Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 19:01

Le jour où j’avais découvert l’image ci-dessous, il y a longtemps déjà, quelque chose m’avait interloqué. Ce quelque chose me dérange toujours, chaque fois que je la contemple.  

ChodowieckiMendelssohn_Wache.jpgCette fois, ce n’est pas de la presse actuelle qu’il s’agit (à propos, personne ne m’a trouvé trop excessif envers les journalistes dans mon article précédent ?)

La scène représentée ci-contre date de plus de deux siècles. La représentation (une gravure) lui est probablement postérieure de quelques années. Je n’en dirai pas plus.

Lecteur, c’est à vous de vous exprimer (pour changer un peu).

Lorsque j’aurai reçu au moins cinq commentaires, j’expliquerai succinctement, en réponse aux commentaires, ce que cette image représente.

Peut-être la connaissez-vous déjà ? C’est possible, mais relativement peu probable.

Ou bien, pouvez-vous identifier le personnage au centre ?

Une fois que j’aurai livré cette information, je solliciterai à nouveau vos impressions.

Ensuite, quand j’aurai reçu à nouveau plusieurs commentaires, j’en dirai davantage sur le contexte, et j’attendrai de savoir ce que cela vous inspire. Nous pourrons échanger nos remarques.

Alors seulement, je révélerai, le cas échéant, la raison pour laquelle quelque chose me rend perplexe quand je contemple cette gravure.


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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 11:17

 

Je devais avoir neuf ou dix ans, au maximum, la première fois que j’ai eu l’occasion de m’intéresser à la presse écrite. C’était pendant les vacances d’été. Deux ou trois titres m’ont marqué au point que je m’en souvienne encore aujourd’hui, comme celui-ci : « Une institutrice morte d’une hépatite ». Papa, c’est quoi une hépatite ? Une jaunisse, m’expliqua mon père. Dans le même journal, un autre article m’apprenait qu’une éprouvette ayant été malencontreusement vidée dans un évier, une rivière était contaminée depuis peu par « le virus de l’hépatite », au point que depuis, elle coulait « paresseuse et jaune » (sic). L’hépatite était donc un vrai fléau national ! Une autre fois, je lus ceci : « Un monolithe menace Nantua » (Papa, c’est quoi un monolithe ?). La photo illustrant l’article n’était peut-être pas très probante, mais la perspective d’un gros rocher dégringolant sur une ville et tuant ses habitants avait de quoi effrayer l’enfant que j’étais.

La conclusion que je tire aujourd’hui de cette anecdote, c’est qu’il n’est pas nécessaire de se référer à la façon dont les journalistes parlent d’Israël pour prendre la mesure de leur imbécillité.

Comme on le sait, cette profession ne brille pas davantage par son intelligence ni par son intégrité dans les médias sonores, et si j’écoute France-Musique, c’est bien évidemment parce que j’aime la musique. Quand il advient que la radio résonne chez moi à l’heure du « journal » (couplé avec France-Culture), c’est par pure inadvertance, et je ne tarde généralement pas à couper le son. Hier matin (ou était-ce avant-hier ?), j’entrai dans ma salle de séjour au moment où sortaient de mes baffles les vociférations d’un homme politique lors d’un meeting. A la fin de cet extrait, le présentateur du journal rappelle que c’était François Hollande, et dans quel contexte intervenait « le leader sion… socialiste » (sic).

Ai-je besoin de préciser que le discours de François Hollande n’avait absolument aucun rapport avec le Proche-Orient, ni avec les Juifs ? Ai-je besoin de préciser que François Hollande n’est pas juif ?

Sachant qu’un grand magazine critique de disques de musique classique peut publier six pages de propagande « pro-palestinienne » sans qu’apparemment, personne à part moi n’en soit choqué, je veux bien croire que je suis le seul auditeur à avoir relevé le lapsus inachevé du journaliste de Radio-France : raison de plus pour en parler. Ce que m’indique ce lapsus, c’est que ce présentateur n’est sans doute pas membre du P.S., certes, mais encore, qu’à l’instar de la très grande majorité des journalistes, il appartient à l’extrême gauche, une extrême gauche au sein de laquelle, tout comme dans la frange la plus antisémite et la plus conspirationniste de l’extrême droite, on voit des « sionistes » partout.

Tout de même, cette haine contre la nation juive, jusqu’où va-t-elle se loger !

Je suis fatigué de dénoncer encore et encore l’imbécillité des journalistes, et je suis fatigué de dénoncer cette haine anti-juive qui suinte de partout, et dont la presse est le vecteur le plus important. Et cependant, je sais que je continuerai à dénoncer l’une et l’autre... même quand elles seront contenues dans un lapsus constitué d’une seule syllabe.


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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 13:37

 

(le profil d'Emil Jellinek sur le site JONJ, traduit de l’anglais par Marcoroz)

 

Nous connaissons des Juifs qui n’achèteraient jamais une voiture allemande. Qu’il s’agisse d’une Volkswagen, d’une BMW, d’une Audi ou surtout d’une Mercedes, ils secoueraient la tête, ils évoqueraient toutes les horreurs que les Allemands ont infligées aux Juifs, ils affirmeraient qu’ils ne soutiendront jamais une entreprise allemande, etc., etc. Ce genre de diatribe peut souvent se prolonger pendant des heures.

 

Ce n’est pas nous qui essaierons de dissuader quelqu’un de ne pas aimer les Allemands. C’est bien d’une histoire terrible qu’il s’agit. Cependant, aussi étonnant que cela puisse être, cette marque la plus détestée, Mercedes, n’était pas seulement allemande : c’était une marque juive.

 

EmilJelinek.jpgNous sommes nombreux à avoir entendu dire que cette marque était le nom d’une fille, mais peu de gens savent que cette fille, Adriana Jellinek, surnommée Mercédès, était juive. L’homme d’affaires Emil Jellinek (1853-1918) fut à l’origine d’une voiture à laquelle il donna le nom de sa fille. Son père, à lui, était Adolph Jellinek, un très fameux rabbin austro-hongrois.

 

Emil a été un vrai pionnier de l’automobile. Il a conçu une voiture avec un empattement élargi, un centre de gravité abaissé et plusieurs autres améliorations qui nous échappent, nous qui sommes novices en la matière. Ce que nous pouvons dire, c’est qu’il a grandement contribué à faire, d’un chariot automobile instable et inadapté, un merveilleux engin moderne et confortable. Il est aussi à l’origine d’une des marques les plus fameuses de tous les temps.

 

Alors, peut-être serait-il temps, chez nous autres Juifs, de cesser de haïr Mercedes ? Ce sont de belles voitures, après tout.

 

Source : Jew Or Not Jew, http://www.jewornotjew.com/profile.jsp?ID=1007

 

© 2011 – JONJ (jewornotjew.com)
© 2011 - Marcoroz pour la traduction


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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 14:01

 

« Jew Or Not Jew » : Juif ou pas juif. C’est le nom (et le thème) d’un site américain qui recense des personnages connus dont il n’est pas toujours évident de savoir s’ils sont juifs ou non, et qui propose pour chacun une réponse argumentée.

 

Il importe de préciser que le site JONJ est plein d’humour et ne se prend pas trop au sérieux. Le « verdict », bien qu’établi sur la base de faits et de données tangibles, ne se veut généralement pas définitif. Par ailleurs, il n’a pas un caractère totalement binaire : le personnage étudié pourra être étiqueté comme juif ou comme non juif, mais aussi, comme « difficilement juif », ou comme « cas limite ».

 

Une note est attribuée, le « Jew Score », calculé par addition de trois scores compris entre 0 et 5 : le score I, fonction des origines familiales du sujet et du fait qu’il se considère ou non comme juif, le score O, indiquant dans quelle mesure le sujet ressemble à un Juif et se comporte comme un Juif, et enfin, le score K, qui indique dans quelle mesure les administrateurs de JONJ ont envie que ce personnage soit juif.

 

JONJ-Daffy-1.jpgUn non-juif qui ne fait pas l’objet de ragots concernant une appartenance fantasmée au peuple juif n’a pas de raison d’apparaître sur ce site. Aussi le score 0 reste-t-il exceptionnel : il n’est attribué, à ce jour, qu’à trois tristes sires : Hitler, Staline et Mel Gibson.

 

Des personnages comme Sholem Aleichem et Golda Meir obtiennent le score maximum de 15, mais Judas Iscariote n’obtient que 9 (on s’en est tenu, apparemment, à une lecture des Évangiles au premier degré). Charlie Chaplin, pas juif, se voit cependant attribuer un meilleur score que Monica Lewinsky.

 

Le catalogue de JONJ, qui s’enrichit de jour en jour (mais en privilégiant la culture télévisuelle américaine, il me semble), peut être consulté selon différents critères de tri : par nom, par score, par date de publication et par catégorie de personnages (artistes, personnalités politiques, etc. et même, personnages de fiction).

 

On peut suggérer des ajouts aux administrateurs. Pour ma part, je n’ai pas eu jusqu’à présent la main heureuse : mes suggestions n’ont pas été retenues. Un jour,  j’avais proposé Daniel Auteuil. Peut-être aurais-je eu plus de chances avec Marion Cotillard ? Mais voilà, je ne connais personne qui la prenne pour une Juive !

 

Personnellement, je trouve ce site amusant et dénué de tout aspect malsain, contrairement à une application logicielle du même nom qui a fait scandale récemment.

 

Cela dit, et même si cela peut sembler paradoxal, je serais le premier à dénoncer la création d’un site à l’image de JONJ dans le contexte français ou européen. En effet, si j’ai affirmé précédemment que ce site n’avait rien de malsain, c’est parce que le contexte américain est complètement différent (sans compter qu’il s’agit plutôt, en l’occurrence, du contexte juif américain).

 

A ce jeu, en publiant ma liste de non-juifs pris pour des Juifs, je m’étais limité à la partie « pas juif », la seule acceptable de ce côté de l’Atlantique. Je n’avais pas entrepris de justifier chaque élément de ma liste, car il eût fallu pour cela que j’y consacre non pas une simple page, mais un site Internet tout entier. Le jeu ne m’avait pas paru en valoir la chandelle, ce que la suite m’a confirmé – même si la page en question attire chaque jour bien davantage de visiteurs que tout le reste de mon blog.

 

Enfin, et pour finir sur une note plus positive, certains articles de JONJ sont très instructifs. Ainsi, par exemple, c’est sur JONJ que j’ai commencé à découvrir l’histoire d’Emil Jellinek (1853-1918), une histoire qui m’a semblé assez cocasse pour que je poursuive mes recherches sur ce personnage extravagant et pittoresque et sur son rôle exact dans les premiers progrès de l’automobile. J’ai ainsi pu rassembler de nombreux détails piquants, que je me suis promis d’exploiter un jour ou l’autre pour écrire un article amusant et original. En attendant, j’ai traduit l’article en question et ce sera ma prochaine publication.


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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 09:40

 

Par une matinée de 2006 que je voulais studieuse, je me retrouve inévitablement déconcentré, pris au dépourvu par l’effroyable vacarme d’un souffleur sous mes fenêtres.

 

Mes lecteurs habituels savent ce que je pense de ces engins de mort et de ceux qui les ont conçus, les fabriquent ou les utilisent. Ils se doutent que dans ces moments, il me vient des envies de meurtre.

 

Ce jour là, je ne passe pas à l’acte. Je ne me sens pas en position de force, faute d’un soutien suffisant au sein de la société.

 

 InstrumentsA ce propos, je me perds en conjectures. Est-ce que personne d’autre ne travaille ? Le pâté d’immeuble serait-il déserté ? Ou bien, est-ce que je vis dans un monde de sourds ?

 

Se peut-il que je sois le seul, dans ce pays de soixante millions d’habitants, à être dérangé par le bruit et les vapeurs d’essence ?

 

 Pour en avoir le cœur net, je lance une requête sur Google. Parmi les premiers résultats, je découvre un article fort bien documenté, publié sur un forum, expliquant l’inanité de ces engins et leurs nuisances.

 

J’ignore qui est l’auteur de cet article (je n’ai pas remarqué son pseudo, pourtant affiché dans la partie droite de l’écran), mais s’il réside en France, nous sommes donc au moins deux. Je me sens un peu moins seul. Je lui écris un petit mot d’encouragement.

 

Un peu plus tard dans la journée, je reçois un e-mail de mon frère, dans lequel il s’amuse à me vouvoyer à son tour.


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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 20:20

 

Le siège de PSA (Peugeot-Citroën), avenue de la Grande-Armée, à Paris, fut le lieu d’une de mes premières expériences du monde des entreprises. Là, j’étais dans un environnement tout gris, entouré d’hommes en gris et de femmes qui faisaient généralement grise mine. Heureusement, il y avait dans un bureau voisin la présence intermittente de Marie-Hélène, une jeune femme de mon âge. Sa simplicité, sa bonne humeur et son rire formaient un contraste détonnant dans ce paysage guindé.

 

Un jour, sans doute pour me rapprocher de chez moi, à moins que ce soit pour nous rendre ensemble à l'Automobile Club, Marie-Hélène m’avait fait monter dans sa 104 Z. Plus exactement, c’était la voiture de son frère, m’avait-elle précisé. Nous sortons du parking, et roulez, jeunesse !

 

MHP-2010Nous gagnons la place de l’Étoile, relativement encombrée. Au beau milieu de ce champ de bataille, en bordure du terre-plein central et alors que nous sommes quasiment immobilisés, un chauffard nous percute à l’arrière. Nous sortons tous deux pour aller constater les dégâts éventuels. 

 

Le maladroit a visiblement esquinté son pare-choc et sa calandre, mais il n’est peut-être pas à cela près. Heureusement, la 104 Z est intacte. Ma conductrice se contente de moucher élégamment l’importun, qui de son côté n’a rien de très intéressant à nous raconter.

 

L’incident est clos. La contemplation des victoires napoléoniennes, ce ne sera pas pour cette fois. Cependant, avant de remonter en voiture, je remarque le slogan collé au bas de la lunette arrière de la 104 Z : « Peugeot c’est costaud ».

  

C’est sans doute plus amusant encore si j’ajoute une précision, car j’ai gardé le meilleur pour la fin : la sympathique collègue qui me véhiculait ce jour là n’était autre que Marie-Hélène Peugeot, la fille du directeur général.


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