Ce 26 septembre 2009, du côté des Halles, à Paris, se tenait un rassemblement à l’initiative de plusieurs
associations de défense des animaux. Une allocution du capitaine Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd
Conservation Society, a couronné la manifestation.
« Un
végétalien qui roule en 4x4 occasionne moins de dégâts à la planète qu’un mangeur de viande qui roule à vélo ! » Chacune des phrases du marin canadien, aussitôt traduite en
français par la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali, sonne comme une formule choc.
Aucun slogan démagogique, pourtant, mais des vérités étayées par des chiffres. Quatre-vingt-dix pour cent des gros poissons des océans ont déjà disparu. On tue actuellement plus de cent millions
de requins par an. Au Danemark, les poulets mangent du poisson et les macareux ne trouvent plus leur nourriture. En raison des pratiques actuelles en matière d’élevage intensif, une plus grande
quantité de poisson est consommée par les porcs que par les requins. Le porc est ainsi devenu le plus grand prédateur de poissons du monde ! Les poulets des élevages industriels mangent
davantage de poissons que les phoques. Nous vidons la mer, non pas pour manger du poisson, mais pour manger de la viande ! Ce faisant, nous sommes en train de tuer littéralement les océans.
Or, si les océans meurent, nous mourrons aussi.
Au nom de la non-violence, l’organisation Greenpeace, dont il fut le co-fondateur, voue aux gémonies ce « berger des mers » qui défonce la coque
des navires de pêche et baleiniers illégaux à l’aide d’un éperon télescopique. Mais qui est le plus « non-violent » ? Un mangeur de viande qui étend des banderoles, ou un
végétalien qui sabote une activité meurtrière illégale ? Qui est le plus cohérent dans son combat contre la violence et la destruction ? « En trente ans de lutte, nous n’avons
jamais occasionné la moindre blessure à personne. » L’inverse n’est pas vrai : lui-même a survécu de justesse à une balle reçue au niveau de la poitrine. Paul Watson ne manque pas de
rappeler que l’industrie de la viande est aujourd’hui la plus grave menace qui pèse sur la survie des espèces et de la planète, et que les équipages de sa flotte sont vegan, ce qui signifie qu’ils ne consomment aucune nourriture d’origine animale et ne portent pas de cuir sur eux.
Paul Watson entreprend actuellement de donner à l’industrie baleinière japonaise assez de fil à retordre pour que cette activité cesse d’être rentable. Il s’agit de parler à ces assassins le seul langage qu’ils comprennent, celui des pertes et des profits. Couler les navires n’est malheureusement pas envisageable ici, mais notre sympathique pirate a d’autres tours dans son sac. Ensuite, il déploiera ses efforts en Méditerranée pour faire cesser la pêche au thon rouge, et pour obtenir que l’on fasse de la mer Méditerranée un sanctuaire.
L’attitude du nouveau gouvernement japonais ne présage rien de bon. Plus que jamais, en affrontant l’industrie baleinière japonaise, Paul Watson et ses coéquipiers risquent leur vie. Ils le savent, et ils assument. Paul Watson, on l’aura compris, est pour moi un héros. C’est un héros d’autant plus admirable que le combat qu’il mène, dans ce monde de fous, est le plus grand et le plus juste de tous : le combat pour la survie de la planète et de toute la vie qu’elle porte.
Avec l’argent du
contribuable, que font les pouvoirs publics ? De curieux aménagements de la voirie, par exemple.
Ce que je trouve surprenant, c’est que même là où la configuration des lieux reste inchangée, on trouve nécessaire d’ajouter une chicane par-ci, un marquage par-là, quand ce ne sont pas de
douteux éléments de décor.
Prenons ces sortes de grosses quilles (photo ci-contre). Ici, c’est sans doute pour empêcher les automobilistes arrivant d’en face de tourner à gauche. Nous sommes en grande banlieue de
l’agglomération parisienne, dans l’Essonne, mais cette manie de planter du métal ou du plastique un peu partout sur la voirie pour forcer le respect d’une signalisation auparavant suffisante,
quitte à défigurer encore un peu plus le paysage (et à alourdir le budget), semble s’être généralisée à l’ensemble du territoire.
D’un point de vue technique, la question que je me pose est la suivante : ces équipements sont-ils censés remplacer les panneaux de
signalisation ? Ou bien, la signalisation au sol ? Apparemment, non, puisque celle-ci est conservée, voire renforcée. Sont-ils censés remplacer l’agent de police ?
Ou peut-être plutôt, le libre-arbitre de l’automobiliste ?
Dans la même veine, nous avons les terre-pleins et autres
boursouflures. Ici, peut-être serait-il plus exact de parler d’un « ciment-plein ». Qui pourrait m’en expliquer l’utilité ?
A l'arrière-plan, nous avons selon toute apparence ce qu’il est convenu d’appeler un carrefour giratoire. Ici, on a choisi un modèle sobre, sans statue ni végétation. Le carrefour
giratoire, à ne pas confondre avec le rond-point, c’est très « tendance » ; la tendance consistant surtout à construire ce genre d’aménagement en remplacement du simple croisement
de deux voies, devenu tellement « ringard »...
... Sauf que dans cet exemple, nous n’avons même pas deux voies qui se croisent mais une unique voie à double sens et, de chaque côté, une impasse
résidentielle. La photo ci-contre est prise à 90° par rapport à la précédente, depuis l’accès goudronné à une résidence constituée de trois ou quatre petits immeubles. En arrière-plan, on devine
une autre impasse, il s’agit d’un chemin desservant les maisons alignées.
Est-ce que, dans la vision qui prédomine aujourd’hui, tout chemin d’accès au moindre ensemble résidentiel justifie ce type d’aménagement ? Notons également, autour du pseudo
carrefour, les barrières métalliques dites croix de Saint-André.
Et maintenant, la question qui tue : pourquoi n’a-t-on pas planté également des barrières en croix de Saint-André sur le pourtour du terre-plein
central, pendant qu’on y était ?
Je n’ai pas la réponse, mais comme l’indiquent les traces sur l’agrandissement ci-contre, l’autobus et les autres poids-lourds ne peuvent faire autrement que rouler sur le terre-plein. J’en ai
été le témoin. Le lecteur me pardonnera de ne pas illustrer mon propos de façon plus démonstrative, mais ces photos ont été prises un dimanche de juillet : il n’y avait pas d’autobus ce
jour-là.
Moins contraignant, ce simple marquage au sol censé transformer un carrefour classique en carrefour giratoire. Cette fois, nous sommes dans une
municipalité des Hauts-de-Seine.
A n’en pas douter, ce marquage blanc en forme de rond, au milieu du croisement,
change complètement la façon de circuler. Au fait, un automobiliste circulant sur la voie à double sens peut-il faire demi-tour ? Sachant qu’aucun panneau de signalisation ne
l’interdit ?
Je hurle de rire ! (Je devrais peut-être sonoriser mon blog !)
On remarquera également, sur la photo qui précède, les potelets qui garnissent harmonieusement le bord des trottoirs. Cette espèce tend elle aussi à
envahir le paysage urbain.
Sous prétexte de dispenser les automobilistes de devoir lire les panneaux de stationnement interdit, les potelets réduisent de 30 voire 40 cm la largeur de trottoir dont disposent les
piétons, ce qui leur rend souvent la vie plus difficile : dans certains cas, impossible de se croiser. Parfois même, les voitures d’enfant et les personnes en fauteuil roulant se
voient carrément interdites de trottoir.
Ici, je me pose deux questions (photo ci-contre). Tout d’abord, existe-t-il une normalisation relative à l’orientation spatiale des panneaux de signalisation du code de la route ? Si oui, il
y a là, manifestement un problème. D’autre part, dans cet exemple, à quoi sert le panneau ?
Question subsidiaire : à quoi sert le panonceau qui le complète ?
« We have a dream » : nous rêvons. Ceux qui aménagent la voirie rêvent aussi, visiblement... après avoir fumé quoi, on se le demande !
Moi aussi je fais un rêve. Je rêve qu’un jour, les descendants des technocrates actuels et ceux des utilisateurs de véhicules (ce sont parfois les mêmes) feront ensemble des choses un peu plus
intelligentes qu’enlaidir le paysage. Je rêve qu’un jour, on saura enfin concilier harmonieusement l’automobile et le paysage urbain.
Autre curiosité, ce panneau de stop démenti par l’absence de tout marquage au sol, et pour cause, puisqu’il n’y a pas d’intersection.
Plus exactement, ce panneau se trouve non pas avant mais après une intersection : au premier plan, on devine, à gauche, la confluence d’une rue.
On peut cependant soupçonner qu’il anticipe le vrai « stop » que l’on aperçoit plus loin, et qu’il y a surtout erreur de panneau. Cependant, même dans cette hypothèse,
quelque chose ne va pas.
Remarquons aussi l’orientation étrange du panneau. Si tant est que l’on puisse trouver la moindre logique à la présence d’un panneau indicateur à cet endroit précis, l’indication devrait
être visible pour les automobilistes qui circulent sur cette voie en ligne droite (venant de la droite sur cette photo) comme pour ceux débouchent de la rue dont on aperçoit la terminaison à
gauche.
Mais il eût été dommage de s’arrêter là, le tableau n’aurait pas été complet. Voyons donc légèrement plus à droite.
Un panneau d’interdiction de stationner lui tient compagnie, des fois que le muret en ciment de quarante centimètres de hauteur qui borde le trottoir ne serait pas assez dissuasif.
Là, on a fait assez fort, je trouve...
Sur cette photo, on remarquera une fois de plus une signalisation au sol bizarroïde et les potelets qui prolongent le muret.
Passons sur les aménagements destinés au stationnement des « Vélib » et autres deux-roues sur des emplacements auparavant destinées aux voitures, alors même que ces
emplacements jouxtent un terre-plein qui ne sert à rien ou un trottoir démesurément large qui, pour le coup, aurait pu être réduit de moitié sans que la circulation des piétons n’en subisse
la moindre gêne.
J’en ai encore en réserve, de quoi publier au moins un autre article sur ce sujet.
Que je n’oublie pas de le préciser tout de même : le titre était ironique.
par Yashiko Sagamori - (traduit de l'anglais
par Marcoroz)
Voilà un sujet vraiment très chaud. Un lecteur a adressé un courrier à Zack pour lui demander ce qui l’avait amené à la conclusion que la vie sexuelle des paysans
azéris était particulièrement
pitoyable. Après quelques échanges approfondis avec moi sur ce sujet passionnant, Zack s’en est lassé et m’a délégué le soin de répondre.
D’après mes très modestes connaissances concernant la sexualité de la gent masculine, je ne peux pas croire qu’un homme heureux puisse être captivé par le spectacle
de deux chiens errants en train de s’accoupler. Pour la plupart d’entre nous, nous considérons le voyeurisme comme une chose malsaine, même lorsque les créatures qui en font l’objet sont des
êtres humains. Quelle sorte d’existence devait donc être celle de ces individus pour qu’ils se mettent à mater des chiens sans avoir l’impression que quelque chose d’important leur
échappait ? Comme par exemple avoir honte d’eux-mêmes ?
Zack m’a raconté un autre fait encore dont il avait été le témoin à Bakou. Il y avait un vieil homme qui demeurait assis continuellement au
même endroit, au coin d’une place, avec une pile de feuilles de papier pelure, un crayon et une photo jaunie représentant une femme en sous-vêtements. Pour cinq roubles (ce qui, à l’époque,
représentait une somme petite mais non négligeable), il recouvrait la photo d’une feuille de papier pelure, traçait les contours de la femme en omettant les sous-vêtements et remettait le dessin
à son client. Moyennant un supplément, il ajoutait quelques petits mais importants détails qui ne figuraient pas sur l’original. Il y avait toujours devant lui une queue, formée d’hommes
attendant patiemment leur tour d’être servis. Même si vous saviez que la pornographie était strictement interdite en Union Soviétique, vous serez probablement d’accord avec la conclusion de Zack
que seule une sorte de société très spéciale peut engendrer une clientèle pour ce genre d’activité artistique.
J’aimerais ajouter à ce débat ma propre théorie. Quand un homme traite les femmes de sa famille comme du bétail, alors, chaque nuit, c’est avec un animal domestique
qu’il va au lit. Je ne crois pas que cela puisse lui apporter autant de satisfaction que d’aller au lit avec une femme qu’il aime, à supposer qu’une telle faiblesse puisse être considérée comme
pardonnable dans la société qui a fait de lui ce qu’il est.
Yashiko Sagamori est consultante en informatique à New York.
© 2006 - Yashiko Sagamori - http://middleeastfacts.com/yashiko/
© 2009 - Marcoroz pour la traduction
Sur les bords des fleuves de
Babylone, nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion.
Aux saules de la contrée nous avions suspendu nos harpes.
Là, nos vainqueurs nous
demandaient des chants, et nos oppresseurs de la joie : « Chantez-nous quelques-uns des cantiques de Sion ! »
Comment chanterions-nous les cantiques de l’Éternel sur une terre
étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite m’oublie !
Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma
joie !
Éternel, souviens-toi des enfants d'Edom, qui, dans la journée de Jérusalem, disaient : « Rasez, rasez jusqu’à ses
fondements ! »
Fille de Babylone, la dévastée, heureux qui te rend la pareille, le mal que tu nous as fait !
Heureux qui saisit tes enfants, et les écrase sur le roc !
Il y a longtemps, alors que j’étais un jeune homme sorti depuis peu de l’Université de Moscou, j’étais allé vivre
quelques années à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan qui était à l’époque une des quinze Républiques Soviétiques. Je n’y ai pas vécu les années les plus agréables de mon existence, mais cela m’a
permis d’avoir une expérience directe de la vie parmi les musulmans et d’acquérir des bases pour les comprendre et pour déchiffrer leurs frustrations et leurs rêves. Le plus souvent, ce sont
des circonstances apparemment banales et isolées qui m’ont apporté ces éléments de compréhension.
Il y a eu par exemple ce matin d’été avant l’aube où, pour je ne sais plus quelle
raison, je devais me rendre quelque part avec un ami. Je l’attendais près du guichet de la compagnie Aeroflot où il devait passer me prendre. Il était en retard. J’avais sommeil et j’étais
fatigué. Les rues étaient vides, à l’exception d’un petit groupe d’hommes qui formaient un cercle resserré au bout du pâté de maisons. A en juger par leurs habits et par les sacs lourds qu’ils
portaient, c’étaient des paysans azéris qui se rendaient au marché. Ils observaient quelque chose à leurs pieds, à l’intérieur du cercle. On aurait dit des badauds contemplant la victime d’un
accident mortel avant que les autorités ne viennent chercher le corps.
Or, il n’y avait eu aucun accident. J’ai décidé de m’approcher pour jeter un coup
d’œil. Le groupe n’a pas fait attention à moi. Ils étaient tous complètement absorbés par le spectacle qui se déroulait sur le trottoir, juste sous leurs yeux. Ils observaient dans un silence
recueilli. Leurs visages rudes de paysans, solennels, semblaient briller d’une lumière intérieure comme celle que l’on peut quelquefois percevoir sur le visage d’un homme plongé dans la lecture
d’un de ses livres préférés. Il sait ce qui va arriver, mais cette connaissance ne diminue pas son plaisir. N’ayant jamais assisté à une exécution, j’imagine qu’on doit y retrouver un peu le même
genre d’expression sur les visages : le mélange subtil d’une tristesse de circonstance, d’une répulsion physique face à certains détails inévitables, et par-dessus tout, d’un sentiment
profond de justice.
A l’intérieur du cercle, tout en regardant avec nervosité les spectateurs immobiles
et silencieux, deux chiens errants étaient en train de s’accoupler à la va-vite.
Lorsque les deux chiens se sont finalement dégagés l’un de l’autre et se sont
séparés, les paysans sont restés encore un moment sans bouger, contemplant la scène de l’événement, désormais vide, toujours cois, la lumière s’estompant progressivement de leurs visages non
rasés. Finalement, l’un d’entre eux s’est écarté, et le groupe entier est revenu à la vie. Sans un mot, ils ont échangé leurs regards, et le degré de compréhension mutuelle que j’y ai perçu ne
pouvait être que le résultat d’une intimité partagée. Enfin, eux aussi ont commencé à s’écarter les uns des autres, et pendant une fraction de seconde, le groupe en cours de désintégration m’a
paru aussi théâtral que les Bourgeois de Calais de Rodin.
Je me
suis souvenu de cette anecdote tout à fait sans importance le jour où j’ai contemplé la photo d’un groupe de musulmans en train de brûler un drapeau danois. Ils semblaient tout aussi immobiles et
aussi solennellement satisfaits que ces paysans azéris. La ressemblance n’était pas fortuite. Dans les deux cas, des musulmans, cruellement privés de la chose réelle, se sont consolés avec le
premier substitut qu’ils ont trouvé.
Les paysans azéris, conformément aux lois et aux traditions islamiques, étaient
privés d’une vie sexuelle normale à un point tel que je ne pense pas qu’ils aient su qu’une telle chose existait. Tout ce que nous considérons comme normal en matière de sexualité constitue pour
les musulmans la forme la plus extrême de dépravation ; de notre côté, en toute sérénité, nous désapprouvons leurs pratiques zoophiles et
pédophiles.
Les brûleurs de drapeaux, pour leur part, se trouvaient privés par de cruelles
circonstances de la possibilité immédiate de se purifier les mains dans le sang de l’infidèle, ce qui constitue, selon ces mêmes lois et coutumes islamiques, à la fois leur droit et leur devoir
les plus sacrés. Dans les deux cas, le substitut était précieux et en même temps insuffisant.
La principale différence entre ces deux groupes est que les paysans azéris ne
pourront jamais réaliser entièrement leurs rêves, quels qu’ils soient. Au contraire, les brûleurs de drapeaux ont de bonnes chances de réaliser les
leurs.
Les médias rendent compte du dernier accès de rage des musulmans avec plus
d’empathie encore que celle dont ils ont fait preuve quand ils ont relaté les récentes émeutes musulmanes en France. D’après le New York Times, ces émeutes avaient pour origine
l’incapacité de la France à intégrer ses immigrés.
Étant moi-même un immigré, je suis bien placé pour aborder ce sujet. Je suis entré
dans le pays de mon choix, les États-Unis d’Amérique, sans y avoir été invité. Je serai éternellement reconnaissant à l’Amérique de m’avoir laissé venir, de m’avoir permis de rester et de m’avoir
traité en égal selon ses lois. Je me suis intégré moi-même jusqu’à m’y sentir bien, ni plus ni moins. Je n’ai jamais attendu de l’Amérique qu’elle m’intègre. Qui plus est, je n’irais jamais vivre
dans un pays qui ferait un effort pour m’intégrer. L’Union Soviétique n’a jamais cessé d’essayer de m’intégrer durant les 34 premières années de ma vie, et elle n’a pas
réussi.
Certains de mes amis sont eux-mêmes des immigrés. Leur degré d’intégration varie, et
certains d’entre eux sont bien moins intégrés que moi. Je connais une dame originaire de Chine qui vit dans ce pays depuis 20 ans. Un jour, je l’ai invitée à déjeuner dans un restaurant italien.
Même les plats les plus courants lui étaient inconnus. Elle croyait que le mot Pizza était le nom d’une chaîne de magasins, comme Te Amo. Elle a été étonnée de s’apercevoir
qu’une partie de cette nourriture étrangère était réellement savoureuse. Elle était incroyablement peu intégrée, ce qui lui occasionnait de graves problèmes. Pour autant, je peux garantir qu’en
aucune circonstance elle n’aurait envisagé de résoudre ses problèmes en brûlant une voiture. Elle n’était pas musulmane.
Le prétexte que les musulmans ont invoqué cette fois-ci semble presque raisonnable
par comparaison. Combien de fois avez-vous entendu dire qu’ils considéraient toute image de Mahomet comme une insulte envers leur religion ? Vous voulez que je vous dise ? Ce n’est là
encore qu’un mensonge islamique de plus.
Sur mon bureau, j’ai un livre d’Andrew Bostom intitulé The Legacy
of Jihad. L’illustration qui orne la couverture représente le massacre des Juifs de Médine. Ce massacre est surveillé par le faux prophète en personne, accompagné (si je ne me trompe) de son
cousin Ali et de leurs épouses sans visage. Inutile d’être un expert en œuvres d’art pour se rendre compte qu’il s’agit de l’œuvre d’un artiste musulman. Produite au XIXe siècle, elle
trahit l’ignorance totale, de la part de son auteur, des lois de la perspective et autres techniques fondamentales utilisées par les artistes européens depuis des siècles. Dans cette peinture,
les flammes ressemblent à une sorte de cactus en contreplaqué, et il faut faire un sacré effort d’imagination pour comprendre lesquelles des victimes sont déjà terrassées et lesquelles sont
encore debout.
En résumé, ce chef-d’œuvre islamique reste loin du niveau de perfection atteint par
les artistes de Cro-Magnon quelque 30 000 ans plus tôt. Il n’en représente pas moins, même avec un tel simplisme, le témoignage d’un des nombreux épisodes génocidaires dont toute l’histoire
de l’islam est constituée et de la soif de sang génocidaire qui en est l’essence même. Je n’ai jamais entendu dire que les musulmans trouvaient à redire à cette représentation, même si leur
führer bien-aimé, quand on l’observe avec attention, semble être gravement constipé.
De façon générale, je crois que les gens – que ce soit individuellement ou
collectivement – ne méritent jamais un respect plus grand que celui qu’ils montrent pour autrui. Quand, pour la dernière fois, des musulmans pratiquants ont-ils montré le moindre respect pour
quoi que ce soit ou pour quiconque en dehors de leur culte de la mort ? La réponse, c’est : jamais. Mais finalement, cette question est elle-même problématique, sachant que dans le
monde musulman, respect est synonyme de peur et de soumission. Elle devient plus problématique encore si l’on se souvient que chaque centimètre carré du soi-disant monde musulman a été pris par
les musulmans à ses propriétaires légitimes en recourant au djihad, cette guerre musulmane de conquête et de génocide qui se poursuit sans interruption depuis 14
siècles.
Qui a oublié comment, en 2002, des terroristes arabes, pour échapper aux forces de
défense israéliennes, se sont barricadés à l’intérieur de l’Église de la Nativité et ont pris en otages les prêtres qui s’y trouvaient ? Ces Arabes n’ont pas hésité à uriner et à déféquer à
l’intérieur de l’église. Imaginez la réaction du monde musulman si des “infidèles” avaient fait quelque chose de similaire dans la plus insignifiante mosquée du
globe.
Bien que l’Église de la Nativité soit un des lieux saints les plus importants pour
la chrétienté, pas un seul musulman n’a protesté contre sa profanation. Quant aux chrétiens, ils n’ont pas exigé d’excuses de la part de ces musulmans, ni de leurs chefs, ni des autorités
musulmanes en général. Dans aucun pays chrétien, il n’y a eu de réaction violente anti-musulmane. Au lieu de cela, les chrétiens, conformément à leur tradition deux fois millénaire, ont rendu les
Juifs responsables de l’incident. Les Juifs, fidèles comme toujours à leurs propres coutumes, n’ont pas non plus réagi à ce nouvel appel au meurtre par des actes violents à l’encontre des
chrétiens.
Cela montre l’importance de l’antisémitisme dans les affaires du monde. Les Juifs sont le bouc
émissaire tout trouvé des scélérats. A la majorité de ceux qu’ils prennent pour cible, l’antisémitisme apporte l’agréable illusion que les scélérats s’en prennent à quelqu’un d’autre. C’est cette
tactique simple qui permet à notre ennemi commun de nous plumer un par un, et chaque fois que nous perdons l’un des nôtres, nous nous illusionnons nous-mêmes en nous disant qu’ils ne viendront
jamais jusqu’à notre porte.
Il est à peu près certain que c’est ce qu’ils feront, tout comme ils sont venus
jusqu’à la porte des Danois. La réaction du monde chrétien a été aussi lâche que la réaction des Israéliens aux atrocités arabes sur leur territoire. Prenons le boycott des produits danois, par
exemple. Quelle aurait été une réaction appropriée de la part du monde civilisé ? N’importe quelle réaction, pourvu qu’elle ait été significative. Or, pas un seul pays occidental, pas un
seul producteur occidental n’a retiré ses produits des circuits de distribution du monde musulman par solidarité avec la position du Danemark en faveur de la liberté
d’expression.
Une telle réponse aurait-elle représenté le moindre danger ? Bien sûr que non.
Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour accomplir la prophétie de Lénine, nous vendons à nos ennemis la corde avec laquelle ils viendront nous
pendre.
A l’accusation d’irrespect envers le Coran dans la baie de Guantanamo, quelle aurait
été la réaction américaine appropriée ? La confiscation immédiate de tous les exemplaires du Coran des prisonniers. Y avait-il le moindre danger à agir ainsi ? Bien sûr que non. Mais il
est bien plus important pour nous de rester politiquement corrects que de gagner la guerre déclenchée contre nous par les musulmans.
La moindre mesure de l’administration Bush contre la terreur fait l’objet d’un
examen malveillant, par le biais du soupçon de possibles violations de nos droits constitutionnels et d’érosion de nos libertés. Je vais vous dire ce qui constitue la plus abominable et la plus
dangereuse violation de mes droits constitutionnels, ce qui menace mes libertés plus que toute autre chose. C’est l’influence toujours plus grande de l’islam dans ce pays.
Est-ce si difficile de comprendre que la composante la plus importante de la liberté n’est pas mentionnée dans la Déclaration des Droits parce
qu’elle est tenue pour évidente, comme l’oxygène dans l’air que nous respirons ? Est-ce si difficile de comprendre que la composante la plus
vitale de la liberté est la sécurité des personnes ?
On ne peut pas être libre quand on n’est pas en sécurité. On ne peut pas être libre
dans son propre pays quand la population musulmane augmente. On ne peut pas être en sécurité dans ce monde quand l’islam se répand comme un cancer avec ses métastases et quand les gouvernements
occidentaux, y compris le nôtre, au lieu de faire quoi que ce soit pour s’y opposer, concourent à qui fera preuve de la dhimmitude la plus
abjecte.
Cependant, il n’y a plus eu d’attaque terroriste à l’intérieur du pays depuis plus
de quatre ans, pourrait-on objecter. Très bien, demandons-nous pourquoi. Est-ce en raison des efforts héroïques et de l’efficacité incroyable du Département de la Sécurité Intérieure, du FBI, de
la CIA ? Dans une certaine mesure, oui, encore que des groupes de citoyens bien comme il faut s’emploient régulièrement à compromettre le succès de leur action. Mais ces organismes, de par
leur nature même, ne peuvent prendre que des mesures défensives, donc passives, or tout le monde sait qu’aucune guerre ne peut être gagnée uniquement par des mesures défensives et
passives.
En vérité, nos ennemis n’ont pas besoin de commettre une nouvelle atrocité dans
l’immédiat. L’immigration en masse des musulmans aux États-Unis continue. D’ici deux générations, ils seront assez nombreux pour pouvoir rejeter la Constitution et voter pour la Sharia. Le jour
où nos autorités tenteront d’empêcher la réussite de leur entreprise, il y aura une autre attaque terroriste aux États-Unis, et nos dirigeants, comme leurs collègues d’Europe occidentale,
procéderont docilement aux accommodements nécessaires.
Nos mésaventures en Afghanistan et en Irak ne contribuent nullement à empêcher que
cela se produise. L’administration américaine s’est sans doute rendu compte depuis longtemps que notre présence militaire là-bas ne contribuait en rien à réduire la menace du terrorisme :
c’est pourquoi elle a remplacé l’objectif initial inatteignable de notre invasion par la chimère de l’instauration de la démocratie au Moyen-Orient. C’est pourquoi Oussama ben Laden continue de
dicter ses lettres au peuple américain.
Le seul résultat tangible de notre conquête absurdement bénévole est la
détérioration continue et la destruction imminente de la seule démocratie qui soit possible dans cette région empoisonnée.
Le jour où les imams et les ayatollahs ont décidé que les rituels électoraux de
l’Occident, bien que futiles et vains, n’étaient pas contraires à la charia, les musulmans en Afghanistan, en Irak et dans les territoires d’Israël occupés par les Arabes sont allés aux urnes.
Les élections qui ont eu lieu en Afghanistan ont été aussi dénuées de sens qu’elles l’étaient habituellement en Union Soviétique, où l’on obligeait les gens à voter pour le seul candidat d’une
liste unique. En Irak, elles ont porté au pouvoir des gens qui nous étaient ouvertement hostiles et qui s’opposaient à nos objectifs, mais c’était inévitable puisqu’en Irak, tout le monde nous
est hostile et s’oppose à nos objectifs. En Israël, les Arabes se sont fait une joie de saisir cette occasion de montrer, de façon éhontée, qu’ils n’étaient pas un “peuple” mais une organisation
terroriste.
Et cependant, nous continuons à
traiter ce moins que rien de Hamid Karzai comme un allié. Nous continuons à faire comme si la mort de nos soldats en Irak allait apporter quelque chose de bon à ce pays. Et nous retenons notre
souffle en attendant de voir si le Hamas acceptera de reconnaître le droit d’Israël à exister. Pourquoi n’est-ce pas le Hamas qui se préoccupe de savoir si Israël acceptera son droit à
exister ?
Ce ne sont pas les signes de notre défaite. Ce sont les signes de notre
désintégration.
Il y a trente-six ans, l’Iran attaquait les États-Unis et prenait en otages 66 de
nos concitoyens. Tout le monde a alors considéré que les États-Unis étaient impuissants à réagir à l’agression iranienne, car cela risquait d’entraîner l’exécution des otages. Malheureusement,
les États-Unis ont accepté cette vision lâche.
C’était une vision lâche car, à cette époque, les Iraniens, même en théorie, ne
pouvaient faire de mal à personne hormis les 66 otages qu’ils détenaient. Les États-Unis, en revanche, auraient pu facilement prendre en otage le pays tout entier, avec la promesse claire et
crédible de lâcher la foudre du ciel au moindre mal causé aux captifs.
A la place de Jimmy Carter, n’importe quelle personne sensée aurait laissé 24 heures
aux ayatollahs pour libérer les otages et nous livrer les cinq cent “étudiants révolutionnaires” qui avaient envahi l’ambassade et aurait procédé, s’ils ne s’exécutaient pas, à la
destruction systématique et méthodique des lieux “saints” iraniens, des quartiers résidentiels de l’élite au pouvoir, des installations pétrolières et de tout ce qu’il aurait fallu brûler pour
obtenir que le nouveau régime iranien demeure pour toujours la preuve la plus convaincante de l’inébranlable volonté de paix de l’islam. Quand bien même les “étudiants révolutionnaires” auraient
été assez stupides pour faire du mal à leurs captifs, aucun musulman n’aurait plus jamais envisagé de prendre des Américains en otages ni de précipiter nos avions sur nos
gratte-ciel.
Mais Jimmy Carter n’était pas du genre à saisir leurs enfants pour les écraser sur
le rocher. Il a toujours préféré voir nos enfants se faire écraser sur le rocher, et c’est précisément ce qui lui a valu son prix Nobel de la paix. Aujourd’hui, 26 ans plus tard, un de
ceux qui ont organisé l’attaque des États-Unis dirige le front iranien du djihad mondial, avec le titre officiel de président de la République islamique, et il est sur le point d’acquérir des
armes atomiques. Qu’allons-nous faire ? Que pouvons-nous faire ?
Nous pouvons faire beaucoup. Nous sommes parfaitement capables de stopper le djihad
pour toujours d’ici mercredi prochain. Mais au lieu de cela, nous ne ferons rien, car saisir les enfants de Babylone pour les écraser sur le rocher suppose un courage que nous n’avons
plus.
Mes chers amis, nous ne sommes finalement pas si différents de ces paysans azéris.
Simplement, ce que nous contemplons passivement et en silence, ce n’est pas l’accouplement des chiens mais le déroulement d’une nouvelle Shoah.
Zack Lieberberg est mathématicien et informaticien et habite New York.
© 2006 - Zack Lieberberg & Yashiko Sagamori - http://middleeastfacts.com/yashiko/
© 2009 - Marcoroz pour la traduction
POUR SION JE NE ME TAIRAI PAS !
POUR JÉRUSALEM JE NE RESTERAI PAS SILENCIEUX ! (Isaïe 62:1)