gaza, la Judée et la Samarie.

Ce serait la fin du peuple palestinien. Vous disiez qu’il vient d’où, déjà ?



Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York.
 

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© 2008 - Marcoroz pour la traduction




 

par Marcoroz publié dans : Censuré par la presse française
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Samedi 3 mai 2008

par Alaroz 

Ramasser les feuilles mortes avec un balai ou un râteau, quelle ringardise ! Aujourd’hui, grâce au progrès, on peut utiliser une merveille de technologie : la souffleuse à feuilles (ou souffleur, ou balai mécanique), qui transforme le vulgaire balayeur en un véritable technicien de surfaces.

Finies les corvées pénibles et fastidieuses : désormais, avec le souffleur, nettoyer les pelouses et les allées
se fait en un clin d’œil, affirment les fabricants (voir le catalogue de Stihl par exemple). Comment le sait-on, demanderont les sceptiques ? Existe-t-il des études comparatives montrant une efficacité supérieure des souffleurs par rapport aux balais traditionnels ? A-t-on réalisé des tests en conditions réelles, afin de mesurer la durée requise pour nettoyer la même surface avec ces engins ultramodernes ou avec leurs ancêtres emmanchés ? Aucune, certainement (du moins à ma connaissance), mais ce serait inutile, tant il semble évident qu’un engin motorisé, lourd, bruyant, demandant de l’entretien et du carburant, est forcément supérieur à un outil simple, silencieux et sobre.

Et puis, imaginez qu’au fond de votre jardin, il y ait une ou deux feuilles mortes coincées dans un endroit inaccessible, sous les branches d’un arbuste. Comment faire pour les enlever avec un râteau ? Il serait évidemment impensable de les laisser sur place, servir d’abri à des scarabées en attendant de se décomposer naturellement... Berk, quel cauchemar ! Heureusement, avec votre souffleur 65 cm3 développant une puissance de 4 kW/ch capable de souffler 900 m3 d’air par heure, et dont vous trimballez les 10 kg sur le dos, ces maudites feuilles seront envoyées dans la stratosphère ou presque.

 Évidemment, il y a toujours des râleurs, des gêneurs, des réfractaires à la modernité, qui voudraient empêcher la marche en avant triomphante de l’Humanité.

Un peu partout, des riverains, surtout dans les zones résidentielles, se plaignent du bruit occasionné par les services de nettoyage de la voirie et des Espaces Verts, ou par les entreprises de jardinage. Un rapport (au format pdf) du service cantonal de protection contre le bruit et les rayonnements non ionisants du Canton de Genève leur donne des arguments, en signalant que d’après des études épidémiologiques, le seuil statistiquement significatif pour les atteintes de l’ouïe, ou seuil de nocivité, est largement dépassé (de 10 db(A)) par certains souffleurs.

Pour une définition des mesures du bruit, voir par exemple le site de l’INRS, où l’on apprend que le dB(A) est le décibel physiologique, mesure qui correspond le mieux à notre perception des bruits, et que 50 dB(A) est le niveau d’une conversation, 85 dB(A) est le seuil de nocivité, 120 dB(A) le seuil de douleur (il faut aussi tenir compte de la durée). On peut aussi consulter le site du Centre d’Information et de Documentation sur le Bruit.

Le rapport helvétique cité plus haut donne d’autres arguments aux Ennemis du Progrès, en évoquant les effets négatifs du bruit sur l’apprentissage des enfants : ainsi, une expérience dans une école a montré que le taux de compréhension d’une dictée diminuait de 20 % avec un bruit ambiant de 55 dB(A). On imagine alors si le jardinier était passé sous les fenêtres de la classe avec sa souffleuse !

Dans les nombreuses études et rapports consacrés au bruit, on peut trouver un grand nombre d’effets de la surconsommation de décibels sur la santé : perte d’intelligibilité, surdité, fatigue, altération du sommeil, stress, dépression, irritabilité, agressivité, augmentation de la tension artérielle, réduction des capacités cognitives...

Ces effets directs sont suivis d’effets secondaires, comme la multiplication des actes de violence (à cause de l’agressivité générée par le bruit), l’augmentation de la consommation de médicaments (anti-dépresseurs...), etc.

Tout cela ayant bien sûr un coût élevé pour la société (remboursements de la Sécurité sociale, mise en place de politiques de lutte contre le bruit...).

Mais les dégâts collatéraux des souffleurs ne se limitent pas au bruit : je me souviens être allé un samedi matin au bureau de Poste près de chez moi. Sur le chemin, j’entendais le bruit caractéristique et particulièrement horripilant d’un souffleur. Soudain, je m’arrêtai : où était passé le centre administratif ? Il avait disparu ! A la place, il y avait un énorme nuage opaque ! Finalement, entre deux volutes de cette fumée de poussières, j’aperçus une silhouette humaine, qui se révéla être un type en train de "nettoyer" le terrain de pétanque voisin.

Les poussières ont des effets plutôt négatifs sur la santé, car, comme l’explique par exemple la Fédération "ATMO" des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, la poussière est composée de particules qui, selon leur taille, pénètrent plus ou moins profondément dans l’arbre pulmonaire ; les plus fines peuvent, même à de faibles concentrations, irriter les voies respiratoires (avec comme conséquences les allergies, l’asthme, etc.). De plus, certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes.

Ces petits désagréments sanitaires donnent des arguments à tous ceux qui veulent entraver la marche triomphante de l’Humanité vers la Liberté industrielle et le Progrès technologique. Déjà, des réactions ont lieu :

- aux États-Unis, au moins 20 municipalités californiennes ont interdit l’utilisation des souffleuses à feuilles ;

- à Paris, la Mairie a décidé un moratoire sur les engins trop bruyants (dont les souffleurs) ;

- dans le Canton de Genève, les souffleuses à feuilles (ainsi que les tondeuses à gazon) sont interdites de 20 h à 8 h du lundi au samedi, ainsi que les dimanches et les jours fériés. De plus, l’usage des souffleuses n’est désormais autorisé que du 1er octobre au 31 janvier, et en aucun cas sur les chemins forestiers.

Si ces réactions se généralisaient, les industriels ne resteraient certainement pas les bras croisés. Assistera-t-on prochainement à des batailles juridiques, politiques, médiatiques, avec d’un côté des plaintes contre les bruits de voisinage, des associations faisant pression sur les autorités locales (par exemple pour que les services municipaux cessent d’utiliser systématiquement les souffleurs pour le nettoyage des voiries et des espaces verts), et, de l’autre, les fabricants défendant leur part de marché, et les adeptes du progrès technique tous azimuts ?

La question philosophique sous-jacente est finalement de savoir pourquoi tous nos outils deviennent de plus en plus motorisés, de plus en plus sophistiqués : est-ce par souci d’efficacité vis-à-vis de l’utilisateur, ou pour favoriser le développement des industries et inciter à la consommation, sans se soucier de l’efficacité ni des effets sanitaires et environnementaux ?


Ce texte d'Alaroz a été publié
le 10 septembre 2005 sur http://www.agoravox.fr


© 2005 - Alaroz

 

par Marcoroz publié dans : Environnement
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Mardi 22 avril 2008

Il y a quelques années, un éleveur de la Haute-Marne m’expliquait qu’il envoyait ses moutons aux abattoirs de Gap où on lui en offrait un prix plus intéressant qu’à Chaumont. Il me faisait remarquer que les éleveurs du midi, pour leur part, trouvaient rentable d’envoyer leurs moutons aux abattoirs de Chaumont. Des camions chargés de moutons se croisaient donc sur l’autoroute, parcourant 800 km dans un sens et dans l’autre.

Selon les critères de ce que l’on appelle « l’économie », et plus particulièrement selon son principal instrument à l’échelle d’un pays, la comptabilité nationale, une telle situation est sans doute excellente. Tant pis pour le bien-être des animaux, dont le voyage est un enfer. Tant pis pour tout le gazole brûlé dans l'atmosphère. Tant pis pour le bon sens. Selon la logique qui a cours aujourd’hui, plus les trajets seront importants, plus on paiera les camionneurs, plus les camionneurs achèteront des repas, des sandwichs, des boissons, plus les autoroutes encaisseront, plus les marchands de camions vendront des véhicules, plus les stations-service vendront du carburant, plus les garagistes vendront des pneus … plus le PIB de la France sera élevé, autrement dit, plus la croissance sera forte !

Autre exemple de cette absurdité, le rôle de la Coface jusqu’en 1994, lorsqu’elle fonctionnait sur fonds publics. En cas de défaut de paiement, les entreprises françaises y trouvaient leur compte, puisqu’elles étaient indemnisées. L’acheteur étranger y trouvait son compte, puisqu’il recevait la marchandise sans nécessairement la payer. Le gouvernement y trouvait son compte, puisqu’il pouvait annoncer au public des chiffres encourageants en matière de commerce extérieur. Quant au contribuable français, il était cocu, battu et content.

Citons Guy Debord :

On entend dire que la science est maintenant soumise à des impératifs de rentabilité économique ; cela a toujours été vrai. Ce qui est nouveau, c’est que l’économie en soit venue à faire ouvertement la guerre aux humains ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais à celles de leur survie. (…)

Ce que Debord nous suggère, c’est que l’économie est complètement mensongère :

Plus profondément, dans ce monde officiellement si plein de respect pour toutes les nécessités économiques, personne ne sait jamais ce que coûte véritablement n’importe quelle chose produite : en effet, la part la plus importante du coût réel
n’est jamais calculée ; et le reste est tenu secret.

Tout indique que le « Grenelle de l’environnement » risque de n’être qu’une duperie de plus. On n’a jamais autant parlé de l’environnement qu’aujourd’hui, mais on n’en continue pas moins de privilégier la croissance et l’emploi. Or, la croissance est un concept absurde et le développement durable est un oxymore.

Un célèbre économiste l’a dit : il est profitable pour une économie de payer des ouvriers à creuser des trous et à les reboucher. En fait, le marteau-piqueur n’est pas une étape ni un remède, il est le mode permanent de fonctionnement d'une société qui ne cesse de démolir sous prétexte de construire et qui n'aura donc jamais fini de construire et jamais fini de démolir.

Face aux problèmes du chômage et de la perte du pouvoir d’achat, certains disent : « L’économie est malade ». Ils se trompent. L’économie, c’est la maladie.

Et l’on n’aura sans doute jamais autant gaspillé que depuis l’avènement de l’économie.

 

 

 

par Marcoroz publié dans : Société
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Mercredi 26 mars 2008

J’ai créé une catégorie d’articles intitulée « Ignominie des journalistes »... je pourrais l'enrichir chaque jour d'un nouvel article, mais ce n'est pas la vocation de ce blog (sans compter que mon emploi du temps ne me le permettrait pas). 


Vous voulez comprendre le monde actuel ? Vous voulez savoir la vérité ? Pour commencer, cessez de lire les journaux et d’écouter la télévision et la radio.
Ensuite, choisissez bien vos lectures, en librairie comme sur le Web (je le dis en toute modestie, votre visite sur mon blog est le signe que vous êtes sur la bonne voie : continuez !)

Bosch (l'Escamoteur)Les journalistes n’informent pas. Ils participent à la dissimulation de la vérité : soit par incompétence, soit par parti pris, soit par servilité vis-à-vis du pouvoir.

Quelques exemples ?

Avez-vous entendu parler du fils que Jacques Chirac a eu d’une interprète japonaise1 ? Comment l’ancien président de la République finançait-il les études et le train de vie somptuaire de ce fils caché ? Qui a jamais évoqué ce sujet à la télévision ?


Les dirigeants des États-Unis ont entrepris, dès les années cinquante, de distribuer des armes atomiques à un maximum de pays2. Le saviez-vous ? Et cette prolifération se poursuit aujourd’hui. Qui vous en parle ?

À ce propos, le
but de la récente visite du colonel Kadhafi à Paris était la livraison à la Libye d’installations nucléaires sous licence américaine, histoire de doter ce pays d’une force de dissuasion atomique comparable à celle que possèdent déjà ses voisins l’Algérie et l’Égypte. Quel journaliste vous l'a dit ?

Qui vous a déjà soufflé le moindre mot de l'industrie atomique des deux pays que je viens de citer ?

À quoi vont bien pouvoir servir les 7 milliards donnés récemment par l’Union Européenne à ces étranges assistés (le seul cas au monde de transmission du statut de réfugié d'une génération à la suivante) que l'on a pris l'habitude d'appeler les « Palestiniens » ? Ne comptez pas sur la presse pour le savoir.


Une partie ira sur les comptes en Suisse de quelques dirigeants corrompus ; le reste servira à acquérir ou à fabriquer des armes et des explosifs pour faire sauter des bombes en Israël ou pour y lancer des obus
afin de tuer et de mutiler au hasard des hommes, des femmes et des enfants.

Passons sur le conflit israélo-arabe, un sujet sur lequel les ignominies des journalistes sont quotidiennes.


BruegelPassons sur l’incompétence de ceux qui traduisent les dépêches et de ceux qui répètent bêtement ce qu'on leur a transmis. C'est ainsi que, pendant la première guerre du Golfe, Koweït, la capitale du Koweït, était devenue « Koweït City » (c’est comme si on nous parlait tout à coup de « Moscow » au lieu de Moscou ou de « Cairo » au lieu du Caire !)
C'est ainsi également que le 11 septembre 2001, sur France 2, on nous parlait de « Bin Laden » au lieu de « Ben Laden »...

Terminons en citant Guy Debord, qui avait compris mieux que personne comment la presse fonctionne et quel est son véritable rôle :


Il ne faut pas oublier que tout médiatique, et par salaire et par autres récompenses ou soultes, a toujours un maître, parfois plusieurs ; et que tout médiatique se sait remplaçable3
.

Guy Debord, encore, à propos des sources des journalistes :

Celui qui est content d’être dans la confidence n’est guère porté à la critiquer ; ni donc à remarquer que, dans toutes les confidences, la part principale de réalité lui sera toujours cachée. Il connaît, par la bienveillante protection des tricheurs, un peu plus de cartes, mais qui peuvent être fausses ; et jamais la méthode qui dirige et explique le jeu. Il s’identifie donc tout de suite aux manipulateurs, et méprise l’ignorance qu’au fond il partage. Car les bribes d’information que l’on offre à ces familiers de la tyrannie mensongère sont normalement infectées de mensonge, incontrôlables, manipulées. Elles font plaisir pourtant à ceux qui y accèdent, car ils se sentent supérieurs à tous ceux qui ne savent rien. Elles ne valent du reste que pour faire mieux approuver la domination, et jamais pour la comprendre effectivement. Elles constituent le privilège des
spectateurs de première classe : ceux qui ont la sottise de croire qu’ils peuvent comprendre quelque chose, non en se servant de ce qu’on leur cache, mais en croyant ce qu’on leur révèle4 !

 

 



 1  Guy Birenbaum, Nos délits d’initiés (Stock, 2003)

  Dominique Lorentz, Affaires atomiques (Les Arènes, 2003)

 3  Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle (Gallimard, 1988) – VII

 4  Ibid. – XXI



par Marcoroz publié dans : Ignominies des journalistes
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Dimanche 9 mars 2008

Ce texte de Pircha Wiesel a été publié le 4 mars 2008 par le journal israélien Yediot Aharonot (www.ynet.co.il, témoignage recueilli par David Réguev)
 
 
Je n'ai pas peur, je ne crains plus rien. Dans ma jeunesse, j'ai réussi à échapper aux nazis mais aujourd'hui, je suis vieille et malade, et je n'ai plus la force de fuir. Je me suis résignée à l'idée de mourir, mais j'espère ne pas être tuée par une roquette.

Jusqu'à présent je m'inquiétais surtout pour mon fi